Divergent, tome 1 – Veronica Roth

Divergent

Éditeur :  Nathan Jeunesse

Collection : Blast

Date de parution originale : 2011

Date de parution française : 2011

444 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. A 16 ans, Béatrice, issue de la faction des Altruistes, doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d’évaluation lui donnent le choix : elle est divergente… Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort…

Mon avis :

« Divergent » est un livre à côté duquel il aurait été difficile de passer en 2011. Mais malgré le matraquage commercial qui a été réalisé autour de ce roman, j’ai décidé de lui laisser une chance, et au final je ne suis pas mécontente de cette découverte !

Dès le début, on est plongé dans cette société régie par une organisation différente et divisée en cinq factions, censées matérialiser les différents caractères existants : les Altruistes, les Sincères, les Érudits, les Fraternels et les Audacieux. Chaque faction occupe un rôle bien défini au sein de la société : les Fraternels soignent et assistent les personnes, les Sincères s’occupent essentiellement de la justice, les Érudits de l’enseignement et de la recherche, les Audacieux de la défense et de la protection de la société, et enfin les Altruistes s’occupent des autres et, du fait de leur incorruptibilité, des services politiques.

Alors que l’on est élevé durant son enfance dans la faction de sa famille, à 16 ans arrive le moment de choisir soi-même sa voie, et de quitter ou non son clan d’origine afin d’intégrer celui qui correspond le mieux à sa personnalité et à ses goûts. S’ajoutent à cela les inévitables rivalités entre les différentes factions, et les tensions qui émergent forcément lorsqu’une personne quitte sa faction pour adhérer à une autre..

Tris, le personnage principal, appartient à la faction des Altruistes, même si elle a du mal à s’adapter aux convenances de celle-ci. L’année de ses 16 ans et du test censé les aider à faire leur choix, elle se rend compte qu’elle est « divergente », c’est-à-dire qu’elle ne rentre dans aucune case et ne correspond théoriquement à aucune faction spécifique… Elle comprend vite que cette information doit être gardée secrète, sans quoi sa vie serait en danger.

Je vous vois déjà avec votre air sceptique, le même que celui que j’ai pris à l’annonce de cette nouvelle.. Durant cette lecture, je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de me demander à quelle faction j’aurais pu appartenir, avant de me rendre compte que c’était en fait impossible pour moi d’en choisir une, comme pour beaucoup j’imagine.. Aurions-nous tous été divergents et en danger de mort ??

Comme vous l’avez compris, j’ai trouvé cette notion de divergence (sur laquelle repose quand même une grande partie de l’intrigue…) un peu facile, car pour moi, la moitié au moins des adolescents de cette société aurait du l’être. Comment se contenter d’être rangé dans des cases aussi fermées à cet âge-là (à cet âge-là ou à n’importe quel autre d’ailleurs..) ? Comment choisir de quitter la seule faction que l’on ait jamais connue, dans le but de rejoindre un groupe d’inconnus (les membres des différentes factions ne se mélangeant pas du tout) ?

Cette séparation en 5 factions me semblait donc peu crédible, d’autant plus qu’à cela s’ajoutent les clichés associés à chacun de ces clans : les Audacieux sont courageux, donc ont une grande gueule, des piercings et des tatouages ; les Érudits sont des rats de bibliothèque pète-secs et incapables de ne pas étaler leurs connaissances ; au contraire les Altruistes sont tellement… altruistes, qu’ils s’écrasent devant les autres et font toujours passer les besoins des autres avant les leurs. Cela m’a un peu gênée car ce n’est pas forcément l’image que je me fais de l’audace, de l’érudition ou de l’altruisme… A ce moment de l’intrigue, je trouvais donc le concept de cette société assez peu crédible, et je restais sceptique sur la capacité de l’auteure à me convaincre du contraire. Au final, disons qu’elle ne s’en sort pas trop mal, notamment grâce au personnage de Quatre qui apporte des réflexions intéressantes sur l’altruisme et le courage, mais également sur les choix qu’il a été amené à faire.

Je pense aussi que le fait d’être happée dans l’intrigue de ce roman m’a parfois fait oublier de me pencher sur la crédibilité du tout.. Et oui, car faible que je suis, j’ai finalement beaucoup aimé suivre l’apprentissage de Tris et les nombreuses épreuves qu’elle est amenée à affronter. Je me suis surprise à trouver séduisante la faction dans laquelle elle entre brusquement, même si je ne partage absolument pas les principes sur lesquels elle repose (trop de violence, d’injustice, de faux courage et de bluff..). Les personnes qu’elle y rencontre sont souvent mystérieuses et imprévisibles, en particulier Quatre (oui le prénom est étrange..), qui est de loin mon personnage préféré dans ce début de série. Dommage que j’aie moins accroché au personnage de Tris, souvent épuisante et très longue à la détente (ah ! si on pouvait entrer dans l’esprit des personnages et leur expliquer tout ce qu’on a compris 3 chapitres avant qu’ils ne le comprennent par eux-mêmes..), même si elle s’améliore largement sur la deuxième partie du livre, quand elle se met à réfléchir un peu plus.. La relation qui se noue peu à peu entre ces deux personnages est sans doute l’un des aspects qui m’a le plus plu dans ma lecture, car j’ai eu du mal à cerner le personnage de Quatre et l’auteure est réellement parvenue à me surprendre !

J’aurais aimé que les autres membres de la famille de Tris soient plus présents et plus travaillés, notamment sa mère, mais en même temps cela s’accorde bien avec le détachement de Tris de sa fratrie d’origine.. De même, j’aurais souhaité mieux comprendre le fonctionnement des autres factions que l’on connaît moins, mais j’imagine que les prochains tomes seront l’occasion de les découvrir. Enfin, j’aurais vraiment apprécié d’en savoir plus sur l’histoire de cette société, et sur les raisons qui ont poussé ses habitants à s’organiser de cette manière, sous forme de factions. Il y avait vraiment matière à développer selon moi, mais là encore j’imagine et j’espère que cela sera présent dans les prochains tomes.

Au final, « Divergent » est un premier tome qui se défend très bien, et qui donne envie d’en savoir davantage sur Tris et la société dans laquelle elle évolue. Les réflexions autour des notions de courage, des choix que l’on peut être amenés à faire dans sa vie, et du sentiment d’appartenance que l’on peut avoir par rapport à son milieu d’origine, sont également des points que j’ai trouvés intéressant, même si pas suffisamment développés à mon goût. Je lirai sûrement le deuxième tome, qui sort en mai prochain en langue anglaise (je pense par contre que j’attendrai la sortie française).

Autour du livre :

  • Veronica Roth est une écrivaine américaine née en 1988 près de Chicago. « Divergent » est son premier roman.
  • Le second tome de cette série, « Insurgent« , sera disponible en langue anglaise en mai 2012. Vous pouvez cependant le réserver sur cette page. Un troisième tome est également prévu, qui devrait sortir en 2013.
  • Les droits du livre ont été vendus à Summit Entertainment (distributeur notamment des films « Twilight« ..) et un scénario en a été écrit, un film devrait donc voir le jour dans un avenir proche..

Cette lecture entre dans le cadre du Baby Challenge Jeunesse organisé par Livraddict.

6/20

Hunger Games, tome 3 : La Révolte – Suzanne Collins

Mockingjay

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2010

Date de parution française : 2011

417 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 1 et le tome 2.

4ème de couverture :

Je m’appelle Katniss Everdeen.
Je devrais être morte.
Maintenant je vais mener la révolte.

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis (à ne pas lire si vous n’avez pas lu les tomes précédents ! ) :

Ah, enfin j’ai pu avoir ce tome 3 entre les mains ! C’est donc une nouvelle série qui s’achève avec cet ultime roman intitulé « La révolte« … Suite à son sauvetage in extremis par les Rebelles au cours des derniers Hunger Games, on retrouve Katniss en compagnie de sa famille, de Gale, de Haymitch et de Finnick au sein du District 13, centre stratégique de la lutte contre le Capitole. Le District 12 a été détruit et Peeta, n’ayant pu être récupéré par les Rebelles, est maintenant aux mains des ennemis…

L’ambiance dans la première partie de ce 3ème tome est légèrement oppressante : Katniss passe ses journées dans les bâtiments enterrés du District 13, sans quasiment jamais voir le jour, alternant entre réunions obscures des rebelles, au sein desquelles elle n’a pas toujours son mot à dire, et repas sans saveur au réfectoire du district (chez eux, tout est cultivé sous terre…). Katniss ne sait pas ce qu’est devenu Peeta, et ne pardonne pas aux rebelles d’avoir pu l’abandonner dans l’arène.

Les évènements se débrident un peu lorsque Katniss accepte de tenir son rôle de « geai moqueur », symbole de la lutte contre le pouvoir du Capitole, et seul moyen selon les rebelles de fédérer les derniers districts à leur cause. S’en suivent quelques scènes parfois traitées de manière comique par l’auteure, au cours desquelles Katniss doit notamment faire semblant de se battre, suivie de près par des cameramen chargés d’immortaliser l’évènement. J’ai beaucoup aimé la pointe d’humour qui perçait dans certaines de ces scènes, Katniss appelant ces deux cameramen les « hommes-insectes », tant ils sont empêtrés dans leur équipement…

C’est d’ailleurs un point qui m’a beaucoup frappée dans ce 3ème tome, plus encore que dans les deux premiers : l’importance de l’image, le marketing de guerre mis en place de part et d’autre par les deux ennemis. Le Capitole avait ses Hunger Games, horrible et grossière émission de télé-réalité au cours de laquelle des enfants s’entretuaient, les Rebelles ont leurs spots publicitaires avec pour mascotte Katniss en geai moqueur : Katniss qui se bat dans un District en ruines, Katniss qui rend visite à des enfants, Katniss face à la caméra qui menace directement le Président Snow… Malgré leurs oppositions sur le fond, les deux parties utilisent finalement une stratégie similaire.

Katniss accepte d’endosser ce rôle un peu à contre cœur, car c’est la seule manière pour elle d’assurer l’immunité à Peeta, maintenant considéré comme un traître par les rebelles, et surtout la seule solution pour qu’on lui accorde le droit de détruire elle-même l’objet de sa haine au parfum de roses blanches…

Ce tome m’a semblé présenter beaucoup plus d’action que les deux autres. On n’est plus dans les « jeux » du Capitole mais dans une guerre réelle, au sein de laquelle Katniss semble souvent perdue. Elle a parfois du mal à comprendre les motivations des deux camps, que ce soit le Capitole ou les Rebelles. Elle devient encore une fois un pion, cette fois aux mains des Rebelles, avec lesquels elle doit parfois accepter des compromis.

J’ai aimé la relation nouvelle qui se lie dans ce tome entre Finnick et Katniss. Déjà dans le tome 2 on pressentait un personnage au-delà de ce qu’il paraissait au premier abord. Cela se confirme dans le tome 3. Gale est là lui aussi, totalement engagé à la cause des Rebelles, s’éloignant dans ce sens de Katniss pour qui le seul ennemi semble plutôt être le Président Snow. Elle est moins intransigeante envers les habitants du Capitole, qui selon elle sont juste stupides et doivent leur comportement à leur éducation. Elle est en cela quelque peu influencée par les personnes avec qui elle a pu sympathiser lors de ses premiers Hunger Games (son équipe de préparation, les domestiques du Capitole, et surtout Cinna).

La relation entre Katniss et Prim s’étoffe également dans ce tome, ce dernier personnage prenant un peu d’ampleur, même si j’aurais apprécié que cela soit plus développé. Le rôle de Peeta est crucial dans ce tome, et j’ai beaucoup aimé toutes les scènes dans lesquelles il est présent. C’est vraiment l’un des personnages les plus intéressants de cette série selon moi, et celui auquel je me suis le plus attachée dans ce tome, contrairement aux précédents.

Les pointes d’humour présentes dans ce tome m’ont surprise mais m’ont beaucoup plu. Elles sont souvent liées à l’image médiatique portée par Katniss. Les scènes avec les cameramen, Cobbs qui protège Katniss jusqu’au bout sans que celle-ci en soit toujours consciente, Plutarch et sa vision télévisuelle de la guerre, le fait que leur « guerre » semble au début un peu ridicule puisque les personnages se plaignent souvent de s’ennuyer…

On évolue petit à petit vers la résolution finale de cette série, et je dois dire que je suis tout à fait satisfaite du résultat. Les dernières pages sont surprenantes, audacieuses même parfois, et se lisent évidemment beaucoup trop rapidement… Quand j’ai refermé ce dernier tome, je me suis dit que cela ne pouvait finalement finir que de cette manière… Une série dont la fin n’a pas été bâclée selon moi donc…

Si je devais citer les points qui m’ont un peu déçue dans cette série, c’est sans doute que j’aurais préféré que l’auteure accorde plus d’importance à l’histoire de certains personnages, de même qu’à la genèse de Panem. Certains personnages comme Rue, Cinna, Gale, Finnick ou même Johanna, sont vraiment des personnages intéressants, et j’aurais aimé en connaître plus sur leur histoire. Pourquoi Cinna a-t-il ce comportement si protecteur envers Katniss alors qu’il est du Capitole ? Comment la conscience des habitants du Capitole devenus des Rebelles s’est-elle développée ? Comment Panem est-il devenu Panem ?J’aurais également aimé que le point de vue de Peeta soit plus développé dans ce 3ème tome.

Je pense donc qu’il aurait été intéressant de consacrer plus de pages à ces personnages, quitte à diminuer la partie relative à la guerre et aux moments pendants lesquels tout le monde s’ennuie (je parle des personnages, pas du lecteur !)… Mais en même temps, comme le parti pris de l’auteur est de suivre Katniss et seulement elle, il aurait peut-être été difficile de mettre en avant toutes ces informations.

« Hunger Games » est au final une série que je conseille vraiment au plus grand monde, même si on en fait actuellement tout un foin et que ça pourrait en énerver certains !

Autour du livre :

  • Pour les infos concernant l’auteure de cette série et l’adaptation qui sortira le 21 mars 2012, je vous renvoie vers mon article sur le tome 1, dans lequel j’en avais parlé. J’ai vraiment hâte de voir ce film, et surtout de voir comment les acteurs parviendront à incarner ces superbes personnages (en particulier Jennifer Lawrence en Katniss, Donald Sutherland en Président Snow et Lenny Kravitz en Cinna)
  • En feuilletant un peu sur le net, je suis tombée plusieurs fois sur des recettes de cuisine inspirées de la série (et oui le marketing autour des livres va très loin…). Cela dit, je trouve l’idée amusante et je vous mets donc le lien vers un site sur lequel sont répertoriées quelques-unes de ces recettes (notamment la « Soupe au goût de printemps du Capitole » (j’ai oublié le nom qui lui est donné dans le tome 1)), ainsi que de nombreuses informations sur l’adaptation cinématographique de la série.
  • Un autre lien, en passant, vers ce site, Fictional Food, qui répertorie des recettes ou des idées concernant les plats croisés dans certains romans, séries ou films. On y retrouve notamment le fameux ragoût d’agneau de Katniss et les pains aux noix et aux raisins de Peeta dans « Hunger Games » ou encore le toast à l’œuf de « V pour Vendetta« …
  • Enfin, pour ceux qui sont parfois perdus dans le nom des personnages de cette série, je vous conseille cette « encyclopédie » consacrée à la série, qui m’a souvent aidée durant ma lecture pour associer leurs noms aux personnages.
  • Vous pouvez aussi aller lire les avis des personnes suivantes sur ce livre : Sita, Frankie, Lasardine, Shanaa, Radicale, Matilda, Livr0ns-n0us, Marmotte, Elise, Kelith, Bykiss

Autres petits papiers :

     

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Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

Catching Fire

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2010

378 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 1 et le tome 3

4ème de couverture :

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Mon avis (si vous n’avez pas lu le 1er tome, je vous conseille de ne pas lire mon avis..) :

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Katniss et Peeta après leur victoire aux Hunger Games, vivant désormais dans le quartier du district réservé aux anciens gagnants. La vie semble plus simple pour Katniss, puisqu’elle a un toit, de l’argent, à manger à volonté et sa famille autour d’elle. Elle continue à chasser clandestinement afin d’aider la famille de Gale à se nourrir, mais n’a plus les vies de sa mère et de sa sœur entre ses mains. Katniss ne parvient cependant pas à profiter pleinement de cette vie plus facile, partagée entre la culpabilité qu’elle ressent : envers Peeta à qui elle a menti, envers Gale pour la vie facile qu’elle peut aujourd’hui avoir et envers les personnes qu’elle a vu mourir durant les Jeux…

Sa volonté d’oublier pour toujours les Hunger Games et tout ce qui se rapporte au Capitole n’est cependant pas pour tout de suite, puisqu’elle doit entamer avec Peeta la « Tournée de la Victoire », au cours de laquelle ils ont pour mission de visiter un à un les 12 districts de Panem. Katniss comprend rapidement que son geste à la fin des Hunger Games, qui les a sauvés Peeta et elle, a été perçu par le Capitole comme une défiance vis-à-vis de son pouvoir. Afin d’assurer la sécurité de ses proches, elle va donc devoir rendre crédible son pseudo-amour pour Peeta…

J’ai pris plaisir à retrouver Katniss dans ce 2ème tome, même si je me demandais un peu comment l’auteure allait pouvoir nous tenir en haleine durant 400 pages, puisque les Hunger Games étaient terminés… J’avoue avoir eu un peu peur en comprenant la solution trouvée par l’auteure. Peur que ce soit répétitif, que ce ne soit qu’une redite du tome précédent. Mais finalement, Suzanne Collins parvient à nous surprendre encore une fois. Même si la situation dans ce 2ème tome est comparable au 1er, les choses différent selon moi dans la façon dont Katniss voit les choses. Alors que dans le 1er tome elle effectuait en quelque sorte ce qu’elle avait à faire par devoir, pour tenir la promesse qu’elle avait faite à sa sœur de revenir saine et sauve, ici on la sent plus détachée de tout cela. Katniss a un nouveau but, lié également à la nature différente de ses sentiments pour Peeta. J’ai trouvé Katniss plus calme, plus résignée, à la limite du sacrifice.

Et même s’il paraît peu probable que je réussisse, il est important que je sois au mieux de ma forme. Ce qui ne sera pas le cas si je passe mon temps à pleurer mes proches. « Laisse-les s’éloigner, me dis-je. Dis-leur adieu et oublie-les. » Je fais de mon mieux, j’évoque tour à tour chaque personne, je les libère comme on sortirait des oiseaux d’une cage et je referme soigneusement derrière eux pour m’assurer qu’ils ne reviennent pas.

Mon avis sur Peeta a également changé dans ce 2ème tome. Alors que dans le 1er, j’avais un cœur de pierre et étais insensible à son personnage que je trouvais un peu mollasson, j’ai trouvé qu’il se révélait totalement dans ce 2ème tome. Il semble plus maître de ses décisions, prêt à tout pour sauver celle qu’il aime. Peut-être que cela était déjà le cas dans le 1er tome, mais personnellement je ne l’avais pas perçu de cette manière.

Si un point m’a un peu gênée dans ce tome, c’est la pseudo-histoire d’amour à laquelle Peeta et Katniss doivent faire croire. Je trouve que l’accent est un peu trop mis là-dessus dans l’intrigue.. Je ne vois pas vraiment comment Katniss peut imaginer une seule seconde que faire croire à leur histoire pourrait les sauver de la haine du Capitole. Elle qui est pourtant toujours sur ses gardes, qui donne rarement sa confiance et qui hait à ce point le Capitole, je n’arrive pas à croire que cette solution lui suffise. En fait, je l’ai trouvée bien naïve pour quelqu’un qui ne fait confiance à personne. J’aurais plutôt imaginer quelque chose de plus direct, et c’est pourquoi j’ai beaucoup cru à un moment à l’idée de l’évasion… Bon, ça c’était une petite divagation sur le fond, je ne sais pas si beaucoup de monde me comprendra !

Pour finir, j’ai encore une fois beaucoup aimé retrouver les autres personnages de ce roman, Cinna et Gale particulièrement. Même si ce dernier est très peu présent dans ce tome, j’espère toujours qu’il pourra trouver la place qui lui convient dans le tome 3. J’ai également aimé la courte tournée dans les districts, qui nous permet de découvrir un peu plus le monde de Panem. Enfin, même si elle est peu présente, le personnage de la mère de Katniss m’a particulièrement touchée, j’ai aimé le changement de direction que prend son caractère. Elle semble plus active, plus forte, plus sûre.

Je dois être forte. Je me redresse sur mon séant, écarte mes cheveux humides de mes tempes douloureuses, et me prépare à ce qui va suivre. Elles apparaissent sur le seuil, avec du thé et des tartines, le visage soucieux. J’ouvre la bouche, prête à lancer je ne sais quelle plaisanterie… et j’éclate en sanglots.
Tant pis pour la force.

Je me rends compte en écrivant cet article qu’il est très dur de parler des différents tomes d’une série de manière séparée. J’ai du mal à dissocier les différents tomes de cette série, d’autant plus que je viens de commencer le 1er chapitre du 3ème.. Je perçois vraiment ce 2ème tome comme un tome de transition, avant « La révolte » promise dans le tome 3…

Pas la peine de vous trouver des arguments pour lire ce 2ème tome, je pense que ceux qui ont lu et apprécié le 1er ne pourront s’empêcher de se jeter dessus ! C’est un livre dont les pages se tournent plus rapidement qu’on ne le voudrait, et qu’il est au final très difficile de lâcher…

Autour du livre :

  • Suzanne Collins est une écrivaine américaine née en 1962. Avant de publier la série “Hunger Games”, elle écrivait essentiellement des scénarios de programmes jeunesse pour la télévision.
  • Elle a également publié d’autres romans destinés à la jeunesse : la série “The Underland Chronicles” (composé de 5 tomes), “Fire Proof Shelby Woo #11“, “When Charlie McButton Lost Power” et “When Charlie McButton Gained Power”.
  • Vous pouvez aussi aller lire les avis sur ce tome de Radicale, Frankie, Sita, Elizabeth-Bennet, Marmotte, Shanaa, Livr0ns-n0us.

Autres petits papiers :

           

Hunger Games, tome 1 – Suzanne Collins

The Hunger Games

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2008

Date de parution française : 2009

379 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 2 et le tome 3

4ème de couverture :

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature.

Mon avis :

Je l’avoue, quand j’ai lu pour la première fois le résumé de cette série, j’ai tout de suite pensé à une pâle copie de « Battle Royale », livre japonais adapté en film en 2000, et dont le synopsis est globalement le même que dans la série de Suzanne Collins :

« Dans un Japon futuriste, les adultes redoutent les adolescents japonais, enclins à la violence et à la désobéissance. D’où le vote de la loi Battle Royale. Le principe de ce « jeu » […] : une classe de troisième, tirée au sort, est envoyée chaque année […] dans un lieu isolé (une île), sur lequel les élèves doivent s’entretuer […]. Il ne doit rester qu’un survivant – faute de quoi les colliers dont sont munis les joueurs explosent -, qui pourra rentrer chez lui à l’issue du jeu. » (Source Wikipedia)

Mais bizarrement, mis à part ces points de départ très proches, j’ai été totalement happée par ce roman et la comparaison s’est arrêtée là (notamment parce que, contrairement au film « Battle Royale », ce roman n’est pas franchement violent, malgré ce que pourrait faire croire le concept des « jeux de la faim »).

Dès le début du récit, j’ai été intriguée par l’organisation du monde dans lequel vit Katniss. Panem, sorte d’États-Unis post-apocalyptique, est un territoire composé de douze districts (le treizième ayant été détruit suite à une révolte qui est à l’origine même des jeux), chacun de ces districts étant spécialisé dans un secteur de l’industrie ou de l’agriculture. C’est dans le douzième que vivent Katniss, sa mère et sa petite sœur, Prim. Tous les ans donc, Le Capitole (le gouvernement de Panem) organise les « Hunger Games », sortes de jeux de cirque antiques au sein desquels 24 jeunes de 12 à 18 ans doivent s’entretuer, le dernier étant déclaré vainqueur.

Dès le début du roman, on découvre le personnage de Katniss, qui a pris sur elle de nourrir sa mère et sa sœur depuis la mort de son père il y a quelques années. Dès ces premières pages, j’ai été touchée par ce personnage de jeune fille courageuse, fière, indépendante et folle d’amour pour sa petite sœur, pour laquelle elle est prête à prendre tous les risques. J’ai beaucoup apprécié les quelques passages traitant de sa relation avec celle-ci, de même que les liens difficiles qui la relient à sa mère (j’espérais d’ailleurs que ceux-ci seraient plus développés…). Les scènes de braconnage dans la forêt avec son ami Gale m’ont également beaucoup plu (malgré le peu de pages consacrées à ce personnage, je suis fan de lui…).

Au fur et à mesure du récit et des « Hunger Games » en eux-mêmes, on découvre une à une les règles qui sont de mise au sein des jeux. J’ai aimé cette découverte progressive des lois édictées pour le plaisir des téléspectateurs du Capitole. On est totalement dans le même esprit que les jeux de cirque de l’époque romaine, au sein desquels les joueurs ne sont finalement que des pions dont la survie dépend en grande partie de sponsors extérieurs.

Vous l’avez sans doute remarqué, j’ai été vraiment très surprise et conquise par ce premier tome. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi « stratégique », je pensais avoir droit à plus de violence au sein des jeux, et je suis finalement bien contente qu’il n’y en ait que très peu (mais peut-être que certains l’ont trouvé violent, je ne sais pas…). J’ai également été surprise de la faible place que représentent finalement les jeux par rapport au reste du récit. Les semaines d’entraînement précédant le jeu sont notamment réussies et permettent d’aligner au fil du roman trois environnements totalement différents : le District 12, le Capitole et l’arène des « Hunger Games ».

Je pense que mon plaisir à lire ce livre est en grande partie lié à son personnage principal, Katniss, auquel je me suis beaucoup attachée. J’ai moins adhéré au personnage de Peeta, qui m’a énervée tout au long du roman… J’ai également apprécié tout le côté loufoque des coulisses des jeux, notamment l’équipe de stylistes, maquilleurs et esthéticiennes engagée pour préparer les joueurs et les aider à obtenir des sponsors en séduisant les spectateurs. « Hunger Games » est donc un roman que je conseille à tout le monde, et dont je lirai sans doute prochainement les suites : « L’embrasement » et « La révolte« .

Autour du livre :

  • Suzanne Collins est une écrivaine américaine née en 1962. Avant de publier la série « Hunger Games », elle écrivait essentiellement des scénarios de programmes jeunesse pour la télévision.
  • Elle a également publié d’autres romans destinés à la jeunesse : la série « The Underland Chronicles » (composé de 5 tomes), « Fire Proof Shelby Woo #11« , « When Charlie McButton Lost Power » et « When Charlie McButton Gained Power ».

Edit du 5/12/11 :

« Hunger Games » de Gary Ross – Source : Allociné

Une adaptation de la série par Gary Ross a été lancée, elle devrait sortir le 21 mars 2012. Je suis ravie de retrouver dans le rôle de Katniss l’actrice Jennifer Lawrence, que j’avais adorée dans le film « Winter’s bone » de Debra Granik. Elle y jouait le rôle d’une jeune fille lancée à la poursuite de son père disparu sans laisser de traces, afin de ne pas perdre la maison familiale que celui-ci a utilisé comme caution. Ce rôle de jeune fille courageuse prête à tout pour sauver ses frère et sœur est finalement très proche de celui de Katniss, même si « Winter’s bone » demeure quand même un film beaucoup plus sombre. Le film est d’ailleurs une adaptation du roman « Un hiver de glace » (« Winter’s bone » en anglais) de Daniel Woodrell.

« Winter’s bone » de Debra Granik – Source : Allociné

Je me rends également compte que l’actrice jouait dans « Le complexe du castor » de Jodie Foster, film que j’avais beaucoup apprécié à sa sortie. Elle y joue le rôle de Norah, amie du fils aîné du couple principal (joué lui par Mel Gibson et Jodie Foster).

Pour revenir à l’adaptation de « Hunger Games« , les autres personnages seront interprétés par les acteurs Josh Hutcherson (Peeta), Liam Hemsworth (Gale), Woody Harrelson (Haymitch), Lenny Kravitz (Cinna), Donald Sutherland (Président Snow) et bien d’autres…

« Hunger Games » – Source : Allociné

Autres petits papiers :

           

Le chaos en marche, tome 1 : La voix du couteau – Patrick Ness

The Chaos Walking Trilogy 1 : The Knife of Never Letting Go

Editeur : Gallimard Jeunesse

Collection : Pôle Fiction

Date de parution originale : 2008

Date de parution française : 2009

528 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

C’est l’année de ses 13 ans et Todd va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Nouveau Monde, uniquement peuplé d’hommes, où chacun peut entendre la pensée des autres : c’est le Bruit, incessant, obsédant. Un jour, Todd découvre un lieu où le Bruit se tait…

Mon avis :

J’ai d’abord été attirée par « La voix du couteau » parce qu’il faisait partie de la collection Pôle Fiction de Gallimard Jeunesse, en laquelle j’ai énormément confiance. L’insistance de Soundandfury n’a fait que me conforter dans mon choix…

A la lecture du résumé, je m’attendais à un roman d’anticipation dans le genre du livre « Les fils de l’homme » de P.D. James (un monde dans lequel la population est devenue stérile et se dépeuple petit à petit…). Le héros, Todd, est le plus jeune garçon de son village, Prentissville, et sera dans quelques semaines le dernier à devenir un homme. Je me suis rapidement attachée au personnage de Todd, même si le langage parlé qu’il utilise dans le récit m’a quelque peu perturbée au début. Finalement, on comprend vite pourquoi il parle de cette manière et on s’habitue alors à son orthographe approximatif, qui donne même du charme à son récit (si si, à un certain moment, c’est agréable !)…

« […] le marais c’est le seul endroit près de Prentissville où on peut s’isoler un minimum de tout le Bruit que les hommes répandent hors d’eux-mêmes, de toute cette clameur, tout ce raffut qui se calme jamais, même quand ils dorment, les hommes et leurs pensées qu’ils savent même pas qu’ils pensent, même quand tout le monde les entend. Les hommes et leur Bruit. Je sais pas comment ils font, comment ils le supportent et se supportent. » p.15

Je me suis aussi beaucoup attachée à son chien, Manchee, avec lequel il communique également à travers son Bruit. Et oui, car dans le monde de Todd, les animaux sont également sujets à cette particularité… Je trouve d’ailleurs que tous les passages dans lesquels se trouve un animal désamorcent un peu le suspense et constituent en quelque sorte des pauses dans le récit (particulièrement les moutons dont le Bruit n’est fait que de « Moutons ! » divers et variés, les écureuils qui piaillent en boucle « Viens », « Toupie » et « Chope », et surtout les vaches géantes appelées les « choses », dont le bruit est une sorte de chant réconfortant, rappelant la mer…).

« C’est comme le chant d’une famille où tout est toujours bien, c’est un chant d’appartenir qui vous fait appartenir rien qu’en l’entendant, c’est un chant qui prendra toujours soin de vous et qui jamais vous quittera. Si vous avez un cœur, ça le brise, si vous avez le cœur brisé, ça le répare » p.273

Dès le début, on tente de comprendre à travers les quelques explications de Todd les habitudes et modes de vie de son village et de ses habitants, ainsi que le virus qui en a un jour décimé toutes les femmes… Cette première incursion dans la vie de Prentissville est en partie dérangeant, tant les Bruits filtrant continuellement des esprits de ses habitants rendent l’atmosphère brouillonne et étouffante. Ce climat semble d’ailleurs se répercuter sur l’état d’esprit de Todd, qui a toujours l’air passablement énervé et sur le qui-vive…  A la suite de sa découverte dans les marais, l’action se met rapidement et violemment en route. Todd doit laisser de côté tout ce qu’il a toujours connu, sans réellement savoir pourquoi, et en évitant de trop y penser de peur d’attirer l’attention à travers son Bruit.

« – Pourquoi tu me le dis pas, tout simplement ?
– Parce que la connaissance est dangereuse […], et quand je regarde dans son Bruit voir ce qu’il cache, ça rugit et ça m’envoie comme une gifle. » p.66

Car c’est là toute la particularité de ce roman : le Bruit. Imaginez un monde où toutes vos pensées peuvent être entendues… Imaginez l’impact que cela puisse avoir sur l’organisation d’une société… Doit-on n’avoir de secret pour personne, puisque de toute manière ce secret transparaîtra dans notre Bruit ? Doit-on vivre en ermite, loin du Bruit de ses semblables ? Comment construire une relation avec quelqu’un, lorsqu’il est conscient de la moindre de nos pensées ?

Je préfère ne pas aller plus loin, par peur de dévoiler plus encore l’intrigue de ce roman. D’autant plus que sur les 528 pages que compte ce livre, il ne faut pas en lire plus de 50 pour voir apparaître les premiers rebondissements…

Comme vous l’aurez compris, j’ai donc beaucoup apprécié la lecture de ce roman, dont l’intrigue m’a tenu en haleine jusqu’à la fin. J’ai beaucoup aimé la relation qui se noue petit à petit entre Todd et V., régulièrement perturbée par le Bruit du premier.

Pour un roman jeunesse, j’ai trouvé ce premier tome particulièrement travaillé… Il mène à des réflexions assez dures et perturbantes, sur le rôle de la femme dans la société ou encore la façon dont une société s’accommode de ses contraintes (ici, le Bruit qui arrive d’un seul coup). Je me demande d’ailleurs s’il devrait être classé dans la littérature jeunesse.

J’ai quand même parfois trouvé ma lecture assez longue, et je me demande si l’auteur n’aurait pas pu raccourcir certains passages. Malgré cela, j’ai été facilement emportée dans cette intrigue, et j’ai déjà hâte de me plonger dans le tome 2, intitulé « Le Cercle et la Flèche » (« The Ask and the Answer » en VO).

Autour du livre :

  • La série « Le Chaos en Marche » est composé de trois tomes : « La Voix du Couteau », « Le Cercle et la Flèche » et « La Guerre du Bruit », sortis entre 2008 et 2010. Le premier a gagné le « Booktrust Teenage Prize » en 2008. La liste des nominés à ce prix, qui a également été décerné à Neil Gaiman pour « L’étrange vie de Nobody Owens » et à Mark Haddon pour « Le bizarre incident du chien pendant la nuit », regorge d’ailleurs d’idées en littérature jeunesse. Il a également été récompensé par le « Guardian Award » et le « Prix James Tiptree Jr », qui récompense « des ouvrages de science-fiction ou de fantasy qui développent ou explorent notre compréhension de la sexuation » (voir cette page pour plus d’explications sur ce prix).
  • Patrick Ness est un écrivain et journaliste américano-britannique né en 1971, qui vit actuellement à Londres. En plus de la série « Le Chaos en Marche », il a également écrit « The Crash of Hennington » en 2003, « Topics About Which I Know Nothing » en 2005, ainsi que le roman jeunesse « A Monster Calls » en 2011.

Pour aller plus loin, vous pouvez également aller voir les avis de Soundandfury et de Radicale.