16 Lunes – Kami Garcia & Margaret Stohl

Beautiful creatures

Éditeur : Hachette Roman

Collection :  Black Moon

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2010

656 pages

Fiche Librairie Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse. Si j’avais su qu’en même temps que cette fille, dont j’allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction… Nous étions menacés. Et cette fois, j’allais devoir la sauver… L’amour sera-t-il plus fort que le destin ?

Mon avis :

Un court avis pour ce livre auquel je n’ai pas vraiment accroché (après relecture, mon avis n’est en fait pas si court, désolé je me suis laissée emportée comme d’habitude..). Après avoir littéralement dévoré la série des « Hunger Games » et avoir été agréablement surprise par « Divergent« , j’ai décidé de m’intéresser de plus près au mouvement de la littérature young adult (qui est bien fournie en ce moment il faut le dire..). Je pensais apprécier ce roman écrit à quatre mains, d’autant plus que j’en avais lu de très bonnes critiques ici ou là. Malheureusement, je crois que j’adhère largement plus aux écrits de Suzanne Collins ou Veronica Roth…

Bon, tout n’est pas négatif, quelques points m’ont quand même plu dans ce roman, notamment les références au passé de la ville de Gatlin à l’époque de la guerre de Sécession. J’ai trouvé très agréable d’être plongée dans cette époque à travers les flashbacks que subissent Lena et Ethan. Cela m’a d’ailleurs donné envie de lire d’autres romans se déroulant à cette époque (Scarlett O’Hara me voilà !). J’ai aussi beaucoup aimé les personnages d’Amma, de Marian, de Macon ou des vieilles tantes, même si je trouve qu’ils ne sont pas assez présents.

J’aurais aimé en savoir plus sur les parents d’Ethan, personnages qui semblaient tellement intéressants à creuser, ou sur le manoir dans lequel vit Lena avec son oncle… D’autant plus que vue la longueur du livre, il y avait de la place pour en parler.

Durant ma lecture, j’ai en fait été plus intéressée par les détails annexes (la bibliothèque de Marian, les révélations sur les parents d’Ethan…) que par l’histoire entre Ethan et Lena. Le fait que je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à Ethan ne m’a pas non plus aidée.. Lena remonte un peu le niveau, heureusement. J’ai qui plus est trouvé l’intrigue un peu tarabiscotée et facile, avec quelques lourdeurs et incohérences.

Au final, je pense que je ne suis pas parvenue à suffisamment croire en l’intrigue pour l’apprécier, et j’ai donc eu du mal à finir les 600 pages de ce livre (étaient-elles nécessaires d’ailleurs ?).

Enfin, dernier point, après lequel je m’arrêterai, j’ai eu la désagréable impression, et ce pendant au moins tout le 1er quart du livre, d’être dans une intrigue littéralement calquée sur celle de « Twilight » :

  • un personnage principal qui vit dans une ville un peu paumée du sud des États-Unis / du nord des États-Unis, dans laquelle il ne se passe rien, mais où tout le monde se connaît,
  • ce même personnage qui a des copains au lycée, mais qui ne se sent pas pleinement « lui » / « elle » dans cet environnement, à qui il manque quelque chose sans qu’il sache quoi, l’amour fou peut-être ?
  • un autre personnage étrange, autour duquel des phénomènes étranges se produisent, qui a une famille étrange autour de laquelle des rumeurs étranges circulent…
  • des scènes qui se déroulent pour 90% au lycée, notamment sur le parking, qui comme chacun sait est toujours le lieu le plus important dans un lycée, le lieu où tout se passe : une manif anti-élèves turbulents / un accident de voiture miraculeusement sans victime (non mais franchement, moi dans mon lycée le parking était beaucoup plus calme..)
  • une rencontre entre ces deux personnages qui aboutit au coup de foudre quasi immédiat, pour l’un d’entre eux au moins.. malheureusement pour eux, cet amour est IMPOSSIBLE !!
  • un personnage principal qui jusque-là était un enfant modèle (qui lisait beaucoup et nous parlait toujours de ses livres préférés), mais qui est bientôt prêt à tout (même à se faire gronder par sa gouvernante / à se faire punir par son papa) pour voir son amour, et même si cette dernière / ce dernier le rejette un peu au début..

Bref, je m’arrête là, mais j’aurais pu aussi parler des espèces de décharges électriques qu’Ethan reçoit quand il touche Lena, de la famille de Lena plus que bizarre avec chacun des dons différents, du père pas bavard, des histoires anciennes que la ville se traîne depuis des siècles, de l’unique magasin qui vend de tout et devant lequel les jeunes se retrouvent, des capacités musicales ou littéraires du personnage « étrange »… Je trouve ces éléments tellement gros qu’ils en sont presque grotesques.

D’autant plus qu’il y avait quand même du potentiel, notamment, comme je l’ai dit, au niveau du passé de la ville et du lien avec la Guerre de Sécession, ou des personnages secondaires.. Je vous redirige vers les quelques points positifs que j’ai cités au début de cet article, il ne faudrait pas non plus croire que j’ai tout détesté quand même !

Bon voilà, comme vous pouvez le constater je n’ai pas trop accroché et je ne pense pas que je lirai les suites de ce premier tome. Mais comme j’ai lu de très nombreux avis positifs sur ce livre, je vous invite à aller les lire, peut-être vous donneront-ils plus envie de le lire que le mien !

Autour du livre :

  • Kami Garcia et Margaret Stohl sont deux écrivains américaines vivant à Los Angeles. Vous pouvez consulter leur site internet ici.
  • Ce roman est le premier d’une série intitulée en français « Chroniques des Enchanteurs« , et est suivi de « 17 Lunes » et « 18 Lunes« .
  • Cette série va bientôt faire l’objet d’une adaptation cinématographique.

Une petite remarque :

Je voulais dans cet article masquer en partie les spoilers, car je me rends compte que c’est un truc auquel je ne pense jamais dans mes articles, alors que pourtant je n’aime pas trop en lire moi-même dans ceux des autres… Cependant, en me relisant, je n’ai rien trouvé qui valait le coup que je le masque. Mais peut-être que je ne me rends pas compte.. Voilà pourquoi je vous demande votre avis, pour ceux qui ont déjà lu ce livre ou non, y a-t-il des détails dans mon article qui dévoilent trop l’intrigue et que j’aurais du taire ou masquer ? Merci pour vos éventuels conseils !

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Si je reste – Gayle Forman

If I stay

Éditeur : Pocket

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2009

186 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Commue détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après. Sortir du coma, d’accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste…

Mon avis :

En relisant la 4ème de couverture, je me rends compte que ce roman a de quoi faire peur au premier abord, entre un petit ami « rock star en herbe » (je vous rassure, cette expression n’est pas dans le roman) et l’annotation présente en gros sur fond rouge sur la couverture de mon édition : « Le livre le plus émouvant depuis Twilight » (notons que ce commentaire est d’autant plus pertinent qu’il est écrit par Erik Feig, le producteur du-dit Twilight…). Mais ce serait dommage de se cantonner à cela, car ce serait passer à côté d’un très bon livre qui m’a beaucoup surprise et a surpassé les attentes que je pouvais avoir.

Premières pages… Mia nous raconte son début de journée point par point. La neige qui est tombée toute la nuit, le petit-déjeuner familial dans la cuisine, la joie de son petit frère qui n’aura pas à aller à l’école aujourd’hui, l’odeur du tabac à pipe de son père, les pancakes préparés par sa mère qui ne cuisine d’habitude jamais, la décision de rendre visite à des amis pour profiter de la journée, la vieille Buick qui s’accorde si bien aux vêtements rétros de son père, le trajet en voiture… Puis l’accident. Et Mia qui observe : la voiture, le fossé, le grincement de la voiture, les vêtements, ses parents, la neige… Au milieu de tout ça, la radio qui continue de diffuser la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven, le morceau sur lequel elle devait travailler cet après-midi.

Dès le début de ce roman, nous sommes emportés par les paroles de Mia à travers son accident, nous voyons ce qu’elle voit, ce dont elle a conscience et ce qu’elle observe sans comprendre. Son regard extérieur sur les évènements rend la scène encore plus frappante. Elle observe, note méticuleusement tous les détails de ce qui se passe sous ses yeux, et sous les nôtres aussi.

« Si je reste » est un livre que j’ai lu en quelques heures, incapable de le lâcher et d’abandonner Mia à son sort. J’avais l’impression de faire partie de son entourage, attendant son réveil et la fin de ce cauchemar. Les flashbacks qu’elle mentionne au fur et à mesure du récit nous la font aimer plus encore. Elle, son entourage et sa famille si particulière. Son père en notamment, l’ancien rocker devenu professeur et s’habillant à la mode des années 50.

Le personnage d’Adam est également intéressant. J’ai beaucoup aimé tous les passages qui traitaient de leur vie avant l’accident : leur rencontre surprenante au lycée, leurs goûts musicaux parfois opposés, elle la violoncelliste prodige et lui le guitariste d’un groupe de rock, leurs disputes, leurs désaccords, leur vision de la musique. J’espère qu’en lisant ceci vous comprendrez que ce roman n’est pas du tout un roman mièvre ou niaiseux… C’est un livre touchant et très prenant. Certaines scènes sont surprenantes et font même sourire, malgré la situation dramatique dans laquelle les personnages se trouvent.

Ce roman a vraiment été une bouffée d’air frais pur pour moi. J’en suis sortie avec quelques larmes sur les joues, mais totalement ébahie. Il y a surtout une phrase qui m’a touchée au plus haut point, c’est celle que le grand-père de Mia lui souffle à l’oreille à un certain moment. Pour ceux qui l’ont lu, je ne sais pas si vous voyez de quelle scène je parle, mais elle m’a particulièrement émue.

Voilà, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce livre à part qu’il m’a vraiment beaucoup touchée (je me répète je crois..). A noter aussi que ce roman est bourré de petites références culturelles très agréables, j’ai d’ailleurs essayé d’en citer quelques-unes ci-dessous.

Gayle Forman a écrit une suite à ce roman, « Là où j’irai« , dont la chronique arrivera sans doute prochainement..

Autour du livre :

  • Gayle Forman est une écrivaine américaine née en 1970. Elle écrit des articles pour différents magazines et a à ce jour publié trois romans : « Si je reste« , « Là où j’irai » (la suite de « Si je reste« ) et « Les cœurs fêlés« .
  • L’adaptation du livre « Si je reste » est actuellement en cours de tournage, avec le réalisateur brésilien Heitor Dhalia derrière la caméra.
  • Dans le roman, le livre que Mia considère comme son préféré est « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee.
  • Vous pouvez lire un extrait du roman en anglais sur le site de Gayle Forman, ici (il s’agit des premières pages).

  • Dans le roman, Mia parle souvent de Yo Yo Ma, violoncelliste qu’elle admire énormément. Cet Américain d’origine chinoise, né en 1955 à Paris, a été initié à la musique très tôt par ses parents eux-mêmes musiciens (sa mère était chanteuse et son père violoniste et professeur de musique). Après avoir vécu à Paris jusqu’à ses 6 ans, il part avec ses parents à New-York afin d’étudier dans la prestigieuse école de spectacle Juilliard School (elle aussi largement mentionnée dans le livre…). Après avoir été musicien dans des orchestres français, il sort en 2004 son premier album, sous la direction d’Ennio Morricone (rien que ça), dans lequel il reprend des titres de ce dernier aux côtés du Roma Sinfonietta Orchestra. Il a également beaucoup travaillé avec des musiciens issus du milieu du tango ou du jazz. Il a également travaillé avec le compositeur de musiques de film John Williams (à qui l’on doit la BO de l’essentiel des films de Spielberg et George Lucas, celle de certains des « Harry Potter » ou encore de « Maman j’ai raté l’avion » et « Sept ans au Tibet »), avec lequel il a créé la musique d’investiture de Barack Obama en 2009 (Source Wikipedia). Je vous mets ci-dessous quelques-unes de ses interprétations :
  • « Prélude de la 1ère Suite pour violoncelle » de Bach (interprété par Yo Yo Ma) :
  • « Libertango » d’Ástor Piazzolla (interprété par Yo Yo Ma au violoncelle, Nestor Marconi au bandonéon) :
  • « Gabriel’s Oboe » (extrait du film « The Mission« ) d’Ennio Morricone (interprété par Yo Yo Ma) :
  • Improvisation avec Andrew Bird autour de la mélodie « Dona Nobis Pacem » :
  • « Hush Little Baby« , berceuse anglophone d’origine inconnue (interprété par Yo Yo Ma (violoncelle), Bobby Mc Ferrin (chant) et Mark O’Connor (violon)) :
  • Les deux personnages principaux, Mia et Adam, étant deux passionnés de musique, celle-ci tient une place importante dans ce roman. A la fin, Gayle Forman cite d’ailleurs quelques titres et groupes de musique qui l’ont inspirée. Sur son site, on peut parcourir la playlist composée par l’auteure autour de ce roman (ici). Je vous mets ci-dessous mes préférées :
  • « Cello Sonata No. 3, A major, Op. 69: Allegro vivace » de Beethoven (interprété par Meta Weiss au violoncelle et Emely Phelps au piano) :
  • « P.S., You Rock my World » de Eels :
  • « Something in the Way » de Nirvana (MTV Unplugged in New-York) :
  • « Girlfriend in a coma » des Smiths (chanson de circonstance..) :
  • « Three little brids » de Bob Marley & The Wailers :

Toi et moi à jamais – Ann Brashares

The Last Summer (of You and Me)

Éditeur : Gallimard

Collection : Pôle Fiction

Date de parution originale : 2007

Date de parution française : 2008

390 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Riley, Alice et et Paul, les deux sœurs et l’ami d’enfance. C’est l’été des retrouvailles : côte Est des États-unis, plages de l’île qu’on connaît par cœur, maisons de vacances. Mais tout a changé, ils ont 20 ans, l’amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s’installe. C’est alors que la tragédie frappe.

Mon avis :

J’ai récemment décidé de me remettre à la littérature jeunesse et jeune adulte, et pour l’instant, je dois dire que je ne regrette pas. Ce livre fait donc partie de ces découvertes…

« Toi et moi à jamais » suit donc deux sœurs, Riley et Alice, la première sportive, très active et un peu garçon manqué, passionnée par la mer et son métier de sauveteur en mer, la deuxième plus timide et féminine, ainsi que Paul, l’ami d’enfance avec qui elles ont partagé toutes leurs vacances.

A l’occasion de nouvelles vacances, Alice va retrouver Paul qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années, et leurs sentiments l’un pour l’autre vont alors se dévoiler… La relation entre les deux sœurs va également évoluer, Riley et Paul étant liés par une amitié très forte depuis leur enfance (vous suivez ?).

Je m’arrête là pour ce qui est de l’histoire de ce roman en elle-même. Les ingrédients sont assez classiques, un garçon, une fille, une sœur, des vacances sur une île sur la côte est des États-Unis, la mer, le soleil, l’amour, l’amitié, la famille, les études, les obligations, les drames familiaux, les secrets de famille… Mais malgré ces éléments assez classiques, Ann Brashares parvient dans son roman à nous émouvoir et surtout à nous surprendre. On peut ainsi passer de la romance à la tragédie sans s’en rendre compte, mais de manière plutôt fluide et judicieuse.

J’ai beaucoup aimé le cadre du roman, cette île de Fire Island située au large de New-York et de Long Island et à laquelle on accède en ferry. Bon, depuis je me suis rendue compte que c’était une île surtout connue pour les nombreuses stars qui y ont élu résidence, mais elle n’en reste pas moins un décor agréable pour un roman…

La relation entre Alice et sa sœur Riley m’a également touchée et surprise. Je m’attendais un peu à une histoire classique de jalousie entre deux sœurs liées à un même garçon. Et bien j’ai été agréablement surprise en constatant que l’auteure n’était en fait pas totalement partie dans cette voie…

Au final, « Toi et moi à jamais » est le genre de roman que j’aurais aimé lire adolescente, sauf que 10 ans après il me plaît toujours (et je ne suis pas sûre que ce soit le cas de tous les romans que j’ai pu lire à cette époque…). A conseiller donc, quand on aime ce genre de roman mais pas seulement. Ann Brashares a en effet le don de réussir à parler aussi bien aux adolescents qu’aux adultes (la preuve : ma mère avait beaucoup aimé la série des « Quatre filles et un jean»).

Autour du livre :

  • Ann Brashares est une écrivaine américaine née en 1967. Elle écrit plus particulièrement des livres destinés à la jeunesse, tels que les quatre tomes de la série « Quatre filles et un jean » (« Sisterhood of the Traveling Pants») ou le roman « L’amour dure plus qu’une vie » (« My name is memory»).