Petits liens culturels #10

66ec5e54468c67f2735af0590c1c44c5SOURCE

Je vous retrouve aujourd’hui pour partager avec vous quelques liens tournant autour de la culture en général. Aujourd’hui, je me suis attachée à vous parler cinéma, photo et vidéo !


08moonrise kingdom de wes anderson

Un article du site Konbini présentant le travail d’un fan du réalisateur Wes Anderson, Luis Azevedo. Il a compilé dans une vidéo intitulée Bibliophilia des extraits de films du réalisateur dans lesquels apparaissent des livres. Wes Anderson étant l’un de mes réalisateurs préférés (The Grand Budapest Hotel, La Famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited, Moonrise Kingdom…) c’est avec plaisir que j’ai vu ou revu tous ces extraits. (article de juin 2015)


Strong_is_the_new_pretty_15-810x648Kate parker – strong is the new pretty

Un article du site Konbini présentant une très belle série de photos de la photographe Kate Parker, intitulée Strong is the new pretty, et qui met en scène ses filles et leurs amies. L’idée de la photographe est « de montrer qu’il est important d’être fidèle à soi-même et de ne pas céder aux pressions de la société ». (article d’avril 2015) Vous pouvez également aller voir le site de la photographe.


bdc4877c-3ef5-448b-bef5-77fabe712cf7-1020x612-810x486image PRÉPARATOIRE du film adapte
du journal d’anne frank par ari folman 

Ari Folman, le réalisateur du très beau film d’animation Valse avec Bachir, travaille actuellement à l’adaptation du Journal d’Anne Frank. Cet article publié sur le site Konbini en diffuse quelques images. (article d’avril 2015) Vous pouvez également en voir d’autres images sur le site d’Allociné. (article du 08/04/15)


disney4le livre de la jungle – SOURCE

Un article du site Madmoizelle sur les livres adaptés au cinéma par les studios Disney. (article du 30/06/15)


Birdman-image-1birdman d’alejandro gonzalez inarritu

Un article de Konbini présentant une vidéo montrant 7 plans-séquences inoubliables qui ont marqué le cinéma et le monde des séries. Au programme : Birdman d’Alejandro Gonzalez Inarritu, Shining de Stanley Kubrick, Elephant de Gus Van Sant ou encore la série True Detective. Pour info, un plan séquence est « un plan réalisé d’une seule traite, sans que la caméra ne soit coupée ». (article du 06/11/12)


LE COMBAT ORDINAIRE DE LAURENT TUEL

Dans cet article paru sur le site des éditions Dargaud, une interview de l’équipe du film Le combat ordinaire de Laurent Tuel, adapté de la BD du même nom de Manu Larcenet. (article du 10/04/15)


1772372_14949536_pmSOURCE
Citation extraite de mary poppins

Une infographie publiée sur le site Ebook Friendly, présentant les « conseils de vie » de différents personnages de films d’animation ou de programmes destinés à la jeunesse (en anglais mais compréhensible), de Dumbledore à La Binocle des Razmoket, en passant par Alice du Pays des Merveilles ou Sophie du Château ambulant(article du 09/05/15)


David-FincherDavid fincher – SOURCE

Un article du site Madmoizelle présentant une vidéo réalisée par le monteur français Alexandre Gasulla, et compilant des extraits des films de David Fincher (Fight Club, Alien 3, Millenium, Gone Girl, Panic Room, Zodiac…). (article du 27/01/15)


Celles2celles et ceux des cimes et des cieux de gwenn germain

Un article du site 9ème Art sur le court-métrage réalisé par Gwenn Germain, un étudiant français en animation à Créapole, et intitulé Celles et Ceux des Cîmes et Cieux. Cette réalisation est un hommage au réalisateur japonais de films d’animation Hayao Miyazaki. (article du 21/05/15) Le profil de Gwenn Germain est visible ici.


AFGHANEsteve mc curry – SOURCE

Un article de Konbini sur le travail du photographe Tim Mantoani, qui a immortalisé des photographes posant avec leur plus célèbre cliché, comme Jeff Widener et son cliché L’Homme de Tian’anmen en 1989 ou Steve McCurry et son célèbre portrait de la jeune Afghane Sharbat Gula, qui a fait la Une du National Geopgraphic en 1985. (article de février 2015)


monde-du-silence-1956-04-gle monde du silence de Louis malle et jacques-yves cousteau

Une chronique amère de Gérard Mordillat pour le site Là-bas si j’y suis (l’émission, qui a été diffusée pendant des années sur France Inter, existe maintenant sur internet), sur le film réalisé par le Commandant Cousteau et Louis Malle en 1956, Le monde du silence, un film « naïvement dégueulasse » selon les mots du journaliste. Il est vrai que cela semble assez hallucinant qu’à l’époque personne n’ait été choqué par ce film… (article du 23/06/15)


kg6mp15FIFI brindacier vue par Hayao Miyazaki et Isao Takahata
SOURCE

Un article du site Konbini montrant les planches préparatoires qu’avaient réalisées Hayao Miyazaki, Isao Takahata et Yoichi Kotabe en 1971 en prévision de l’adaptation de la série Fifi Brindacier. Le projet ne s’est finalement jamais fait, faute d’accord avec Astrid Lindgren, la créatrice du personnage. Ce projet avorté a toutefois sûrement marqué les créateurs du studio Ghibli, en témoignent certaines thématiques propres à l’univers de Fifi Brindacier que l’on retrouvera des années plus tard dans leurs films. En 2014, est sorti au Japon un artbook rassemblant ces dessins préparatoires, Fifi Brindacier (qui n’a jamais vu le jour)(article d’avril 2015)


20899585740276781usWUBzVScben wishaw est john keats dans bright star de jane campion

Une vidéo de la chaîne Blow Up d’ARTE, consacrée à la thématique de l’écrivain dans le cinéma. Au programme : des écrivains ou poètes célèbres (Virginia Woolf dans The Hours de Stephen Daldry, Françoise Sagan dans Sagan de Diane Kurys, les sœurs Brontë dans le film éponyme d’André Téchiné, Truman Capote dans Capote de Bennett Miller, John Keats dans Bright Star de Jane Campion, ou encore Ernest Hemingway, Gertrude SteinT. S. EliotFrancis Scott et Zelda Fitzgerald dans Midnight in Paris de Woody Allen) mais également des écrivains imaginaires (comme dans Misery de Rob Reiner, adapté du roman de Stephen King). (vidéo du 17/03/15)


4507231c-dd0b-467b-820d-990e87e2ce73

Un article du site Madmoizelle présentant une vidéo réalisée par la chaîne YouTube Cinefix (en anglais), et qui présente 9 informations que vous ignoriez peut-être sur le film Maman j’ai raté l’avion de Chris Columbus. (article du 16/02/15)


L'Arrivée_d'un_train_en_gare_de_La_CiotatL’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, louis lumière

Un article de Konbini présentant une vidéo réalisée par un jeune étudiant français en cinéma. Elle compile 120 ans de cinéma en 7 minutes. Le résultat est vraiment intéressant et émouvant. (article d’avril 2015)


kristen-wiig-victoria-willkristen wiig, prise en photo par victoria will

Un article du site Madmoizelle concernant le travail de la photographe Victoria Will, qui a pris en photo des célébrités en utilisant la technique du ferrotype, technique de photographie créée en 1852 par Adolphe-Alexandre Martin. (article du 10/04/15)


Official White House Photo, Pete Souza

Un article du site Konbini montrant des photos dévoilées par le photographe officiel de la Maison Blanche, Pete Souza. Il s’agit des photos qui ont marqué l’année 2014. (article de janvier 2015)


Rye_catcher

Un article un peu ancien publié sur Slate, concernant les livres cultes qui résistent encore au cinéma. Parmi ceux-ci : L’attrape-cœurs de J. D. Salinger, La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole ou encore La condition humaine d’André Malraux. (article du 07/07/13)


lost1lost in translation, sofia coppola

Un article de Konbini concernant la solitude dans les films de Sofia Coppola. A travers une vidéo présentant des extraits de films de la réalisatrice américaine (Lost In Translation, Virgin Suicides, Marie-Antoinette…), on se rend compte de sa fascination pour cette thématique. (article d’avril 2015)


  tumblr_lyc2uaEXpF1r4rcnjo1_500eternal sunshine of the spotless mind, michel gondry

Une vidéo du site Konbini présentant les 7 visages de l’actrice Kate Winslet au cinéma, à travers des films tels que Eternal Sunshine of the Spotless Mind, The Reader ou encore Divergente. (article de mai 2015)


Limportance-du-rouge-et-du-jaune-chez-Wes-Anderson-620x400

Un article du site culturel Fraisfrais, présentant une vidéo réalisée par Rishi Kaneria sur l’utilisation des couleurs rouge et jaune par le réalisateur Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel, Moonrise Kingdom, La Famille Tenenbaum…). (article de février 2015)


b2b7057b06c0e3ed73a05b13dfc8a8a0nicole kidman interprétant Diane Arbus
dans fur de steven shainberg

Enfin, je termine avec une autre vidéo de la chaîne YouTube Blow Up, consacrée cette fois au personnage du photographe au cinéma, à travers des films comme Fur, Vicky Cristina Barcelona ou Fenêtre sur cour.


8237dd10cf95494b8420840e78e21d17SOURCE

Sur ce, je vous souhaite à tous une belle lecture ! 😉

Publicités

Petits liens culturels # 3

66ec5e54468c67f2735af0590c1c44c5Source

Une nouvelle fois, quelques liens tournant autour des livres ou de la culture en général, sur lesquels je suis tombée ces derniers jours…

Et enfin, je vous laisse sur une vidéo que vous avez sans doute déjà vue car elle est assez ancienne, mais dont je ne me lasse pas :

 ∴

Bonnes lectures !

2e8a8d8bf0fe2a1dd4f5e567ad9d9e65

Source

Petits liens culturels #2

66ec5e54468c67f2735af0590c1c44c5Source

Une nouvelle fois, quelques liens tournant autour des livres ou de la culture en général, sur lesquels je suis tombée ces derniers jours (les traductions des titres anglais sont de moi, donc excusez-moi par avance pour les éventuelles erreurs…).

  • La Une du journal Libération à la suite du décès de l’acteur Robin Williams le 11 août 2014 :

Robin Williams

  • Un article de Libération sur le roman graphique Cet été-là de Jillian et Mariko Tamaki, édité aux Etats-Unis chez First Second et en France chez Rue de Sèvres, que je compte me procurer très prochainement. A noter que Rue de Sèvres est la nouvelle maison d’édition spécialisée BD de l’éditeur L’école des Loisirs. Ça promet donc de très bonnes choses…

album-cover-large-23228     This-One-Summer1

  • Un article de Télérama sur le métier de librairie, à travers l’exemple de Joël Hafkin, directeur de La Boîte à Livres, librairie indépendante à Tours.
profession-libraire-fier,M164525Source : Joël Hafkin, directeur de la librairie la Boîte à Livres à Tours
(Léa Crespi pour Télérama)
  • Sur le site de Libération, une rencontre avec Kaoru Mori, l’auteure du manga Bride stories aux planches magnifiques. D’ailleurs, n’hésitez pas à aller voir ces vidéos datant de 2008 sur lesquelles on la voit dessiner, c’est impressionnant.

Bride-Stories_planche

  • Un article de Pop Sugar (en anglais) sur une nouvelle édition très jolie de 4 romans jeunesse anglophones : « Little Women » de Louisa May Alcott (« Les Quatre Filles du Dr. March » en français), « Anne of Green Gables » de Lucy Maud Montgomery (« Anne… la maison aux pignons verts »), « Heidi » de Johanna Spyri et « A little Princess » de Frances Hodgson Burnett (« La petite Princesse »).

Classic-Children-Books-Rifle-Paper-Co

couv      couv-big

  • Une liste de romans d’amour (enfin, de livres avec des histoires d’amour en tout cas…) à lire avant qu’ils ne soient adaptés en films prochainement, publiée par Pop Sugar.
    • J’y note « Birdsong » de Sebastian Faulks, que je souhaite lire, et le dernier J. Courtney Sullivan, « Les liens du mariage » en français, dont j’attends la sortie en poche.
  • Une autre liste présentant les livres adaptés en films en 2014 (les deux listes se recoupent, la précédente étant issue de celle-ci..).
    • Je note « Thérèse Raquin » d’Emile Zola, qu’il faudrait que je lise avant de voir son adaptation, « The Giver » de Lois Lowry (cf. point ci-dessous), que je dois relire en anglais avant la sortie du film, et « Le voyage de cent pas » de Richard C. Morais, dont l’adaptation « Les recettes du bonheur » par Lasse Hallström (d’ailleurs déjà réalisateur d’un autre film sur la gourmandise, « Le chocolat« ) sort la semaine prochaine.
  • Sur le même thème, une critique (en anglais) de l’adaptation du roman « The Giver » de Lois Lowry (« Le passeur » en français).

The_Giver_poster

  • Si vous n’êtes pas encore lassés, une liste des romans adaptés au cinéma et qui sortiront cet automne cette fois-ci. Cela peut paraître redondant vis-à-vis des articles cités ci-dessus, mais les infos données sont parfois sensiblement différentes… 😉
Pour changer de registre, voici le Tumblr d’Allan Barte, évoquant tous les clichés des filmes hollywoodiens.tumblr_n5wzwfI5Kr1tcx5axo1_r1_1280Source
  • « 11 Lessons We’ve Learned From Young Heroines in Literature » (« 11 leçons que nous avons apprises des jeunes héroïnes en littérature ») sur Pop Sugar, où l’auteur nous parle notamment de Hermione Granger, Alice Détective, Scout de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee, Arya Stark ou encore Katniss Everdeen…
  • Un vieil article (octobre 2013) de Rue 89 que je n’avais pas vu passer, concernant un cours proposé à Sciences Po par le professeur François Comba et intitulé :  » “Harry Potter” de J. K. Rowling, approche littéraire, psychanalytique et politique « .
dumbledore6Source : www.encyclopedie-hp.org

jean-claude-milner_harry-potter3

  •  Deux articles sur Jane Austen :
    • Un long article de Slate.fr (un peu ancien, février 2014) sur Jane Austen et ses différentes œuvres.
    • Un autre article de Slate.fr (ancien lui aussi, février 2013), sur la médiatisation autour de Jane Austen et les dérives marketing qui en découlent.

AVT_Jane-Austen_412

  • Deux articles concernant l’auteur du « Petit Prince » :
    • Un article d’ActuaLitté sur Antoine de Saint-Exupéry, concernant notamment sa Lettre à un otage.
    • Un article de Libération sur la vie d’Antoine de Saint-Exupéry dans les années 40, à l’époque de son départ de France pour les États-Unis.
670818-ase-1942-ny-2Source : Antoine de Saint-Exupery avec Eugene et Elizabeth Reynal
dans un restaurant de New York, en 1942

(© Succession Antoine de Saint-Exupéry)
charliechocqbl2ii Illustration de Quentin Blake pour le livre Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl
  • Un article du Nouvel Observateur sur Edda Tasiemka, plus de 90 ans et sorte de Google humain, archivant des coupures de presse remontant à l’assassinat de Lincoln.
8168446-nom-edda-tasiemka-profession-google-humainSource : Steve Forrest/Panos/Réa pour « le Nouvel Obs »
  • Un article d’ActuaLitté sur l’analyse visionnaire faite par George Orwell dès 1940 de l’autobiographie d’Adolf Hitler.
  • Un article du Nouvel Observateur sur les sœurs Brontë.
8398216-bronte-divines-comment-trois-orphelines-ont-ecrit-trois-chefs-d-uvresSource : Anne, Emily et Charlotte Brontë, peintes par leur frère Patrick Branwell vers 1834 (Sipa)
  • Et enfin, un article du Nouvel Observateur sur les challenges et diverses vidéos qui font le buzz au sein des booktubers. J’ai testé l’ « Infinite book challenge » et l’ « Infinite author challenge » de mon côté, et je peux vous assurer que ça n’est pas simple du tout…
Bjzy7GGIcAAZ_S2Source

 ∴

Bonnes lectures !

P’tits papiers radiophoniques

Cela fait longtemps que je souhaite vous parler des nombreux podcasts que j’écoute de manière régulière depuis quelques années.. La radio est vraiment un support que j’adore, malheureusement, je n’ai jamais le temps ou l’occasion d’écouter les émissions qui m’intéressent en direct. C’est là que les podcasts entrent en jeu.. Les écoutant quand bon me semble, en cuisinant, en mangeant, en surfant sur internet, en conduisant, en travaillant, ils sont vraiment adaptés à mes habitudes. Et je suis sûre que ceux d’entre vous qui ne s’y sont pas encore mis ne pourront qu’y succomber une fois qu’ils y auront goûté. D’autant plus que la diversité est vraiment à l’honneur parmi les milliers de podcasts disponibles sur internet.

Parmi les émissions auxquelles je suis abonnée, beaucoup parlent de littérature, d’histoire, de cinéma, d’actualité ou de culture générale. Je pense donc que ça pourrait en intéresser certains ici.. Voici donc ma liste :

(N’oubliez pas que, pour toutes les émissions dont je parle ici, vous pouvez vous-même vous y abonner en cliquant sur le titre de l’émission, puis sur le bouton dédié sur la page de celle-ci. Pour les épisodes les plus anciens, vous ne les recevrez peut-être pas quand vous vous abonnerez à l’émission, mais vous pouvez en général toujours les écouter dans les archives de l’émission. Bonne écoute !)

  • Le grand entretien par François Busnel
    (France Inter, du lundi au vendredi de 17h à 18h)

Chaque jour, François Busnel accueille une personnalité et évoque avec elle sa vie, son parcours, son œuvre, ses combats. La page de l’émission est ici.

Dernièrement, j’ai beaucoup aimé les émissions consacrées à Marceline Loridan-Ivens, cinéaste rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. L’entretien s’est écoulé durant 5 épisodes (du 16 au 20 avril dernier), et j’ai été particulièrement touchée par le témoignage de cette femme. Son témoignage entrecoupé de ses éclats de rire me suivra longtemps je crois..

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1Épisode 2Épisode 3Épisode 4Épisode 5

Marceline Rozenberg, fille d’émigrés juifs polonais, a quinze ans quand elle arrive au camp de Birkenau – le camp d’extermination du complexe d’Auschwitz. Elle en sort dix-huit mois plus tard, à la fois affamée de vie et blessée à mort. Elle épouse un beau garçon au nom bien français, le quitte, hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, entre au PC, claque la porte, porte les valises pour le FLN, s’engage pour l’avortement, prend risque sur risque… Rencontre le grand cinéaste Joris Ivens : une histoire d’amour et de cinéma commence. La voilà au Vietnam sous les bombardements, à Pékin pendant la Révolution culturelle… Si les camps de la mort ont empêché Marceline de suivre des études, elle a su apprendre de la vie les leçons essentielles, et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d’audace et de poésie. Actrice pour Jean Rouch, coréalisatrice avec Joris Ivens, réalisatrice de La Petite Prairie aux bouleaux, elle a l’estime indéfectible de la critique et des cinéphiles. Petite, rousse et frisée, Marceline Loridan a tout du lutin – feu follet, trublion, cancre… Même dans le camp de Birkenau, elle fait des pieds de nez au Diable, vole une marmite de soupe, raconte des histoires drôles, se fait des amies « pour la vie » dont Simone Veil. Pas vraiment révolutionnaire, plutôt chahuteuse et dérangeante, Marceline n’a jamais cessé de flirter avec la mort. Son rire a parfois les accents du désespoir ; elle s’amuse du bal zazou qui a précédé son départ pour Auschwitz, évoque le suicide de son frère, hanté par la Shoah au point de se prendre pour un SS, rend hommage à Joris Ivens, l’homme de sa vie dont le corps était  » beau comme un vieux chêne « … Dans le récit de vie de Marceline, on ne trouve jamais de regrets, mais une infinie lucidité et une autodérision aussi salutaire que savoureuse. (Source France Inter)

A écouter aussi, la rediffusion d’un ancien entretien de François Busnel avec Raymond Aubrac, résistant lors de la Seconde Guerre Mondiale et décédé le 10 avril dernier. L’entretien se compose de 3 épisodes, et avait été originellement réalisé du 13 au 17 juin 2011.

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1 – Épisode 2 – Épisode 3

L’un est un héros de la Résistance, l’autre, un jeune homme engagé dans son temps. Raymond Aubrac, nonagénaire à la curiosité intacte, et Renaud Helfer-Aubrac, trentenaire attentif, parlent de l’engagement, de la politique, de la justice, du conflit israélo-palestinien, de la crise économique. Raymond a vu la barbarie nazie, Renaud, les charniers du Kosovo. Raymond a aidé à la décolonisation du Vietnam, Renaud était en Afghanistan en 2001. Raymond a connu la ségrégation aux États-Unis, Renaud, l’ascension de Barack Obama. Leur conversation est traversée par des personnages, Hô Chi Minh et Massoud, de Gaulle et Sarkozy, et bien sûr Lucie. Pourquoi les idéaux du Conseil national de la Résistance sont-ils remis en cause aujourd’hui ? Comment expliquer la montée d’une intolérance que l’on croyait dépassée depuis les années 30 ? La France n’a-t-elle pas honte d’oublier ses jeunes et d’expulser ses immigrés ? Autant de questions que se posent ces deux esprits inquiets, dans un tête-à-tête humaniste. (Source : France Inter)

Dans un autre genre, l’entretien de François Busnel avec le réalisateur Francis Ford Coppola, diffusé les 4, 5 et 6 avril derniers, était également passionnant.

Source : © Radio France – 2012 / Grégoire Louis

Épisode 1Épisode 2Épisode 3

Chaque jour, après le repas, laissez-vous porter par l’Histoire avec Jean Lebrun et son invité… Dernièrement, j’ai particulièrement apprécié les émissions sur :

Le permis de conduire :

Source : © Siren-Com – 2012

Émission du 17/04/12

La Corée du Nord :

Source : John Pavelka – 2012

Émission du 11/04/12

Valéry Giscard d’Estaing :

Source :  © Radio France – 2012

Émission du 03/04/12

Marie-Antoinette réhabilitée ?

Source : © Andreas Praefcke – 2012

Émission du 27/03/12

Émission que j’ai découverte récemment, les sujets traités sont tout aussi passionnants que dans le cas de l’émission précédente. Dernièrement, j’ai donc apprécié les épisodes suivants :

Madame Royale, survivante de l’Histoire :

Émission du 03/04/12

Le naufrage du Titanic :

Émission du 13/04/12

Le Roi Soleil et Dieu :

Émission du 16/04/12

Ces Français nés dans des maternités SS :

Émission du 19/04/12

  • A livre ouvert par Valérie Expert
    (France Info, le samedi à 10h45, 12h45, 14h45, 16h45)

« Les libraires, ambassadeurs des livres de qualité, commentent avec passion l’actualité littéraire. » (Source : France Inter) Chaque semaine, Valérie Expert et son équipe de libraires sélectionnent 4 ou 5 livres qui les ont marqués et nous les font partager.

Ces derniers temps, j’y ai noté les titres suivants :

Le fifre d’Eduardo Manet (Éditions Écriture)

La jeune Eva Gonzalès, d’origine espagnole, a 20 ans lorsqu’elle est présentée, en 1869, à Édouard Manet, 37 ans, auteur de ce Déjeuner sur l’herbe qui a fait scandale six ans plus tôt. Elle n’écoute pas les avertissements de son père, feuilletoniste du Siècle, inquiet de la réputation sulfureuse du peintre. Son célèbre Fifre n’est-il pas le portrait d’un de ses fils adultérins ? Convaincue que son talent d’artiste peut éclore grâce à l’appui de Manet, Eva ignore que le peintre Alfred Stevens l’a dépeinte comme « une vraie maja au tempérament de feu, qui ne mesure pas à quel point elle est sensuelle ». Bientôt, elle devient une familière de l’atelier, et l’amante de Manet – mais aussi son élève la plus douée, au désespoir de Berthe Morisot… C’est le début d’une liaison clandestine, orageuse et magnifique, ponctuée de voyages, jusqu’à l’étrange disparition de la jeune femme, en 1872 : elle attend un enfant de cet homme marié qui a horreur du scandale… sauf en peinture. Mariée sans amour, Eva mourra en 1883, alors qu’elle tressait une couronne pour orner la tombe de Manet, décédé six jours avant elle…
Fils d’Eduardo Rafael Gonzalès-Manet, Eduardo Manet met en lumière l’histoire d’une passion méconnue et fait revivre le Paris artistique du Second Empire, où passent les figures de Zola, Monet, Degas, Renoir, Fantin-Latour, Meissonnier, Durand-Ruel…

Villa Diamante de Boris Izaguirre (Presses de la Cité)

Beaux quartiers de Caracas, 1935. Alors qu’Irene et sa soeur Ana Elisa préparent Noël en famille, leur maison est investie et saccagée par la foule qui célèbre la mort du dictateur dont leur père, Alfredo, est partisan. Incapable de surmonter cette humiliation, Alfredo meurt, tandis que sa femme sombre dans une profonde dépression. Les fillettes sont recueillies par leurs voisins, qui rapidement font main basse sur leurs biens. Irene est promise au fils aîné, alors qu’Ana Elisa est cantonnée aux tâches domestiques. C’est tragiquement que celle-ci échappe à sa condition et s’enfuit pour Trinidad. Avec en toile de fond les dictatures militaires de Juan Vicente Gomez et Marco Pérez Jiménez, les combats de la Seconde Guerre mondiale et la corruption politique qui a résulté du choc pétrolier, Villa Diamante dresse le portrait de deux femmes inoubliables.

Melpomène se parfume à l’héliotrope de Michel Augeard (JC Lattès)

Ici, Londres…
Le quotidien de la Résistance au fil des messages personnels.
L’oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre avec avidité les messages de Radio-Londres. Bien peu, cependant, étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses annoncées par le rituel « Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels ». Seuls les membres des services secrets ou de la Résistance savaient que chacune était porteuse d’une opération spécifique. Identification des agents de la France Libre, parachutage d’hommes ou d’armement, « pick up » de personnalités, actions de sabotage… du printemps de 1941 à la fin de l’automne 1944, près de 50 000 messages personnels passèrent ainsi sur les ondes de la BBC. Emprunté à Verlaine, « Les sanglots longs des violons de l’automne », l’un de ceux qui annonçaient le déclenchement des opérations du débarquement, est resté le plus célèbre. Les centaines de messages retrouvés et patiemment rassemblés par Michel Augeard éclairent de façon inédite le quotidien dramatique et exaltant de la Résistance. Ils ressuscitent des événements parfois oubliés, des icônes de la France combattante comme Pierre Brossolette, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy ou Jean Moulin. Ils évoquent des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, le général de Lattre, René Char, Yves Rocard, Jean Nohain ou Jean Gabin et révèlent le rôle capital joué par les Polonais du réseau F2, les corps francs de la Montagne Noire ou la « plastiqueuse à bicyclette ».

Sept femmes contre Edimbourg d’Ely M. Liebow (Baker Street)

Décriées, conspuées, tournées en ridicule par les hommes, tant médecins que professeurs d’université ou étudiants, sept jeunes femmes qui rêvent de devenir. médecins, au milieu du siècle à Edimbourg, se donnent la difficile mission d’ouvrir aux femmes l’accès aux études de médecine en Grande-Bretagne. C’est cette réalité historique qui sert de toile de fond à une enquête menée à un rythme endiablé, mettant en scène notamment celui qui inspira le personnage de Sherlock Holmes : le Dr Joe Bell, qui, par ses fabuleux talents d’observation et de déduction, fait l’admiration de tous ceux qui l’entourent, et notamment de son jeune assistant, un certain Arthur Conan Doyle qui fera de lui plus tard une légende, en le peignant sous les traits de son illustre détective. Né des recherches effectuées par l’auteur pour écrire sa biographie du Dr Bell, ce récit ressemble à s’y méprendre à une aventure de Sherlock Holmes. Meurtres, énigmes, missives anonymes, flèches empoisonnées, émeutes d’étudiants, autant d’éléments qui semblent avoir pour dessein de décourager les jeunes femmes de poursuivre leur projet. Théâtre d’un combat féministe acharné (basé sur des faits réels), et d’une intrigue policière à rebondissements, la ville d’Edimbourg est un acteur à part entière de ce récit, offrant le tableau saisissant des inégalités sociales et du paternalisme qui règnent à l’époque en Grande-Bretagne. Dans cette ville culturellement et intellectuellement riche, une partie de la population vit encore dans l’insalubrité et la misère. Mais le progrès est lent à venir : de nombreux membres de la bourgeoisie et de l’intelligentsia éclairée se cramponnent à leurs privilèges et leurs préjugés, et ne sont pas encore prêts à offrir aux femmes l’accès à cette profession des plus nobles au monde.

Un avion sans elle de Michel Bussi (Presses de la Cité)

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Le passé continu de Neel Mukherjee (Lattès)

Ritwik Gosh, 22 ans, ayant quitté sa ville natale de Calcutta après la mort de sa mère, décide de s’établir en Angleterre dans les années 1990 avec l’espoir de repartir à zéro. Mais pour cela, Ritwik doit commencer par donner un sens à son passé, et surtout exorciser les relations dévorantes qu’il a entretenues avec sa mère, et qui lui ont laissé tant de cicatrices…
Ritwik va tenter sa chance à Oxford, puis à Londres, mais peu à peu son existence se délite dans les bas-fonds incertains de la ville, là où survivent les immigrants illégaux. Pour conjurer sa solitude, il s’évade dans l’écriture, et imagine la vie d’une Anglaise établie au Bengale, Miss Gilby, qui enseigne l’anglais, la musique et les bonnes manières occidentales à l’épouse d’un notable bengali, juste avant la partition de l’Inde. Ritwik est logé chez une vieille dame de 86 ans, Anne Cameron, fragile et blessée, qui lui offre l’hospitalité en échange de soins dont elle a besoin. Une nuit, dans les environs peu sûrs de King’s Cross, Ritwik fait la rencontre du mystérieux Zafar bin Hashm, incroyablement riche, possible marchand d’armes. Ritwik pourra-t-il enfin trouver la rédemption à laquelle il aspire tant ?
Ce roman puissant, plein de compassion, écrit avec une implacable honnêteté, explore avec talent les liens qu’entretient le héros avec le réel et l’imaginaire.

Les règles du jeu d’Amor Towles (Albin Michel)

New York, fin des années 30, entre Grande Dépression et Seconde Guerre mondiale, une ville qui se réinvente chaque jour., celle des grandes comédies américaines où des héroïnes sophistiquées et sarcastiques se lancent à la conquête des beaux quartiers sur un air de Gershwin… Katey (née Katya), la narratrice, dactylo dans un cabinet juridique, dissimule soigneusement ses origines (parents immigrés, Brooklyn). Elle a 25 ans, une intelligence redoutable, des nerfs d’acier, un esprit mordant et de l’ambition à revendre. Un soir de réveillon en compagnie de sa colocataire Eve, elle croise l’aristocratique Tinker Grey, un jeune et séduisant banquier qui n’est pas insensible à son charme. Mais le destin en décidera autrement. Responsable de l’accident de voiture qui a défiguré Eve, Tinker installe la blessée dans son luxueux appartement de Central Park. Katey débute une brillante carrière aux éditions Condé Nast. Trente en plus tard, elle tombe sur deux portraits de Tinker dont on a perdu la trace, et se souvient de celui qui a changé son destin…

L’armoire des robes oubliées de Rikka Pulkkinen (Albin Michel)

Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée.

Madame Hemingway (The Paris Wife) de Paul McLain (Buchet-Chastel)

Chicago, octobre 1920. Sur un air de jazz de la Nouvelle-Orléans, la douce Hadley Richardson, tout juste arrivée du Missouri, rencontre un garçon de vingt ans, grand, svelte, cheveux noirs et yeux noisette. Avec à la joue droite, une irresistible fossette. Il s’appelle Ernest Hemingway et fascine l’assistance par ses récits sur la Grande Guerre dont il est rentré blessé… Hadley succombe aux yeux de braise du jeune homme. Elle a vingt-huit ans, elle ignore tout du jazz mais joue Rachmaninov avec passion… Après un mariage éclair, les Hemingway, follement amoureux, embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour Paris la trépidante. Ils se retrouvent vite au coeur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés où figurent déjà Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce et Scott Fitzgerald… Rive gauche, entre l’alcool qui coule à flots et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travaille à son premier roman : Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent. Mais à quel prix ? Hadley, la fille du Midwest, droite et fidèle à ses valeurs, saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de l’écrivain le plus important de sa génération ? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse… surtout face à la belle Pauline Pfeiffer au corps de liane ?

  • Livre en poche par Jacqueline Pétroz
    (France Inter, le dimanche de 7h25 à 7h30)

L’actualité des sorties littéraires en poche… Dernièrement, j’y ai repéré :

Le voyage de Lou de M. J. Hyland (Actes Sud)

Issue d’une famille défavorisée de Sydney, Louise Connor, une adolescente de seize ans surdouée et mal dans sa peau, a la chance inespérée de pouvoir, dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, passer sa dernière année de lycée aux Etats-Unis, dans une banlieue aisée de Chicago. Lou compte sur ce séjour pour se réinventer et commencer une vie nouvelle. Son secret espoir est de pouvoir s’inscrire dans une université américaine, afin de ne jamais avoir à retourner en Australie. Mais Lou comprend très vite que nul ne peut faire brutalement table rase de sa personnalité et de ses angoisses quand elle se trouve confrontée à la cruelle tyrannie des lois de l’insertion sociale édictées par les Harding, sa famille d’accueil, typiquement américaine, pétrie d’une inépuisable bonne volonté doublée d’une bonne conscience confinant à la pathologie. Car, si les Harding et leurs deux beaux enfants ne ménagent pas leurs efforts, ils ont, de fait, beaucoup de mal à accepter la différence… M. J. Hyland brosse ici un portrait d’adolescente comme on en a peu lu, dénué de toute complaisance : tiraillée entre sa vulnérabilité et son agressivité, son immense besoin d’affection et son dégoût pour la médiocrité environnante ou pour sa propre maladresse, Lou est un personnage complexe dont la sensibilité suraiguë fait une narratrice brillante. Parsemé d’images lumineuses et de véritables moments de grâce, le récit sans concession de la jeune rebelle se termine sur une note douce-amère qui laisse entrevoir la possibilité, pour une créature blessée, de retrouver un peu de chaleur humaine, d’amitié ou de rêve là où elle les attend le moins.

  • Je lis comme je suis par par Manuelle Calmat-de Gmeline
    (France Inter, le dimanche de 6h26 à 6h29)

« Dans un café, sous un abribus, dans un parc ensoleillé, ils sont des amoureux de la lecture. Ils sont des lecteurs boulimiques ou occasionnels ; libraires éditeurs, auteurs, étudiants, promeneurs solitaires. La tête prise dans un bon polar, l’esprit embarqué dans un roman fleuve, les yeux rivés sur de belles images ou des photos « choc ». A travers leurs coups de cœur du moment, se dessinent peu à peu de belles silhouettes. » (Source : France Inter)

Les séparées de Kethevane Davrichewy (S. Wespieser)

Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues.?
Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.?
Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des « années Mitterrand ». Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun.?
Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu’Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l’inévitable désamour.?
Car c’est tout simplement de la perte et de la fin de l’enfance qu’il s’agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Obéir ? Se révolter ? de Valérie Gérard (Giboulées)

Les parents commandent, les enfants obéissent : dans ce cas, la relation est naturelle. Mais elle ne l’est pas ailleurs. Pourtant, les hommes obéissent à leurs patrons, aux lois, aux gouvernants : c’est ainsi que se maintient l’ordre social. Mais pourquoi obéit-on et jusqu’où faut-il aller ? Quel type d’obéissance, en société, laisse intacte la capacité de juger, sinon une obéissance réfléchie et librement consentie ? Car on peut obéir et… cesser d’obéir : quand le pouvoir est exercé contre l’intérêt général et que les lois sont injustes et nocives. Résister, c’est faire reconnaître qu’on existe. Se révolter, c’est rappeler aux gouvernements qu’ils ont besoin du consentement des peuples s’ils ne veulent pas s’enfoncer dans la tyrannie.

La page blanche de Pénélope Baugieu (Delcourt)

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

« Des classiques du répertoire de la littérature aux monologues en passant par des pièces de théâtre, Guillaume Gallienne ne s’interdit rien pour ce grand moment de lecture… » (Source : France Inter) Dernièrement, j’ai écouté deux émissions très intéressantes, dans lesquelles Guillaume Gallienne lisait des extraits des œuvres de deux écrivains qui m’attirent beaucoup :

Victor Hugo

Source : © André Gill / La Petite Lune n°44, BNF – 2012

Émission

Virginia Woolf

Source : © Radio France – 2012

Ses grands romansSon œuvre intimiste et son journal

« Deux auteurs, une thématique, un échange. Pendant une heure, deux auteurs échangeront leur point de vue sur un auteur ou sur un sujet de la littérature qu’ils ont en commun ou qu’ils aiment. » (Source : France Inter)

Faïza Guene et Cypora Petitjean-Cerf

Source : France Inter

Émission

Kiffe kiffe demain de Faïza Guene (Livre de Poche)

Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s’appelle le mektoub , le destin : « Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller. » Alors autant ne pas trop penser à l’avenir et profiter du présent avec ceux qui l’aiment ou font semblant. Sa mère d’abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l’a connue alors qu’elle était « haute comme une barrette de shit ». Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des portejarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kiffe kiffe demain est d’abord une voix, celle d’une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d’humour et de vie.

La belle année de Cypora Petitjean-Cerf (Stock)

Tracey, onze ans, rentre en 6e. Elle vit à Saint-Denis avec sa mère, Elisabeth, enceinte et odieuse avec sa fille, et son beau-père, Takashi, un Japonais que Tracey déteste. Son père, infantilisé, n’ose pas prendre les transports en commun et occupe la majeure partie de son temps à manger des Kinder Pingui. Pour échapper à son quotidien, Tracey aime retrouver son meilleur ami Cosimo. Le temps de quatre saisons, d’une belle année, la vie de Tracey va se métamorphoser.
Roman tendre et plein de fantaisie, où s’entend toute la complexité d’une enfant qui devient adolescente, « La belle année » se déploie en scènes drôles, en personnages hauts en couleurs et en situations irrésistibles.

Le pavillon des enfants fous de Valérie Valère (Livre de Poche)

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d’un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. Son livre n’est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d’une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l’ont amenée au comportement suicidaire qu’est l’anorexie. Et son récit est avant tout l’histoire d’une guérison. tout l’histoire d’une guérison.

La bataille d’Occident d’Eric Vuillard (Actes Sud)

Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons. C’est une surprise la guerre, qui se prépare. Les grands fronts se penchent et hochent. La peur épluche les fautes, repasse les plis, trépigne. On prépare son prêche. Le gril est prêt, la truelle racle le mur, on va pouvoir rompre la chair comme du pain.

« La « Librairie » reçoit des auteurs et accueille, en duplex, des libraires de 4 pays francophones pour évoquer leurs coups de coeur et les livres qui font l’actualité dans leurs pays respectifs. » (Source : France Inter)

Le sanglot de l’homme noir d’Alain Mabanckou (Fayard)

Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommes nous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ?
J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés… Car par-delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.
Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passeport français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me définir par les larmes et le ressentiment.
A.M.

« Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités.
Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités. Et tous les jours les billets d’humeur décalés de Nicolas Rey et les chroniques de Pierre Langlais et Bruno Gaccio (mardi), d’Artus de Penguern (mercredi), des Kids (jeudi), de Frédéric Pommier (vendredi), ou encore d’Eva Bettan. La semaine s’ouvre avec « Paroles de militants », « L’édito » d’Hélène Jouan, « Le reportage politique » des Kids… (lundi) – et est ponctuée par un « traitement de choc » (vendredi) »
(Source : France Inter)

Second tour ou les bons sentiments d’Isabelle Monnin (JC Lattès)

Émission du 29 février 2012

« Vous étiez là pour mes vingt ans, accompagnez-moi pour mon passage à la cinquantaine. Nous ferons la fête le 5 mai 2012 à partir de 20 heures, et le lendemain, mes amis, nous GAGNERONS la présidentielle. Jipé »
5 mai 2012. Demain aura lieu le second tour de l’élection présidentielle mais ce soir, dans la fébrilité de cette attente, Jipé fête ses cinquante ans. Pour l’occasion, il a invité les amis de ses vingt ans, ceux avec qui il fêta aussi la victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981. Parmi les hôtes excités par l’enjeu électoral, Pierre et Jeanne. Ils ne se sont pas vus depuis trente ans mais n’ont rien oublié de l’amour qui les avait fait trembler alors. Pierre a été photographe de guerre, il a arpenté la planète comme on erre, pour fuir une famille en morceaux et le souvenir entêtant de Jeanne. Jeanne, la voilà, prisonnière de ses choix de jeunesse et d’un mariage à qui elle a abandonné ses rêves de jeune fille engagée. Tous deux à vingt ans pensaient enchanter le monde. Ils ont cinquante ans déjà et les désillusions parsèment leurs chemins. Lorsque l’aube se lèvera sur une journée où le cours de l’histoire peut changer, auront-ils réussi à renouer avec l’espoir et le romantisme de leur jeunesse ? Ou sont-ils condamnés, à l’image de leur génération, à n’être que les orphelins honteux de ce que les cyniques appellent leurs « bons sentiments » ?
Second tour est un roman politique et un roman d’amour, à moins que ce ne soit l’inverse.

  • On aura tout vu par Christine Masson et Laurent Delmas
    (France Inter, le samedi de 10h à 11h)

« Magazine prescripteur qui fait le tour de l’actualité du cinéma, « On aura tout vu » signale et souligne les événements forts de la semaine, les sorties à ne pas manquer, commentées et racontées par ceux qui font l’actualité. » (Source : France Inter)

Dernièrement, cette émission très complète sur l’actualité cinématographique m’a donné envie de découvrir les films suivants :

La terre outragée de Michale Boganim

Fiche Allociné

L’exercice de l’État de Pierre Schoeller

Fiche Allociné

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

Fiche Allociné

Mains brunes sur la ville de Bernard Richard

Fiche Allociné

Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot

Fiche Allociné

inspiré du livre Les Adieux à la reine de Chantal Thomas

Fiche

1810 ; Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s’est enfuie. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

38 témoins de Lucas Belvaux

Fiche Allociné

Elena d’Andrei Zviaguintsev

Fiche Allociné

Oslo, 31 Août de Joachim von Trier

Fiche Allociné

Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

Fiche Allociné

My week with Marilyn de Simon Curtis

Fiche Allociné

  • On va déguster par François-Régis Gaudry
    (France Inter, le dimanche de 11h à 12h)

« «On va déguster», c’est l’émission hebdo qui sort les crocs et passe au grill toute l’actualité de la gastronomie et qui revient cet été. «On va déguster», l’émission hebdo qui passe au grill toute l’actualité de la gastronomie. En compagnie d’Elvira Masson, chroniqueuse tout terrain et Dominique Hutin, chroniqueur vins, François-Régis Gaudry reçoit chaque semaine des chefs, des pâtissiers, des artisans de bouche, des producteurs autour d’un thème gourmand. » (Source : France Inter)

N »hésitez pas à aller sur la page internet de chaque émission, de nombreuses recettes et idées culinaires vous attendent (restaurants, livres, vins, liens…).

Émission du 22/04/12 Spéciale Eric Fréchon

A partager d’Eric Fréchon et Clarisse Ferreres (SOLAR)
(A paraître le 26/04/12)

Émission du 15/04/12 Spéciale Saumon

Too saumon de Jacques Le Divellec (La Martinière)

Émission du 18/03/12 Spéciale Japon (depuis le Salon du Livre)

Le Livre de la vraie cuisine japonaise de Wataru Kawahara, Hiromitsu Nozaki,
Koichiro Goto, Hiroshi Pukuda… (Chêne)

Émission du 25/03/12 Spéciale crêpes

Goûter les crêpes et galettes de Bertrand Denis

  • Cercle Polar par Christine Ferniot et Michel Abescat
    (Télérama)

Comme son nom l’indique, ce podcast est consacré aux livres policiers (genre que je lis peu mais qui me réserve toujours de très bonnes surprises…). Dernièrement, quelques émissions passionnantes :

Entretien avec l’écrivain islandais Arnaldur Indridason

Émission sur les sorties poches… J’y ai pioché les idées suivantes :

Le retour de Jim Lamar de Lionel Salaün

Émission

Jim Lamar ? « Quand je dis que c’est pas lui, je veux dire que c’est plus lui. » Voici le commentaire qui accueille après treize ans d’absence le revenant, le rescapé de la guerre du Vietnam. Un pays dont on se soucie peu ici à Stanford : l’interminable Mekong est si loin du boueux Mississippi… Et le retour tardif de Jim – Saigon a été abandonné depuis de longues années par les troupes américaines – n’est plus souhaité par personne. Son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d’ermite dérangent tout le monde. Tout le monde, à l’exception du jeune Billy qui, en regardant et en écoutant Jim le temps d’un été, va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte existence.

Et devant moi le monde de Joyce Maynard

Émission

En 1972, le New York Times Magazine publie l’article d’une étudiante, Joyce Maynard, sur sa génération. Succès. La jeune femme est repérée par J-D Salinger, de trente-cinq ans son aîné. Séduite par l’auteur énigmatique de L’Attrape-coeurs, elle s’enferme avec lui dans une relation aussi brève que destructrice. Vingt-cinq ans après, celle qui est devenue écrivain tente d’exorciser son histoire.

Voilà, c’est fini (si vous êtes encore là). Bon promis, le prochain numéro de ces p’tits papiers radiophoniques sera normalement plus restreint..

Bilan trimestriel n°4 – 2011

Pour une fois, mon bilan trimestriel sera publié en temps et en heure, et même en avance. Durant ces trois mois donc, encore de belles découvertes, en fait je ne me souviens même plus du dernier livre qui m’ait déçue…

On commence donc avec les romans, soit l’essentiel de mes lectures (je ne lis plus beaucoup de BD ces temps-ci, malheureusement..). Il manque une bonne partie des articles correspondants, mais ça viendra petit à petit promis… Ce trimestre, j’ai donc lu :

  • Harry Potter and the order of the phoenix de J.K. Rowling : une relecture en anglais qui fait toujours du bien, je ne m’en lasse pas !
  • L’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder : bon alors voilà, je me contredis déjà, elle est là la petite déception de ce trimestre… Premier Beigbeder que je lis, sans doute pas le dernier, mais j’avoue avoir été un peu déçue. Je ne suis pas habituée à ce genre de littérature, ça parle trop de soi selon moi… Il manque quelque chose pour que ça me passionne.
  • La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe : une pépite ! Je suis ravie d’avoir enfin découvert cet auteur dont on me disait si grand bien.
  • Qui es-tu Alaska ? de John Green : un livre jeunesse qui m’a beaucoup plu, toujours dans la superbe collection Pôle Fiction de chez Gallimard Jeunesse (c’est à travers cette collection que j’ai déjà découvert Cher inconnu, Toi et moi à jamais ou encore Le chaos en marche).
  • Delirium Tremens de Ken Bruen : ma première rencontre avec le fameux Jack Taylor, détective privé dépressif et alcoolique en Irlande.. J’ai beaucoup aimé.
  • Le chaos en marche, tome 1 : la voix du couteau de Patrick Ness : lecture du premier tome de cette superbe série, j’ai hâte de commencer le deuxième, Le cercle et la flèche.
  • Bliss, métamorphose d’une fille ordinaire de Shauna Cross : lecture du roman qui a inspiré ce film Bliss que j’adore, avec Ellen Page et Drew Barrymore. Une petite déception par rapport au film (ce n’est pas courant), mais une bonne découverte tout de même.
  • Une Anglaise à bicyclette de Didier Decoin : un très beau roman qui me tentait depuis sa sortie. Il m’a fait découvrir la plume de Didier Decoin, dont je lirai sans doute prochainement d’autres livres.
  • Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay : je suis contente d’avoir enfin lu ce livre qui avait plu à beaucoup de personnes à sa sortie. Une toute petite déception quand même, je me suis beaucoup attachée à l’histoire de Sarah mais moins à celle de la narratrice… Mais cela reste un beau livre tout de même.
  • Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins : enfin je l’ai lu et je ne regrette pas ! Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi bien construit, j’ai été agréablement surprise. Le tome 2 a d’ailleurs rapidement suivi..
  • Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer : une chouette découverte là encore. Comme d’habitude, cela m’a donné envie de lire tous les autres livres de l’auteur…
  • Hier tu comprendras de Rebecca Stead : un court livre jeunesse que j’ai pris plaisir à lire. Pas transcendant mais très sympathique !
  • Le clan des Otori, tome 1 : Le silence du rossignol de Lian Hearn : depuis le temps qu’il traînait chez moi, je suis contente de l’avoir enfin lu. Et j’attends avec impatience d’en lire les prochains tomes…
  • Hunger Games, tome 2 : L’embrasement de Suzanne Colllins : j’ai apprécié ce deuxième tome tout autant que le premier. Et j’ai très hâte de retrouver Katniss dans le 3ème et dernier tome..

Du côté de la bande dessinée, encore très peu de lectures ce trimestre, puisque je n’ai lu que le tome 1 de la série Quatre sœurs, intitulé Enid, par Cati Baur et Malika Ferjoukh, qui est une adaptation réussie du roman de cette dernière (que j’avais lu il y a de nombreuses années). Comme je l’ai dit dans mon article, j’ai beaucoup aimé. J’espère que les tomes suivants seront également adaptés en bande dessinée par Cati Baur.

Du côté du cinéma, un bilan pas top top pour ce dernier trimestre durant lequel j’ai vu 14 films :

  • L’armée des douze singes (12 Monkeys) de Terry Gilliam : je ne l’avais encore jamais vu, mais je suis ravie d’avoir enfin découvert ce classique du cinéma ! J’ai beaucoup apprécié.
  • Une fiancée pas comme les autres (Lars and the real girl) de Craig Gillespie : découverte de l’acteur Ryan Gosling qui monte qui monte, mais que je n’ai malheureusement pas encore vu, ni dans Drive, ni dans Half Nelson, ni dans aucun de ses films qui ont l’air si bien… Le film traite de manière réussie un sujet particulièrement singulier..
  • Toi moi les autres d’Audrey Estrougo : une très jolie découverte avec cette comédie musicale à la française, très entraînante, et dans laquelle j’ai beaucoup aimé retrouver Leïla Bekhti.
  • Et soudain tous le monde me manque de Jennifer Devoldere : là encore, une belle découverte du cinéma français. J’ai beaucoup aimé l’originalité de cette comédie et j’ai été bluffée et émue par certains des acteurs.
  • Les aventures de Tintin : le secret de la licorne de Steven Spielberg : je ne pensais pas autant aimer cette adaptation. Je l’ai trouvée très fidèle à l’image que je me fait de cette bande dessinée, et je me suis bien amusée. On retrouve bien l’esprit Indiana Jones, ce qui n’est pas pour me déplaire..
  • Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache : un très chouette film qui met la patate et dans lequel les acteurs sont vraiment impressionnants.
  • Mon père est femme de ménage de Saphia Azzeddine : une petite déception pour ce film avec François Cluzet…
  • Moi, moche et méchant de Pierre Coffin & Chris Renaud  : j’ai été très agréablement surprise par ce film d’animation que j’avais loupé à sa sortie.
  • Le seigneur des anneaux : La Communauté de l’Anneau de Peter Jackson (revisionnage) : une petite pointe de déception à revoir ce film 10 après (je pensais qu’il avait moins vieilli). Mais il me fait tellement rêver que je lui pardonne…
  • Burn after reading de Joel et Ethan Coen (revisionnage) : j’ai encore autant ri lors de ce deuxième visionnage ! Les acteurs sont géniaux, l’histoire complètement insensée et loufoque comme dans tous les Coen…
  • Tous les soleils de Philippe Claudel : une très belle surprise pour ce film qui m’a donné envie de découvrir l’Italie et la tarentelle..
  • L’illusionniste de Sylvain Chomet : un très chouette film adapté d’un scénario de Jacques Tati, même si j’avais préféré Les triplettes de Belleville du même réalisateur… Mais cela reste un film très tendre et poétique.
  • De l’eau pour les éléphants de Francis Lawrence : un film sympa mais sans plus, comme le livre au final…
  • Le parrain de Francis Ford Coppola : j’ai enfin découvert ce monstre du cinéma américain ! J’aurais peut-être du le voir en VO, car la voix française de Marlon Brando est quelque peu dérangeante, mais sinon j’ai beaucoup aimé. Et puis surtout, pourquoi avoir affublé Brando de ces horribles bajoues dégoutantes et ridicules ? Il aurait tellement plus la classe sans…

Et bientôt, mon bilan de l’année 2011…

Les enfants du marais – Georges Montforez

Éditeur : Gallimard

Collection : Folio

Date de parution originale : 1958

296 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Résumé :

Ragris et Pignolle sont les derniers habitants du marais. Alors que Pignolle, affligé d’une femme revêche et de trois enfants, cherche dans le vin rouge le souvenir de sa première femme, Ragris, secret et généreux, vit seul et voue un amour chaste et méconnu à Marie. Tane, le conducteur du train local, Amédée, rêveur et oisif, Pépé, ancien du marais devenu un riche industriel, complètent l’équipe.

Ce livre est un livre heureux. Il parle d’amitié et de liberté et raconte les joies, les bonheurs, les attentes des enfants du marais.

Mon avis :

J’ai découvert ce roman à travers son adaptation, que j’avais appréciée il y a quelques années. Même si cela ne m’arrive pas couramment de lire un livre après en avoir vu l’adaptation, le bon souvenir que je gardais de ce film m’a donné envie de me replonger dans l’univers de ces marais…

Comme le résumé l’explique très bien, nous suivons donc dans ce roman Ragris, personnage discret et peu loquace, Pignolle, bon buveur et peu responsable, et toute la troupe de personnages gravitant autour de ces deux amis. Leur vie au marais est rythmée par de petits boulots de cueillette, de pêche ou de jardinage, qui leur permettent de voir venir les mois suivants de manière peu régulière. Ragris soutient Pignolle, rattrape ses nombreuses erreurs et s’occupe en partie de la famille de celui-ci.

La relation qui lie ces deux personnages est une profonde amitié, même si la dépendance de Pignolle vis-à-vis de Ragris a souvent pu m’énerver au cours de ma lecture. Pignolle boit trop, est peu prévoyant, se plaint souvent et dépense son argent sans réfléchir, ce qui oblige souvent son ami à se sacrifier pour lui. Seulement voilà, un lien profond unit tout de même ces deux êtres un peu paumés.

Ce roman est avant tout une ode à la vie auprès de la nature, à la pêche et à la cueillette, aux soirées et repas entre amis… Les incursions des deux personnages principaux dans la ville sont d’ailleurs souvent à l’origine de situations improbables, que ce soit pour y rencontrer leurs amis Amédée et Pépé, pour y rencontrer la jolie Marie ou pour y vendre au marché leurs prises et récoltes de la matinée.

J’ai particulièrement aimé le personnage de Pépé, ancien du marais devenu riche, perdu dans une vie bourgeoise et au sein d’une famille qu’il ne supporte plus. Ses tentatives pour faire découvrir le marais à son petit-fils sont touchantes, et le symbole d’une période perdue qui ne reviendra sans doute pas… Amédée, ancien riche oisif aujourd’hui ruiné, est également émouvant. Il connait tous les livres de sa bibliothèque par cœur, mais ne connaît au final que très peu de la vie…

« Ce sont précisément ceux qui mènent une vie monotone qui tiennent un journal, parce qu’ils en ont le temps, parce qu’ils veulent se persuader, avec le recul, que leur existence a tout de même été bien remplie – remplie de vent. »

Dans ce roman, le marais est lui aussi un personnage à part entière, plein de mystères et riche d’une nature toujours présente dans la vie quotidienne des personnages. Mais ce roman parle surtout de liberté, et de cette vie que les personnages ont choisie, libre mais incertaine.

« Le gars du marais, c’est celui qui vit de l’air et du temps. Il ne touche pas le chômage. Il vend du muguet, du poisson, des grenouilles, selon la saison. Et quand il n’a rien à vendre, il ne vend rien et il vit tout de même. Les bourgeois n’aiment pas cela, Pignolle. Ils pensent que ce n’est pas régulier. »

Adaptation :

Comme je vous l’ai dit, ce beau roman a fait l’objet en 1999 d’une adaptation par Jean Becker, à qui l’on doit également « Elisa », « Effroyables jardins », « Dialogue avec mon jardinier » ou encore plus récemment « La tête en friche ». Ce film a la chance de bénéficier d’un superbe casting : Pignolle (rebaptisé pour l’occasion Pignol) est ainsi interprété par Jacques Villeret, Ragris (rebaptisé Garris) par Jacques Gamblin, Pépé la Reinette par Michel Serrault et Amédée par André Dussollier. On peut également noter la présence rapide d’Eric Cantona (chic chic) et d’Isabelle Carré dans le rôle de Marie.

Ce film m’avait beaucoup marquée étant plus jeune, je me souvenais particulièrement de certaines scènes autour du marais (la pêche à la grenouille) et d’une scène avec Michel Serrault qui m’avait beaucoup touchée (la scène où il neige, pour ceux qui connaissent…). J’avais en tête l’acteur en lisant le livre, ce qui explique en partie pourquoi j’ai tant aimé son personnage.

Mais revenons au film, que j’ai donc revu après avoir lu le livre. Pour tout dire, je trouve que l’adaptation de ce roman est très réussie. Je pense que Jean Becker est particulièrement doué pour peindre les personnages simples, « les petites gens », comme il l’a également très bien fait d’ailleurs dans « La tête en friche » avec le personnage joué par Gérard Depardieu. Sa vision du marais me plaît également. Je pense même qu’il a réussi à rendre le film plus prenant que le livre, sans doute avec la complicité des acteurs encore une fois…

Autour du livre :

  • Georges Montforez est un écrivain français né en 1921, romancier, nouvelliste, auteur d’ouvrages pour la jeunesse, scénarios de bandes dessinées et de nombreux contes pour enfants. Il existe assez peu d’informations le concernant, je peux donc juste vous indiquer qu’il est né en Cochinchine (actuel Viêt-Nam), de parents originaires de Roanne dans la Loire et qu’il a passé son enfance et sa jeunesse à Roanne. C’est d’ailleurs là qu’il a écrit son premier roman. Quatre autres de ses romans ont été publiés après « Les enfants du marais » : « La presqu’île Martin », « L’ombre d’un chêne », « Le pacte » et « La glaisière ».

Cette lecture rentre dans le cadre du Challenge « Regarde ce que tu lis » organisé par Nodrey.

Bilan trimestriel n°2 – 2011

Ouh la la, il est temps de réveiller ce blog ! Voilà donc, avec quelques semaines de retard, mon bilan pour le deuxième trimestre 2011, soit les mois d’avril, mai et juin. J’espère pouvoir mettre à jour les critiques correspondantes au fur et à mesure…

Durant ces trois mois, j’ai fait de très bonnes découvertes, et malgré quelques petites déceptions, je crois que tous les livres que j’ai lus m’ont plu :

  • La Jeune fille à la perle de Tracy Chevalier : une relecture d’un de mes livres préférés, dont j’ai parlé dans mon article du 18 avril.
  • Les enfants du marais de Georges Montforez : un très joli roman sur la simplicité, la liberté et l’oisiveté, que je souhaitais lire depuis longtemps. Il a été adapté au cinéma par Jean Becker.
  • De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen : une petite déception pour un roman qui promettait pourtant. Mais je devais en attendre trop, car ce fût quand même une bonne lecture.
  • Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer : le fameux livre sur lequel je me questionne depuis que je l’ai lu : l’ai-je aimé ou pas ? Je vais avoir du mal à en faire la critique…
  • Si c’est un homme de Primo Levi : un très beau livre, que j’ai cru ne jamais pouvoir finir tant je l’ai trouvé dur.
  • La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano : un coup de cœur pour ce livre italien qui a été adapté au cinéma il y a quelques mois. On suit des personnages à vif et on ne peut petit à petit plus les lâcher…
  • Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de Barbara Constantine : une jolie histoire sur l’amitié, mais je crois être passée un peu à côté. Je n’ai pas trop accroché au style de l’auteur, même si l’histoire en elle-même m’a touchée.
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury : deuxième coup de cœur pour ce classique de la science-fiction. Je l’ai lu rapidement, je pense donc être passée à côté d’une multitude choses, mais il m’a beaucoup plu.
  • De pierre et de cendre de Linda Newbery : une demeure anglaise dont l’architecture est une histoire à elle toute seule, un père insaisissable et ses deux filles adolescentes, un jeune artiste engagé pour leur apprendre l’art de la peinture, des sculptures entourées de mystères et des secrets de famille… Que demander de plus ? Un roman autour du mensonge, de l’art et de la création qui m’a beaucoup plu.
  • Curiosités et vérités à propos de la Lune de Nicolas Fauveau : un petit livre passionnant, contenant une multitude d’anecdotes, de références, de proverbes, de superstitions et de poèmes sur le thème de la Lune.
  • Paola de Vita Sackville-West, dont j’ai parlé dans mon article du 14 juillet.
  • Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier : le dernier Tracy Chevalier, sorti en poche en juin, et que j’ai enfin lu !

Allez, soyons fous, comme l’autre moitié de mon temps libre est consacrée à regarder des films, je vous mets également les films que j’ai vus :

  • Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki : un petit revisionnage de l’un de mes Miyazaki préférés. Les thèmes régulièrement abordés par le studio Ghibli sont toujours là : la destruction de la nature par l’homme, l’opposition entre la technique et la nature, l’amitié entre l’homme et les animaux et la Nature avec un grand « N », peuplée de Dieux et d’esprits de la forêt. Pour la fiche du film, c’est ici.
  • Les enfants du marais de Jean Becker : l’adaptation du roman du même nom, j’en parlerai également dans l’article qui lui est consacré. Un film qui regroupe de superbes acteurs : Michel Serrault, André Dussollier, Jacques Gamblin, Jacques Villeret, Isabelle Carré et Eric Cantona. Fiche Allociné.
  • Somewhere de Sofia Coppola : dernier film de cette réalisatrice que j’adore, où l’on suit Johnny Marco, un acteur passant sa vie dans les hôtels ou en promotion, qui doit s’occuper de sa fille Cleo pendant quelque temps. Un film qui doit beaucoup au superbe jeu de la jeune actrice Elle Fanning (sœur de Dakota), qui interprète le rôle de Cleo, et à la musique envoûtante du groupe français Phoenix. Certaines scènes sont vraiment superbes, comme celle où Johnny et sa fille prennent le thé sous l’eau dans la piscine, sur l’air de « I’ll try anything once » des Strokes. Fiche Allociné.
  • Le maître d’école de Claude Berri : premier visionnage de ce film culte pour certains, avec Coluche dans le rôle principal (je l’avoue, c’était la première fois que je voyais l’un de ses films…). Un film que j’ai trouvé drôle et étonnant, et qui, même si ce n’est pas son but principal j’imagine, réussi à faire passer de jolies réflexions sur le métier de prof et sur ce que l’on transmet aux enfants. Fiche Allociné.
  • Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris : un très joli film qui esthétiquement m’a fait penser au « Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ». Tendre et drôle à fois, dans le milieu du chocolat (ce qui ne gâche rien), et porté par les deux superbes acteurs que sont Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, qui prouve encore une fois qu’en plus d’être un très bon acteur de comédie, il est également un parfait acteur dans des scènes plus « dramatiques ». Il a une façon intense de faire passer les émotions, notamment lorsqu’il joue un personnage crevé de peur en présence d’une femme… Fiche Allociné.
  • Le nom des gens de Michel Leclerc : un film drôle, original et surprenant dans sa façon de traiter la politique, il a été l’un de mes coups de cœur de ces derniers mois avec le précédent (je les ai vus à quelques jours d’intervalle). Sara Forestier est explosive, Jacques Gamblin comme à son habitude joue merveilleusement bien le gars calme, réservé, qui ne fait pas de bruit et n’aime pas trop qu’on parle de lui… Fiche Allociné.
  • Signes de M. Night Shyamalan : je n’avais pas encore vu ce très bon film, c’est chose faite maintenant ! Mel Gibson, Joaquin Phoenix et les enfants (Abigail Breslin, de « Little Miss Sunshine », et Rory Culkin, le frère Macauley) sont tout simplement parfaits… Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi bon film de science-fiction. Fiche Allociné.
  • La conquête de Xavier Durringer : une bonne découverte, qui, avec surprise, m’a plu. Denis Podalydès est impressionnant, de même que Bernard Le Coq. Fiche Allociné.
  • Non ma fille, tu n’iras pas danser de Christophe Honoré : j’avais trouvé le seul autre film que j’ai vu de ce réalisateur (« Les Chansons d’amour ») un peu trop « parisien » à mon goût, mais là, la migration vers Guerlédan en Bretagne a du mieux passer avec moi… Un film intéressant avec de très bons acteurs (Chiara Mastroianni et Marina Foïs sont impressionnantes), qui retranscrit très bien les tensions qui peuvent survenir dans une famille, mais qui m’a tout de même laissée un peu perplexe sur la fin. Je suis donc légèrement partagée sur mon ressenti… Fiche Allociné.
  • Coco avant Chanel d’Anne Fontaine : un film que je souhaitais voir depuis sa sortie, et bien ça faisait longtemps que je n’avais pas trouvé Audrey Tautou aussi juste. Quant à Benoît Poelvoorde, comme je l’ai dit plus haut pour « Les émotifs anonymes », il est parfait dans ce genre de rôles. J’ai beaucoup aimé l’esprit, l’époque, les décors, les costumes… et également l’acteur jouant le rôle de Boy Capel, Alessandro Nivola, qui m’a totalement séduite ! Fiche Allociné.
  • Letters to Juliet de Gary Winick : pas grand chose à dire sur ce film, dont j’ai du sauter certains passages tellement il ne passait pas vite… Je crois que l’actrice principale n’a qu’un sourire. Même mon idole Gael Garcia Bernal n’a pas réussi à remonter le truc… Fiche Allociné.
  • Miss Pettigrew lives for a day de Bharat Nalluri : un film que je pensais adorer, mais non finalement ce n’est pas passé. Amy Adams, que j’ai beaucoup aimée dans « Julie & Julia », « Sunshine Cleaning » ou « Fighter » m’a ici un peu épuisée… Fiche Allociné.
  • La mémoire dans la peau de Doug Liman et La vengeance dans la peau de Paul Greengrass : une jolie découverte pour ces films que j’avais laissé passer à leur sortie il y a belle lurette. Bon, je me suis un peu plantée en les regardant puisque j’ai loupé le deuxième, mais je les ai trouvés dans l’ensemble très agréables et distrayants. D’ailleurs, quelqu’un peut-il me dire dans quel village du Centre ou de Bourgogne se cache-t-il dans le premier film (celui où vit le frère de sa chère et tendre) ? J’ai beau avoir repassé la scène plusieurs fois, je ne parviens pas à comprendre le nom du village… Fiche Allociné ici et ici.
  • Rabbit Hole de John Cameron Mitchell : un autre coup de cœur pour ce drame avec Nicole Kidman et Aaron Eckhart, traitant de manière sobre et tendre du deuil d’un couple venant de perdre son enfant. Ne passez pas à côté ! La bande-annonce est ici. Petit point noir : bien que la musique présente dans cette bande-annonce soit tout simplement merveilleuse (il s’agit du titre « The High Road » du groupe Broken Bells, dont le clip est ici), elle n’est malheureusement pas dans le film… Fiche Allociné.
  • Love actually de Richard Curtis : revisionnage de ce film qui fait tant d’émules partout partout… Je me demandais pourquoi, car je n’en avais pas un si bon souvenir. Maintenant je sais, il est tout simplement drôle et jouissif (et, ce qui n’est pas rien, il m’a réconciliée avec Hugh Grant grâce à la scène où il danse à travers sa maison…). Fiche Allociné.
  • The Switch de Josh Gordon & Will Speck (qui sonne bien mieux que sous son titre français Une famille très moderne) : une bonne comédie sans trop de chichis, très drôle par-dessus le marché, avec Jennifer Aniston et Jason Bateman (le « papa adoptif » dans « Juno »). Fiche Allociné.
  • The Beaver de Jodie Foster (ou Le complexe du castor en VF) : un nouveau coup de cœur pour ce film sur la dépression, sujet traité de manière originale et émouvante. Et puis, si ça permet à Mel Gibson de revenir, je dis oui ! Fiche Allociné.
  • Brothers de Jim Sheridan : un magnifique film sur le retour de guerre d’un soldat en Irak, sur la relation entre frères et sur la famille. J’ai beaucoup aimé, les acteurs y sont pour beaucoup (Natalie Portman et Jake Gyllenhaal sont sublimes, Tobey Maguire est flippant). Fiche Allociné.
  • Veronica Guerin de Joel Schumacher : grosse déception pour ce film inspiré de la vie de la journaliste irlandaise. C’était pourtant un sujet intéressant, mais je n’ai pas accroché. Fiche Allociné.
  • Gone Baby Gone de Ben Affleck : adaptation d’un roman de Dennis Lehane (qui depuis Shutter Island fait partie des auteurs dont je veux lire tous les livres…) par Ben Affleck, avec son frère Casey dans le rôle principal. Un acteur que j’avais déjà trouvé épatant auprès de Brad Pitt dans le très beau film L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford d’Andrew Dominik. Ben Affleck a décidément bien fait d’abandonner un peu le jeu d’acteur pour la réalisation, j’avais déjà beaucoup aimé son dernier film The Town. Fiche Allociné.

Je vous épargne le bilan de mes achats, cet article est déjà bien trop long…