Petits papiers radiophoniques, hors-série : Une vie, une oeuvre (France Culture)

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Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler d’une émission de radio dont j’écoute toujours avec plaisir les épisodes. Il s’agit de Une vie, une oeuvre, émission qui était diffusée jusqu’en août dernier sur France Culture (le samedi et le dimanche de 17h à 18h). Pour ce qui est de l’année prochaine, je ne sais pas encore si elle sera programmée, et si oui à quel horaire. Je viendrai mettre à jour cet article quand je le saurai.

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Comme son nom l’indique, chaque épisode de cette émission est consacré à un artiste, un penseur, un homme politique, une figure historique… Chaque émission est toujours très complète et passionnante, faisant intervenir de nombreux invités ayant connu ou étudié la personne en question.

Le site de l’émission, pour la saison 2014-2015, est visible ici. En faisant défiler la page, vous aurez accès à tous les épisodes de la saison.

Vous pouvez également vous abonner au podcast de l’émission (c’est ce que j’ai fait) en cliquant sur l’icône « Podcast » (mauve) située en haut à droite de la page, puis sur l’icône correspondant au logiciel d’écoute que vous utilisez.

Vous trouverez ci-dessous une petite sélection des émissions qui pourraient vous plaire (cliquez sur le nom pour aller sur la page de l’épisode). Parmi celles-ci, je vous conseille en particulier les cinq premières, consacrées à Roald Dahl, Tolkien, Franquin, Paul-Emile Victor et Alain Bashung, cinq personnes que j’admire beaucoup.


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Roald Dahl ♥

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J.R.R. Tolkien ♥

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Paul-Emile Victor ♥

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André Franquin ♥

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Alain Bashung ♥

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Mary Shelley

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Bram Stoker


SOURCE

Cléopâtre

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P.D. James

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Frédéric Dard, dit San-Antonio

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Geneviève De Gaulle Anthonioz

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Philip K. Dick

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Florence Arthaud

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Maurice Leblanc

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Patrick Modiano

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Niki de Saint Phalle

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Salvador Dali

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H.P. Lovecraft

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François Giroud

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Louise Bourgeois

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André Malraux

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Mata Hari

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Robert Mapplethorpe

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Auguste Rodin


N’hésitez pas à me prévenir si certains liens ne fonctionnent pas !

Pour ce qui est des saisons précédentes de l’émission, vous pouvez les écouter via les liens suivants : 2013-2014 (notamment la superbe émission sur Hugo Pratt !), 2012-2013, 2011-2012, 2010-2011

Bonne écoute à vous ! 😉

P’tits papiers radiophoniques, hors-série : A Livre Ouvert (France Info)

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Parmi les émissions de radio que j’écoute, il y en a une que j’apprécie tout particulièrement, et c’est « A livre ouvert », diffusée le samedi à 5h50, 13h25, 16h25, 18h55 et 0h45. Dans un format court mais efficace (moins de cinq minutes), Valérie Expert et ses invités libraires y conseillent des romans qu’ils ont lus (ça paraît évident mais ça n’est pas toujours le cas…) et qu’ils ont appréciés.

J’aime beaucoup cette émission, d’une part parce que j’apprécie le ton de Valérie Expert et de ses invités. L’ambiance y est agréable, l’humour souvent présent. Ses invités libraires sont toujours très intéressants à écouter, notamment Gérard Collard (de la librairie « La Griffe noire » à Saint-Maur-des-Fossés) qui, disons-le, est quasiment toujours présent dans l’émission (et pour mon plus grand plaisir), mais aussi Lydie Zannini ou Jean Paul Collet.

D’autre part, s’il y a bien une chose que j’apprécie énormément dans cette émission, c’est qu’ils n’y parlent que de romans qu’ils ont appréciés, pas des autres (ou alors de manière ponctuelle, généralement pour les comparer aux livres chroniqués, parfois aussi pour se moquer). Et c’est un principe que je ne retrouve pas forcément dans les autres émissions littéraires que j’écoute ou que je regarde. Je trouve parfois dommage que certaines émissions passent des heures à parler de livres qu’ils n’ont pas appréciés. Je comprends l’idée, mais je trouve dommage de consacrer les trois-quarts d’une émission à des livres qui n’ont pas plu, mieux vaut se concentrer selon moi sur ceux qu’on a envie de conseiller aux autres (ce n’est que mon avis évidemment).

Mais le mieux est que vous découvriez vous-même cette émission, dont les différents épisodes sont ici. Vous pouvez l’écouter en direct sur France Info, en ligne ou en podcast évidemment (l’abonnement se fait directement depuis la page de l’émission).

Pour en revenir à cet article, cela faisait plusieurs semaines que je n’étais pas à jour dans mes podcasts de « A livre ouvert », et j’ai donc récemment écouté à la suite les épisodes de ces trois derniers mois. Je vous propose donc ci-dessous les livres qui ont depuis rejoint ma liste d’envies (il suffit de cliquer sur le titre de l’émission pour accéder à la page de l’émission correspondante, puis sur le lien en bas de page, après les critiques de livres, pour écouter l’émission en ligne) :

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« Les singuliers » d’Anne Percin (éditions du Rouergue)

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Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, en rupture avec ses origines bourgeoises, s’installe à Pont-Aven et y fait la rencontre de nombreux artistes, dont Gauguin. Ce dernier l’introduit dans l’avant-garde, dont Van Gogh est le maître scandaleux.

 

« Les accoucheuses » (3 tomes : « La fierté », « La révolte » et « La déroute ») d’Anne-Marie Sicotte (Editions Pocket)

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Faubourg Sainte-Anne, Montréal, 1845. En pleine nuit, une sage-femme et sa fille vont accompagner une femme dans sa délivrance. À seize ans, Flavie entreprend ainsi l’apprentissage du métier d’accoucheuse auprès de Léonie, sa mère, qui caresse d’audacieux projets : la fondation d’un refuge pour femmes enceintes démunies et celle d’une école de sages-femmes. À l’instar de Simon, le père de Flavie, la société de l’époque, placée sous le règne tyrannique de la pudeur, est rebutée par ces nouveautés. Les membres du clergé se méfient comme de la peste de l’esprit d’entreprise de Léonie et de ses collègues. De leur côté, les médecins engagent une lutte de pouvoir afin de ravir leur clientèle aux sages-femmes. Séparés par un large fossé, les univers masculin et féminin ne se rejoindront qu’au moyen de trop fragiles passerelles, celles du respect et de l’amour. D’une écriture vivante et colorée, ce roman évocateur excelle à recréer l’atmosphère des débuts de l’ère victorienne et à camper des personnages attachants.

« Lettres à Alexandrine (1876-1901) » d’Emile Zola (Editions Gallimard)

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Ces 318 lettres, adressées par Émile Zola à son épouse, Alexandrine, constituent le dernier grand inédit de l’écrivain, publié plus d’un siècle après sa disparition. Elles montrent le romancier face à ses contemporains, placé au cœur de la vie littéraire parisienne, et affrontant ce qui a constitué le choix décisif de son existence : son engagement dans l’affaire Dreyfus. Elles retracent en même temps l’histoire intime d’un couple qui a réussi à surmonter la crise dont il a failli être victime.
Alexandrine fait plusieurs séjours en Italie, entre 1895 et 1901. Zola doit subir un interminable exil en Angleterre, à la suite de la publication de son «J’accuse». Pour lutter contre l’absence, ils se retrouvent à travers les lettres qu’ils échangent.
Dialoguant avec Alexandrine, Zola se livre entièrement. «J’ai la certitude intérieure qu’une fois encore, je vais à mon étoile», lui écrit-il, en lui confiant les raisons qui le poussent à se lancer dans son combat en faveur d’Alfred Dreyfus. Sa correspondance accompagne la longue marche qu’il a entreprise pour le triomphe de la vérité et de la justice.

« Madame Zola » d’Evelyne Bloch-Dano (Editions Le Livre de Poche)

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La vie d’Alexandrine-Gabrielle Meley (1839-1925) aurait pu être écrite par Emile Zola. Née dans le Paris des petits métiers, cette grisette sans le sou canote sur les bords de Seine et pose pour les Impressionnistes. Un jour, elle rencontre un Aixois travailleur. Ce sera l’unique passion de sa vie. Le couple qu’Alexandrine forme avec Emile Zola va symboliser le succès bourgeois du Second Empire. Dans leur propriété de Médan, l’ancienne cousette, aux accents de « poissarde », selon Edmond de Goncourt, reçoit l’élite de l’art, de Flaubert à Maupassant. Un vulgaire bonheur ? Une muse en cuisine ? Vive, altière, généreuse, Alexandrine ne cesse jamais de se battre. Elle est à la fois forte et fragile, matrone et moderne, mère et fille. Sans doute a-t-elle construit sa vie autour d’un secret profondé-ment enfoui – et qui est révélé ici pour la première fois. Cette biographie de Madame Zola, entraînante et précise, riche de correspondances inédites, évoque différentes époques : de l’affaire Dreyfus à la Grande Guerre, de la locomotive à vapeur aux années folles. On y voit l’intimité d’un écrivain. On y voit une anticonformiste entrer au Panthéon au côté de Jeanne Rozerot, qui fut la maîtresse de Zola et la mère de ses enfants. Alexandrine fut, sous les traits de l’éternelle épouse, une femme libre. Madame Zola a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle en 1998.

 

 

« Le dernier banquet » de Jonathan Grimwood (Editions Terra Nova)

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Un enfant crasseux mange des scarabées à côté d’un tas de fumier, il a cinq ans et ses parents sont morts. Il s’appelle Jean-Charles d’Aumout et c’est un noble sans le sou qui va connaître un destin exceptionnel.
Dans la France du XVIIIe siècle, l’orphelin devenu cadet à l’Académie militaire va, grâce à un mariage, grimper les échelons de la société. Soldat, diplomate, espion, amant : Aumout est tout cela à la fois.
Sa vie est remplie de passion et d’intrigues, mais cela ne lui suffit pas. Il n’a qu’une seule obsession : l’art culinaire qu’il porte à son paroxysme. Alors que la société agonise sous les coups de la Révolution, tel un alchimiste prêt à toutes les expériences, Aumout cherche le goût parfait, absolu. Mais en cuisine, pas plus qu’en politique, la perfection n’est de ce monde…

 

« La chair interdite » de Diane Ducret (Editions Albin Michel)

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Chair interdite depuis la naissance de la civilisation, le sexe des femmes nourrit les peurs des hommes, leur fournit plaisir et naissance, attise le désir autant que la haine. Tantôt exilé, maudit, conspué ou consacré, mutilé autant qu’embrassé, il aura toujours quelque chose à se reprocher. Il a dicté ses lois et ses désirs à l’histoire de l’humanité. Quand bien même certains hommes, certaines politiques ou religions tentaient de lui prescrire leurs volontés, leurs fantasmes, leurs interdits.

 

 

« Churchill m’a menti » de Caroline Grimm (Editions Flammarion)

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En juin 1940, les îles anglo-normandes sont démilitarisées et laissées sans défense, à la merci d’une invasion allemande. Les habitants de Jersey en font la douloureuse expérience et doivent faire face aux nazis, qui y construisent des camps d’internement pour la population juive.

 

 

« Les anormaux » de Götz Aly (Editions Flammarion)

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A l’automne 1939 commence le programme d’euthanasie des personnes déficientes morales et physiques, décrété par Hitler, qui est étendu en 1940 aux délinquants et aux inaptes au travail. Des objectifs étaient fixés, de l’ordre du millième de la population. L’auteur pose la question des valeurs morales et montre comment l’assentiment général a encouragé les nazis à transposer ce processus aux Juifs.

 

 

« Choisissez TOUT » de Nathalie Loiseau (Editions JC Lattes)

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« Je me souviens de l’ironie avec laquelle on répétait dans ma famille qu’enfant, je « voulais tout ». Pauvre naïve : naïve d’en avoir envie, naïve de croire que c’était possible et naïve de le dire. Naïve, je le suis restée et le revendique : have it all, vivre pleinement sa vie, ne pas renoncer avant d’avoir essayé, je voudrais que cela soit possible pour toutes les femmes. J’ai beaucoup reçu, beaucoup combattu et beaucoup obtenu. J’ai aussi connu dans de nombreux pays, d’innombrables destins de femmes qui m’ont fait réfléchir. J’ai vu dans leurs vies des reflets de la mienne. Aujourd’hui je voudrais partager ce que j’ai vu et vécu, donner envie à d’autres femmes d’oser, de rêver et de changer le monde ».
Nathalie Loiseau se souvient de la petite fille et de l’adolescente précoce, dont on ne savait pas quoi faire. Elle raconte ce parcours hors norme d’une jeune femme entrée à Sciences-Po presque par hasard et qui s’est pris de passion pour le service public, la diplomatie, y exerçant les plus hautes fonctions dans un monde encore très peu ouvert aux femmes. Un parcours qui l’a conduite à diriger l’ENA aujourd’hui, elle qui n’en est pas issue.
Nathalie Loiseau nous raconte ses combats, ses rencontres, des situations tendres, drôles ou révoltantes. Elle nous livre une leçon de courage et d’optimisme où la « passion », la « curiosité » sont les maîtres-mots. Une histoire qui donne envie de ne renoncer à rien, de vivre pleinement sa vie de femme, de mère, de repenser nos rapports au travail et aux hommes.

 

 

« Le cercle des femmes » de Sophie Brocas (Editions Julliard)

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Le temps des funérailles d’une arrière-grand-mère, quatre générations de femmes se trouvent confrontées à la découverte d’un douloureux secret de famille.
Lia vient d’avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d’intimité partagée, vient le moment d’échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l’ordre dans les affaires de l’aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une boîte à chaussures. À sa grande surprise, ces écrits relatent une version bien différente de la disparition du mari de son arrière-grand-mère que celle racontée depuis toujours dans le cercle familial. Poignantes, ces lettres révèlent surtout un destin brisé par la honte et le chagrin.
Lia doit-elle garder pour elle un secret jalousement protégé pendant soixante ans par son arrière-grand-mère ? Ces révélations ne risquent-elles pas de déclencher un cataclysme parmi ces quatre générations de femmes ? Et que faire de l’image si lisse, et en vérité si faussée, qu’elle avait de cette très vieille dame ? Comment lui pardonner son mensonge ? Les conséquences de cette falsification de l’histoire familiale s’éclairent peu à peu dans l’esprit de la jeune fille et bousculent son propre rapport à la famille, aux hommes, à l’amour. Car c’est toute une lignée de femmes qui semble en avoir été victime, en porter les stigmates.
Roman initiatique, Le Cercle des femmes démontre qu’un secret de famille marque – radicalement parfois – toute une descendance. Telle cette tribu très attachante qui a laissé peu de place à l’élément masculin dans le huis clos familial, sans jamais en saisir la raison. Lia saura-t-elle transformer ce sentiment de trahison en pardon ? Sa colère en bienveillance ? Saura-t-elle rompre la fatalité du « cercle des femmes » pour s’ouvrir aux hommes et à l’amour ? Servi par une écriture originale, pleine de fraîcheur, Le Cercle des femmes est porté par une petite musique qui nous entraîne d’une page à l’autre dans une galerie de personnages féminins aussi touchants que fantasques.

 

 

« Mon année Salinger » de Joanna Smith Rakoff (Editions Albin Michel)

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A la fin des années 90, Joanna, qui vient de terminer ses études de lettres, s’installe à New York où elle a trouvé un poste d’assistante dans une grande agence littéraire. Chaque jour, elle quitte l’appartement minuscule et délabré qu’elle occupe à Brooklyn avec son petit-ami, Don, aspirant écrivain ténébreux et neurasthénique, pour se rendre en métro sur Madison avenue et retrouver l’antique dictaphone et la machine à écrire qui trônent encore sur son bureau. Mais aussi et surtout sa boss, une femme de tête fantasque et charismatique qui semble n’avoir d’autre préoccupation qu’un mystérieux Jerry… Hommage à la ville de New York, des cafés bohèmes de Brooklyn aux terrasses et aux lofts du Lower East Side, Mon année Salinger est aussi un récit d’apprentissage subtil, émouvant et drôle : la trajectoire littéraire et sentimentale d’une jeune femme et sa rencontre avec Salinger.

 

« Retour  Little Wing » de Nickolas Butler (Editions Autrement)

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Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo. Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

 

« Big brother » de Lionel Shriver (Editions Belfond)

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Après, entre autres, « Il faut qu’on parle de Kevin », la nouvelle bombe de Lionel Shriver. Toute sa verve sarcastique, sa profondeur d’analyse, son esprit de provocation dans un roman choc partiellement autobiographique sur un sujet brûlant d’actualité : notre rapport névrotique à la nourriture, et son corollaire, l’obésité alarmante dans nos sociétés occidentales.
Femme d’affaires en pleine réussite, mariée à Fletcher, un artiste ébéniste, belle-mère de deux ados, Pandora n’a pas vu son frère Edison depuis quatre ans quand elle accepte de l’héberger. À son arrivée à l’aéroport, c’est le choc : Pandora avait quitté un jeune prodige du jazz, séduisant et hâbleur, elle découvre un homme obèse, contraint de se déplacer en fauteuil, négligé, capricieux et compulsif. Que s’est-il passé ? Comment Edison a-t-il pu se laisser aller à ce point ? Pandora a-t-elle une part de responsabilité ? Entre le très psychorigide Fletcher et le très jouisseur Edison, la tension ne tarde pas à monter et c’est Pandora qui va en faire les frais. Jusqu’à se retrouver face au pire des dilemmes : choisir entre son époux et son frère. Qui aura sa préférence ? Pourra-t-elle sortir son frère de la spirale dans laquelle il s’est enfermé ? Edison le veut-il seulement ? Peut-on sauver malgré eux ceux qu’on aime ?

 

 

« Les mots qu’on ne me dit pas » de Véronique Poulain (Editions Stock)

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 » « Salut, bande d’enculés ! » C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. « Salut, bande d’enculés ! » Et ma mère vient m’embrasser tendrement. » Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte. Son père, sourd-muet. Sa mère, sourde-muette. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

 

« Le bonheur national brut » de François Roux (Editions Albin Michel)

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Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche. Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-huit ans à peine, tous les espoirs sont permis. Trente et un ans plus tard, que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s’affiche sur les écrans de télévision ? Le bonheur national brut dresse, à travers le destin croisé de quatre amis d’enfance, la fresque sociale, politique et affective de la France de ces trois dernières décennies. Roman d’apprentissage, chronique générationnelle : François Roux réussit le pari de mêler l’intime à l’actualité d’une époque, dont il restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes.

 

 

« D » de Robert Harris (Editions Plon)

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Paris, janvier 1895. Par un matin glacial, un officier de l’armée, Georges Picquart, assiste devant vingt-mille personnes hurlant « À mort le juif ! » à l’humiliation publique d’un capitaine accusé d’espionnage : Alfred Dreyfus. Picquart est promu : il devient le plus jeune colonel de l’armée française et prend la tête de la section de statistique – le service de renseignements qui a traqué Dreyfus. Dreyfus, lui, est condamné au bagne à perpétuité sur l’île du Diable, il n’a le droit de parler à personne, pas même à ses gardiens, et son affaire semble classée pour toujours. Mais, peu à peu, Picquart commence à relever des éléments troublants dans l’enquête, tout en lisant les lettres de Dreyfus à sa femme dans lesquelles celui-ci ne cesse de clamer son innocence. Et quand le colonel découvre un espion allemand opérant sur le sol français, ses supérieurs refusent de l’écouter. En dépit des avertissements officiels, Picquart persiste et va se retrouver lui aussi dans une situation délicate.

 

« Les douze enfants de Paris » de Tim Willocks (suite du roman « La Religion ») (Editions Sonatine)

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23 août 1572. De retour d’Afrique du Nord, Mattias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris. Il doit y retrouver sa femme, la comtesse Carla de La Pénautier, qui, enceinte, est venue assister au mariage de la sœur du roi avec Henri de Navarre. À son arrivée, Mattias trouve un Paris en proie au fanatisme, à la violence et à la paranoïa. La tentative d’assassinat contre l’amiral de Coligny, chef des réformistes, a exacerbé les tensions entre catholiques et protestants. Introduit au Louvre par le cardinal de Retz, Mattias se retrouve bientôt au cœur des intrigues de la Cour et comprend très vite que le sang va couler dans les rues de Paris. Dans une capitale déchaînée, où toutes les haines se cristallisent, Carla est impliquée au même moment dans une terrible conspiration. Plongé dans un océan d’intrigues et de violences, Mattias n’aura que quelques heures pour tenter de la retrouver et la sauver d’un funeste destin. Tim Willocks est sans aucun doute l’un des plus grands conteurs de notre temps.

Je m’arrête là, mais je pourrais encore remonter bien plus loin dans les épisodes, tellement il y a de titres prometteurs… Sur ce, je vous souhaite de belles lectures !

P’tits papiers radiophoniques # 4

Encore quelques liens vers de nouvelles émissions radiophoniques.

Comme vous pouvez le constater, j’ai pas mal de podcasts en retard, d’où les dates des émissions qui remontent un peu..

Mais ça tombe bien, car en été beaucoup d’émissions sont en pause !

Bonne écoute !

« L’humeur vagabonde« 

(du lundi au jeudi, de 20h à 21h, sur France Inter)

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Source

« L’as-tu lu mon p’tit loup ?« 

(le dimanche, de 19h55 à 20h, sur France Inter)

  • « Tous à poil ! » (émission du 16/02/14), à propos du livre de Claire Franck et Marc Daniau cité ci-dessus

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Source

« Une vie, une œuvre« 

(le samedi et le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture)

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  • « Bobby Sands » (émission du 31/05/14), avec notamment l’intervention de Sorj Chalandon

Source

« Du côté de chez soi« 

(le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture)

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« La marche de l’histoire« 

(du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Inter)

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Source

P’tits papiers radiophoniques # 3

J’essaie de réveiller un peu ce blog avec un nouvel article regroupant les derniers podcasts qui m’ont plu ces derniers temps…

www.pinterest.com

« Une vie, une œuvre » (le samedi et le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture) :

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Source

« Du côté de chez soi » (le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture) :

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Source

« Chronique bande dessinée » (le dimanche à 5h20, 14h10, 17h40, 20h45 et 23h15, sur France Info) :

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Source

« Livre en poche » (le dimanche de 7h25 à 7h30, sur France Inter) :

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Source

« La marche de l’histoire » (du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Inter) :

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Source

P’tits papiers radiophoniques # 2

Afin d’égayer un peu les choses ici, voici un 2ème numéro de mes p’tits papiers radiophoniques, dans lequel je vous parle des podcasts radiophoniques que j’écoute, et des idées que j’ai pu y piocher….

(N’oubliez pas que, pour toutes les émissions dont je parle ici, vous pouvez vous-même vous y abonner en cliquant sur le titre de l’émission, puis sur le bouton dédié sur la page de celle-ci. Pour les épisodes les plus anciens, vous ne les recevrez peut-être pas quand vous vous abonnerez à l’émission, mais vous pouvez en général toujours les écouter dans les archives de l’émission. Bonne écoute !)

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  • La bibliothèque scientifique idéale :
    (France Inter, le mercredi de 14h50 à 14h58)

Par l’auteur d‘Extrêmement fort et incroyablement près, un livre qui nous interroge sur la façon dont sont traités les animaux que nous mangeons. L’actrice Natalie Portman aurait l’intention d’adapter prochainement ce livre.

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (Points)

Émission du 2 mai 2012

Être carnivore est-il moralement légitime ? Comment traitons-nous les animaux que nous consommons ? Avant de se lancer dans une vaste enquête, Jonathan Safran Foer convoque souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques pour interroger nos comportements vis-à-vis des animaux. Il dénonce ainsi l’abomination actuelle des pratiques d’élevage et d’abattage, tout en se penchant sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle et inattendu.

Fiche DialoguesFiche AmazonFiche Livraddict

  • Livre en poche par Jacqueline Pétroz :
    (France Inter, le dimanche de 7h25 à 7h30)

L’actualité des sorties littéraires en poche…

Folio a récemment publié la version originale du livre culte de Jack Kerouac, écrit par l’auteur sur un long rouleau de 36 mètres.

Sur la route (version originale) de Jack Kerouac (Folio)

Émission du 13 mai 2012

« Avec l’arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu’on pourrait appeler ma vie sur la route. […] Neal, c’est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route… » Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs. La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l’auteur a crépité son texte sans s’arrêter, page unique, paragraphe unique. Aujourd’hui, voici qu’on peut lire ces chants de l’innocence et de l’expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd’hui on peut entendre dans ses pulsations d’origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir. Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l’éphémère. « Quand tout le monde sera mort », a écrit Ginsberg, « le roman sera publié dans toute sa folie. » Dont acte. (Josée Kamoun)

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Chaque jour, après le repas, laissez-vous porter par l’Histoire avec Jean Lebrun et son invité…

Une émission consacrée à J. R. R. Tolkien et à son œuvre phare, Le seigneur des anneaux.

Émission du 26 avril 2012 :

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Tolkien : sur les rivages de la Terre du Milieu de Vincent Ferré (Pocket Agora)

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Précédant de quelques mois la sortie de l’adaptation cinématographique du « Seigneur des anneaux » par Peter Jackson, « Sur les rivages de la Terre du Milieu » est le 1er livre en français consacré au chef-d’oeuvre de J.R.R.Tolkien. Il est destiné aux très nombreux lecteurs déjà acquis à Tolkien, mais aussi au grand public, puisqu’il facilite l’approche et la compréhension du « Seigneur des anneaux » : il entend à la fois montrer que Tolkien n’est pas un auteur pour enfants ou réservé à des initiés, et compléter des textes déjà publiés par Christian Bourgois sur sa vie, et ses oeuvres.

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Tolkien, trente ans après (1973-2003) de Vincent Ferré (Christian Bourgois)

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Ce recueil, comprenant une quinzaine d’articles et des entretiens avec Christian Bourgois et John Howe, est destiné aux lecteurs désireux de mieux comprendre l’univers de Tolkien, ainsi qu’aux étudiants et aux chercheurs intéressés par une œuvre encore peu étudiée en France. Des auteurs venus d’horizons divers (littérature, histoire, études cinématographiques, etc.), dont trois des meilleurs spécialistes actuels (Tom Shippey, Verlyn Flieger, Thomas Honegger), proposent des analyses sur l’histoire de l’œuvre de Tolkien en France, sur le réseau des langues inventées par l’auteur, sur des épisodes-clés (la Moria, le miroir de Galadriel, les énigmes de Bilbo le Hobbit) ou sur des textes moins connus (L’Histoire de la Terre du Milieu ou Feuille, de Niggle), d’autres articles examinent la question du Mal (ses représentations, ses frontières) et le rôle des monstres dans Le Seigneur des Anneaux, la place de Tolkien dans le genre de la Fantasy moderne, anglaise et française, ou encore la transposition du texte en image – par Peter Jackson, pour son adaptation cinématographique, ou par John Howe, le célèbre illustrateur. Ces articles, regroupés en quatre parties, « Confluences », « L’arbre et ses branches », « L’Ombre noire », « Tolkien et les arts », peuvent être lus séparément ou vus globalement comme un état actuel des études en langue française sur l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

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Tolkien et ses légendes : Une expérience en fiction d’Isabelle Pantin (CNRS Éditions)

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Ecrivain, poète, professeur d’université. Qui était vraiment J.R.R. Tolkien ? Que n’a-t-on prétendu sur celui qui est considéré comme l’un des plus grands écrivains du XXe siècle et dont l’oeuvre continue de fasciner des millions de lecteurs. Etudiant de près la vie et les écrits du maître, interrogeant ses amitiés, ses goûts littéraires et ses choix esthétiques, revenant sur les étapes de sa formation universitaire et littéraire, analysant ses réactions aux événements du temps, Isabelle Pantin replace Le Seigneur des anneaux dans le contexte des années de sa création ! Elle analyse aussi la dynamique de l’oeuvre même de Tolkien, l’entreprise d’une vie, entre la Première Guerre mondiale et les années soixante, tout en montrant son caractère singulier et moderne, ses dimensions multiples, de la poésie au mythe, du conte au roman d’aventure. Un essai magistral, le plus complet en français. Une somme passionnante sur le créateur de la Fantasy.

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Tolkien et le Moyen Âge, sous la direction de Leo Carruthers (CNRS Éditions)

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Bienvenue en Terre du Milieu. Entrez à votre tour dans les coulisses du Seigneur des Anneaux, dans les secrets de sa création. Quelle autre œuvre a jamais été l’objet d’un tel culte ? Quelle autre extraordinaire épopée-monde a suscité un genre, nouveau, à part, singulier qui a nourri la littérature comme le cinéma, la peinture comme la BD, les jeux de rôle comme les jeux vidéo ? Voici tout, et le reste, sur le monument génial édifié par Tolkien (1892-1973), professeur d’Oxford à la vie tranquille, à la gloire des puissances de l’imaginaire. Voici, explorées, ses sources d’inspiration, du Kalevala aux romans de la Table ronde, en passant par les légendes germaniques. Voici, décodée, commentée, expliquée sa réalité foisonnante, avec ses monstres, ses magiciens, sa géographie. Voici, décryptées, ses langues imaginaires, avec leur grammaire et leur alphabet, ses musiques inventées, avec leurs chants et leurs hymnes. Voici le plus fantastique des univers jamais créés par un homme.

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Le Seigneur des Anneaux ou la tentation du mal d’Isabelle Smadja (PUF)

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« Le Seigneur des Anneaux » tirerait-il sa fascination de la puissance poétique qui émane de ces vers ? Son succès proviendrait-il de sa capacité à légitimer, en l’universalisant, l’attrait pour la guerre et la mort ? À l’innocence d’Adam et d’Eve, voulant goûter d’un fruit « bon à manger, agréable à, regarder », Tolkien oppose un récit où le mal fascine pour ce qu’il est et non pour le bien que, par ruse, il promet. Pourquoi ? On a souvent reproché au « Seigneur des Anneaux » de véhiculer une idéologie conservatrice, misogyne et raciste. Qu’en est-il exactement ? En créant une « race » si « perfide » qu’il faut l’exterminer, Tolkien l’a-t-il dotée de suffisamment d’irréalité pour ne pas être soupçonné de racisme ? Qui se cache derrière Gollum ? Caïn ? Caliban ? Ou bien encore « l’homme d’en-bas », l’homme du peuple, déchu pour avoir voulu revendiquer le pouvoir et les richesses ? Enfin d’où vient le regain d’intérêt pour un ouvrage écrit il y a près d’un demi-siècle ? S’appuyant sur les analyses de Foucault, Lévi-Strauss et Ricoeur, mais également de jean Cohen, Luc Ferry ou Pierre Macherey, cet essai se propose de répondre à ces questions.

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  • Emmenez-moi par Brigitte Patient :
    (France Inter, du lundi au vendredi, de 5h11 à 5h15)

Un auditeur nous conduit sur un lieu de son choix en France, à l’étranger. C’est le guide du monde des auditeurs de France Inter. (Source : France Inter)

Émission du 5 juin 2012 :

Patchworks parisiens : Petites leçons d’urbanisme ordinaire de Michaël Darin (Parigramme)

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Attirés par les édifices remarquables, les perspectives régulières et le pittoresque, nous courons d’un site exceptionnel à un autre sans porter beaucoup d’attention aux quartiers que nous traversons. Trop ordinaires, sinon trop laids… Et si nous regardions avec davantage de curiosité ce tissu urbain banal ? Ses imperfections -bicoques insolites, décalages de toitures, juxtapositions surprenantes, immeubles en retrait… résultent des interventions d’une foule d’acteurs sociaux qui ont rarement les mêmes intérêts et ne disposent pas des mêmes moyens pour parvenir à leurs fins. Ainsi se fabriquent les villes, l’allure des rues n’étant finalement que la traduction des accords, des compromis ou des brouilles entre architectes, représentants de la puissance publique, propriétaires ou investisseurs, dans un fascinant mélange d’harmonie et disharmonie.

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  • Chronique Bande Dessinée par Jean Christophe Ogier :
    (France Info, le dimanche à 5h20, 7h10, 14h25, 17h45, 20h40 et 22h25)

Le jour où… : France Info, 25 ans d’actualités (1987-2012), Collectif (Futuropolis)

Émission du 3 juin 2012

Le jour où..., 1987-2012 : France Info 25 ans d'actualité

France Info et Futuropolis donnent carte blanche à 35 auteurs de bande dessinée représentatifs des tendances de la BD depuis 25 ans. Chacun illustre l’un des 25 événements retenus pour ce quart de siècle.

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Olympe de Gouges de Catel et José-Louis Bocquet (Casterman Écritures)

Émission du 13 mai 2012

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Mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouzes décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d’histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet,  Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre… En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l’égalité entre les sexes et le droit de vote; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu’au XXe siècle.

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Cinérama : les meilleurs plus mauvais films de Charles Berberian (Fluide Glacial)

Émission du 8 avril 2012

Cinerama, Les Meilleurs Plus Mauvais Fil

« Une sélection des meilleurs plus mauvais films du monde » est le sous-titre de cet album qui se gausse des plus grands nanars du cinéma mondial. Des parodies turques de Star Wars aux sensations du petit Berberian à la vue de la pulpeuse Edwige Fenech à l’origine du goût de l’artiste pour le cinéma, c’est un parcours initiatique entre le bon et le mauvais goût en art qui nous est dispensé ici. (Source : Actua BD)

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  • A livre ouvert par Valérie Expert :
    (France Info, le samedi à 10h45, 12h45, 14h45, 16h45)

« Les libraires, ambassadeurs des livres de qualité, commentent avec passion l’actualité littéraire. » (Source : France Inter) Chaque semaine, Valérie Expert et son équipe de libraires sélectionnent 4 ou 5 livres qui les ont marqués et nous les font partager.

Émission du 28 avril :

Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons (Calmann-Lévy)

Le Manoir de Tyneford

Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bourgeoisie viennoise, est contrainte à l’exil. Elle ne sait rien de l’Angleterre, si ce n’est qu’elle ne s’y plaira pas. Tandis que sa famille attend un improbable visa pour l’Amérique, elle devient domestique dans une grande propriété du Dorset, c’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table. Au début, tout lui paraît étranger. Elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l’humiliation du racisme, du déclassement, l’inquiétude pour les siens et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Mais la guerre gronde, le monde change et Elise l’insouciante est forcée de changer à son tour. Elle s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer et provoque même un scandale en dansant avec le fils du maître des lieux lors d’une soirée inoubliable au manoir. Il y a quelque chose d’enchanteur à Tyneford. Elise y apprendra qu’on peut vivre plus d’une vie et que l’on peut aimer plus d’une fois.

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Jack Rosenblum rêve an anglais de Natasha Solomons (Le Livre de Poche)

Jack Rosenblum rêve en anglais

Depuis qu’il a débarqué en Angleterre en 1937, Jack Rosenblum s’emploie à devenir un véritable gentleman britannique. Durant quinze ans, il a rédigé un guide exhaustif des us et coutumes de son pays d’adoption : il sait où acheter la marmelade, écoute tous les jours le bulletin météo de la BBC et ne parle plus allemand que pour proférer des jurons. Malgré toute sa bonne volonté, son désir se heurte à la force d’inertie de son épouse Sadie, qui refuse obstinément d’oublier le monde juif allemand qui était le leur. Jack est pourtant persuadé d’avoir trouvé sa patrie. Il ne lui reste d’ailleurs plus qu’une épreuve à surmonter pour réaliser son rêve : devenir membre d’un club de golf à Londres. On ne veut pas de lui ? Qu’à cela ne tienne, il quittera la capitale pour s’installer à la campagne et entreprendra de construire son propre green…

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Émission du 5 mai 2012 :

C’était en mai, un samedi de David Lelait-Helo (Anne Carrière)

C'Etait En Mai  Un Samedi

Une maison blanche et haut perchée, dans le ciel de Paris. Une femme vit là depuis vingt-cinq ans. Seule. Ce samedi soir, en ce refuge devenu tombeau, elle s’apprête à rompre ses jours. Assise sur le bord de son lit, elle contemple la ville qui lui a tout donné, et beaucoup pris. Sur le chevet, une bouteille de whisky, des somnifères, le téléphone. Elle voudrait enfin parler, dire quelle a été sa vie, dire pourquoi elle lui préfère la mort. Elle compose un numéro au hasard… A une centaine de kilomètres de là, dans son jardin clos, Sophie goûte le silence depuis qu’elle a quitté son mari, la ville pour la campagne. Le téléphone sonne. « Allô, je m’appelle Iolanda. Je vais mourir ». Deux heures s’écouleront. Le temps que deux femmes se racontent. Madame Tout-le-monde, Sophie, et Iolanda… Dalida pour la France entière. Un roman intime et poétique où affleure toute la réalité de la vie de Dalida. La rencontre émouvante et troublante de deux femmes que tout sépare, à l’heure, enfin, où se dévoilent leurs secrets.

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Charivari de Nancy Mitford (10/18)

Charivari

Paru en 1935, ce roman n’a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu’elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l’humour anglais, transparaît une critique mordante des mœurs de la bonne société britannique, sur fond d’avènement du fascisme.

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Émission du 12 mai 2012 :

La dernière conquête du major Pettigrew de Helen Simonson (NiL)

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À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…

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L’invisible de Robert Pobi (Sonatine)

L'invisible

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

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Émission du 19 mai 2012 :

Grâce de Delphine Bertholon (JC Lattès)

Grâce

1981. Dans sa maison près de Villefranche-sur-Saône, la très jolie Grâce Marie Bataille, trente-trois ans, vit au rythme des retours de son mari, représentant en électroménager, lorsqu’une jeune fille au pair d’origine polonaise vient perturber une vie qui semblait jusque-là tracée à la craie… En 2010, Nathan, son fils, vient fêter Noël en famille. Mais cette année, tout est différent. Nathan apprend que son père, disparu sans crier gare trois décennies plus tôt, a refait surface. D’inquiétants phénomènes surviennent alors dans la maison familiale.

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London prisoner de Régis Franc (Fayard)

London prisoner

Quand j’ai dit à mes amis (français) que je m’installais à Londres, ils ont été unanimes : Londres ? Cool ! Comparé au swinging London, Paris, c’était la belle endormie. Alors je me suis engouffré dans le boyau obscur du tunnel sous la Manche en me disant, pour me donner du courage, que j’allais faire connaissance avec « Ze » Paul McCartney. Seulement voilà : mon anglais était approximatif, et j’étais persuadé que David Beckham était un joueur de tennis. Comment dire ? Mon intégration s’en est trouvée contrariée. Et puis il y avait autre chose. Non, pas la nostalgie. Mais des fantômes. Surgis d’une enfance passée sous le soleil de plomb du Languedoc. On ne se débarrasse de rien en s’éloignant. Ce serait même plutôt le contraire. Sous la pluie, dans la ville la plus in du monde, je redevenais méditerranéen. Prouvant aux Anglais qu’ils n’ont pas le monopole du sens de l’humour, Régis Franc affronte avec vaillance les prix prohibitifs de l’immobilier londonien, les plombiers de Pimlico, les femmes de traders qui roulent en Porsche, et le destin qui s’acharne à ne jamais lui faire rencontrer Paul McCartney. Tout ça pour se retrouver face à lui-même…

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Émission du 26 mai 2012 :

Zadig et Voltaire et autres perles de librairie de Jean-Loup Chiflet (Chiflet & Cie)

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Dites moi, « Au nom de la rose », c’est bien un livre sur le parti socialiste ? Vous avez « Les Frères Bogdanov » de Dostoïevski ? Non, alors donnez-moi plutôt « Ainsi parlait Haroun Tazieff »… J’aimerais aussi « La Ménopause » de Kafka, « Auchan en emporte le vent », « Omelette » de Shakespeare, et si possible « On ne badine pas avec Zemmour ». Ah, j’oubliais, ma femme voudrait aussi « J’attends un enfant » mais elle ne sait pas de qui… Voici quelques exemples de ces perles souvent entendues par les libraires et répertoriées ici pour notre plus grand plaisir. Et ce ne sont pas Zadig ou Voltaire qui nous démentiront…

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Émission du 2 juin 2012 :

Max de Sarah Cohen-Scali (Gallimard)

Max

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! » Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

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Émission du 9 juin 2012 :

Les débutantes de J. Courtney Sullivan (Rue Fromentin)

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Sally, Celia, April et Bree se rencontrent sur le campus de la mythique université féminine de Smith, célèbre à la fois par la qualité de son enseignement et l’esprit féministe et libertaire qui y règne, dont l’ambiance particulière avait déjà inspiré Sylvia Plath ou Joyce Carol Oates. Ce roman d’initiation relate leurs années de formation et leurs débuts dans la vie. Aussi captivant qu’intelligent, ce premier roman drôle et émouvant sur la place et le destin des femmes – entre choix et contraintes – dans la société américaine contemporaine, vu sous le prisme de quatre héroïnes très dissemblables, a obtenu un succès critique et commercial aux États-Unis.

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A table avec la reine d’Angleterre – 75 recettes classiques anglaises de Frédérique Jacquemin, Michel Giorgis-Comte & Fabrice Subiro (Agnès Vienot)

A table avec la Reine d'Angleterre, 75 recettes classiques anglaises

Toute à la fois simple et sophistiquée, royale et populaire, la gastronomie anglaise cultive ce paradoxe so british. Du fish and chips ou du cornish pasty spécialité des mineurs de Cornouailles aux shortbreads, scores et autres petits sandwichs de l’immuable et aristocratique thé de cinq heures, elle raconte à elle seule l’histoire de son pays. L’ouvrage propose de s’asseoir en royale compagnie d’Elisabeth II afin de goûter les recettes typiques de ses soixante ans de règne : bœuf Wellington sauce madère, tarte au lemon curd meringuée, de remonter le temps et d’interpréter les mets des reines historiques : soupe à la queue de boeuf de Marie Tudor, rognons à la diable d’Anne Roleyn, sponge cake de Victoria et de terminer avec les muffins Eat Me de la Reine de Coeur, une reine de légende. Ainsi les pommes de terre roasted, rapportées du Nouveau Monde clans le coffre du pirate Walter Raleigh au château d’Elisabeth Tudor ; le curry de poulet, indissociable de l’avènement de Victoria comme Impératrice des Indes et les jacket potatoes à la Dickens, dark side de l’ère victorienne ; gâteau Lady Macbeth, en l’honneur du plus grand dramaturge anglais ; cocktail SYrerlock Ilolmes pour célébrer le plus élémentaire des détectives ; autant de figures historiques et littéraires pour incarner cette aventure gastronomique avec humour et esprit.

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Les habits neufs de Margaret d’Alice Thomas Ellis  (Points)

Les habits neufs de Margaret, roman

Margaret ne veut plus se marier. L’ennui, c’est que personne ne l’écoute, ni son fiancé, ni sa mère, et encore moins son père. Limpide, drôle et féroce, Alice Thomas Ellis met en lumière tous les non-dits qui entourent l’institution établie du mariage, et les principes d’une éducation anglaise si éprise de bonne tenue qu’elle réprime toute spontanéité.

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La rebelle de Valeria Montaldi (Pygmalion)

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Sous le règne de saint Louis, Caterina exerce la médecine à Paris, à l’Hôtel-Dieu, malgré l’hostilité de ceux qui l’entourent. Libre, devenue enceinte, elle découvre trop tard que son amant est déjà marié, et elle décide alors d’assumer seule son destin. C’est l’époque où la dissection des cadavres, interdite par l’Eglise, se fait en cachette. Mais le groupe auquel elle appartient est dénoncé et ses confrères masculins décident lâchement de lui faire porter l’entière responsabilité du délit. Abandonnée par tous, Caterina parvient à s’enfuir en Italie où, plus passionnée que jamais par son métier qu’elle reprend à l’hôpital, elle lutte jusqu’au bout de ses forces contre la jalousie et la misogynie de ses confrères. C’est une vie extraordinaire qu’évoque ce magnifique roman de Valeria Montaldi qui s’est fondée sur des documents authentiques. Car, contrairement à ce qu’on croit, il y eut bel et bien des femmes médecins au Moyen Age !

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Émission du 23 juin 2012 :

Marie-Blanche de Jim Fergus (Pocket)

Marie Blanche

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d’aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l’a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu’aux États-Unis, en passant par les sables de l’Égypte. D’un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours. En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l’écrivain nous fait entrer dans l’intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

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Service des affaires classées de Roy Vickers (Omnibus)

Service Des Affaires Classees

Ils sont banquiers, agents immobiliers, rentiers, aristocrates, des gens en tout point respectables. Ce sont aussi des assassins. Ils ont préparé leur crime avec le plus grand soin, aucun détail ne semble leur avoir échappé. Comment pourrait-on les soupçonner ? D’ailleurs l’enquête piétine, et le dossier finit par atterrir dans le Service des Affaires classées, où il peut dormir des mois, des années, jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne attirer l’attention de l’inspecteur Rason. Roy Vickers décrit avec un entrain teinté d’ironie – voire d’empathie pour le meurtrier – ces crimes dont on applaudit l’habileté, la quasi-perfection, quasi, en effet : une affaire classée ne l’est jamais tout à fait, et Scotland Yard a de la patience à revendre. Les trente-six nouvelles qui composent ce recueil forment l’intégrale du cycle du Service des Affaires classées ; leur modèle inspirera les enquêtes du lieutenant Columbo.

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  • Le Livre du Jour par Philippe Vallet :
    (France Info, du lundi au vendredi à 10h55, 13h25, 15h25, 16h55, 20h25 et 23h55, le samedi à 6h19, 11h50, 13h42, 16h12, 22h20 et 00h27, le dimanche à 8h25, 14h40, 19h40, 21h20 et 23h25)

Émission du 16 mai 2012 :

L’esprit au féminin de Macha Méril et Christian Moncelet (Cherche Midi)

L'esprit au féminin

Les femmes ont toujours eu de l’esprit à revendre. Pourtant, on oublie trop souvent de les citer. Une telle injustice est, en partie, réparée par cette anthologie, alerte et copieuse, de réflexions en tout genre, d’aphorismes et de réparties.
Cinq siècles d’humour, de gouaille, d’esprit d’à propos, de lucidité acide ont été patiemment explorés. Pour faire rire ou sourire, les femmes n’ont rien à envier aux hommes. Elles ont imposé, au fil du temps, leurs jugements drôles et originaux sur la vie, le monde, les hommes, la société ou la famille, les défauts des uns et des autres, sans oublier les leurs.
Des moralistes qui savent rire sous capeline, des fines langues, des impertinentes stylées et même des effrontées truculentes.

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  • L’histoire du jour par Jean Leymarie :
    (France Info, du lundi au vendredi à 7h25)

Émission du 2 juillet 2012

Alexandre Grothendieck : Le trésor oublié d’un génie des mathématiques

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Alexandre Grothendieck est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens du 20ème siècle. A 84 ans, il vit reclus au pied des Pyrénées. Le fruit de ses recherches entre 1970 et 1991 dort dans cartons. La communauté scientifique rêve d’y avoir accès. (Source : France Info)

https://i2.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/5/55/Logo_France_Culture.png

  • Jusqu’à la Lune et retour par Aline Pailler :
    (France Culture, le samedi de 20h30 à 21h)

Émission du 21 avril 2012 :

Dans l’ombre de Charonne de Désirée & Alain Frappier (Mauconduit)

Dans L'Ombre De Charonne

Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l’indépendance de l’Algérie devient inéluctable. L’OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d’un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de  » OAS assassins « ,  » Paix en Algérie « . La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l’impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier.

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  • Une vie, une œuvre parMatthieu Garrigou-Lagrange :
    (France Culture, le samedi de 16h à 17h)

Portraits d’hommes et de femmes qui ont marqué leur époque… voilà l’objet d’Une vie, une œuvre. (Source : France Culture)

Émission du 2 juin 2012 :

Zelda Fitzgerald (1900-1948)

https://i2.wp.com/www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2010/12/06/3466521/zelda.jpgSource

Zelda de Jacques Tournier (Points)

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv62650294.png

En 1930, Zelda Fitzgerald, la « Belle de Montgomery », est admise dans un sanatorium. Malgré L’immense amour qu’elle porte à son illustre époux, le couple sombre: Zelda dans la folie, Scott dans l’alcool. Les extraits de leur correspondance, transmise par leur fille, viennent éclairer le récit du destin tragique et fascinant de ces deux icônes des années folles rattrapées par leurs démons.

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Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald (Robert Laffont)

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv20302287.gif

Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d’Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en « six furieuses semaines », le manuscrit fut accepté d’emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber’s. S’il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d’un homme doué qui s’autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre « puissante et mémorable » (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions – tragiques – contrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d’Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d’une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d’amour.

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Émission du 26 mai 2012 :

Django Reinhardt (1910-1953)

https://i2.wp.com/www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2012/05/24/4446027/django_reinhardt1.jpgSource

  • Tire ta langue par Antoine Perraud :
    (France Culture, le dimanche de 12h à 12h30)

Créée au milieu des années 1980 par Olivier Germain-Thomas et Jean-Marie Borzeix, directeur de France Culture, Tire ta langue est sous la responsabilité d’Antoine Perraud de 1991 à 2006. Ce programme explore trois pistes, qui parfois se recoupent : la défense et l’illustration du français et de la francophonie, mais aussi la découverte d’une langue étrangère […], l’évolution du français contemporain, de ses variantes régionales ou corporatistes […] et l’analyse d’un auteur ou d’un genre littéraire […]. (Source : France Culture)

Émission du 10 juin 2012 :

Les messages de Radio Londres :

Melpomène se parfume à l’héliotrope de Michel Roger Augeard (JC Lattès)

Melpomène se parfume à l'héliotrope

Ici, Londres… Le quotidien de la Résistance au fil des messages personnels.
L’oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre avec avidité les messages de Radio-Londres. Bien peu, cependant, étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses annoncées par le rituel «Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels». Seuls les membres des services secrets ou de la Résistance savaient que chacune était porteuse d’une opération spécifique. Identification des agents de la France Libre, parachutage d’hommes ou d’armement, «pick up» de personnalités, actions de sabotage… du printemps de 1941 à la fin de l’automne 1944, près de 50 000 messages personnels passèrent ainsi sur les ondes de la BBC. Emprunté à Verlaine, «Les sanglots longs des violons de l’automne», l’un de ceux qui annonçaient le déclenchement des opérations du débarquement, est resté le plus célèbre. Les centaines de messages retrouvés et patiemment rassemblés par Michel Augeard éclairent de façon inédite le quotidien dramatique et exaltant de la Résistance. Ils ressuscitent des événements parfois oubliés, des icônes de la France combattante comme Pierre Brossolette, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy ou Jean Moulin. Ils évoquent des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, le général de Lattre, René Char, Yves Rocard, Jean Nohain ou Jean Gabin et révèlent le rôle capital joué par les Polonais du réseau F2, les corps francs de la Montagne Noire ou la «plastiqueuse à bicyclette».

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Émission du 17 juin 2012 :

L’art du sous-titrage et du doublage :

Sous-titreur, surtitreur, traducteur de doublage, autant de métiers qui tournent autour de la notion de traduction audiovisuelle… Bienvenue dans un univers linguistique où la rigueur, la clarté et la concision ne sont pas de vains mots… Avec Juliette de La Cruz, Anaïs Duchet (présidente) et Pascale Joseph, de l’Ataa (Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel)

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Émission du 1er juillet 2012 :

Alain Rey : une vie dans les mots :

Avec Alain Rey, lexicologue, figure tutélaire des éditions Le Robert.

Trop forts, les mots ! d’Alain Rey (Milan)

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Voilà l’idée de ce livre. Prendre quelques mots, ceux qu’on dit et qu’on entend souvent, et aller les regarder de près. Voyons les mots comme des oiseaux dans un jardin ou libres dans un petit bois. Écoutons leurs chants, regardons leur envol. Je me suis dit qu’un livre où on raconterait ce que révèlent les signes du langage, d’où ils viennent, comment ils nous montrent les choses, ça serait bien, ce serait sympa, cool, rigolo… et souvent intéressant. C’est un livre à feuilleter, pour se promener au milieu de cette bande, cette troupe de sons et de lettres mis ensemble, ce fameux vocabulaire qu’on emploie sans y penser et sans en profiter vraiment – sauf quand on est poète. Nous avons voulu la retrouver, la réveiller, la magie, avec Trop forts, les mots! Et c’est vrai que c’est très très fort, ce qu’ils font ; c’est un trésor collectif à garder vivant. Merci, les mots !

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  • Chronique Bande dessinée par Philippe Audoin :
    (Le Mouv’, le mardi à 9h15, le jeudi à 11h30 et le samedi à 8h45)

Émission du 15 mars 2012 :

La marche du crabe d’Arthur de Pins (Noctambule Soleil)

La marche du crabe, La condition des crabes, 1

Court métrage récompensé à maintes reprises, « La Révolution des Crabes », avant de connaître une suite sous la forme d’un long, sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet… Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais… Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier ! Cet album fait partie de la sélection officielle d’Angoulême 2011.

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Émission du 16 juin 2012 :

Shelley de Daniel Casanave & David Vandermeulen (Le Lombard)

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Tout le monde connaît Mary Shelley grâce à son célèbre roman « Frankenstein ». Mais qui se rappelle des frasques de sa jeunesse ? De la vie débridée du poète Percy Bysshe Shelley, qui lui offrit son nom et qui demeure pour les Anglais beaucoup plus célèbre qu’elle ? Ou encore de la vie incroyablement intense que mena leur ami Lord Byron, le plus grand poète que l’Angleterre ait jamais connu ? Si ces trois-là ont donné leurs lettres de noblesse à la littérature romantique anglaise du début du XIXe siècle, il ne faut pas oublier que les destinées de ces trois immenses poètes furent encore plus exaltées que leurs écrits.

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Émission du 23 juin 2012 :

Esteban de Mathieu Bonhomme (Dupuis)

Esteban T1 Esteban T1 : Le Baleinier

Les aventures d’un jeune indien rêveur et volontaire, engagé comme mousse sur un baleinier. À l’époque où la chasse à la baleine se faisait encore à la voile et à la rame, Esteban, un jeune indien orphelin qui rêve de devenir harponneur, parvient à se faire engager comme mousse à bord du Léviathan. Ce sera pour lui l’occasion de prouver son talent et le début d’une grande aventure…

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  • Portraits par Sandrine Vendel :
    (Le Mouv’, le lundi, le mardi et le jeudi à 13h15)

Émission du 2 avril :

Sylvain Tesson, auteur de Dans les forêts de Sibérie (Gallimard)

Dans les forêts de Sibérie (Février - Juillet 2010)

Sylvain Tesson, pour rassasier son besoin de liberté, a trouvé une solution radicale et vieille comme les expériences des ermites de la vieille Russie : s’enfermer seul dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du Baïkal, pendant six mois. De février à juillet 2010, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste. Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver… Le défi de six mois d’ermitage, c’est de savoir si l’on réussira à se supporter. En cas de dégoût de soi, nulle épaule où s’appuyer, nul visage pour se lustrer les yeux. L’inspecteur forestier
Chabourov qui l’a déposé sur cette grève le premier jour le savait. Il lui a glissé, énigmatique, en se touchant la tempe : « Ici, c’est un magnifique endroit pour se suicider ». La solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux ; le carnet de note, un compagnon poli. C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson. En notant minutieusement, presque quotidiennement, ses impressions face au silence, ses luttes pour survivre dans une nature hostile, ses désespoirs, ses doutes, mais aussi, ses moments d’extase, de paix intérieure et d’osmose avec la nature, Sylvain Tesson nous fait partager une expérience hors du commun. […]

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Émission du 8 mai :

Adolfo Kaminsky, ancien Résistant spécialisé dans les faux-papiers

Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire de Sarah Kaminsky (Calmann-Lévy)


Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire

« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront… »
Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au cœur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est en-gagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

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  • Cercle Polar par Christine Ferniot et Michel Abescat :
    (Télérama)

Émission du 5 mai 2012 :

Ce que porte la nuit de Scott O’Connor (Belfond)

Ce que porte la nuit

Le Kid est un garçon de 11 ans un peu particulier. Souffre-douleur de son collège, il s’entête à ne s’exprimer que par écrit, dessine avec passion tout ce qu’il voit et rêve de devenir un présentateur télé avec des super-pouvoirs. Son père, David, appartient lui aussi à une espèce étrange. Nettoyeur de scènes de crime, il côtoie la mort toutes les nuits pour gagner sa vie et rentre ensuite dormir dans son camion, au fond du jardin. La mort de Lucy, un an plus tôt, a laissé un vide qu’aucun membre de ce duo boiteux n’arrive à combler. David raconte à qui veut l’entendre que sa femme est morte brusquement, en plein cours de géographie, mais le Kid n’est pas dupe : sa mère l’a abandonné. Flanqué de ses comparses, le petit Matthew, rejeton d’une famille ultra-religieuse, et la féroce Michelle « Moustache », la terreur de la cour de récré, le Kid passe un pacte avec le Divin, renonce à la parole et bâtit un sanctuaire à sa mère dans une maison abandonnée. Avec tout ça, c’est certain, Lucy va revenir. C’est alors que David lui-même commence à mettre en doute sa version des faits…

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Émission du 26 mai 2012 :

La mort s’invite à Pemberley de P.D. James (Fayard)

La mort s'invite à Pemberley

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

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P’tits papiers radiophoniques

Cela fait longtemps que je souhaite vous parler des nombreux podcasts que j’écoute de manière régulière depuis quelques années.. La radio est vraiment un support que j’adore, malheureusement, je n’ai jamais le temps ou l’occasion d’écouter les émissions qui m’intéressent en direct. C’est là que les podcasts entrent en jeu.. Les écoutant quand bon me semble, en cuisinant, en mangeant, en surfant sur internet, en conduisant, en travaillant, ils sont vraiment adaptés à mes habitudes. Et je suis sûre que ceux d’entre vous qui ne s’y sont pas encore mis ne pourront qu’y succomber une fois qu’ils y auront goûté. D’autant plus que la diversité est vraiment à l’honneur parmi les milliers de podcasts disponibles sur internet.

Parmi les émissions auxquelles je suis abonnée, beaucoup parlent de littérature, d’histoire, de cinéma, d’actualité ou de culture générale. Je pense donc que ça pourrait en intéresser certains ici.. Voici donc ma liste :

(N’oubliez pas que, pour toutes les émissions dont je parle ici, vous pouvez vous-même vous y abonner en cliquant sur le titre de l’émission, puis sur le bouton dédié sur la page de celle-ci. Pour les épisodes les plus anciens, vous ne les recevrez peut-être pas quand vous vous abonnerez à l’émission, mais vous pouvez en général toujours les écouter dans les archives de l’émission. Bonne écoute !)

  • Le grand entretien par François Busnel
    (France Inter, du lundi au vendredi de 17h à 18h)

Chaque jour, François Busnel accueille une personnalité et évoque avec elle sa vie, son parcours, son œuvre, ses combats. La page de l’émission est ici.

Dernièrement, j’ai beaucoup aimé les émissions consacrées à Marceline Loridan-Ivens, cinéaste rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. L’entretien s’est écoulé durant 5 épisodes (du 16 au 20 avril dernier), et j’ai été particulièrement touchée par le témoignage de cette femme. Son témoignage entrecoupé de ses éclats de rire me suivra longtemps je crois..

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1Épisode 2Épisode 3Épisode 4Épisode 5

Marceline Rozenberg, fille d’émigrés juifs polonais, a quinze ans quand elle arrive au camp de Birkenau – le camp d’extermination du complexe d’Auschwitz. Elle en sort dix-huit mois plus tard, à la fois affamée de vie et blessée à mort. Elle épouse un beau garçon au nom bien français, le quitte, hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, entre au PC, claque la porte, porte les valises pour le FLN, s’engage pour l’avortement, prend risque sur risque… Rencontre le grand cinéaste Joris Ivens : une histoire d’amour et de cinéma commence. La voilà au Vietnam sous les bombardements, à Pékin pendant la Révolution culturelle… Si les camps de la mort ont empêché Marceline de suivre des études, elle a su apprendre de la vie les leçons essentielles, et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d’audace et de poésie. Actrice pour Jean Rouch, coréalisatrice avec Joris Ivens, réalisatrice de La Petite Prairie aux bouleaux, elle a l’estime indéfectible de la critique et des cinéphiles. Petite, rousse et frisée, Marceline Loridan a tout du lutin – feu follet, trublion, cancre… Même dans le camp de Birkenau, elle fait des pieds de nez au Diable, vole une marmite de soupe, raconte des histoires drôles, se fait des amies « pour la vie » dont Simone Veil. Pas vraiment révolutionnaire, plutôt chahuteuse et dérangeante, Marceline n’a jamais cessé de flirter avec la mort. Son rire a parfois les accents du désespoir ; elle s’amuse du bal zazou qui a précédé son départ pour Auschwitz, évoque le suicide de son frère, hanté par la Shoah au point de se prendre pour un SS, rend hommage à Joris Ivens, l’homme de sa vie dont le corps était  » beau comme un vieux chêne « … Dans le récit de vie de Marceline, on ne trouve jamais de regrets, mais une infinie lucidité et une autodérision aussi salutaire que savoureuse. (Source France Inter)

A écouter aussi, la rediffusion d’un ancien entretien de François Busnel avec Raymond Aubrac, résistant lors de la Seconde Guerre Mondiale et décédé le 10 avril dernier. L’entretien se compose de 3 épisodes, et avait été originellement réalisé du 13 au 17 juin 2011.

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1 – Épisode 2 – Épisode 3

L’un est un héros de la Résistance, l’autre, un jeune homme engagé dans son temps. Raymond Aubrac, nonagénaire à la curiosité intacte, et Renaud Helfer-Aubrac, trentenaire attentif, parlent de l’engagement, de la politique, de la justice, du conflit israélo-palestinien, de la crise économique. Raymond a vu la barbarie nazie, Renaud, les charniers du Kosovo. Raymond a aidé à la décolonisation du Vietnam, Renaud était en Afghanistan en 2001. Raymond a connu la ségrégation aux États-Unis, Renaud, l’ascension de Barack Obama. Leur conversation est traversée par des personnages, Hô Chi Minh et Massoud, de Gaulle et Sarkozy, et bien sûr Lucie. Pourquoi les idéaux du Conseil national de la Résistance sont-ils remis en cause aujourd’hui ? Comment expliquer la montée d’une intolérance que l’on croyait dépassée depuis les années 30 ? La France n’a-t-elle pas honte d’oublier ses jeunes et d’expulser ses immigrés ? Autant de questions que se posent ces deux esprits inquiets, dans un tête-à-tête humaniste. (Source : France Inter)

Dans un autre genre, l’entretien de François Busnel avec le réalisateur Francis Ford Coppola, diffusé les 4, 5 et 6 avril derniers, était également passionnant.

Source : © Radio France – 2012 / Grégoire Louis

Épisode 1Épisode 2Épisode 3

Chaque jour, après le repas, laissez-vous porter par l’Histoire avec Jean Lebrun et son invité… Dernièrement, j’ai particulièrement apprécié les émissions sur :

Le permis de conduire :

Source : © Siren-Com – 2012

Émission du 17/04/12

La Corée du Nord :

Source : John Pavelka – 2012

Émission du 11/04/12

Valéry Giscard d’Estaing :

Source :  © Radio France – 2012

Émission du 03/04/12

Marie-Antoinette réhabilitée ?

Source : © Andreas Praefcke – 2012

Émission du 27/03/12

Émission que j’ai découverte récemment, les sujets traités sont tout aussi passionnants que dans le cas de l’émission précédente. Dernièrement, j’ai donc apprécié les épisodes suivants :

Madame Royale, survivante de l’Histoire :

Émission du 03/04/12

Le naufrage du Titanic :

Émission du 13/04/12

Le Roi Soleil et Dieu :

Émission du 16/04/12

Ces Français nés dans des maternités SS :

Émission du 19/04/12

  • A livre ouvert par Valérie Expert
    (France Info, le samedi à 10h45, 12h45, 14h45, 16h45)

« Les libraires, ambassadeurs des livres de qualité, commentent avec passion l’actualité littéraire. » (Source : France Inter) Chaque semaine, Valérie Expert et son équipe de libraires sélectionnent 4 ou 5 livres qui les ont marqués et nous les font partager.

Ces derniers temps, j’y ai noté les titres suivants :

Le fifre d’Eduardo Manet (Éditions Écriture)

La jeune Eva Gonzalès, d’origine espagnole, a 20 ans lorsqu’elle est présentée, en 1869, à Édouard Manet, 37 ans, auteur de ce Déjeuner sur l’herbe qui a fait scandale six ans plus tôt. Elle n’écoute pas les avertissements de son père, feuilletoniste du Siècle, inquiet de la réputation sulfureuse du peintre. Son célèbre Fifre n’est-il pas le portrait d’un de ses fils adultérins ? Convaincue que son talent d’artiste peut éclore grâce à l’appui de Manet, Eva ignore que le peintre Alfred Stevens l’a dépeinte comme « une vraie maja au tempérament de feu, qui ne mesure pas à quel point elle est sensuelle ». Bientôt, elle devient une familière de l’atelier, et l’amante de Manet – mais aussi son élève la plus douée, au désespoir de Berthe Morisot… C’est le début d’une liaison clandestine, orageuse et magnifique, ponctuée de voyages, jusqu’à l’étrange disparition de la jeune femme, en 1872 : elle attend un enfant de cet homme marié qui a horreur du scandale… sauf en peinture. Mariée sans amour, Eva mourra en 1883, alors qu’elle tressait une couronne pour orner la tombe de Manet, décédé six jours avant elle…
Fils d’Eduardo Rafael Gonzalès-Manet, Eduardo Manet met en lumière l’histoire d’une passion méconnue et fait revivre le Paris artistique du Second Empire, où passent les figures de Zola, Monet, Degas, Renoir, Fantin-Latour, Meissonnier, Durand-Ruel…

Villa Diamante de Boris Izaguirre (Presses de la Cité)

Beaux quartiers de Caracas, 1935. Alors qu’Irene et sa soeur Ana Elisa préparent Noël en famille, leur maison est investie et saccagée par la foule qui célèbre la mort du dictateur dont leur père, Alfredo, est partisan. Incapable de surmonter cette humiliation, Alfredo meurt, tandis que sa femme sombre dans une profonde dépression. Les fillettes sont recueillies par leurs voisins, qui rapidement font main basse sur leurs biens. Irene est promise au fils aîné, alors qu’Ana Elisa est cantonnée aux tâches domestiques. C’est tragiquement que celle-ci échappe à sa condition et s’enfuit pour Trinidad. Avec en toile de fond les dictatures militaires de Juan Vicente Gomez et Marco Pérez Jiménez, les combats de la Seconde Guerre mondiale et la corruption politique qui a résulté du choc pétrolier, Villa Diamante dresse le portrait de deux femmes inoubliables.

Melpomène se parfume à l’héliotrope de Michel Augeard (JC Lattès)

Ici, Londres…
Le quotidien de la Résistance au fil des messages personnels.
L’oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre avec avidité les messages de Radio-Londres. Bien peu, cependant, étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses annoncées par le rituel « Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels ». Seuls les membres des services secrets ou de la Résistance savaient que chacune était porteuse d’une opération spécifique. Identification des agents de la France Libre, parachutage d’hommes ou d’armement, « pick up » de personnalités, actions de sabotage… du printemps de 1941 à la fin de l’automne 1944, près de 50 000 messages personnels passèrent ainsi sur les ondes de la BBC. Emprunté à Verlaine, « Les sanglots longs des violons de l’automne », l’un de ceux qui annonçaient le déclenchement des opérations du débarquement, est resté le plus célèbre. Les centaines de messages retrouvés et patiemment rassemblés par Michel Augeard éclairent de façon inédite le quotidien dramatique et exaltant de la Résistance. Ils ressuscitent des événements parfois oubliés, des icônes de la France combattante comme Pierre Brossolette, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy ou Jean Moulin. Ils évoquent des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, le général de Lattre, René Char, Yves Rocard, Jean Nohain ou Jean Gabin et révèlent le rôle capital joué par les Polonais du réseau F2, les corps francs de la Montagne Noire ou la « plastiqueuse à bicyclette ».

Sept femmes contre Edimbourg d’Ely M. Liebow (Baker Street)

Décriées, conspuées, tournées en ridicule par les hommes, tant médecins que professeurs d’université ou étudiants, sept jeunes femmes qui rêvent de devenir. médecins, au milieu du siècle à Edimbourg, se donnent la difficile mission d’ouvrir aux femmes l’accès aux études de médecine en Grande-Bretagne. C’est cette réalité historique qui sert de toile de fond à une enquête menée à un rythme endiablé, mettant en scène notamment celui qui inspira le personnage de Sherlock Holmes : le Dr Joe Bell, qui, par ses fabuleux talents d’observation et de déduction, fait l’admiration de tous ceux qui l’entourent, et notamment de son jeune assistant, un certain Arthur Conan Doyle qui fera de lui plus tard une légende, en le peignant sous les traits de son illustre détective. Né des recherches effectuées par l’auteur pour écrire sa biographie du Dr Bell, ce récit ressemble à s’y méprendre à une aventure de Sherlock Holmes. Meurtres, énigmes, missives anonymes, flèches empoisonnées, émeutes d’étudiants, autant d’éléments qui semblent avoir pour dessein de décourager les jeunes femmes de poursuivre leur projet. Théâtre d’un combat féministe acharné (basé sur des faits réels), et d’une intrigue policière à rebondissements, la ville d’Edimbourg est un acteur à part entière de ce récit, offrant le tableau saisissant des inégalités sociales et du paternalisme qui règnent à l’époque en Grande-Bretagne. Dans cette ville culturellement et intellectuellement riche, une partie de la population vit encore dans l’insalubrité et la misère. Mais le progrès est lent à venir : de nombreux membres de la bourgeoisie et de l’intelligentsia éclairée se cramponnent à leurs privilèges et leurs préjugés, et ne sont pas encore prêts à offrir aux femmes l’accès à cette profession des plus nobles au monde.

Un avion sans elle de Michel Bussi (Presses de la Cité)

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Le passé continu de Neel Mukherjee (Lattès)

Ritwik Gosh, 22 ans, ayant quitté sa ville natale de Calcutta après la mort de sa mère, décide de s’établir en Angleterre dans les années 1990 avec l’espoir de repartir à zéro. Mais pour cela, Ritwik doit commencer par donner un sens à son passé, et surtout exorciser les relations dévorantes qu’il a entretenues avec sa mère, et qui lui ont laissé tant de cicatrices…
Ritwik va tenter sa chance à Oxford, puis à Londres, mais peu à peu son existence se délite dans les bas-fonds incertains de la ville, là où survivent les immigrants illégaux. Pour conjurer sa solitude, il s’évade dans l’écriture, et imagine la vie d’une Anglaise établie au Bengale, Miss Gilby, qui enseigne l’anglais, la musique et les bonnes manières occidentales à l’épouse d’un notable bengali, juste avant la partition de l’Inde. Ritwik est logé chez une vieille dame de 86 ans, Anne Cameron, fragile et blessée, qui lui offre l’hospitalité en échange de soins dont elle a besoin. Une nuit, dans les environs peu sûrs de King’s Cross, Ritwik fait la rencontre du mystérieux Zafar bin Hashm, incroyablement riche, possible marchand d’armes. Ritwik pourra-t-il enfin trouver la rédemption à laquelle il aspire tant ?
Ce roman puissant, plein de compassion, écrit avec une implacable honnêteté, explore avec talent les liens qu’entretient le héros avec le réel et l’imaginaire.

Les règles du jeu d’Amor Towles (Albin Michel)

New York, fin des années 30, entre Grande Dépression et Seconde Guerre mondiale, une ville qui se réinvente chaque jour., celle des grandes comédies américaines où des héroïnes sophistiquées et sarcastiques se lancent à la conquête des beaux quartiers sur un air de Gershwin… Katey (née Katya), la narratrice, dactylo dans un cabinet juridique, dissimule soigneusement ses origines (parents immigrés, Brooklyn). Elle a 25 ans, une intelligence redoutable, des nerfs d’acier, un esprit mordant et de l’ambition à revendre. Un soir de réveillon en compagnie de sa colocataire Eve, elle croise l’aristocratique Tinker Grey, un jeune et séduisant banquier qui n’est pas insensible à son charme. Mais le destin en décidera autrement. Responsable de l’accident de voiture qui a défiguré Eve, Tinker installe la blessée dans son luxueux appartement de Central Park. Katey débute une brillante carrière aux éditions Condé Nast. Trente en plus tard, elle tombe sur deux portraits de Tinker dont on a perdu la trace, et se souvient de celui qui a changé son destin…

L’armoire des robes oubliées de Rikka Pulkkinen (Albin Michel)

Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée.

Madame Hemingway (The Paris Wife) de Paul McLain (Buchet-Chastel)

Chicago, octobre 1920. Sur un air de jazz de la Nouvelle-Orléans, la douce Hadley Richardson, tout juste arrivée du Missouri, rencontre un garçon de vingt ans, grand, svelte, cheveux noirs et yeux noisette. Avec à la joue droite, une irresistible fossette. Il s’appelle Ernest Hemingway et fascine l’assistance par ses récits sur la Grande Guerre dont il est rentré blessé… Hadley succombe aux yeux de braise du jeune homme. Elle a vingt-huit ans, elle ignore tout du jazz mais joue Rachmaninov avec passion… Après un mariage éclair, les Hemingway, follement amoureux, embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour Paris la trépidante. Ils se retrouvent vite au coeur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés où figurent déjà Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce et Scott Fitzgerald… Rive gauche, entre l’alcool qui coule à flots et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travaille à son premier roman : Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent. Mais à quel prix ? Hadley, la fille du Midwest, droite et fidèle à ses valeurs, saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de l’écrivain le plus important de sa génération ? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse… surtout face à la belle Pauline Pfeiffer au corps de liane ?

  • Livre en poche par Jacqueline Pétroz
    (France Inter, le dimanche de 7h25 à 7h30)

L’actualité des sorties littéraires en poche… Dernièrement, j’y ai repéré :

Le voyage de Lou de M. J. Hyland (Actes Sud)

Issue d’une famille défavorisée de Sydney, Louise Connor, une adolescente de seize ans surdouée et mal dans sa peau, a la chance inespérée de pouvoir, dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, passer sa dernière année de lycée aux Etats-Unis, dans une banlieue aisée de Chicago. Lou compte sur ce séjour pour se réinventer et commencer une vie nouvelle. Son secret espoir est de pouvoir s’inscrire dans une université américaine, afin de ne jamais avoir à retourner en Australie. Mais Lou comprend très vite que nul ne peut faire brutalement table rase de sa personnalité et de ses angoisses quand elle se trouve confrontée à la cruelle tyrannie des lois de l’insertion sociale édictées par les Harding, sa famille d’accueil, typiquement américaine, pétrie d’une inépuisable bonne volonté doublée d’une bonne conscience confinant à la pathologie. Car, si les Harding et leurs deux beaux enfants ne ménagent pas leurs efforts, ils ont, de fait, beaucoup de mal à accepter la différence… M. J. Hyland brosse ici un portrait d’adolescente comme on en a peu lu, dénué de toute complaisance : tiraillée entre sa vulnérabilité et son agressivité, son immense besoin d’affection et son dégoût pour la médiocrité environnante ou pour sa propre maladresse, Lou est un personnage complexe dont la sensibilité suraiguë fait une narratrice brillante. Parsemé d’images lumineuses et de véritables moments de grâce, le récit sans concession de la jeune rebelle se termine sur une note douce-amère qui laisse entrevoir la possibilité, pour une créature blessée, de retrouver un peu de chaleur humaine, d’amitié ou de rêve là où elle les attend le moins.

  • Je lis comme je suis par par Manuelle Calmat-de Gmeline
    (France Inter, le dimanche de 6h26 à 6h29)

« Dans un café, sous un abribus, dans un parc ensoleillé, ils sont des amoureux de la lecture. Ils sont des lecteurs boulimiques ou occasionnels ; libraires éditeurs, auteurs, étudiants, promeneurs solitaires. La tête prise dans un bon polar, l’esprit embarqué dans un roman fleuve, les yeux rivés sur de belles images ou des photos « choc ». A travers leurs coups de cœur du moment, se dessinent peu à peu de belles silhouettes. » (Source : France Inter)

Les séparées de Kethevane Davrichewy (S. Wespieser)

Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues.?
Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.?
Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des « années Mitterrand ». Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun.?
Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu’Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l’inévitable désamour.?
Car c’est tout simplement de la perte et de la fin de l’enfance qu’il s’agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Obéir ? Se révolter ? de Valérie Gérard (Giboulées)

Les parents commandent, les enfants obéissent : dans ce cas, la relation est naturelle. Mais elle ne l’est pas ailleurs. Pourtant, les hommes obéissent à leurs patrons, aux lois, aux gouvernants : c’est ainsi que se maintient l’ordre social. Mais pourquoi obéit-on et jusqu’où faut-il aller ? Quel type d’obéissance, en société, laisse intacte la capacité de juger, sinon une obéissance réfléchie et librement consentie ? Car on peut obéir et… cesser d’obéir : quand le pouvoir est exercé contre l’intérêt général et que les lois sont injustes et nocives. Résister, c’est faire reconnaître qu’on existe. Se révolter, c’est rappeler aux gouvernements qu’ils ont besoin du consentement des peuples s’ils ne veulent pas s’enfoncer dans la tyrannie.

La page blanche de Pénélope Baugieu (Delcourt)

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

« Des classiques du répertoire de la littérature aux monologues en passant par des pièces de théâtre, Guillaume Gallienne ne s’interdit rien pour ce grand moment de lecture… » (Source : France Inter) Dernièrement, j’ai écouté deux émissions très intéressantes, dans lesquelles Guillaume Gallienne lisait des extraits des œuvres de deux écrivains qui m’attirent beaucoup :

Victor Hugo

Source : © André Gill / La Petite Lune n°44, BNF – 2012

Émission

Virginia Woolf

Source : © Radio France – 2012

Ses grands romansSon œuvre intimiste et son journal

« Deux auteurs, une thématique, un échange. Pendant une heure, deux auteurs échangeront leur point de vue sur un auteur ou sur un sujet de la littérature qu’ils ont en commun ou qu’ils aiment. » (Source : France Inter)

Faïza Guene et Cypora Petitjean-Cerf

Source : France Inter

Émission

Kiffe kiffe demain de Faïza Guene (Livre de Poche)

Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s’appelle le mektoub , le destin : « Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller. » Alors autant ne pas trop penser à l’avenir et profiter du présent avec ceux qui l’aiment ou font semblant. Sa mère d’abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l’a connue alors qu’elle était « haute comme une barrette de shit ». Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des portejarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kiffe kiffe demain est d’abord une voix, celle d’une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d’humour et de vie.

La belle année de Cypora Petitjean-Cerf (Stock)

Tracey, onze ans, rentre en 6e. Elle vit à Saint-Denis avec sa mère, Elisabeth, enceinte et odieuse avec sa fille, et son beau-père, Takashi, un Japonais que Tracey déteste. Son père, infantilisé, n’ose pas prendre les transports en commun et occupe la majeure partie de son temps à manger des Kinder Pingui. Pour échapper à son quotidien, Tracey aime retrouver son meilleur ami Cosimo. Le temps de quatre saisons, d’une belle année, la vie de Tracey va se métamorphoser.
Roman tendre et plein de fantaisie, où s’entend toute la complexité d’une enfant qui devient adolescente, « La belle année » se déploie en scènes drôles, en personnages hauts en couleurs et en situations irrésistibles.

Le pavillon des enfants fous de Valérie Valère (Livre de Poche)

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d’un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. Son livre n’est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d’une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l’ont amenée au comportement suicidaire qu’est l’anorexie. Et son récit est avant tout l’histoire d’une guérison. tout l’histoire d’une guérison.

La bataille d’Occident d’Eric Vuillard (Actes Sud)

Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons. C’est une surprise la guerre, qui se prépare. Les grands fronts se penchent et hochent. La peur épluche les fautes, repasse les plis, trépigne. On prépare son prêche. Le gril est prêt, la truelle racle le mur, on va pouvoir rompre la chair comme du pain.

« La « Librairie » reçoit des auteurs et accueille, en duplex, des libraires de 4 pays francophones pour évoquer leurs coups de coeur et les livres qui font l’actualité dans leurs pays respectifs. » (Source : France Inter)

Le sanglot de l’homme noir d’Alain Mabanckou (Fayard)

Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommes nous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ?
J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés… Car par-delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.
Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passeport français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me définir par les larmes et le ressentiment.
A.M.

« Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités.
Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités. Et tous les jours les billets d’humeur décalés de Nicolas Rey et les chroniques de Pierre Langlais et Bruno Gaccio (mardi), d’Artus de Penguern (mercredi), des Kids (jeudi), de Frédéric Pommier (vendredi), ou encore d’Eva Bettan. La semaine s’ouvre avec « Paroles de militants », « L’édito » d’Hélène Jouan, « Le reportage politique » des Kids… (lundi) – et est ponctuée par un « traitement de choc » (vendredi) »
(Source : France Inter)

Second tour ou les bons sentiments d’Isabelle Monnin (JC Lattès)

Émission du 29 février 2012

« Vous étiez là pour mes vingt ans, accompagnez-moi pour mon passage à la cinquantaine. Nous ferons la fête le 5 mai 2012 à partir de 20 heures, et le lendemain, mes amis, nous GAGNERONS la présidentielle. Jipé »
5 mai 2012. Demain aura lieu le second tour de l’élection présidentielle mais ce soir, dans la fébrilité de cette attente, Jipé fête ses cinquante ans. Pour l’occasion, il a invité les amis de ses vingt ans, ceux avec qui il fêta aussi la victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981. Parmi les hôtes excités par l’enjeu électoral, Pierre et Jeanne. Ils ne se sont pas vus depuis trente ans mais n’ont rien oublié de l’amour qui les avait fait trembler alors. Pierre a été photographe de guerre, il a arpenté la planète comme on erre, pour fuir une famille en morceaux et le souvenir entêtant de Jeanne. Jeanne, la voilà, prisonnière de ses choix de jeunesse et d’un mariage à qui elle a abandonné ses rêves de jeune fille engagée. Tous deux à vingt ans pensaient enchanter le monde. Ils ont cinquante ans déjà et les désillusions parsèment leurs chemins. Lorsque l’aube se lèvera sur une journée où le cours de l’histoire peut changer, auront-ils réussi à renouer avec l’espoir et le romantisme de leur jeunesse ? Ou sont-ils condamnés, à l’image de leur génération, à n’être que les orphelins honteux de ce que les cyniques appellent leurs « bons sentiments » ?
Second tour est un roman politique et un roman d’amour, à moins que ce ne soit l’inverse.

  • On aura tout vu par Christine Masson et Laurent Delmas
    (France Inter, le samedi de 10h à 11h)

« Magazine prescripteur qui fait le tour de l’actualité du cinéma, « On aura tout vu » signale et souligne les événements forts de la semaine, les sorties à ne pas manquer, commentées et racontées par ceux qui font l’actualité. » (Source : France Inter)

Dernièrement, cette émission très complète sur l’actualité cinématographique m’a donné envie de découvrir les films suivants :

La terre outragée de Michale Boganim

Fiche Allociné

L’exercice de l’État de Pierre Schoeller

Fiche Allociné

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

Fiche Allociné

Mains brunes sur la ville de Bernard Richard

Fiche Allociné

Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot

Fiche Allociné

inspiré du livre Les Adieux à la reine de Chantal Thomas

Fiche

1810 ; Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s’est enfuie. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

38 témoins de Lucas Belvaux

Fiche Allociné

Elena d’Andrei Zviaguintsev

Fiche Allociné

Oslo, 31 Août de Joachim von Trier

Fiche Allociné

Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

Fiche Allociné

My week with Marilyn de Simon Curtis

Fiche Allociné

  • On va déguster par François-Régis Gaudry
    (France Inter, le dimanche de 11h à 12h)

« «On va déguster», c’est l’émission hebdo qui sort les crocs et passe au grill toute l’actualité de la gastronomie et qui revient cet été. «On va déguster», l’émission hebdo qui passe au grill toute l’actualité de la gastronomie. En compagnie d’Elvira Masson, chroniqueuse tout terrain et Dominique Hutin, chroniqueur vins, François-Régis Gaudry reçoit chaque semaine des chefs, des pâtissiers, des artisans de bouche, des producteurs autour d’un thème gourmand. » (Source : France Inter)

N »hésitez pas à aller sur la page internet de chaque émission, de nombreuses recettes et idées culinaires vous attendent (restaurants, livres, vins, liens…).

Émission du 22/04/12 Spéciale Eric Fréchon

A partager d’Eric Fréchon et Clarisse Ferreres (SOLAR)
(A paraître le 26/04/12)

Émission du 15/04/12 Spéciale Saumon

Too saumon de Jacques Le Divellec (La Martinière)

Émission du 18/03/12 Spéciale Japon (depuis le Salon du Livre)

Le Livre de la vraie cuisine japonaise de Wataru Kawahara, Hiromitsu Nozaki,
Koichiro Goto, Hiroshi Pukuda… (Chêne)

Émission du 25/03/12 Spéciale crêpes

Goûter les crêpes et galettes de Bertrand Denis

  • Cercle Polar par Christine Ferniot et Michel Abescat
    (Télérama)

Comme son nom l’indique, ce podcast est consacré aux livres policiers (genre que je lis peu mais qui me réserve toujours de très bonnes surprises…). Dernièrement, quelques émissions passionnantes :

Entretien avec l’écrivain islandais Arnaldur Indridason

Émission sur les sorties poches… J’y ai pioché les idées suivantes :

Le retour de Jim Lamar de Lionel Salaün

Émission

Jim Lamar ? « Quand je dis que c’est pas lui, je veux dire que c’est plus lui. » Voici le commentaire qui accueille après treize ans d’absence le revenant, le rescapé de la guerre du Vietnam. Un pays dont on se soucie peu ici à Stanford : l’interminable Mekong est si loin du boueux Mississippi… Et le retour tardif de Jim – Saigon a été abandonné depuis de longues années par les troupes américaines – n’est plus souhaité par personne. Son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d’ermite dérangent tout le monde. Tout le monde, à l’exception du jeune Billy qui, en regardant et en écoutant Jim le temps d’un été, va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte existence.

Et devant moi le monde de Joyce Maynard

Émission

En 1972, le New York Times Magazine publie l’article d’une étudiante, Joyce Maynard, sur sa génération. Succès. La jeune femme est repérée par J-D Salinger, de trente-cinq ans son aîné. Séduite par l’auteur énigmatique de L’Attrape-coeurs, elle s’enferme avec lui dans une relation aussi brève que destructrice. Vingt-cinq ans après, celle qui est devenue écrivain tente d’exorciser son histoire.

Voilà, c’est fini (si vous êtes encore là). Bon promis, le prochain numéro de ces p’tits papiers radiophoniques sera normalement plus restreint..

Mademoiselle se meurt – Billet de François Morel

En attendant de prochains avis, qui devraient normalement arriver rapidement, je vous fais patienter avec ce joli billet de ce très cher Monsieur François Morel, daté du 9 mars dernier.

Si cela vous plaît, n’oubliez pas que vous avez la possibilité d’écouter ses chroniques tous les vendredis sur France Inter à 8h55. Vous pouvez aussi consulter son site internet ici.

Une autre façon de parler de ce débat (en est-ce vraiment un ?) sur l’utilisation du terme Mademoiselle