Le monde dans la main – Mikaël Ollivier

Éditeur :  Thierry Magnier

Collection : Grands Romans

Date de parution : 2011

288 pages

Fiche Librairie Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Dans la vie de Pierre, adolescent timide et sans histoire, tout semble normal et lisse. Il partage son temps entre le lycée et le conservatoire, et entretient une correspondance assidue avec sa sœur partie de la maison.
Un samedi après-midi, après des courses chez Ikea, sa mère leur tourne le dos, à lui et à son père. Elle disparaît, sans rien dire. Quelques heures plus tard, elle envoie un SMS : « Ne vous inquiétez pas pour moi. Je n’en peux plus, c’est tout. »
Après le choc, la peur et de vaines recherches policières, la vie s’organise autour de cette absence inexplicable. Les repères s’écroulent. Le vernis se fendille et dans cette famille où l’on parlait peu, les langues se délient soudain, révélant des secrets et des drames insoupçonnés. La violence de ce bouleversement transforme le jeune homme réservé, lui apprenant à se débarrasser de ses peurs et de son excessive sagesse.

Mon avis :

Mikaël Ollivier est un auteur que j’ai découvert lorsque j’étais au lycée à travers deux de ses précédents romans, « La vie, en gros » et « Star-crossed lovers« , que j’avais tous deux beaucoup appréciés (il faudrait que je le relise d’ailleurs..). Voilà pourquoi je n’ai pas hésité longtemps à lire son nouveau roman, dont la couverture me plaisait en plus beaucoup..

Malgré le sujet pas forcément heureux traité dans ce livre, on comprend dès les premières pages que sa lecture ne sera pas triste, au contraire. Mikaël Ollivier est particulièrement doué pour faire rire, ou au moins sourire, en toutes circonstances, et il le prouve parfaitement dans ce roman. Il maîtrise en fait très bien ce que j’appellerais le « comique de situation », soit quelque chose qui me fait très souvent rire. Dans le cas présent, on assiste en particulier à une scène assez mémorable à Ikea où Pierre et ses parents, munis d’un « chariot aussi facilement maniable qu’un âne mort » (p.19), s’impatientent un à un au fur et à mesure de leur lente progression dans le magasin…

« Pour parvenir aux rayons des chambres, il fallait passer par les salons, les canapés, faire un arrêt aux bureaux puis traverser les cuisines. Pas le choix. Chez Ikea, on n’avance pas, on chemine, on piétine, on tourne, on a l’impression de faire des kilomètres alors qu’on fait du surplace entre les fausses cloisons qui abrite les faux intérieurs. » (p.14)

Au final, comme le dit si bien Pierre, « Ikea, c’est drôle au début. » (p.13). Et je ne vous parle pas des scènes en présence du vieux couple voisin des grands-parents de Pierre, dont la femme a été renommée par Pierre Madame Faisandée, du fait de son âge et de la couleur de sa peau…

Pour en revenir au sujet du roman en lui-même, on assiste donc au départ de la mère de Pierre, qui disparaît un jour sans prévenir, et ne donne plus de signe de vie mis à part un SMS leur demandant de ne pas s’inquiéter. Commence alors pour Pierre et son père une vie à deux un peu bancale, dans laquelle les rôles sont vite inversés.. Pierre récupère, étrangement avec un certain plaisir, le rôle du chef de famille devant veiller sur son père.

« J’avais envie de le prendre dans mes bras mais est-ce qu’on est capable, à seize ans, de serrer son père pour le consoler ? » (p.142)

J’ai beaucoup aimé la relation qui se noue petit à petit entre ces deux personnages.. Pierre semble redécouvrir son père à travers cette épreuve, et l’on sent que leur relation en sort renforcée. J’ai particulièrement aimé le fait qu’on ne tombe pas dans un scénario qui aurait pu être classique : l’adolescent qui part en vrille, les relations avec son père qui se détériorent, les notes qui diminuent inexorablement à l’école, et éventuellement pour finir : la drogue et la fugue qui sait ! Mais non, rien de tout cela ici, les changements qui s’opèrent au sein de ces deux êtres s’avèrent au final bien plus subtils..

 » Pierre, quand je serai vieux, vraiment vieux, et que tu seras un homme, un père peut-être, avec des responsabilités, des soucis, une vie à toi dont je ne saurai rien, n’oublie pas qui j’ai été. N’oublie pas, même si je n’ai plus toute ma tête, même si j’ai rapetissé, que je suis tout tassé et que je pue le vieux, n’oublie pas que j’ai été ton père, que j’ai mené ma vie, essayer de guider le début de la tienne. Que j’ai été un homme. » (p.180)

J’ai été surprise que l’absence de la mère, qui demeure à l’origine l’élément déclencheur de ce récit, reste malgré tout en toile de fond et ne constitue pas forcément l’essentiel de l’intrigue. C’est un point qui pourrait déconcerter mais que j’ai finalement trouvé ici intéressant. Je pense que cela permet en effet au lecteur de s’attacher ainsi plus aux changements qui s’opèrent dans la vie de Pierre et de son père. Cela dit, le départ de la mère et les éléments qui auraient pu la conduire à les quitter ne sont pas non plus totalement absents du roman, et heureusement. Au final, on a comme l’impression à la fin de ce roman d’en savoir très peu sur cette femme, qui semble être toujours restée une sorte de mystère pour ses proches.. Et c’est d’ailleurs ce que Pierre semblait ressentir dès le début. Connait-il vraiment sa mère ? Que sait-il de ses goûts, de son passé, de sa vie ?

 » Mais il faut bien comprendre que ce n’était pas envisageable que ma mère disparaisse pour de bon. C’était ma mère, c’était sa femme, c’était comme le jour qui se lèvre chaque matin, tellement normal qu’on n’y fait plus attention.  » (p.25)

Au cours de ses réflexions, Pierre se pose beaucoup de questions sur l’influence que peuvent avoir nos choix sur le cours de notre vie. Quand votre mère quitte la voiture au beau milieu d’un parking et s’en va, faut-il la rattraper ou la laisser partir ? Cela aurait-il changé quelque chose à sa disparition ? Notre vie dépend-elle vraiment des choix arbitraires que nous sommes amenés à faire, ou existe-t-il une sorte de destin auquel nous sommes voués, peu importe nos choix ?

 » – En prenant à gauche, je choisis sans le savoir une vie et je tourne le dos à une autre ! Comment savoir laquelle aurait été la meilleure, celle de la rue de gauche, ou celle de la rue de droite ?
– On ne peut pas savoir.
– Mais c’est des coups à rester au lit de peur de bouleverser l’avenir au moindre pas!
– Sauf que c’est pas en restant au lit que tu vas la rencontrer, la femme de ta vie. » (p.134)

Pour finir, je crois que le plaisir que j’ai pris à lire ce livre tient en grande partie à la richesse de ses personnages. Au-delà des deux personnages centraux, Pierre et son père, Mikaël Ollivier nous offre une palette de personnages secondaires toujours surprenants et attachants : Mathias le meilleur ami de Pierre, dont les réflexions sont toujours pertinentes et à contre-courant de ce que l’on pourrait imaginer dans un roman destiné aux adolescents, la grand-mère maternelle de Pierre, Bonne Maman, qui sous ses airs bourgeois et froids cache une attitude protectrice qui m’a touchée, la grand-mère paternelle de Pierre cette fois, à l’opposé de l’autre, et aux remarques impertinentes, sans oublier mon personnage préféré : Marie-Bertille (je précise que la famille dont est issue la mère de Pierre est assez bourgeoise, ce qui explique certains des prénoms..), la tante de Pierre, qui sous ses airs timides et coincés cache une personnalité forte et réfléchie (excusez-moi pour la longueur de la citation suivante, mais j’aime vraiment beaucoup ce passage…).

 » J’ai compris ce soir-là ce que j’aimais chez ma tante. C’était qu’elle ne m’avait jamais traité comme un enfant, ni comme un adolescent. Jamais elle ne m’avait demandé comment allait l’école, si j’avais une amoureuse, ce que je voulais faire plus tard. Avec elle, je n’avais même pas l’impression d’être son neveu, mais moi-même, tout simplement. Un individu qu’elle prenait tel qu’il était. S’il était très difficile à quelqu’un qui ne la connaissait pas de lui donner un âge (sans même parler de ses tenues vestimentaires hors d’âge et de modes), c’était parce que le temps n’avait pas de prise sur elle car pas d’importance. Et du coup, il en allait de même pour l’âge des personnes qu’elle fréquentait. Elle s’en moquait et se comportait de la même façon avec tout le monde, ne cherchant à plaire à personne, ni professionnellement […], ni amicalement, ni amoureusement. Elle ne jouait pas à la vie comme nous tous, et cela faisait d’elle un être reposant. Et sans doute plus libre malgré ses airs coincés que bon nombre d’entre nous qui passons notre temps à vouloir démontrer aux autres combien nous le sommes. » (p.189-190)

Et j’allais oublier le personnage qui est sans doute le plus important pour Pierre : sa sœur, Alix, qui n’est plus à la maison mais avec laquelle il communique tout le temps, dès qu’il se sent mal ou se pose des questions.. J’ai trouvé cette relation extrêmement touchante et bien amenée, et c’est sans doute ces dialogues avec sa sœur qui m’ont tant fait aimer le personnage de Pierre, auquel je me suis beaucoup attachée durant ma lecture.

 » La beauté n’a pas besoin qu’on la voit pour exister. » (p.74)

Pour finir, « Le monde dans la main » est un roman que je conseille vraiment, aux adultes comme aux plus jeunes, et qui nous fait nous poser de très belles questions sur l’absence et le souvenir que l’on garde des gens qui ne sont plus là, mais également sur les choix que l’on peut être amené à faire dans la vie. Ce livre insiste également, et ce de manière originale et pertinente, sur la notion de liberté et d’indépendance d’esprit vis-à-vis des autres, ainsi que sur la nécessité qu’il y a à saisir la différence entre ce que nous souhaitons faire de notre vie et ce que les autres attendent de nous. Enfin, les différents personnages nous donnent dans ce roman une discrète leçon de courage et surtout d’espoir, que j’ai eu beaucoup de plaisir à recevoir.

 » Est-ce que tout passe avec le temps ? » (p.181)

Autour du livre :

  • Mikaël Ollivier est un écrivain français né en 1968. Alors qu’il n’aimait pas lire étant enfant (voir son roman « Celui qui n’aimait pas lire »), c’est d’abord pour le cinéma qu’il se passionne. Il travaillera par la suite à Canal Plus. Parmi ses romans destinés aux plus jeunes, on peut citer :
  • Mikaël Ollivier a également publié des romans destinés aux adultes.
  • A noter les références littéraires et musicales présentes dans ce roman, qui font toujours plaisir : la Prélude de la 1ère Suite de Bach, toujours elle (on en parlait aussi dans « Si je reste » de Gayle Forman), une Prélude de Chopin, la Gnossienne n°1 de Satie, le roman « La Quête d’Ewilan » de Pierre Bottero, le Concerto pour piano n°5 de Beethoven (« Concerto Empereur »), et j’en oublie sans doute… J’aime beaucoup découvrir de telles références dans mes lectures, dans le cas présent cela me permet de combler une partie mes lacunes en ce qui concerne la musique classique…
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Si je reste – Gayle Forman

If I stay

Éditeur : Pocket

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2009

186 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Commue détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après. Sortir du coma, d’accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste…

Mon avis :

En relisant la 4ème de couverture, je me rends compte que ce roman a de quoi faire peur au premier abord, entre un petit ami « rock star en herbe » (je vous rassure, cette expression n’est pas dans le roman) et l’annotation présente en gros sur fond rouge sur la couverture de mon édition : « Le livre le plus émouvant depuis Twilight » (notons que ce commentaire est d’autant plus pertinent qu’il est écrit par Erik Feig, le producteur du-dit Twilight…). Mais ce serait dommage de se cantonner à cela, car ce serait passer à côté d’un très bon livre qui m’a beaucoup surprise et a surpassé les attentes que je pouvais avoir.

Premières pages… Mia nous raconte son début de journée point par point. La neige qui est tombée toute la nuit, le petit-déjeuner familial dans la cuisine, la joie de son petit frère qui n’aura pas à aller à l’école aujourd’hui, l’odeur du tabac à pipe de son père, les pancakes préparés par sa mère qui ne cuisine d’habitude jamais, la décision de rendre visite à des amis pour profiter de la journée, la vieille Buick qui s’accorde si bien aux vêtements rétros de son père, le trajet en voiture… Puis l’accident. Et Mia qui observe : la voiture, le fossé, le grincement de la voiture, les vêtements, ses parents, la neige… Au milieu de tout ça, la radio qui continue de diffuser la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven, le morceau sur lequel elle devait travailler cet après-midi.

Dès le début de ce roman, nous sommes emportés par les paroles de Mia à travers son accident, nous voyons ce qu’elle voit, ce dont elle a conscience et ce qu’elle observe sans comprendre. Son regard extérieur sur les évènements rend la scène encore plus frappante. Elle observe, note méticuleusement tous les détails de ce qui se passe sous ses yeux, et sous les nôtres aussi.

« Si je reste » est un livre que j’ai lu en quelques heures, incapable de le lâcher et d’abandonner Mia à son sort. J’avais l’impression de faire partie de son entourage, attendant son réveil et la fin de ce cauchemar. Les flashbacks qu’elle mentionne au fur et à mesure du récit nous la font aimer plus encore. Elle, son entourage et sa famille si particulière. Son père en notamment, l’ancien rocker devenu professeur et s’habillant à la mode des années 50.

Le personnage d’Adam est également intéressant. J’ai beaucoup aimé tous les passages qui traitaient de leur vie avant l’accident : leur rencontre surprenante au lycée, leurs goûts musicaux parfois opposés, elle la violoncelliste prodige et lui le guitariste d’un groupe de rock, leurs disputes, leurs désaccords, leur vision de la musique. J’espère qu’en lisant ceci vous comprendrez que ce roman n’est pas du tout un roman mièvre ou niaiseux… C’est un livre touchant et très prenant. Certaines scènes sont surprenantes et font même sourire, malgré la situation dramatique dans laquelle les personnages se trouvent.

Ce roman a vraiment été une bouffée d’air frais pur pour moi. J’en suis sortie avec quelques larmes sur les joues, mais totalement ébahie. Il y a surtout une phrase qui m’a touchée au plus haut point, c’est celle que le grand-père de Mia lui souffle à l’oreille à un certain moment. Pour ceux qui l’ont lu, je ne sais pas si vous voyez de quelle scène je parle, mais elle m’a particulièrement émue.

Voilà, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce livre à part qu’il m’a vraiment beaucoup touchée (je me répète je crois..). A noter aussi que ce roman est bourré de petites références culturelles très agréables, j’ai d’ailleurs essayé d’en citer quelques-unes ci-dessous.

Gayle Forman a écrit une suite à ce roman, « Là où j’irai« , dont la chronique arrivera sans doute prochainement..

Autour du livre :

  • Gayle Forman est une écrivaine américaine née en 1970. Elle écrit des articles pour différents magazines et a à ce jour publié trois romans : « Si je reste« , « Là où j’irai » (la suite de « Si je reste« ) et « Les cœurs fêlés« .
  • L’adaptation du livre « Si je reste » est actuellement en cours de tournage, avec le réalisateur brésilien Heitor Dhalia derrière la caméra.
  • Dans le roman, le livre que Mia considère comme son préféré est « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee.
  • Vous pouvez lire un extrait du roman en anglais sur le site de Gayle Forman, ici (il s’agit des premières pages).

  • Dans le roman, Mia parle souvent de Yo Yo Ma, violoncelliste qu’elle admire énormément. Cet Américain d’origine chinoise, né en 1955 à Paris, a été initié à la musique très tôt par ses parents eux-mêmes musiciens (sa mère était chanteuse et son père violoniste et professeur de musique). Après avoir vécu à Paris jusqu’à ses 6 ans, il part avec ses parents à New-York afin d’étudier dans la prestigieuse école de spectacle Juilliard School (elle aussi largement mentionnée dans le livre…). Après avoir été musicien dans des orchestres français, il sort en 2004 son premier album, sous la direction d’Ennio Morricone (rien que ça), dans lequel il reprend des titres de ce dernier aux côtés du Roma Sinfonietta Orchestra. Il a également beaucoup travaillé avec des musiciens issus du milieu du tango ou du jazz. Il a également travaillé avec le compositeur de musiques de film John Williams (à qui l’on doit la BO de l’essentiel des films de Spielberg et George Lucas, celle de certains des « Harry Potter » ou encore de « Maman j’ai raté l’avion » et « Sept ans au Tibet »), avec lequel il a créé la musique d’investiture de Barack Obama en 2009 (Source Wikipedia). Je vous mets ci-dessous quelques-unes de ses interprétations :
  • « Prélude de la 1ère Suite pour violoncelle » de Bach (interprété par Yo Yo Ma) :
  • « Libertango » d’Ástor Piazzolla (interprété par Yo Yo Ma au violoncelle, Nestor Marconi au bandonéon) :
  • « Gabriel’s Oboe » (extrait du film « The Mission« ) d’Ennio Morricone (interprété par Yo Yo Ma) :
  • Improvisation avec Andrew Bird autour de la mélodie « Dona Nobis Pacem » :
  • « Hush Little Baby« , berceuse anglophone d’origine inconnue (interprété par Yo Yo Ma (violoncelle), Bobby Mc Ferrin (chant) et Mark O’Connor (violon)) :
  • Les deux personnages principaux, Mia et Adam, étant deux passionnés de musique, celle-ci tient une place importante dans ce roman. A la fin, Gayle Forman cite d’ailleurs quelques titres et groupes de musique qui l’ont inspirée. Sur son site, on peut parcourir la playlist composée par l’auteure autour de ce roman (ici). Je vous mets ci-dessous mes préférées :
  • « Cello Sonata No. 3, A major, Op. 69: Allegro vivace » de Beethoven (interprété par Meta Weiss au violoncelle et Emely Phelps au piano) :
  • « P.S., You Rock my World » de Eels :
  • « Something in the Way » de Nirvana (MTV Unplugged in New-York) :
  • « Girlfriend in a coma » des Smiths (chanson de circonstance..) :
  • « Three little brids » de Bob Marley & The Wailers :

Going the distance (Trop loin pour toi) – Nanette Burstein

Bande-annonce

Date de sortie : 29 septembre 2010

Durée : 1h41

Acteurs : Drew Barrymore, Justin Long, Christina Applegate, Charlie Day, Jason Sudeikis, Jim Gaffigan…

Résumé :

Erin et Garnett sont très bien ensemble, même quand ils ne le sont pas. Lorsqu’Erin, jeune étudiante en journalisme, part pour San Francisco terminer ses études, son petit ami Garrett, jeune découvreur de talents musicaux, reste à Manhattan poursuivre ses ambitions dans l’attente d’une promotion qui lui a été promise. Grâce à la connexion d’une webcam et le programme miles « grand voyageur », ils avancent tous deux leurs pions naviguant au travers des pièges et problèmes de communication de leur amour Est-Ouest, évitant les mauvais conseils d’amis et de certains prédateurs célibataires pour qui « je suis pris » n’est pas un obstacle. Mais, lorsque leur attente semble tirer à sa fin, Erin décroche le job de ses rêves en Californie, tandis que la carrière de Garrett s’emballe à New York. Les grandes retrouvailles tant attendues pourraient les séparer pour de bon…à moins que leur amour ne tienne bon.

(Source : Allociné)

Mon avis :

L’année dernière, j’avais découvert et adoré le premier film de l’actrice Drew Barrymore, « Whip it » (« Bliss » en français), qui mettait en scène la talentueuse Ellen Page dans l’univers déjanté du roller derby. Depuis, je gardais un œil sur l’actrice/réalisatrice, oubliant l’image que j’avais encore d’elle il y a quelques années, celle d’une actrice qui depuis son rôle dans « E.T. l’extra-terrestre » à sept ans (ici) n’avait pas fait grand-chose de formidable… Et bien dans ces deux derniers films, je l’ai trouvée vraiment superbe, à la fois folle, effrontée, forte et émouvante (ici dans « Whip it »). Je remets donc à zéro mon jugement hâtif et je vais essayer de voir davantage de ses films afin de m’en faire une idée plus approfondie.

En tout cas, « Going the distance », dernier film en date auquel cette chère dame a participé, m’a totalement charmée. Je m’attendais à une comédie romantique pleine d’humour, avec un esprit un peu « décalé » à la « Away we go » ou « Juno », et je n’ai pas été déçue. L’humour est même parfois plus trash que je ne l’aurais pensé… Comme le résumé précédent l’explique très bien, on suit donc Erin et Garnett, elle étudiante en journalisme à San Francisco (ouest des Etats-Unis pour ceux qui ne situeraient pas…) et lui employé dans un label musical à New-York (à l’est donc…) mais quelque peu frustré dans ses ambitions. Contrairement à ce que j’aurais pu craindre, ce film est rarement neuneu ou à l’eau de rose, mais plutôt délicieusement distrayant.

Comme je l’ai dit, Drew Barrymore est parfaite dans ce rôle, elle est même très naturelle (j’aime particulièrement son rire)… J’ai un peu moins accroché à son partenaire, Justin Long, amoureux de la belle dans la vraie vie également, et dont j’ai trouvé certaines mimiques un peu énervantes… Les grosses surprises du film sont sans doute les rôles secondaires, et en particulier l’actrice jouant le rôle de la sœur d’Erin, Christina Applegate. Je l’adorais déjà dans la superbe mais malheureusement trop courte série « Samantha Who ? », dans laquelle elle jouait aux côtés de Barry Watson (oui oui, le fameux Matt Camden de « Sept à la maison », mais là je m’égare…). Dans « Going the distance », elle est tout simplement magique ! J’attendais avec impatience toutes ses apparitions. Son rôle de mère de famille aux faux airs de maniaque de la propreté est à l’origine de la plupart des fous rires que j’ai eus en regardant le film (les scènes où elle crie « Statue ! » à sa petite fille, seule solution pour calmer son enfant parfois un peu hyperactif, et qui se fige alors aussitôt, sont à voir absolument…). Je précise également que lorsque l’on sait que Christina Applegate n’est autre que l’interprète de Jenny, l’adolescente un peu idiote de la famille Bundy dans la série « Mariés, deux enfants », on est un peu moins surpris par son potentiel humoristique…

J’allais oublier les deux amis de Garrett, joués par les formidables Charlie Day et Jason Sudeikis, amateurs de bière et à l’humour quelque peu potache (dont l’on peut voir un dialogue ici, en VO encore une fois)… Il y a notamment une superbe scène qui me fait beaucoup rire (et que l’on peut voir ici en VO), durant laquelle Dan, qui partage avec Garrett un appartement aux murs si fins qu’il n’y a aucune isolation phonique, s’amuse à créer diverses ambiances musicales pendant que le couple s’embrasse dans la chambre d’à côté.

Tiens, ça me fait penser à un point que j’allais oublier, la musique ! La bande originale de ce film, à l’esprit indie rock très à la mode dans les films actuels (pleins de gentils groupes en « the » quelque chose…), est très sympa et m’a permis d’apprécier encore plus l’univers de ce film. En vrac, on y entend The Pretenders, Gotye (déjà présente dans la BO de « Whip it »), The Cure, Cat Power (merveilleuse artiste également présente dans la BO de « Juno »), The Generationals, The Airbone Toxic Event ou encore Eels (que l’on pouvait lui entendre dans « Shrek »). Sans oublier évidemment le groupe que l’on suit durant le film, The Boxer Rebellion, qui a été découvert par un membre de l’équipe du film et à qui l’on a proposé de jouer en live dans le film. Vous pouvez visionner leur titre « If you run » ici.

 

 

 

 

 

 

Pour conclure, je conseille donc à tout le monde cette comédie romantique, même si ce terme ne colle pas vraiment. J’en profite d’ailleurs pour préciser que le titre français niaiseux qui a été choisi, « Trop loin pour toi », ne colle pas du tout à l’esprit du film, je crois que celui qui l’a choisi n’a d’ailleurs pas vu le film… Celui-ci est d’ailleurs bien loin des aprioris que l’on pourrait avoir en lisant uniquement le résumé somme toute assez classique. Les acteurs sont vraiment bons, ainsi que l’humour, parfois assez provoc, qui évite peut-être parfois de faire tomber le film dans la mièvrerie. Un pur bonheur donc !

La voleuse de livres – Markus Zusak

The book Thief

Éditeur : Pocket

Collection : Presses Pocket

Date de parution originale : 2005

Date de parution française : 2007

633 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Mon avis :

J’ai trouvé plutôt difficile de débuter cette critique. Il faut dire que « La voleuse de livres » a été pour moi un gros coup de cœur, et que je trouve assez compliqué de parler de manière claire d’un livre que j’ai adoré. Cette lecture s’est pourtant étendue pour moi sur plusieurs semaines, mais cela fait bien longtemps qu’un livre ne m’avait autant marquée…

Ce qui ressort surtout pour moi dans ce livre, c’est la puissance des personnages. C’est simple, ils sont tous superbement travaillés. Je ne vois pas un seul personnage de ce roman pour lequel je n’ai pas eu peur, pour lequel je n’ai pas eu un sentiment maternel ou encore face à la bêtise duquel je ne me suis pas sentie impuissante ou agacée…

En premier lieu évidemment, Liesel Meminger. Déjà, je trouve que son nom sonne très bien, je ne sais pas si ça a eu une influence sur mon attachement au personnage, mais ça m’a tout de suite plu. Voilà, c’était juste une petite remarque comme ça… Pour revenir à cette chère Liesel, au début du livre, lorsque j’ai compris que pendant ces 600 pages j’allais la suivre à travers le point de vue de la narratrice, je me suis tout de suite attachée à ce personnage. Liesel vit des évènements tragiques, mais parvient toujours à surpasser sa tristesse quand il s’agit de remonter le moral de ses proches, de sauver l’honneur de quelqu’un ou surtout de faire une bêtise. A travers cette petite fille, l’auteur semble vouloir nous donner une leçon d’espoir et de volonté face au malheur et surtout face à la bêtise humaine.

Ensuite vient Hans Hubermann, personnage qui m’a certainement le plus émue dans ce roman. Liesel a tout de suite confiance en lui, et j’ai aimé la relation de protection mutuelle qui se lie petit à petit entre eux…

« Parfois je me dis que mon Papa est un accordéon. Quand il respire et me regarde en souriant, j’entends les notes. »

Pour ma part, il représente l’homme parfait (oui, pas moins que ça !) : il est discret…

« [Il] pouvait faire partie du décor même quand il était sur le devant de la scène. »

…humain, intègre, drôle, plein d’amour et de compassion… et surtout, accordéoniste. Connaître l’histoire de cet accordéon du début à la fin m’a d’ailleurs passionnée…

« L’accordéon vit parce qu’il respire. »

J’ai pris l’habitude durant ce roman de me représenter Hans, toujours une cigarette à la bouche, d’ailleurs d’après la narratrice, « ce qu’il préfère c’est les rouler ». J’ai vraiment été émue par cet homme qui ne voit pas l’intérêt de la guerre et du régime nazi mais qui se voit contraint parfois d’y participer afin de protéger sa famille.

« Ils aimaient mieux rouler des cigarettes que rouler dans la neige et dans la boue. Ils préféraient tirer des cartes plutôt que tirer des balles. »

Il serait peut-être un peu long de citer tous les autres personnages de ce roman, mais disons que Rosa Hubermann , la « maman » de Liesel, m’a fait rire à chacune de ses insultes en allemand (« Saumensch », « Saukerl » et j’en passe…). J’ai été émue de son amour discret pour Hans et Liesel… Il faut également citer Max Vandenburg, dont la « bande dessinée » tendre, poétique et émouvante qu’il offre à Liesel, « L’homme qui se penchait », mériterait à elle seule d’être publiée. Je n’oublie pas non plus Rudy Steiner, le voisin de Liesel, qui m’a également beaucoup plu. Malgré son jeune âge, il a déjà quelques opinions sur le régime nazi et la guerre. C’est sans doute un des personnages les plus courageux du roman, à sa manière…

Enfin, je crois que le personnage le plus intéressant, le plus observateur, le plus drôle, le plus poète par moment, c’est certainement le narrateur, ou plutôt la narratrice, j’ai nommé la Mort. Car oui, le propre de ce superbe roman est d’être écrit par la Mort herself, et c’est ce qui le rend si original et surprenant. Mais attention, ce n’est pas une Mort macabre, sadique et obstinée que nous avons face à nous, mais un personnage pas toujours sûr de lui, parfois épuisé et dépité devant les bêtises humaines, quelqu’un qui se pose même des questions sur son rôle sur Terre…

« […] J’ai besoin de me distraire. Cela me permet de conserver mon équilibre et de tenir le coup, étant donné que je fais ce métier depuis une éternité. »

« Trois langues s’entremêlaient. Le russe, les balles, l’allemand. »

Sa façon d’appréhender le monde à travers les couleurs qu’elle perçoit donne lieu à des descriptions très poétiques.

« D’abord les couleurs, ensuite les humains. C’est comme ça que je vois les choses, d’habitude. Ou que j’essaie du moins. »

« Le jour était gris, la couleur de l’Europe. »

Cette Mort-là ne semble jamais aller chercher ses victimes avec nonchalance ou négligence, elle « vient les chercher »,  « se penche vers eux », « libère leur âme », « [les] emporte avec douceur »… Elle ressent de la compassion pour les humains et les décrit souvent avec humour et tendresse. Dès sa première rencontre avec Lisel, elle est touchée par cette fillette et ne peut résister à s’intéresser davantage à la vie de celle-ci.

Du fait du statut plus que particulier de cette narratrice omnisciente, le récit est régulièrement marqué par des bonds dans le temps. On pourrait croire que ceux-ci dérangent la lecture, d’autant plus qu’ils nous apprennent souvent des éléments fondamentaux de la suite du roman, et qu’il n’est donc pas rare que nous connaissions le destin d’un personnage dès son entrée dans le récit. Malgré cela, ça n’est jamais le cas. Et pourtant, j’avoue faire partie des personnes qui détestent par dessus tout qu’on leur raconte ne serait-ce qu’un élément insignifiant d’un roman avant de le lire. Dans « La voleuse de livres », Markus Zusak intègre tellement bien ces passages qu’ils n’en sont que plus intéressants.

De même, la narratrice distille au cours du roman de petites informations, en lien direct ou non avec le récit. Ces éléments permettent de se poser au cours de la lecture et sont, contrairement à ce que je craignais au début, très agréables et souvent drôles. Cette originalité dans la structure du roman est sûrement pour beaucoup dans le plaisir que j’ai eu à lire ce livre.

Voilà, il me semble que je suis presque parvenue à décrire ce que j’ai ressenti en lisant ce livre, que je conseille tout simplement à tout le monde. Ce livre rentre dans le cadre du « Big Challenge 2011 » de Livraddict, et me permet d’atteindre pour ce challenge le résultat de 16 titres lus sur 100 (il y a encore du boulot…).

16/100

Autour du livre :

  • L’auteur, Markus Zusak, est un écrivain australien né en 1975, d’un père autrichien et d’une mère allemande. Il est l’auteur de plusieurs romans pour jeunes adultes, largement récompensés en Australie, aux États-Unis ou en Europe : « The Underdog », « Fighting Ruben Wolfe », « When Dogs Cry » ou encore « I am the Messenger ».
  • Dans le livre, la triste musique « Sombre dimanche » est mentionnée comme ayant provoqué une vague de suicides en Hongrie (« Szomorú Vasárnap » en hongrois). Je ne sais pas si cette information est véridique, mais cette superbe chanson, dont vous pouvez écouter une version ici, est également connue pour être présente au début du film « La Liste de Schindler » de Steven Spielberg. Elle a également été reprise en anglais sous le tire de « Gloomy Sunday », dont vous pouvez écouter la version de Billie Holiday ici.

Arrietty le petit monde des chapardeurs – Hiromasa Yonebayashi

Bande-annonce

Résumé Allociné :

Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs. Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés. Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commencent une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…

Mon avis :

A chaque sortie d’un film du studio Ghibli, je me fais un plaisir d’aller voir au cinéma comment, cette fois encore, ils parviendront à m’enchanter. Les films de Miyazaki, Takahata et des autres réalisateurs de ce studio font partie des rares films que je peux revoir régulièrement sans m’en lasser. Je découvre à chaque fois des détails oubliés et je suis toujours totalement enchantée par les personnages, les musiques, les décors, les inventions toutes plus originales les unes que les autres, les animaux imaginaires, les robots ou encore les villes qui y sont créés. Je pense écrire un de ces jours un article sur le studio, mais pour aujourd’hui je vais me contenter du dernier en date, « Arrietty le petit monde des chapardeurs », pour lequel Hayao Miyazaki est à la fois producteur et scénariste.

Les premières scènes du film, durant lesquelles Sho est assis dans la voiture de sa tante, m’ont d’abord fait penser à celles du « Voyage de Chihiro », autre film Ghibli, lorsque Chihiro et ses parents sont dans leur voiture (comme ici, ici et ici), en route vers leur nouvelle maison. Ensuite, quand Sho arrive dans le jardin de la maison, je me suis retrouvée dans « Mon voisin Totoro », notamment lors des scènes où Mey et Satsuki jouent dans le jardin (comme ici). C’était donc un bon début.

La découverte du monde des chapardeurs est magique… Ces êtres minuscules vivent en effet dans le sous-sol de la maison, et se sont créés un foyer à partir de tout ce qu’ils ont pu récupérer chez les humains (un pot de fleur fait office de cheminée, une écorce de citron devient un abat-jour et les dés à coudre remplacent les vases).

J’ai aimé les scènes de chapardages nocturnes dans la maison. L’utilisation des éléments de construction lors de leurs déplacements m’a fait sourire. La relation entre Arrietty et son père lors de ces escapades m’a beaucoup touchée, il lui fait confiance en espérant qu’un jour, elle saura se débrouiller seule. Les différentes rencontres entre Sho et Arrietty sont également très belles, surtout celles se déroulant dans le jardin parmi les fleurs. Les décors sont alors superbes, la lumière passant à travers les branches d’arbre ou encore la transparence des pétales de fleurs ont notamment retenu mon attention.

Malgré ces superbes décors et ces personnages attachants, j’ai quand même été déçue par l’absence d’une réelle intrigue au cours du film. J’ai été habituée à mieux de la part du studio Ghibli. De même, selon moi, les dialogues ne sont pas aussi travaillés que d’habitude… J’ai trouvé que certains passages, notamment celui tentant de transmettre un semblant de message écologique, étaient bancals et ne prenaient pas…

Cependant, le film est à voir. Même si pour ma part, je trouve qu’il n’est pas à la hauteur des autres films du studio, il vaut le coup. Ne serait-ce que pour la musique… Oui, je ne vous en parle qu’ici, car je voulais finir cette critique sur une note positive ! Composée par une harpiste celtique d’origine bretonne du nom de Cécile Corbel, la première artiste non japonaise à participer à la bande-son d’un film du studio, je l’ai trouvée tout simplement magnifique. Elle se compose de morceaux à la harpe celtique et à la guitare, à l’ambiance à la fois folk et celtique. La musique s’intègre cependant parfaitement dans l’univers japonais du film. Vous pouvez voir ici une vidéo du thème principal de la BO, « Arrietty’s song ».

Autour du film :

  • « Arrietty le petit monde des chapardeurs » s’inspire du roman jeunesse de Mary Norton, « Les Chapardeurs », « The Borrowers » en version originale. La série animée « Les Minipouss », à laquelle on peut penser en voyant « Arrietty », était elle inspirée des romans « The Littles » de John Peterson.
  • Le film est pour Hayao Miyazaki totalement adapté au monde actuel, puisque selon lui « […] l’ère de la consommation de masse approche de sa fin. Nous sommes dans une très mauvaise situation économique et l’idée d’emprunter plutôt que d’acheter illustre parfaitement la direction générale que prennent les choses. »