Petits liens culturels #10

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Je vous retrouve aujourd’hui pour partager avec vous quelques liens tournant autour de la culture en général. Aujourd’hui, je me suis attachée à vous parler cinéma, photo et vidéo !


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Un article du site Konbini présentant le travail d’un fan du réalisateur Wes Anderson, Luis Azevedo. Il a compilé dans une vidéo intitulée Bibliophilia des extraits de films du réalisateur dans lesquels apparaissent des livres. Wes Anderson étant l’un de mes réalisateurs préférés (The Grand Budapest Hotel, La Famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited, Moonrise Kingdom…) c’est avec plaisir que j’ai vu ou revu tous ces extraits. (article de juin 2015)


Strong_is_the_new_pretty_15-810x648Kate parker – strong is the new pretty

Un article du site Konbini présentant une très belle série de photos de la photographe Kate Parker, intitulée Strong is the new pretty, et qui met en scène ses filles et leurs amies. L’idée de la photographe est « de montrer qu’il est important d’être fidèle à soi-même et de ne pas céder aux pressions de la société ». (article d’avril 2015) Vous pouvez également aller voir le site de la photographe.


bdc4877c-3ef5-448b-bef5-77fabe712cf7-1020x612-810x486image PRÉPARATOIRE du film adapte
du journal d’anne frank par ari folman 

Ari Folman, le réalisateur du très beau film d’animation Valse avec Bachir, travaille actuellement à l’adaptation du Journal d’Anne Frank. Cet article publié sur le site Konbini en diffuse quelques images. (article d’avril 2015) Vous pouvez également en voir d’autres images sur le site d’Allociné. (article du 08/04/15)


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Un article du site Madmoizelle sur les livres adaptés au cinéma par les studios Disney. (article du 30/06/15)


Birdman-image-1birdman d’alejandro gonzalez inarritu

Un article de Konbini présentant une vidéo montrant 7 plans-séquences inoubliables qui ont marqué le cinéma et le monde des séries. Au programme : Birdman d’Alejandro Gonzalez Inarritu, Shining de Stanley Kubrick, Elephant de Gus Van Sant ou encore la série True Detective. Pour info, un plan séquence est « un plan réalisé d’une seule traite, sans que la caméra ne soit coupée ». (article du 06/11/12)


LE COMBAT ORDINAIRE DE LAURENT TUEL

Dans cet article paru sur le site des éditions Dargaud, une interview de l’équipe du film Le combat ordinaire de Laurent Tuel, adapté de la BD du même nom de Manu Larcenet. (article du 10/04/15)


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Citation extraite de mary poppins

Une infographie publiée sur le site Ebook Friendly, présentant les « conseils de vie » de différents personnages de films d’animation ou de programmes destinés à la jeunesse (en anglais mais compréhensible), de Dumbledore à La Binocle des Razmoket, en passant par Alice du Pays des Merveilles ou Sophie du Château ambulant(article du 09/05/15)


David-FincherDavid fincher – SOURCE

Un article du site Madmoizelle présentant une vidéo réalisée par le monteur français Alexandre Gasulla, et compilant des extraits des films de David Fincher (Fight Club, Alien 3, Millenium, Gone Girl, Panic Room, Zodiac…). (article du 27/01/15)


Celles2celles et ceux des cimes et des cieux de gwenn germain

Un article du site 9ème Art sur le court-métrage réalisé par Gwenn Germain, un étudiant français en animation à Créapole, et intitulé Celles et Ceux des Cîmes et Cieux. Cette réalisation est un hommage au réalisateur japonais de films d’animation Hayao Miyazaki. (article du 21/05/15) Le profil de Gwenn Germain est visible ici.


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Un article de Konbini sur le travail du photographe Tim Mantoani, qui a immortalisé des photographes posant avec leur plus célèbre cliché, comme Jeff Widener et son cliché L’Homme de Tian’anmen en 1989 ou Steve McCurry et son célèbre portrait de la jeune Afghane Sharbat Gula, qui a fait la Une du National Geopgraphic en 1985. (article de février 2015)


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Une chronique amère de Gérard Mordillat pour le site Là-bas si j’y suis (l’émission, qui a été diffusée pendant des années sur France Inter, existe maintenant sur internet), sur le film réalisé par le Commandant Cousteau et Louis Malle en 1956, Le monde du silence, un film « naïvement dégueulasse » selon les mots du journaliste. Il est vrai que cela semble assez hallucinant qu’à l’époque personne n’ait été choqué par ce film… (article du 23/06/15)


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SOURCE

Un article du site Konbini montrant les planches préparatoires qu’avaient réalisées Hayao Miyazaki, Isao Takahata et Yoichi Kotabe en 1971 en prévision de l’adaptation de la série Fifi Brindacier. Le projet ne s’est finalement jamais fait, faute d’accord avec Astrid Lindgren, la créatrice du personnage. Ce projet avorté a toutefois sûrement marqué les créateurs du studio Ghibli, en témoignent certaines thématiques propres à l’univers de Fifi Brindacier que l’on retrouvera des années plus tard dans leurs films. En 2014, est sorti au Japon un artbook rassemblant ces dessins préparatoires, Fifi Brindacier (qui n’a jamais vu le jour)(article d’avril 2015)


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Une vidéo de la chaîne Blow Up d’ARTE, consacrée à la thématique de l’écrivain dans le cinéma. Au programme : des écrivains ou poètes célèbres (Virginia Woolf dans The Hours de Stephen Daldry, Françoise Sagan dans Sagan de Diane Kurys, les sœurs Brontë dans le film éponyme d’André Téchiné, Truman Capote dans Capote de Bennett Miller, John Keats dans Bright Star de Jane Campion, ou encore Ernest Hemingway, Gertrude SteinT. S. EliotFrancis Scott et Zelda Fitzgerald dans Midnight in Paris de Woody Allen) mais également des écrivains imaginaires (comme dans Misery de Rob Reiner, adapté du roman de Stephen King). (vidéo du 17/03/15)


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Un article du site Madmoizelle présentant une vidéo réalisée par la chaîne YouTube Cinefix (en anglais), et qui présente 9 informations que vous ignoriez peut-être sur le film Maman j’ai raté l’avion de Chris Columbus. (article du 16/02/15)


L'Arrivée_d'un_train_en_gare_de_La_CiotatL’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, louis lumière

Un article de Konbini présentant une vidéo réalisée par un jeune étudiant français en cinéma. Elle compile 120 ans de cinéma en 7 minutes. Le résultat est vraiment intéressant et émouvant. (article d’avril 2015)


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Un article du site Madmoizelle concernant le travail de la photographe Victoria Will, qui a pris en photo des célébrités en utilisant la technique du ferrotype, technique de photographie créée en 1852 par Adolphe-Alexandre Martin. (article du 10/04/15)


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Un article du site Konbini montrant des photos dévoilées par le photographe officiel de la Maison Blanche, Pete Souza. Il s’agit des photos qui ont marqué l’année 2014. (article de janvier 2015)


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Un article un peu ancien publié sur Slate, concernant les livres cultes qui résistent encore au cinéma. Parmi ceux-ci : L’attrape-cœurs de J. D. Salinger, La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole ou encore La condition humaine d’André Malraux. (article du 07/07/13)


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Un article de Konbini concernant la solitude dans les films de Sofia Coppola. A travers une vidéo présentant des extraits de films de la réalisatrice américaine (Lost In Translation, Virgin Suicides, Marie-Antoinette…), on se rend compte de sa fascination pour cette thématique. (article d’avril 2015)


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Une vidéo du site Konbini présentant les 7 visages de l’actrice Kate Winslet au cinéma, à travers des films tels que Eternal Sunshine of the Spotless Mind, The Reader ou encore Divergente. (article de mai 2015)


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Un article du site culturel Fraisfrais, présentant une vidéo réalisée par Rishi Kaneria sur l’utilisation des couleurs rouge et jaune par le réalisateur Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel, Moonrise Kingdom, La Famille Tenenbaum…). (article de février 2015)


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Enfin, je termine avec une autre vidéo de la chaîne YouTube Blow Up, consacrée cette fois au personnage du photographe au cinéma, à travers des films comme Fur, Vicky Cristina Barcelona ou Fenêtre sur cour.


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Sur ce, je vous souhaite à tous une belle lecture ! 😉

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Petits liens culturels # 6

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Je vous retrouve aujourd’hui pour partager avec vous quelques liens tournant autour des livres et de la culture en général. Je me suis concentrée cette fois-ci sur la Bande Dessinée. Encore une fois, je m’excuse par avance pour l’ancienneté de certains de ces articles…

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On commence avec la bande dessinée Magasin Général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp (Casterman, 9 tomes) qui, si vous ne le saviez pas encore, fait partie de mes séries BD préférées :

  • Dans un premier temps, voici un très bon article du Blog BD du Monde, Les Petits Miquets, qui retrace l’histoire de la collaboration entre Loisel et Tripp. (article paru le 15/10/14)
  • Ensuite, je vous invite à aller voir ce très beau documentaire d’une heure, réalisé par Nicolas Albert, consacré là encore à la collaboration entre les deux auteurs, à l’évolution des personnages et de l’histoire au fil du temps, et à la méthode de travail toute particulière du binôme. On en apprend également beaucoup sur l’aide qu’ils ont reçue de Jimmy Beaulieu afin de faire parler leurs personnages en langue québécoise, de la manière la plus authentique possible, et de François Lapierre, afin de rendre en images les couleurs propres aux paysages québécois. (octobre 2014)

 

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Ensuite, je souhaitais vous parler de la maison d’édition Rue de Sèvres, issue du groupe L’école des Loisirs (la chouette maison d’édition jeunesse qui souhaite ses 50 ans cette année…), et qui existe depuis septembre 2013. J’ai en effet eu l’occasion de lire quelques-unes de leurs BD, et je dois dire qu’on trouve quelques petites pépites parmi leurs sorties (orientées ado/adultes) : Cet été-là de Mariko et Jillian Tamaki, Bonne journée d’Olivier Tallec, et surtout la série Le château des étoiles d’Alex Alice. C’est également cette maison qui a repris l’édition de l’adaptation BD par Cati Baur de la série Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh (éditée elle à L’Ecole des Loisirs).

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Leur politique est de ne sortir que peu d’albums chaque année, mais de faire la part belle aux beaux et ambitieux projets (idée que j’approuve totalement, quand je vois le nombre de BD qui sortent chaque année et dont on se serait bien passé…). N’hésitez donc pas à aller fureter dans leur catalogue, j’ai déjà quelques titres qu’il me tarde de lire : Une histoire d’hommes de Zep, Les promeneurs sous la Lune de Zidrou et Mai Egurza, Elle s’appelait Tomoji de Jirô Taniguchi, Kamarades de Benoît Abtey, Jean-Baptiste Dusséaux et Mayalen Goust, Alice au Pays des Merveilles de Guillaume Sorel, ou encore Wake up America de John Lewis, Andrew Aydin et Nate Powell.

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Quelques petits articles publiés autour de cette maison d’édition et de ses auteurs :

  • Un article très intéressant du site Culturebox (Francetvinfo), publié quelque temps après la création de la maison d’édition, et qui explique son fonctionnement. (article paru le 16/04/14)
  • Un article toujours aussi intéressant et sur la même thématique du site 9e Art(article paru le 01/09/14)
  • Une interview d’Alex Alice (auteur de la série Le château des étoiles, dont le site internet est ici, et dont le dernier tome est sorti le 13/05 dernier) aux Utopiales 2014 (oui oui, ça date un peu !) (article paru le 01/11/14)

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Je voulais également vous faire découvrir, si vous ne le connaissez pas encore, le blog de l’auteur de BD Zep : What a wonderful world ! J’aime beaucoup sa façon de croquer de manière drôle et intelligente l’actualité.

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Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt) est une BD qui m’a énormément plu. Les dessins sont très expressifs, l’histoire et les personnages vraiment touchants, et les nombreuses péripéties qui arrivent à ces deux Bretons donnent beaucoup à réfléchir sur notre société actuelle… Et le tout sans aucune parole, c’est vraiment bluffant ! Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de la lire, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site du Monde, qui en publie quelques planches.

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Si vous avez apprécié le 1er tome de l’adaptation BD (Gallimard) de la série de romans jeunesse A la croisée des mondes, allez écouter l’interview que ses auteurs ont donnée au site 9e Art à l’occasion du festival Quai des Bulles. (article paru le 13/11/14)

Et pour info, le deuxième tome de cette BD est sorti le 11 juin dernier.

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Un chouette article du site BDzoom à l’occasion de la sortie en novembre dernier de l’intégrale du Combat ordinaire de Manu Larcenet (Dargaud). (article paru le 13/11/14)

Sachez également que l’adaptation de cette BD (avec notamment Nicolas Duvauchelle et Maud Wyler) sortira au cinéma le 15 juillet prochain :

 

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Pour rester autour de Manu Larcenet, un article du même site BDzoom sur sa nouvelle bande dessinée, Le Rapport de Brodeck (Dargaud), adaptée du roman du même nom de Philippe Claudel, que je lis d’ailleurs actuellement. (article paru le 16/04/15)

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Un bel article de Télérama sur la bande dessinée des frères Lepage, La Lune est blanche (Futuropolis), qui raconte leur participation à une mission scientifique en Antarctique. (article paru le 27/11/14)

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Dans cet article du site 9e Art, vous trouverez une interview intéressante de Paul Cauuet, le dessinateur de la BD Les Vieux Fourneaux (Dargaud, à découvrir absolument si vous n’avez toujours pas lu ces deux tomes !). (article paru le 27/11/14)

Encore une interview, cette fois des deux auteurs, sur le site de leur éditeur Dargaud.

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Une interview de l’auteur de BD Florent Chavouet par le site 9e Art, à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Petites coupures à Shioguni (Philippe Picquier). (article paru le 16/01/15)

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Un article du site BibliObs sur un auteur de bande dessinée que j’apprécie beaucoup, Jirô Taniguchi, qui était l’invité d’honneur du dernier Festival d’Angoulême. A noter la sortie de Elle s’appelait Tomoji en janvier dernier (aux éditions Rue de Sèvres justement…), qui s’inspire de Tomoji Uchida, une femme japonaise qui fonda un temple bouddhiste dans les années 20 au Japon. (article paru le 30/01/15)

Vous trouverez également sur le site de Télérama le documentaire Dans les pas de Jirô Taniguchi, réalisé par Nicolas Finet et Nicolas Albert. (article paru le 04/03/15)

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Je profite également de cet article pour vous renvoyer vers le très intéressant épisode du 28/02/09 de l’émission Une vie, une oeuvre, diffusée sur France Culture et consacrée à l’auteur de bande dessinée Hugo Pratt.

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Un article du site 9e Art sur les BD cultes des rédacteurs, ici Maus d’Art Spiegelman (Flammarion). (article paru le 25/03/15)

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Un article publié sur Télérama à propos de la bande dessinée Sauvage de Gaëlle Hersent, Jean David Morvan et Aurélie Bévière (Delcourt). Elle raconte l’histoire vraie de Marie-Angélique Le Blanc, enfant inuite confiée à une famille française au XVIIIème siècle. (article paru le 09/04/15)

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Une interview par le site 9e Art de Séverine Gauthier, la scénariste, notamment, de L’homme montagne (Delcourt), dessiné par Amélie Fléchais (dont vous pouvez trouver le blog ici). (article paru le 16/04/15)

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Une vidéo très intéressante de l’auteur Boulet, publiée sur sa chaîne YouTube, et qui montre le making-of de la conception du dessin ci-dessus, La rivière aux tortues. C’est vraiment passionnant et instructif.

 

N’hésitez pas non plus à aller faire un tour sur le très bon blog de l’auteur, Bouletcorp.

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tumblr_mwvpy9LVDS1t270u3o1_1280Source : Aurélie Neyret

Et enfin, je vous ai souvent parlé de la série de BD jeunesse que j’aime beaucoup, Les Carnets de Cerise d’Aurélie Neyret et Joris Chamblain (Soleil). Si vous appréciez cette bande dessinée, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site d’Aurélie Neyret, qui publie régulièrement des dessins et notamment des extraits de ses BD.

Sur ce post, on trouve notamment des extraits du futur tome 4 des Carnets de Cerise, gentiment publiés par la dessinatrice.

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Sur ce, je vous souhaite de très belles lectures BDesques ! 😉

Petits liens culturels #2

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Une nouvelle fois, quelques liens tournant autour des livres ou de la culture en général, sur lesquels je suis tombée ces derniers jours (les traductions des titres anglais sont de moi, donc excusez-moi par avance pour les éventuelles erreurs…).

  • La Une du journal Libération à la suite du décès de l’acteur Robin Williams le 11 août 2014 :

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  • Un article de Libération sur le roman graphique Cet été-là de Jillian et Mariko Tamaki, édité aux Etats-Unis chez First Second et en France chez Rue de Sèvres, que je compte me procurer très prochainement. A noter que Rue de Sèvres est la nouvelle maison d’édition spécialisée BD de l’éditeur L’école des Loisirs. Ça promet donc de très bonnes choses…

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  • Un article de Télérama sur le métier de librairie, à travers l’exemple de Joël Hafkin, directeur de La Boîte à Livres, librairie indépendante à Tours.
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(Léa Crespi pour Télérama)
  • Sur le site de Libération, une rencontre avec Kaoru Mori, l’auteure du manga Bride stories aux planches magnifiques. D’ailleurs, n’hésitez pas à aller voir ces vidéos datant de 2008 sur lesquelles on la voit dessiner, c’est impressionnant.

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  • Un article de Pop Sugar (en anglais) sur une nouvelle édition très jolie de 4 romans jeunesse anglophones : « Little Women » de Louisa May Alcott (« Les Quatre Filles du Dr. March » en français), « Anne of Green Gables » de Lucy Maud Montgomery (« Anne… la maison aux pignons verts »), « Heidi » de Johanna Spyri et « A little Princess » de Frances Hodgson Burnett (« La petite Princesse »).

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  • Une liste de romans d’amour (enfin, de livres avec des histoires d’amour en tout cas…) à lire avant qu’ils ne soient adaptés en films prochainement, publiée par Pop Sugar.
    • J’y note « Birdsong » de Sebastian Faulks, que je souhaite lire, et le dernier J. Courtney Sullivan, « Les liens du mariage » en français, dont j’attends la sortie en poche.
  • Une autre liste présentant les livres adaptés en films en 2014 (les deux listes se recoupent, la précédente étant issue de celle-ci..).
    • Je note « Thérèse Raquin » d’Emile Zola, qu’il faudrait que je lise avant de voir son adaptation, « The Giver » de Lois Lowry (cf. point ci-dessous), que je dois relire en anglais avant la sortie du film, et « Le voyage de cent pas » de Richard C. Morais, dont l’adaptation « Les recettes du bonheur » par Lasse Hallström (d’ailleurs déjà réalisateur d’un autre film sur la gourmandise, « Le chocolat« ) sort la semaine prochaine.
  • Sur le même thème, une critique (en anglais) de l’adaptation du roman « The Giver » de Lois Lowry (« Le passeur » en français).

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  • Si vous n’êtes pas encore lassés, une liste des romans adaptés au cinéma et qui sortiront cet automne cette fois-ci. Cela peut paraître redondant vis-à-vis des articles cités ci-dessus, mais les infos données sont parfois sensiblement différentes… 😉
Pour changer de registre, voici le Tumblr d’Allan Barte, évoquant tous les clichés des filmes hollywoodiens.tumblr_n5wzwfI5Kr1tcx5axo1_r1_1280Source
  • « 11 Lessons We’ve Learned From Young Heroines in Literature » (« 11 leçons que nous avons apprises des jeunes héroïnes en littérature ») sur Pop Sugar, où l’auteur nous parle notamment de Hermione Granger, Alice Détective, Scout de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee, Arya Stark ou encore Katniss Everdeen…
  • Un vieil article (octobre 2013) de Rue 89 que je n’avais pas vu passer, concernant un cours proposé à Sciences Po par le professeur François Comba et intitulé :  » “Harry Potter” de J. K. Rowling, approche littéraire, psychanalytique et politique « .
dumbledore6Source : www.encyclopedie-hp.org

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  •  Deux articles sur Jane Austen :
    • Un long article de Slate.fr (un peu ancien, février 2014) sur Jane Austen et ses différentes œuvres.
    • Un autre article de Slate.fr (ancien lui aussi, février 2013), sur la médiatisation autour de Jane Austen et les dérives marketing qui en découlent.

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  • Deux articles concernant l’auteur du « Petit Prince » :
    • Un article d’ActuaLitté sur Antoine de Saint-Exupéry, concernant notamment sa Lettre à un otage.
    • Un article de Libération sur la vie d’Antoine de Saint-Exupéry dans les années 40, à l’époque de son départ de France pour les États-Unis.
670818-ase-1942-ny-2Source : Antoine de Saint-Exupery avec Eugene et Elizabeth Reynal
dans un restaurant de New York, en 1942

(© Succession Antoine de Saint-Exupéry)
charliechocqbl2ii Illustration de Quentin Blake pour le livre Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl
  • Un article du Nouvel Observateur sur Edda Tasiemka, plus de 90 ans et sorte de Google humain, archivant des coupures de presse remontant à l’assassinat de Lincoln.
8168446-nom-edda-tasiemka-profession-google-humainSource : Steve Forrest/Panos/Réa pour « le Nouvel Obs »
  • Un article d’ActuaLitté sur l’analyse visionnaire faite par George Orwell dès 1940 de l’autobiographie d’Adolf Hitler.
  • Un article du Nouvel Observateur sur les sœurs Brontë.
8398216-bronte-divines-comment-trois-orphelines-ont-ecrit-trois-chefs-d-uvresSource : Anne, Emily et Charlotte Brontë, peintes par leur frère Patrick Branwell vers 1834 (Sipa)
  • Et enfin, un article du Nouvel Observateur sur les challenges et diverses vidéos qui font le buzz au sein des booktubers. J’ai testé l’ « Infinite book challenge » et l’ « Infinite author challenge » de mon côté, et je peux vous assurer que ça n’est pas simple du tout…
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Bonnes lectures !

Hunger Games, tome 3 : La Révolte – Suzanne Collins

Mockingjay

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2010

Date de parution française : 2011

417 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 1 et le tome 2.

4ème de couverture :

Je m’appelle Katniss Everdeen.
Je devrais être morte.
Maintenant je vais mener la révolte.

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis (à ne pas lire si vous n’avez pas lu les tomes précédents ! ) :

Ah, enfin j’ai pu avoir ce tome 3 entre les mains ! C’est donc une nouvelle série qui s’achève avec cet ultime roman intitulé « La révolte« … Suite à son sauvetage in extremis par les Rebelles au cours des derniers Hunger Games, on retrouve Katniss en compagnie de sa famille, de Gale, de Haymitch et de Finnick au sein du District 13, centre stratégique de la lutte contre le Capitole. Le District 12 a été détruit et Peeta, n’ayant pu être récupéré par les Rebelles, est maintenant aux mains des ennemis…

L’ambiance dans la première partie de ce 3ème tome est légèrement oppressante : Katniss passe ses journées dans les bâtiments enterrés du District 13, sans quasiment jamais voir le jour, alternant entre réunions obscures des rebelles, au sein desquelles elle n’a pas toujours son mot à dire, et repas sans saveur au réfectoire du district (chez eux, tout est cultivé sous terre…). Katniss ne sait pas ce qu’est devenu Peeta, et ne pardonne pas aux rebelles d’avoir pu l’abandonner dans l’arène.

Les évènements se débrident un peu lorsque Katniss accepte de tenir son rôle de « geai moqueur », symbole de la lutte contre le pouvoir du Capitole, et seul moyen selon les rebelles de fédérer les derniers districts à leur cause. S’en suivent quelques scènes parfois traitées de manière comique par l’auteure, au cours desquelles Katniss doit notamment faire semblant de se battre, suivie de près par des cameramen chargés d’immortaliser l’évènement. J’ai beaucoup aimé la pointe d’humour qui perçait dans certaines de ces scènes, Katniss appelant ces deux cameramen les « hommes-insectes », tant ils sont empêtrés dans leur équipement…

C’est d’ailleurs un point qui m’a beaucoup frappée dans ce 3ème tome, plus encore que dans les deux premiers : l’importance de l’image, le marketing de guerre mis en place de part et d’autre par les deux ennemis. Le Capitole avait ses Hunger Games, horrible et grossière émission de télé-réalité au cours de laquelle des enfants s’entretuaient, les Rebelles ont leurs spots publicitaires avec pour mascotte Katniss en geai moqueur : Katniss qui se bat dans un District en ruines, Katniss qui rend visite à des enfants, Katniss face à la caméra qui menace directement le Président Snow… Malgré leurs oppositions sur le fond, les deux parties utilisent finalement une stratégie similaire.

Katniss accepte d’endosser ce rôle un peu à contre cœur, car c’est la seule manière pour elle d’assurer l’immunité à Peeta, maintenant considéré comme un traître par les rebelles, et surtout la seule solution pour qu’on lui accorde le droit de détruire elle-même l’objet de sa haine au parfum de roses blanches…

Ce tome m’a semblé présenter beaucoup plus d’action que les deux autres. On n’est plus dans les « jeux » du Capitole mais dans une guerre réelle, au sein de laquelle Katniss semble souvent perdue. Elle a parfois du mal à comprendre les motivations des deux camps, que ce soit le Capitole ou les Rebelles. Elle devient encore une fois un pion, cette fois aux mains des Rebelles, avec lesquels elle doit parfois accepter des compromis.

J’ai aimé la relation nouvelle qui se lie dans ce tome entre Finnick et Katniss. Déjà dans le tome 2 on pressentait un personnage au-delà de ce qu’il paraissait au premier abord. Cela se confirme dans le tome 3. Gale est là lui aussi, totalement engagé à la cause des Rebelles, s’éloignant dans ce sens de Katniss pour qui le seul ennemi semble plutôt être le Président Snow. Elle est moins intransigeante envers les habitants du Capitole, qui selon elle sont juste stupides et doivent leur comportement à leur éducation. Elle est en cela quelque peu influencée par les personnes avec qui elle a pu sympathiser lors de ses premiers Hunger Games (son équipe de préparation, les domestiques du Capitole, et surtout Cinna).

La relation entre Katniss et Prim s’étoffe également dans ce tome, ce dernier personnage prenant un peu d’ampleur, même si j’aurais apprécié que cela soit plus développé. Le rôle de Peeta est crucial dans ce tome, et j’ai beaucoup aimé toutes les scènes dans lesquelles il est présent. C’est vraiment l’un des personnages les plus intéressants de cette série selon moi, et celui auquel je me suis le plus attachée dans ce tome, contrairement aux précédents.

Les pointes d’humour présentes dans ce tome m’ont surprise mais m’ont beaucoup plu. Elles sont souvent liées à l’image médiatique portée par Katniss. Les scènes avec les cameramen, Cobbs qui protège Katniss jusqu’au bout sans que celle-ci en soit toujours consciente, Plutarch et sa vision télévisuelle de la guerre, le fait que leur « guerre » semble au début un peu ridicule puisque les personnages se plaignent souvent de s’ennuyer…

On évolue petit à petit vers la résolution finale de cette série, et je dois dire que je suis tout à fait satisfaite du résultat. Les dernières pages sont surprenantes, audacieuses même parfois, et se lisent évidemment beaucoup trop rapidement… Quand j’ai refermé ce dernier tome, je me suis dit que cela ne pouvait finalement finir que de cette manière… Une série dont la fin n’a pas été bâclée selon moi donc…

Si je devais citer les points qui m’ont un peu déçue dans cette série, c’est sans doute que j’aurais préféré que l’auteure accorde plus d’importance à l’histoire de certains personnages, de même qu’à la genèse de Panem. Certains personnages comme Rue, Cinna, Gale, Finnick ou même Johanna, sont vraiment des personnages intéressants, et j’aurais aimé en connaître plus sur leur histoire. Pourquoi Cinna a-t-il ce comportement si protecteur envers Katniss alors qu’il est du Capitole ? Comment la conscience des habitants du Capitole devenus des Rebelles s’est-elle développée ? Comment Panem est-il devenu Panem ?J’aurais également aimé que le point de vue de Peeta soit plus développé dans ce 3ème tome.

Je pense donc qu’il aurait été intéressant de consacrer plus de pages à ces personnages, quitte à diminuer la partie relative à la guerre et aux moments pendants lesquels tout le monde s’ennuie (je parle des personnages, pas du lecteur !)… Mais en même temps, comme le parti pris de l’auteur est de suivre Katniss et seulement elle, il aurait peut-être été difficile de mettre en avant toutes ces informations.

« Hunger Games » est au final une série que je conseille vraiment au plus grand monde, même si on en fait actuellement tout un foin et que ça pourrait en énerver certains !

Autour du livre :

  • Pour les infos concernant l’auteure de cette série et l’adaptation qui sortira le 21 mars 2012, je vous renvoie vers mon article sur le tome 1, dans lequel j’en avais parlé. J’ai vraiment hâte de voir ce film, et surtout de voir comment les acteurs parviendront à incarner ces superbes personnages (en particulier Jennifer Lawrence en Katniss, Donald Sutherland en Président Snow et Lenny Kravitz en Cinna)
  • En feuilletant un peu sur le net, je suis tombée plusieurs fois sur des recettes de cuisine inspirées de la série (et oui le marketing autour des livres va très loin…). Cela dit, je trouve l’idée amusante et je vous mets donc le lien vers un site sur lequel sont répertoriées quelques-unes de ces recettes (notamment la « Soupe au goût de printemps du Capitole » (j’ai oublié le nom qui lui est donné dans le tome 1)), ainsi que de nombreuses informations sur l’adaptation cinématographique de la série.
  • Un autre lien, en passant, vers ce site, Fictional Food, qui répertorie des recettes ou des idées concernant les plats croisés dans certains romans, séries ou films. On y retrouve notamment le fameux ragoût d’agneau de Katniss et les pains aux noix et aux raisins de Peeta dans « Hunger Games » ou encore le toast à l’œuf de « V pour Vendetta« …
  • Enfin, pour ceux qui sont parfois perdus dans le nom des personnages de cette série, je vous conseille cette « encyclopédie » consacrée à la série, qui m’a souvent aidée durant ma lecture pour associer leurs noms aux personnages.
  • Vous pouvez aussi aller lire les avis des personnes suivantes sur ce livre : Sita, Frankie, Lasardine, Shanaa, Radicale, Matilda, Livr0ns-n0us, Marmotte, Elise, Kelith, Bykiss

Autres petits papiers :

     

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Quatre sœurs, tome 1 : Enid – Malika Ferdjoukh & Cati Baur

Éditeur : Delcourt

Collection : Encrages

Date de parution : 2011

160 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Bande dessinée adaptée du 1er roman de la série « Quatre sœurs« , « Enid« , par Malika Ferdjoukh.

Résumé (Delcourt) :

Orphelines depuis peu, les sœurs Verdelaine vivent à la Vill’Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c’est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l’amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu’elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina… Pas même Charlie l’aînée qui s’occupe de toute la petite tribu.

Mon avis :

Ah Malika Ferdjoukh ! On peut dire que cette auteure aura marqué une bonne partie de mes lectures de jeunesse (en collaboration avec Moka, Marie-Aude Murail, Judy Blume, Susie Morgenstern, Brigitte Smadja et j’en passe évidemment…). Parmi ces lectures, la série des « Quatre Sœurs », et plus particulièrement le premier tome nommé « Enid », est sans doute l’une des dernières que j’ai découverte, avant de m’éloigner petit à petit de ce merveilleux éditeur qu’est « L’École des Loisirs » (j’y reviens quand même parfois, ces livres étant pour moi des lectures doudous…). Quelle ne fût pas ma surprise donc de découvrir que Cati Baur avait adapté ce roman en bande dessinée, mais surtout que le résultat n’étais pas mal du tout…

Mais revenons à la Vill’Hervé et à ses habitantes… Comme l’indique ma quatrième de couverture :

« Tout comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq ».

Comment peut-on mieux débuter une histoire ? (Et on retrouve là tout l’humour de l’auteure) Nous suivons donc les sœurs Verdelaine, Charlie, Geneviève, Bettina, Hortense et Enid, orphelines depuis peu et vivant seules dans leur grande maison au bord de l’Atlantique, sous la responsabilité de la première.

Dessins issus du site de Cati Baur

Comme son nom l’indique, ce premier tome se concentre essentiellement sur les aventures d’Enid, la plus jeune, un peu perdue au sein de cette fratrie, mais également sur l’arrivée temporaire dans la famille d’une sixième jeune fille, Colombe, la jalousie de Bettina envers cette dernière, ou encore les recherches souterraines effectuées par Enid et son meilleur ami dans le jardin de la maison…

Mais au-delà de tout cela, Malika Ferdjoukh parvient surtout à nous parler d’une fratrie dans laquelle on rêverait de vivre, avec ses hauts et ses bas certes, mais toujours profondément soudée. Dès le début, on est happé dans la vie quotidienne de ces cinq sœurs, tentant de gérer comme elles le peuvent la vie à cinq. Charlie est émouvante en chef de famille à la fois organisée et malicieuse, de même que Geneviève en gestionnaire et mère poule, ou Hortense en timide jeune fille toujours un livre à la main… On a envie de se lover sur le canapé avec celle-ci et d’y lire un bon livre au chaud, de goûter aux confitures de Geneviève, de tester la merveilleuse salle de bains de Bettina, de prendre son petit-déjeuner sur la longue table de la cuisine aux chaises dépareillées et même de réparer la vieille chaudière avec Charlie.

Les dessins de Cati Baur sont joyeux et colorés, et rendent bien selon moi l’univers du roman et de la famille Verdelaine. Elle a su donner une âme à la maison familiale, notamment lors des scènes réunissant tout le monde dans la cuisine, le salon ou le jardin. Un court texte de Malika Ferdjoukh explique d’ailleurs comment les deux auteures se sont rencontrées et ce qui l’a convaincue de travailler avec Cati Baur.

Que l’on ait lu ou non le roman d’origine, cette adaptation en bande dessinée est selon moi vraiment réussie et apporte réellement un plus au roman déjà très bon de Malika Ferdjoukh. Je la conseille donc fortement !

Autour du livre :

  • Malika Ferdjoukh est une écrivaine française née en 1957, auteure de scénarios pour la télévision et le cinéma, ainsi que de nombreux romans jeunesse, comme « Sombres citrouilles », « Minuit-cinq », « Fais-moi peur » ou encore « Aggie change de vie ». Son dernier roman, « Chaque soir à 11 heures », est sorti en septembre 2011. Elle est passionnée de cinéma, plus particulièrement des comédies musicales et mélodrames de la première moitié du 20ème siècle. Les personnages de la série des « Quatre sœurs » ont d’ailleurs en partie été inspirés par les acteurs et actrices de cette époque. Pour plus d’informations sur l’auteure, un entretien réalisé par le forum Whoopsy Daisy (forum des amoureux de la Littérature anglaise) est disponible ici.
  • Cati Baur est née en 1973 à Genève. Elle a exercé de nombreux métiers (libraire, manutentionnaire en maison d’édition, « blonde de l’accueil », assistante d’édition), tenu un blog de dessin et publié trois bande dessinées à ce jour (« J’arrête de fumer », « Vacance » et bien sûr « Enid »). Pour plus d’infos, son site internet est ici.

Autres petits papiers :

  • Du même auteur (Malika Ferdjoukh), vous pouvez aussi lire mon avis sur :

                 

La solitude des nombres premiers – Paolo Giordano

La solitudine dei numeri primi

Éditeur : Points

Date de parution originale : 2008

Date de parution française : 2009

342 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Elle aime la photo, il est passionné par les mathématiques. Elle se sent exclue du monde, il refuse d’en faire partie. Chacun se reconnaît dans la solitude de l’autre. Ils se croisent, se rapprochent puis s’éloignent, avant de se frôler à nouveau. Leurs camarades de lycée sont les premiers à voir ce qu’Alice et Mattia ne comprendront que bien des années plus tard : le lien qui les unit est indestructible.

Mon avis :

J’ai encore une fois découvert ce roman à travers l’adaptation qui en a été faite l’année dernière, et dont est tirée la photo de la couverture de mon édition. J’ai été captivée par le regard perdu de cette jeune fille (je sais que pour certains, elle fait plutôt peur…). Je me souviens que pendant quelques jours (ma lecture remonte quand même maintenant à quelques mois),  je n’ai plus pensé qu’à me procurer ce livre sorti en 2008 en Italie. En faisant mes petites recherches préliminaires (obligatoires avant d’acheter un livre !), j’ai également appris que l’auteur, Paolo Giordano, né en 1982, avait présenté une thèse en physique des interactions fondamentales. Je crois que ça a été l’élément déclencheur pour que j’achète ce roman, j’aime beaucoup lorsque les gens parviennent à faire coïncider dans leur vie sciences et littérature.

Bref, revenons au livre. Ce roman raconte donc l’histoire de deux êtres quelques peu paumés dans leur vie, dans leur famille et dans leurs études, un peu à l’écart du reste des élèves de leur lycée, volontairement ou non. On suit ces deux personnages tour à tour, comprenant peu à peu leur mal-être, les observant évoluer et grandir dans ce monde auquel ils ne semblent pas toujours vouloir adhérer. Certains passages en sont même parfois épuisants, tant on a envie de les voir avancer.

« Ils avaient traversé les années en apnée, lui, refusant le monde, elle, se sentant refusée par le monde, et ils s’étaient aperçus que cela ne faisait pas beaucoup de différence. »

J’ai beaucoup de mal à parler de ce roman. Il m’a beaucoup marquée et je m’y suis laissée emporter du début à la fin, quasiment en transe sur les dernières pages (j’étais peut-être malade…). Je me suis posée sur l’épaule de ces deux personnes et j’ai observé peu à peu leur évolution, espérant les voir avancer dans la vie, les voir faire ces pas vers les autres qu’ils semblent parfois incapables de faire, j’ai pleuré avec eux, j’ai été touchée par leurs paroles, par leurs secrets, par leur incapacité à exprimer ce qu’ils ressentent, j’ai été révoltée lorsque les autres ne les comprenaient pas ou leur faisaient du mal…

« Il l’avait appris : les choix se font en l’espace de quelques secondes et se paient le reste du temps. »

Je ne sais pas vraiment que dire de plus sur ce roman, je sais bien qu’il ne plaira pas à tout le monde car il n’est pas très gai, mais pour moi ce fut vraiment une belle découverte, à la fois puissante et épuisante (j’en suis sortie un peu exténuée, et j’ai eu du mal par la suite à me remettre dans un autre livre).

Et pis mince, regardez-moi ce titre, faut-il avoir fait des études en mathématiques pour le trouver magnifique ? Peut-être en fait… Bref, ceux que le résumé intéresse un peu, n’hésitez pas.

« Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes. Ils occupent leur place dans la série infinie des nombres naturels, écrasés comme les autres entre deux semblables, mais à un pas de distance. Ce sont des nombres soupçonneux et solitaires, raison pour laquelle Mattia les trouvait merveilleux. » p.149

Autour du livre :

  • Paolo Giordano est un écrivain italien né en 1982. Comme je l’ai dit plus haut, il a fait une thèse en physique des interactions fondamentales à Turin. Il a indiqué que ce livre était en partie autobiographique.
  • Il a été le plus jeune auteur à remporter le prix Strega en 2008 (l’un des prix les plus prestigieux en Italie) pour ce roman.
  • Ce livre a été adapté en film en 2010 par l’italien Saverio Costanzo.

Bilan trimestriel n°3 – 2011

Et voilà, encore un bilan en retard, ce présent article traitant de mes lectures et visionnages de films des mois de juillet, août et septembre 2011. J’essaierai bien entendu de mettre à jour les chroniques correspondantes au fur et à mesure…

Alors, durant ces trois mois, qu’ai-je donc lu ?  Je dirais que ce trimestre a encore été l’occasion de faire de très belles découvertes. Je me suis également remise à la lecture jeunesse pour mon plus grand plaisir…

  • Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro, une très jolie découverte que j’ai pu prolonger par le visionnage de son adaptation ciné.
  • Les cinq quartiers de l’orange de Joanne Harris, auquel je n’ai pas vraiment accroché durant les longs mois qu’a duré sa lecture.
  • Mon enfant de Berlin d’Anne Wiazemsky, un livre sympa mais quelque peu décevant.
  • L’école des saveurs d’Erica Bauermeister, une très jolie découverte, rapide, sympa et touchante, qui donne envie de cuisiner et surtout de savourer…
  • 84 Charing Cross Road de Helene Hanff, une petite déception pour ce livre dont j’avais entendu tellement de bien.
  • Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell, un classique que j’ai lu avec plaisir.
  • Le liseur de Bernhard Schlink, un livre agréable que je connaissais déjà pour avoir vu son adaptation au cinéma.
  • Harry Potter and the prisoner of Azkaban de J.K. Rowling, une relecture en anglais qui m’a fait encore une fois du bien.
  • Howl’s moving castle de Dianna Wynne Jones, la découverte en anglais du livre qui a inspiré l’un de mes films préférés du sutdio Ghibli, « Le Château ambulant ». J’ai adoré retrouver tous ces personnages que j’adore.
  • Si je reste de Gayle Forman, une lecture jeunesse qui m’a, avec surprise, énormément plu et qui m’a touchée.
  • Harry Potter – Film Wizardry, dont j’avais déjà parlé en avril, mais que j’ai enfin fini après en avoir savouré une à une toutes les pages.
  • L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell, une très chouette découverte pour un roman dont on avait tellement parlé en bien. Je me suis passionnée pour le récit d’Esme et la relation qu’elle noue petit à petit avec Iris.
  • La pelouse de Camomille de Mary Wesley, une première découverte réussie de cette auteure dont un autre roman m’attend dans ma pile.
  • L’attrape-cœurs de J.D. Salinger, une étrange découverte de ce roman culte aux Etats-Unis, quelques détails ont eu du mal à passer mais j’en garde globalement un bon souvenir.
  • Je veux vivre de Jenny Downham, une lecture qui m’a énervée dans sa première partie et bouleversée dans la seconde. Visiblement c’est le cas de plusieurs personnes ayant lu ce livre…
  • Toi et moi à jamais d’Ann Brashares, une très belle découverte jeunesse pour cette auteure que je connaissais déjà à travers la série des « Quatre filles et un jean ».
  • Harry Potter and the goblet of fire de J.K. Rowling, encore une relecture en anglais, cette fois du tome 4 (je relis les tomes en anglais les uns après les autres). Encore une fois, j’ai redécouvert avec plaisir des milliers de petits détails que j’avais oubliés…
  • The tales of Beedle the Bard de J.K. Rowling, une lecture toute courte en anglais qui m’a permis de retrouver Dumbledore et ses analyses des contes de Beedle le barde…

En ce qui concerne la bande dessinée, je dirais que ce trimestre a été plutôt pauvre puisque je n’en ai lu qu’une, l’intégrale du Sursis de Jean-Pierre Gibrat. Lecture unique mais réussie, j’ai une fois de plus adoré le travail de Gibrat, que j’avais découvert avec la série Le vol du corbeau.

Concernant les films, pas mal de bonnes surprises (notamment, un regain de passion pour quelques bons films français récents, et pour quelques petits films américains) mais aussi évidemment des déceptions…

  • Harry Potter et les reliques de la mort Partie 1 de David Yates, que j’ai revu en VO avec un immense plaisir (celui-ci est définitivement mon préféré des 8 films). 
  • Black Swan de Darren Aronofsky, un très beau film porté par Natalie Portman, parfois angoissant mais surtout époustouflant.  
  • Winter’s bone de Debra Granik, une très très jolie découverte que je conseille à tout le monde, ne serait-ce que pour l’actrice principale, Jennifer Lawrence, dont on va sûrement entendre parler de plus en plus… Pour plus de renseignements, c’est ici.
  • Tout ce qui brille de Géraldine Nakache & Hervé Mimran, un film français surprenant et attachant, j’ai été bluffée par les deux actrices principales. En cadeau, une superbe vidéo qui me fout la patate dès que je la vois :

 

  • Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, un film sur lequel je ne sais pas que dire au final. Il est beau, silencieux. 
  • Loin d’elle (Away from her) de Sarah Polley, sur la maladie d’Alzheimer, à la fois dur et touchant.
  • Wall-E de Andrew Stanton, une pépite, rien que pour son générique de fin représentant différents mouvements artistiques de l’histoire humaine :
  • Le come-back (Music & Lyrics) de Mark Lawrence, une vraie surprise, que je ne m’attendais pas à trouver si bien et décalée. Pour le plaisir des yeux et des oreilles, « Pop ! Goes my heart » :
  • Burn after reading de Joel & Ethan Coen, un très bon film, très drôle, et dans lequel les acteurs sont parfaits et surprenants (Aah… Brad Pitt en coach sportif à polo rouge…)
  • Harry Potter et les reliques de la mort Partie 2 de David Yates, ça y est, la saga se termine sur ce volet réussi mais trop court !
  • Underworld de Len Wiseman, pas grand chose à dire sur ce film, je crois que je suis partie me faire à manger pendant qu’il tournait… Ce que j’en ai vu m’a fait penser à un mélange entre Matrix, les orques du Seigneur des Anneaux et Twilight (et j’ai bien aimé ces trois films pourtant…).
  • Bagdad Café de Percy Adlon, un film étrange mais plaisant, à la musique envoûtante…


  • Légendes d’automne d’Edward Zwick, sympa mais sans plus, m’a permis de compléter ma connaissance de la filmo de Brad Pitt.
  • Nord et Sud de Brian Percival (BBC), l’adaptation du-dit bouquin, un peu décevante…
  • Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon, une très belle découverte !
  • Le goût des autres d’Agnès Jaoui, je souhaitais le voir depuis longtemps, Bacri y est superbe…
  • Super 8 de J.J Abrams, une bonne découverte, les personnages des enfants sont attachants et nous ramènent en enfance…
  • Le pari de Didier Bourdon & Bernard Campan, revisionnage de ce film que j’ai trouvé mieux que le souvenir que j’en avais gardé.
  • Usual suspects de Bryan Singer, une grosse grosse déception, je pensais adorer, ce n’est pas trop passé…
  • The Commitments d’Alan Parker, idem.
  • Never let me go de Mark Romanek, un film sympa et esthétiquement beau.
  • Retour à Cold Mountain de Anthony Minghella, mouais, une sensation de déjà-vu …
  • Le Château ambulant de Hayao Miyazaki, revu pour la dixième fois après avoir lu le livre, que dire de plus, ce film est parfait !
  • Le patient anglais d’Anthony Minghella, pratiquement 3 heures de film pour ça, je me suis un peu ennuyée…
  • Coraline de Henry Selick, une petite perle ! J’ai envie de lire le livre maintenant !
  • Goodbye Bafana de Bille August, une déception.
  • Le petit Nicolas de Laurent Tirard, une surprise, un film pas si mal réussi malgré mes a prioris…