De pierre et de cendre – Linda Newbery

Set in stone

Éditeur :  Le Livre de Poche

Collection : Littérature & Documents

Date de parution originale : 2006

Date de parution française : 2009

384 pages

Fiche Librairie Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l’art aux deux filles de Mr. Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d’un passé scandaleux. Entre désirs de possession, obsessions et illusions, les deux demoiselles, leur père, l’ombre de leur mère décédée et leur gouvernante entament devant Samuel une subtile danse aussi fascinante que macabre…

Mon avis :

« De pierre et de cendre » étant un livre que j’ai lu en juin 2011, je m’excuse par avance si mes lointains souvenirs ne me permettent pas de vous offrir un avis très détaillé… Quand je suis tombée sur ce roman, j’ai tout de suite été attirée par sa jolie couverture, son résumé et l’atmosphère qui s’en dégage. Nous sommes en 1898 en Angleterre, dans un contexte tout à fait adapté à mes goûts donc.

A travers le personnage de Samuel Godwin, le récit commence par la découverte de la magnifique demeure des Farrow, Fourwinds. Celle-ci, qui tient son nom des quatre vents qui la parcourent depuis les différents points cardinaux, semble entourer d’une aura particulière. Samuel le perçoit rapidement, et les dires des deux demoiselles de la maison ne font que confirmer son impression. Tout au long du roman, cette demeure restera d’ailleurs un personnage à part entière, renfermant ses mystères, ses secrets et ses drames…

Au sein de cette propriété vivent Mr. Farrow, ses deux filles, Marianne et Juliana, ainsi que leur gouvernante Charlotte Agnew, dont le dévouement pour les deux adolescentes semble absolu. Samuel comprend vite que de nombreux secrets tournent autour de cette famille, et que l’apparente sérénité avec laquelle Mr. Farrow le reçoit n’est qu’illusion…

J’ai beaucoup aimé dans ce roman découvrir peu à peu les mystères qui se cachent derrière cette famille et cette propriété. Samuel étant le professeur de peinture des deux adolescentes, j’ai également apprécié la manière avec laquelle l’auteure intègre le thème de l’art dans cette intrigue : les gargouilles encadrant la maison, qui semblent si importantes, mais pour des raisons différentes, à chacun des membres de cette famille, les cours de peinture données sur la terrasse, le rapport entre l’artiste et son œuvre, le rapport entre le statut d’homme et d’artiste…

Durant ce roman, je me suis d’ailleurs souvent surprise à stopper ma lecture pour observer le tableau illustrant la couverture, que je trouve magnifique et très onirique… J’avais la sensation que ce tableau représentait parfaitement l’atmosphère qui se dégage de ce roman : onirique et doux, mystérieux et intriguant.

Les personnages sont également intéressants : Marianne et Juliana aux caractères si différents, Charlotte Agnew si proche des jeunes filles et bien plus intelligente qu’elle ne le laisse voir, Mr. Farrow, à la fois charismatique, épuisant et dérangeant, et enfin Samuel Godwin, l’un des deux narrateurs (l’autre étant Charlotte), qui tente de percer les mystères de cette demeure sans se douter que c’est en partie elle qui le dirige…

Cependant, alors que j’ai beaucoup apprécié, pour des raisons diverses, les premiers personnages, le personnage de Samuel m’a plus gênée et énervée. J’ai eu du mal à comprendre son comportement et sa quête d’ascension sociale.. La famille Farrow représente son unique chance d’être enfin reconnu pour ses œuvres, d’être enfin accepté dans cette société qui l’attire tant. Mais les sacrifices qu’il est prêt à faire et les pactes moraux qu’il est prêt à conclure m’ont rendu ce personnage dérangeant sous certains aspects, même si l’on comprend vite qu’il est lui-même déchiré entre ses devoirs et ses envies.

Le personnage de Charlotte Agnew, la gouvernante, m’a elle beaucoup plu. Son intelligence, sa perspicacité et sa droiture me l’ont rendue très sympathique. J’ai particulièrement aimé la légère intrigue tournant autour de sa propre famille. C’est plus précisément dans ces passages que l’on se rend compte de l’origine de la force et du courage qui émanent d’elle.

Les références à des romans tels que « Jane Eyre » sont palpables (j’ai lu dans d’autres avis des références aux livres de Wilkie Collins, que je n’ai encore jamais lus), que ce soit dans l’atmosphère qui se dégage du roman ou dans les thèmes traités comme l’hystérie et les secrets de famille. Peut-être trop justement. Car contrairement à de tels romans, j’ai trouvé dans celui-ci certains éléments trop évidents et trop simples. J’ai du mal à comprendre qu’un roman dont l’intrigue occupe la quasi-totalité du livre ne nous propose qu’un dénouement rapide et trop facile. Je pense que c’est cet aspect qui m’a empêchée d’apprécier pleinement cette lecture.

Au final, je suis ressortie de ce roman très partagée, puisque je me suis imprégnée et j’ai beaucoup apprécié son atmosphère pendant une grande partie de ma lecture, avant d’être déçue par la facilité des dénouements. Je trouve que ces personnages méritaient quelque chose de plus abouti.

Enfin, cela peut paraître étrange, mais quand j’ai compris à la fin de ma lecture que le personnage de Samuel avait réellement existé, mon point de vue plutôt négatif sur le personnage s’est un peu adouci (voir plus bas dans la partie « Autour du livre » les détails de sa vie)… De même, cet aspect « biographique » du roman pourrait également expliquer la rapidité du dénouement, qui suivrait alors le déroulement réel des évènements. Cela dit, étant donné que je ne sais pas jusqu’à quel point ce roman s’inspire de la vie du peintre et où commence la fiction, je reste sur ce que j’ai dit concernant les quelques points négatifs que j’ai précisés plus haut.

Mais puisque j’aime finir mes avis sur une note positive, je dirais que « De pierre et de cendre » est un roman qui m’a beaucoup touchée et dont on ne voit pas passer la lecture. On est totalement pris dans les aventures de ce jeune peintre et surtout dans le cadre merveilleux et mystérieux de cette famille. Si le mélange de mystère, d’art et d’aventures vous intéresse, n’hésitez donc pas !

Autour du livre :

  • Linda Newbery est un écrivain britannique qui a d’abord surtout écrit des romans pour enfants, adolescents et jeunes adultes. Sur de nombreux sites, « De pierre et de cendre » est d’ailleurs considéré comme un roman pour jeunes adultes. Personnellement, je ne le rangerai pas forcément dans cette catégorie…
  • Peu de ses romans ont actuellement été traduits en français : « Sisterland« , « The Shell House« , « The Treasure House« …
  • Vous pouvez obtenir plus d’informations sur cette auteure sur son site internet.
  • En commençant ce roman, je me suis demandée si le personnage de Samuel Godwin était réel ou imaginaire. Les quelques recherches faites sur internet n’ayant pas été fructueuses, j’ai donc imaginé durant ma lecture que son personnage était fictif. Cependant, à la fin de ma lecture, j’ai pu lire la notice bibliographique écrite par l’auteure et donc constater que le peintre Samuel James Godwin avait réellement existé (même si je n’en trouve aucune trace sur Internet). Né en 1878 et disparu en 1941, il faisait partie d’un petit groupe de peintres mineurs dont les œuvres ont suscité l’intérêt au début du 20ème siècle. Son œuvre a ensuite eu son heure de gloire après la Première Guerre Mondiale, en partie grâce au mécénat de Rupert Vernon-Dale (personnage présent dans le roman). Après une exposition particulière en 1920, il a cessé définitivement d’exposer et n’a plus participé à la vie artistique de l’époque. Ses tableaux les plus célèbres sont « La Sauvageonne« , mentionné dans le roman et qui semble représenter Marianne Farrow, ainsi que « Les Quatre Vents« , représentant les gargouilles de la demeure décrites là encore dans le roman.

Illustration de la couverture :

  • Mon édition est illustrée par un extrait d’un tableau peint par Charles Courtney Curran en 1909 et intitulé « Sur les hauteurs« . Curran était un peintre impressionniste américain né en 1861 et décédé en 1942. Vous pouvez voir une partie de ses magnifiques tableaux ici.

« Sur les hauteurs », Charles Courtney Curran (1909) – Source

« Songs of childhood », Charles Courtney Curran – Source

« The Lanterns », Charles Courtney Curran (1910) – Source

« On the cliff », Charles Courtney Curran (1910) – Source

« A breezy day », Charles Courtney Curran (1887) – Source

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Prodigieuses créatures – Tracy Chevalier

Remarkable creatures

Éditeur : Gallimard

Collection : Folio

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2010

421 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

« La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai. »

Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes. Elle trouve une alliée en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme.

Mon avis :

Je ne pouvais pas passer à côté du dernier roman de Tracy Chevalier, sorti en poche en juin dernier, tant ses romans me transportent à chaque fois dans un univers passionnant et qui m’est la plupart du temps inconnu. Le dernier roman de l’auteur ne déroge pas à la règle, puisque, mis à part quelques vagues souvenirs de lycée, je ne suis pas une grande spécialiste des fossiles…

Nous suivons donc dans ce livre Elizabeth Philpot, jeune femme issue de la bourgeoisie, venue s’installer dans cette ville côtière qu’est Lyme Regis avec ses sœurs elles aussi célibataires, et Mary Anning, une dizaine d’années de moins, issue de la classe ouvrière et aidant sa famille comme elle le peut en ramassant et en vendant des fossiles aux touristes.

« Nous parlons à peine, car nous n’en avons pas besoin. Nous sommes silencieuses ensemble, chacune dans son propre univers, consciente que l’autre est tout près d’elle. »

Alors que la première collectionne les fossiles de poissons pour son plaisir et son érudition, la seconde y voit surtout un moyen de subvenir aux besoins de sa famille. Les deux jeunes femmes vont tout de même se trouver des points communs : une réelle passion pour ces « créatures » que sont les fossiles, un certain mépris des conventions de l’époque et une soif de découverte concernant les grandes théories de l’époque sur la création du monde.

Je dois avouer que j’ai été quelque peu déstabilisée au début de ma lecture par la forme du récit. On suit en effet Mary Anning sur une trentaine d’années, de l’enfance à l’âge adulte, narration qui selon moi ralentit un peu trop le rythme du récit. Ce choix est cependant justifié à la fin du récit par Tracy Chevalier, dans un court texte décrivant la vie de Mary Anning et de ses proches, ainsi que les choix d’écriture que l’auteure a été amenée à prendre vis-à-vis des évènements de la vie du personnage.

« On ne saurait nier que les fossiles constituent un plaisir insolite. Tout le monde ne les apprécie pas car ce sont des restes de créatures défuntes. »

Tout au long de ma lecture, j’ai été particulièrement intéressée par l’aspect scientifique et religieux profondément lié à la recherche de fossiles. Les « créatures » jusque-là inconnues et découvertes grâce aux pierres collectées par Mary Anning ont ainsi permis aux scientifiques de l’époque d’élaborer des théories qui ont encore cours actuellement, et de mieux comprendre la manière dont les être vivants ont évolué au cours du temps à la surface de la Terre. Tracy Chevalier parvient encore une fois à mêler la petite et la grande histoire, et c’est en ce sens que son roman m’a particulièrement plu.

Une petite remarque en passant : le résumé mentionne à propos de ce roman « une finesse qui rappelle Jane Austen ». Je sais bien que les éditeurs sont prêts à tout pour vendre leurs livres, notamment en faisant référence à tous les grands auteurs de l’histoire littéraire, mais je serais quand même contente d’avoir l’avis de ceux qui ont lu ce livre sur ce point.

« Le nom de Mary ne sera jamais consigné dans les revues ou les ouvrages scientifiques : il sera oublié. C’est ainsi. Une vie de femme est toujours un bon compromis. »

Je suis d’accord sur le fait que le contexte de ce roman (l’époque, Lyme Regis, les débats idéologiques en toile de fond), de même que la position sociale et la situation familiale des sœurs Philpot, puissent faire penser aux récits de Jane Austen, mais mis à part cela, je ne suis pas totalement d’accord avec la comparaison. J’avoue également que je n’ai pas lu tous les livres de cette auteure donc je ne peux pas vraiment juger de la chose, mais c’est juste une remarque en passant. Je le répète, si quelqu’un souhaite me donner son avis sur la question dans les commentaires, j’en serais ravie !

Autour du livre :

  • Tracy Chevalier est une romancière américaine vivant à Londres, spécialisée dans les romans historiques. Je donne plus d’informations sur ses autres livres dans mon article sur un autre de ses romans, La Jeune Fille à la Perle.
  • C’est dans la ville de Lyme Regis que se situe une partie du roman Persuasion de Jane Austen, plus exactement sur le Cobb, jetée faite de cobblestones qui délimite la rade, et dont les premières traces datent de 1328 !
  • Le roman est centré autour du personnage de Mary Anning, collectionneuse de fossiles et paléontologiste anglaise née en 1799 à Lyme Regis et décédée en 1847. Elle est particulièrement connue pour avoir découvert, à 12 ans, avec l’aide de son frère, le premier squelette complet d’ichtyosaure, puis celui d’un plésiosaure en 1821 et d’un ptérodactyle en 1828.
  • Quelques mois avant de décéder, Mary Anning a été élue membre de la Geological Society of London, malgré le fait qu’elle soit une femme.

A Lyme Regis, on peut aujourd’hui visiter le Musée Philpot, fondé par le petit-neveu d’Elizabeth Philpot à l’emplacement de l’ancienne maison de Mary Anning. Il permet de retracer l’histoire de la ville et de comprendre la géologie et la paléontologie de la région de Lyme Regis. Devant ce musée, on peut observer une fresque réalisée en pierres de Coade et incrustée d’ammonites, fossiles très présents dans les environs et régulièrement mentionnés dans le roman.

Autres petits papiers :

La Jeune Fille à la Perle – Tracy Chevalier

Girl with a pearl earring

Éditeur : Gallimard

Collection : Folio

Date de publication originale : 1999

Date de publication française : 2000

313 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers.

Un roman envoûtant sur la corruption de l’innocence, l’histoire d’un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.

Mon avis :

Un petit avis rapide par manque de temps malheureusement. J’ai donc décidé récemment de relire ce livre qui m’avait énormément plu au lycée, en partie parce qu’il traite de l’univers de la peinture, qu’il se passe à Delft au 17ème siècle, et surtout parce que « La jeune fille à la perle » est un tableau de Vermeer qui m’a toujours fascinée autant qu’il me trouble. J’ai du mal à cerner l’attitude de la jeune fille sur ce tableau, est-elle surprise, heureuse, intimidée ? Il me semble impossible de tirer de son visage une quelconque conclusion sur sa personne… C’est pourtant ce que Tracy Chevalier tente de faire à travers ce roman.

Durant cette relecture, connaissant déjà l’intrigue et le déroulement des évènements, j’ai tenté de m’intéresser davantage au texte, aux détails et à mes ressentis… Encore une fois, et malgré mon réel enthousiasme pour ce livre, j’ai constaté que j’avais du mal à m’attacher au personnage de Griet. J’ai parfois eu l’impression qu’elle attirait elle-même les problèmes, et qu’elle aurait pu parfois les régler plus facilement en disant la vérité… Alors oui je sais, d’une part, c’est un personnage très indépendant et cette attitude montre sa force de caractère, et d’autre part, elle se fait aussi manipuler par les adultes vivant autour d’elle, quels qu’ils soient, mais tout de même… Il reste encore des éléments qui ne passent pas. Peut-être est-ce le fait que je la trouve à la fois rebelle et indépendante face à ses maîtres, mais pourtant tellement soumise face au peintre Vermeer… J’ai parfois eu envie qu’elle s’oppose également à lui.

Malgré tout cela (sinon ce serait trop facile et je ne serais pas là à vous convaincre de le lire…), ce livre est une perle (sans mauvais jeu de mot…). Les personnages sont tous plus complexes les uns que les autres, et même en tant que lecteur, ils parviennent un à un à nous berner et à nous manipuler comme ils le font avec Griet. Les scènes de vie quotidienne, croisant celles des domestiques, des artisans et des populations plus riches, sont fascinantes. Les références à la religion m’ont particulièrement intéressée, d’autant qu’il est rare dans mes lectures « franco-françaises » d’observer la vie et les coutumes de personnages catholiques du point de vue d’un personnage protestant. Les références à la peinture, et plus particulièrement aux couleurs, sont riches et captivantes.

Voici donc un livre qui reste un coup de cœur pour moi au terme de cette relecture. Il devrait plaire aux amateurs de romans historiques, de peinture et plus largement d’art. Les descriptions font la part belle aux couleurs, aux textures et aux lumières, le tout étant très visuel.

Autour du livre :

  • Tracy Chevalier est une auteure américaine née en 1962 à Washington, vivant actuellement en Angleterre. Elle est l’auteure de nombreux romans généralement historiques. Suite à son premier livre, « La vierge en bleu« , et son premier succès, « La jeune fille à la perle », elle a également décrit le Londres du début du 20ème siècle et le mouvement des suffragettes dans « Le récital des anges« , l’univers des créateurs de tapisseries au Moyen-Age dans « La Dame à la Licorne » ou encore le monde du cirque à Londres au 18ème siècle avec « L’innocence« . Son dernier roman, sorti en 2010 et intitulé « Prodigieuses créatures« , décrit pour sa part le monde de l’archéologie.
  • Ses romans ont souvent la particularité d’avoir pour personnages des artistes ou inventeurs de l’époque, comme le peintre Johannes Vermeer dans « La jeune fille à la perle » ou le poète et graveur William Blake dans « L’innocence ».
  • Sur le site internet de l’auteure, vous pouvez lire sur cette page ses lectures du moment et celles des années précédentes (en bas de la page…). C’est très intéressant si vous voulez des idées de lecture !
  • Au cours de ma lecture, j’ai pris plaisir à aller voir de plus près les tableaux de Vermeer mentionnés dans le roman. Les voici ci-dessous, avec dans l’ordre « La Laitière », « La Dame au collier de perles », « La Liseuse à la fenêtre » et « La Jeune Femme à l’aiguière » :

              

  • Une adaptation de ce livre, réalisée par Peter Webber, est sortie en 2004. Scarlett Johansson y incarne Griet face à un Vermeer joué par Colin Firth.

Autres petits papiers :