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Top Ten Tuesday n°2 – Les 10 livres qui m’ont fait pleurer

14/02/2012

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog d’Iani.

Voici donc pour ma seconde participation :

Les 10 livres qui m’ont fait pleurer :

1°) Harry Potter et l’ordre du phénix et Harry Potter et le prince de sang-mêlé – J.K. Rowling :

Parce que les fins respectives de ces deux tomes m’ont beaucoup surprise à ma 1ère lecture et émue. D’autant plus que dans ces deux tomes, il y a je trouve une sorte de tension permanente tout au long du récit. Même maintenant lorsque je relis ces livres, j’ai du mal à me retenir de verser quelques larmes à la fin… Et bizarrement, le dernier tome de la série m’a de son côté moins émue, même si je l’étais quand même un peu parce que je savais qu’un pan de mon enfance/adolescence se refermait avec ce tome.

2°) La voleuse de livres – Markus Zusak :

Un livre qui m’a profondément touchée et que j’ai littéralement terminé en pleurs. Et pourtant dès le début, la Mort nous prévient d’une partie des évènements dès le début.. Mais ce qui est justement magnifique dans ce livre, c’est qu’on a beau connaître une partie du dénouement, l’auteur parvient tout de même à nous le faire oublier, et à nous emporter dans son récit pour finalement nous surprendre totalement.

3°) Hunger Games, tome 3 : La Révolte – Suzanne Collins :

J’ai lu les 50 dernières pages de ce roman dans un état à la fois de fébrilité et d’émotion intense. J’ai même dû les relire une deuxième fois pour être sûre d’avoir bien tout compris. Je ne m’attendais pas vraiment à tous les évènements qui se déroulent dans ces derniers chapitres, et je trouve que l’auteur y conclue magistralement sa série.

4°) La solitude des nombres premiers – Paolo Giordano :

Je me suis beaucoup attachée aux personnages d’Alice et de Mattia, et j’ai suivi leurs parcours chaotiques la boule au ventre. Certains dialogues ou situations en particulier m’ont profondément touchée. J’en profite pour vous conseiller une nouvelle fois la lecture de roman..

5°) Si je reste – Gayle Forman :

Comme je l’ai dit dans mon article, ce roman m’a tellement émue qu’il m’a été impossible de le reposer avant la fin. Je suis donc restée des heures assise sur ma chaise à dévorer ces pages, particulièrement émue par certaines scènes, notamment lorsque le grand-père de Mia ou Adam lui parle dans sa chambre d’hôpital. De même, les scènes dans lesquelles Mia mentionne son petit frère Teddy sont très touchantes.

6°) Speak – Laurie Halse Anderson :

Un roman que j’avais découvert un peu au hasard, grâce à l’adaptation qui en a été faite pour la télévision américaine, et qui n’est pas encore traduit en français. Je ne vous en ai pas encore parlé bien que ce soit un roman qui m’ait beaucoup touchée (l’adaptation également, Kristen Stewart y est d’ailleurs impressionnante..). On y suit donc Melinda Sordino, une jeune adolescente cachant un lourd secret. Elle décide de ne plus parler, en se demandant si quelqu’un s’en rendra compte. Renfermée sur elle-même, elle a perdu ses anciennes amies et ne parvient pas à communiquer avec sa mère. “Speak” est vraiment un beau roman sur l’adolescence et le mutisme qui peut survenir suite à un traumatisme. C’est d’ailleurs dommage qu’il ne soit pas traduit en français.

7°) L’élégance du hérisson – Muriel Barbery :

http://laissezparlerlesptitspapiers.files.wordpress.com/2011/03/muriel_barbery_elegance_herisson.jpg?w=200

Dans ce roman, ce sont les personnages de Paloma et de Renée qui m’ont vraiment touchée, et en particulier la relation de cette dernière avec son voisin japonais. Un point en particulier m’a bien évidemment touchée encore plus touchée, d’autant plus qu’il est relativement surprenant.

8°) La nostalgie de l’ange – Alice Sebold :

L’émotion que j’ai ressentie en lisant ce roman est en grande partie due au récit que Susie nous fait de sa vie, du haut de son Ciel. Elle observe ses proches qui continuent à vivre malgré sa mort, et ça m’a souvent fait monter les larmes aux yeux…

9°) La petite fille de Monsieur Linh – Philippe Claudel :


Ce roman lu il y a quelques années m’avait lui aussi beaucoup touchée, même si ce sentiment s’est surtout manifesté dans les dernières pages. Quand j’ai compris ce qu’il en était réellement de Monsieur Linh, je me souviens avoir bien une grande claque, qui nous fait regarder le roman avec un œil neuf.

10°) Sur la route de Madison – Robert James Waller :

Ce roman, que j’avais découvert dans un premier temps à travers son adaptation (avec Clint Eastwood et Meryl Streep), m’a vraiment émue durant ma lecture. C’est surtout le personnage de Francesca qui est sublime dans ce récit, elle qui a sacrifié son amour pour le bien de sa famille et assumé son choix toute sa vie. La nostalgie qui émane de ce roman est puissante, et j’en garde encore aujourd’hui un souvenir très fort.

Divergent, tome 1 – Veronica Roth

12/02/2012

Divergent

Éditeur :  Nathan Jeunesse

Collection : Blast

Date de parution originale : 2011

Date de parution française : 2011

444 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. A 16 ans, Béatrice, issue de la faction des Altruistes, doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d’évaluation lui donnent le choix : elle est divergente… Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort…

Mon avis :

Divergent” est un livre à côté duquel il aurait été difficile de passer en 2011. Mais malgré le matraquage commercial qui a été réalisé autour de ce roman, j’ai décidé de lui laisser une chance, et au final je ne suis pas mécontente de cette découverte !

Dès le début, on est plongé dans cette société régie par une organisation différente et divisée en cinq factions, censées matérialiser les différents caractères existants : les Altruistes, les Sincères, les Érudits, les Fraternels et les Audacieux. Chaque faction occupe un rôle bien défini au sein de la société : les Fraternels soignent et assistent les personnes, les Sincères s’occupent essentiellement de la justice, les Érudits de l’enseignement et de la recherche, les Audacieux de la défense et de la protection de la société, et enfin les Altruistes s’occupent des autres et, du fait de leur incorruptibilité, des services politiques.

Alors que l’on est élevé durant son enfance dans la faction de sa famille, à 16 ans arrive le moment de choisir soi-même sa voie, et de quitter ou non son clan d’origine afin d’intégrer celui qui correspond le mieux à sa personnalité et à ses goûts. S’ajoutent à cela les inévitables rivalités entre les différentes factions, et les tensions qui émergent forcément lorsqu’une personne quitte sa faction pour adhérer à une autre..

Tris, le personnage principal, appartient à la faction des Altruistes, même si elle a du mal à s’adapter aux convenances de celle-ci. L’année de ses 16 ans et du test censé les aider à faire leur choix, elle se rend compte qu’elle est “divergente”, c’est-à-dire qu’elle ne rentre dans aucune case et ne correspond théoriquement à aucune faction spécifique… Elle comprend vite que cette information doit être gardée secrète, sans quoi sa vie serait en danger.

Je vous vois déjà avec votre air sceptique, le même que celui que j’ai pris à l’annonce de cette nouvelle.. Durant cette lecture, je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de me demander à quelle faction j’aurais pu appartenir, avant de me rendre compte que c’était en fait impossible pour moi d’en choisir une, comme pour beaucoup j’imagine.. Aurions-nous tous été divergents et en danger de mort ??

Comme vous l’avez compris, j’ai trouvé cette notion de divergence (sur laquelle repose quand même une grande partie de l’intrigue…) un peu facile, car pour moi, la moitié au moins des adolescents de cette société aurait du l’être. Comment se contenter d’être rangé dans des cases aussi fermées à cet âge-là (à cet âge-là ou à n’importe quel autre d’ailleurs..) ? Comment choisir de quitter la seule faction que l’on ait jamais connue, dans le but de rejoindre un groupe d’inconnus (les membres des différentes factions ne se mélangeant pas du tout) ?

Cette séparation en 5 factions me semblait donc peu crédible, d’autant plus qu’à cela s’ajoutent les clichés associés à chacun de ces clans : les Audacieux sont courageux, donc ont une grande gueule, des piercings et des tatouages ; les Érudits sont des rats de bibliothèque pète-secs et incapables de ne pas étaler leurs connaissances ; au contraire les Altruistes sont tellement… altruistes, qu’ils s’écrasent devant les autres et font toujours passer les besoins des autres avant les leurs. Cela m’a un peu gênée car ce n’est pas forcément l’image que je me fais de l’audace, de l’érudition ou de l’altruisme… A ce moment de l’intrigue, je trouvais donc le concept de cette société assez peu crédible, et je restais sceptique sur la capacité de l’auteure à me convaincre du contraire. Au final, disons qu’elle ne s’en sort pas trop mal, notamment grâce au personnage de Quatre qui apporte des réflexions intéressantes sur l’altruisme et le courage, mais également sur les choix qu’il a été amené à faire.

Je pense aussi que le fait d’être happée dans l’intrigue de ce roman m’a parfois fait oublier de me pencher sur la crédibilité du tout.. Et oui, car faible que je suis, j’ai finalement beaucoup aimé suivre l’apprentissage de Tris et les nombreuses épreuves qu’elle est amenée à affronter. Je me suis surprise à trouver séduisant la faction dans laquelle elle entre brusquement, même si je ne partage absolument pas les principes sur lesquels elle repose (trop de violence, d’injustice, de faux courage et de bluff..). Les personnes qu’elle y rencontre sont souvent mystérieuses et imprévisibles, en particulier Quatre (oui le prénom est étrange..), qui est de loin mon personnage préféré dans ce début de série. Dommage que j’aie moins accroché au personnage de Tris, souvent épuisante et très longue à la détente (ah ! si on pouvait entrer dans l’esprit des personnages et leur expliquer tout ce qu’on a compris 3 chapitres avant qu’ils ne le comprennent par eux-mêmes..), même si elle s’améliore largement sur la deuxième partie du livre, quand elle se met à réfléchir un peu plus.. La relation qui se noue peu à peu entre ces deux personnages est sans doute l’un des aspects qui m’a le plus plu dans ma lecture, car j’ai eu du mal à cerner le personnage de Quatre et l’auteure est réellement parvenue à me surprendre !

J’aurais aimé que les autres membres de la famille de Tris soient plus présents et plus travaillés, notamment sa mère, mais en même temps cela s’accorde bien avec le détachement de Tris de sa fratrie d’origine.. De même, j’aurais souhaité mieux comprendre le fonctionnement des autres factions que l’on connaît moins, mais j’imagine que les prochains tomes seront l’occasion de les découvrir. Enfin, j’aurais vraiment apprécié d’en savoir plus sur l’histoire de cette société, et sur les raisons qui ont poussé ses habitants à s’organiser de cette manière, sous forme de factions. Il y avait vraiment matière à développer selon moi, mais là encore j’imagine et j’espère que cela sera présent dans les prochains tomes.

Au final, “Divergent” est un premier tome qui se défend très bien, et qui donne envie d’en savoir davantage sur Tris et la société dans laquelle elle évolue. Les réflexions autour des notions de courage, des choix que l’on peut être amenés à faire dans sa vie, et du sentiment d’appartenance que l’on peut avoir par rapport à son milieu d’origine, sont également des points que j’ai trouvés intéressant, même si pas suffisamment développés à mon goût. Je lirai sûrement le deuxième tome, qui sort en mai prochain en langue anglaise (je pense par contre que j’attendrai la sortie française).

Autour du livre :

  • Veronica Roth est une écrivaine américaine née en 1988 près de Chicago. “Divergent” est son premier roman.
  • Le second tome de cette série, “Insurgent“, sera disponible en langue anglaise en mai 2012. Vous pouvez cependant le réserver sur cette page. Un troisième tome est également prévu, qui devrait sortir en 2013.
  • Les droits du livre ont été vendus à Summit Entertainment (distributeur notamment des films “Twilight“..) et un scénario en a été écrit, un film devrait donc voir le jour dans un avenir proche..

Cette lecture entre dans le cadre du Baby Challenge Jeunesse organisé par Livraddict.

6/20

Quartier Lointain – Jirô Taniguchi

11/02/2012

Haruka-na machi e

Éditeur : Casterman

Date de parution originale : 1998

Date de parution française : 2002 (1er tome) – 2003 (2ème tome)

405 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Prix du Meilleur Scénario et Prix Canal BD au Festival d’Angoulême de 2003.

Prix d’Excellence du Festival des arts médias de l’Agence pour les affaires culturelles au Japon, catégorie Manga, en 1998.

4ème de couverture :

Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l’adolescent qu’il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu’il était jeune. Et petit à petit, l’année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant ? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants ?

Mon avis :

Bon, il est temps de reprendre en main ce blog et de remettre à jour mes avis sur mes lectures. Je commence donc avec “Quartier Lointain”, lecture qui m’a permis d’entrer dans l’univers des mangas… Ça fait longtemps que j’entends parler de Jirô Taniguchi en bien, et je ne regrette pas de m’être à mon tour laissée tenter.

Dans ce manga, nous suivons donc les aventures de Hiroshi Nakahara, homme de 48 ans qui se retrouve du jour au lendemain dans le corps de l’adolescent qu’il était, et qui va donc être tenté d’en modifier le cours. Une fois digérées les questions techniques qui me passaient par la tête (je n’ai pas pu m’empêcher de me poser des questions sur la vraisemblance de la chose, par exemple si son esprit à lui est présent dans le passé, alors qui se trouve dans son corps dans le futur ? Toujours lui ? Oui son lui jeune ? Ont-ils fait un échange ? Bref, comme vous le voyez, même dans le cas d’une intrigue relevant quelque peu du fantastique, j’ai souvent besoin de savoir que la chose est malgré tout plausible…), je suis rapidement entrée dans cette histoire.

Le personnage principal revit des moments de son adolescence, et se rend vite compte de l’impact qu’un changement de comportement pourrait avoir sur son futur. Doit-il tenter de modifier ce qui s’est mal passé à cette époque, au risque de changer également le cours du reste de sa vie ? A-t-il le droit de profiter de ces instants dans la peau d’un jeune garçon ? Que faire lorsque le destin nous permet de revivre une partie de notre vie ?

Ce retour en arrière lui permet également de découvrir la partie cachée de son histoire, celle de ses parents. Il tente de comprendre les choix de ses parents, et ce qui a mené son père à disparaître sans laisser de traces…

J’ai beaucoup aimé le fait que pour Hiroshi, ce retour dans le passé représente en quelque sorte un retour à la vie. A travers les quelques retours dans le futur, on se rend compte en effet du tournant qu’a pris sa vie adulte. Ses filles qui se moquent (gentiment ?) de lui, sa femme qui semble quelque peu délaissée… Alors qu’il n’a jamais compris le départ inexpliqué de son père lorsqu’il était adolescent, il se rend peu à peu compte que c’est exactement ce que lui-même a fait avec sa propre famille : fuir. Fuir à travers le travail, fuir à travers l’alcool, fuir dans le silence ou au contraire la colère…

J’ai également apprécié l’alternance entre les scènes comiques, dues au fait qu’il est maintenant un adolescent réfléchissant et parlant comme un adulte, et connaissant même en partie l’avenir (notamment les résultats sportifs, atout-clé de tout voyageur dans le temps qui se respecte !), et les scènes plus émouvantes avec sa famille, notamment son père et sa grand-mère.

J’ai du mal à mettre plus de mots sur ma lecture, mais j’en ressors en tout cas avec un avis très positif. Je vous conseille donc la lecture de ce manga, ainsi que des autres publications de l’auteur. Je lirai sûrement un autre manga de Taniguchi un de ces jours, peut-être “Le journal de mon père“, “Les années douces” ou encore “Le sommet des Dieux“.

Autour du livre :

  • Jirô Taniguchi est un auteur de mangas japonais né en 1947 à Tottori. Il écrit des mangas seinen (mangas globalement destinés aux jeunes hommes) et gakiga (plutôt destinés aux adultes). Il a publié son premier manga, Kareta heya”, en 1970, suivi dans les années 80 de mangas aux styles variés. Il a fortement été influencé dans son travail par la bande dessinée européenne. A partir des années 90, il décide de s’orienter vers les éléments de la vie quotidienne, et publie notamment dans ce sens “L’homme qui marche”, “Le journal de mon père” ou “Quartier Lointain” (source Wikipedia).
  • Ce manga a été adapté en film en 2010 par le réalisateur belge Sam Garbarski, avec Pascal Greggory, Alexandra Maria Lara, Jonathan Zaccaï et Léo Legrand dans les rôles principaux (fiche Allociné)

Cette lecture rentre dans le cadre du Baby-Challenge Manga organisé par Livraddict :

1/20

Hunger Games, tome 3 : La Révolte – Suzanne Collins

18/01/2012

Mockingjay

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2010

Date de parution française : 2011

417 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 1 et le tome 2.

4ème de couverture :

Je m’appelle Katniss Everdeen.
Je devrais être morte.
Maintenant je vais mener la révolte.

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Mon avis (à ne pas lire si vous n’avez pas lu les tomes précédents ! ) :

Ah, enfin j’ai pu avoir ce tome 3 entre les mains ! C’est donc une nouvelle série qui s’achève avec cet ultime roman intitulé “La révolte“… Suite à son sauvetage in extremis par les Rebelles au cours des derniers Hunger Games, on retrouve Katniss en compagnie de sa famille, de Gale, de Haymitch et de Finnick au sein du District 13, centre stratégique de la lutte contre le Capitole. Le District 12 a été détruit et Peeta, n’ayant pu être récupéré par les Rebelles, est maintenant aux mains des ennemis…

L’ambiance dans la première partie de ce 3ème tome est légèrement oppressante : Katniss passe ses journées dans les bâtiments enterrés du District 13, sans quasiment jamais voir le jour, alternant entre réunions obscures des rebelles, au sein desquelles elle n’a pas toujours son mot à dire, et repas sans saveur au réfectoire du district (chez eux, tout est cultivé sous terre…). Katniss ne sait pas ce qu’est devenu Peeta, et ne pardonne pas aux rebelles d’avoir pu l’abandonner dans l’arène.

Les évènements se débrident un peu lorsque Katniss accepte de tenir son rôle de “geai moqueur”, symbole de la lutte contre le pouvoir du Capitole, et seul moyen selon les rebelles de fédérer les derniers districts à leur cause. S’en suivent quelques scènes parfois traitées de manière comique par l’auteure, au cours desquelles Katniss doit notamment faire semblant de se battre, suivie de près par des cameramen chargés d’immortaliser l’évènement. J’ai beaucoup aimé la pointe d’humour qui perçait dans certaines de ces scènes, Katniss appelant ces deux cameramen les “hommes-insectes”, tant ils sont empêtrés dans leur équipement…

C’est d’ailleurs un point qui m’a beaucoup frappée dans ce 3ème tome, plus encore que dans les deux premiers : l’importance de l’image, le marketing de guerre mis en place de part et d’autre par les deux ennemis. Le Capitole avait ses Hunger Games, horrible et grossière émission de télé-réalité au cours de laquelle des enfants s’entretuaient, les Rebelles ont leurs spots publicitaires avec pour mascotte Katniss en geai moqueur : Katniss qui se bat dans un District en ruines, Katniss qui rend visite à des enfants, Katniss face à la caméra qui menace directement le Président Snow… Malgré leurs oppositions sur le fond, les deux parties utilisent finalement une stratégie similaire.

Katniss accepte d’endosser ce rôle un peu à contre cœur, car c’est la seule manière pour elle d’assurer l’immunité à Peeta, maintenant considéré comme un traître par les rebelles, et surtout la seule solution pour qu’on lui accorde le droit de détruire elle-même l’objet de sa haine au parfum de roses blanches…

Ce tome m’a semblé présenter beaucoup plus d’action que les deux autres. On n’est plus dans les “jeux” du Capitole mais dans une guerre réelle, au sein de laquelle Katniss semble souvent perdue. Elle a parfois du mal à comprendre les motivations des deux camps, que ce soit le Capitole ou les Rebelles. Elle devient encore une fois un pion, cette fois aux mains des Rebelles, avec lesquels elle doit parfois accepter des compromis.

J’ai aimé la relation nouvelle qui se lie dans ce tome entre Finnick et Katniss. Déjà dans le tome 2 on pressentait un personnage au-delà de ce qu’il paraissait au premier abord. Cela se confirme dans le tome 3. Gale est là lui aussi, totalement engagé à la cause des Rebelles, s’éloignant dans ce sens de Katniss pour qui le seul ennemi semble plutôt être le Président Snow. Elle est moins intransigeante envers les habitants du Capitole, qui selon elle sont juste stupides et doivent leur comportement à leur éducation. Elle est en cela quelque peu influencée par les personnes avec qui elle a pu sympathiser lors de ses premiers Hunger Games (son équipe de préparation, les domestiques du Capitole, et surtout Cinna).

La relation entre Katniss et Prim s’étoffe également dans ce tome, ce dernier personnage prenant un peu d’ampleur, même si j’aurais apprécié que cela soit plus développé. Le rôle de Peeta est crucial dans ce tome, et j’ai beaucoup aimé toutes les scènes dans lesquelles il est présent. C’est vraiment l’un des personnages les plus intéressants de cette série selon moi, et celui auquel je me suis le plus attachée dans ce tome, contrairement aux précédents.

Les pointes d’humour présentes dans ce tome m’ont surprise mais m’ont beaucoup plu. Elles sont souvent liées à l’image médiatique portée par Katniss. Les scènes avec les cameramen, Cobbs qui protège Katniss jusqu’au bout sans que celle-ci en soit toujours consciente, Plutarch et sa vision télévisuelle de la guerre, le fait que leur “guerre” semble au début un peu ridicule puisque les personnages se plaignent souvent de s’ennuyer…

On évolue petit à petit vers la résolution finale de cette série, et je dois dire que je suis tout à fait satisfaite du résultat. Les dernières pages sont surprenantes, audacieuses même parfois, et se lisent évidemment beaucoup trop rapidement… Quand j’ai refermé ce dernier tome, je me suis dit que cela ne pouvait finalement finir que de cette manière… Une série dont la fin n’a pas été bâclée selon moi donc…

Si je devais citer les points qui m’ont un peu déçue dans cette série, c’est sans doute que j’aurais préféré que l’auteure accorde plus d’importance à l’histoire de certains personnages, de même qu’à la genèse de Panem. Certains personnages comme Rue, Cinna, Gale, Finnick ou même Johanna, sont vraiment des personnages intéressants, et j’aurais aimé en connaître plus sur leur histoire. Pourquoi Cinna a-t-il ce comportement si protecteur envers Katniss alors qu’il est du Capitole ? Comment la conscience des habitants du Capitole devenus des Rebelles s’est-elle développée ? Comment Panem est-il devenu Panem ?J’aurais également aimé que le point de vue de Peeta soit plus développé dans ce 3ème tome.

Je pense donc qu’il aurait été intéressant de consacrer plus de pages à ces personnages, quitte à diminuer la partie relative à la guerre et aux moments pendants lesquels tout le monde s’ennuie (je parle des personnages, pas du lecteur !)… Mais en même temps, comme le parti pris de l’auteur est de suivre Katniss et seulement elle, il aurait peut-être été difficile de mettre en avant toutes ces informations.

Hunger Games” est au final une série que je conseille vraiment au plus grand monde, même si on en fait actuellement tout un foin et que ça pourrait en énerver certains !

Autour du livre :

  • Pour les infos concernant l’auteure de cette série et l’adaptation qui sortira le 21 mars 2012, je vous renvoie vers mon article sur le tome 1, dans lequel j’en avais parlé. J’ai vraiment hâte de voir ce film, et surtout de voir comment les acteurs parviendront à incarner ces superbes personnages (en particulier Jennifer Lawrence en Katniss, Donald Sutherland en Président Snow et Lenny Kravitz en Cinna)
  • En feuilletant un peu sur le net, je suis tombée plusieurs fois sur des recettes de cuisine inspirées de la série (et oui le marketing autour des livres va très loin…). Cela dit, je trouve l’idée amusante et je vous mets donc le lien vers un site sur lequel sont répertoriées quelques-unes de ces recettes (notamment la “Soupe au goût de printemps du Capitole” (j’ai oublié le nom qui lui est donné dans le tome 1)), ainsi que de nombreuses informations sur l’adaptation cinématographique de la série.
  • Un autre lien, en passant, vers ce site, Fictional Food, qui répertorie des recettes ou des idées concernant les plats croisés dans certains romans, séries ou films. On y retrouve notamment le fameux ragoût d’agneau de Katniss et les pains aux noix et aux raisins de Peeta dans “Hunger Games” ou encore le toast à l’œuf de “V pour Vendetta“…
  • Enfin, pour ceux qui sont parfois perdus dans le nom des personnages de cette série, je vous conseille cette “encyclopédie” consacrée à la série, qui m’a souvent aidée durant ma lecture pour associer leurs noms aux personnages.
  • Vous pouvez aussi aller lire les avis des personnes suivantes sur ce livre : Sita, Frankie, Lasardine, Shanaa, Radicale, Matilda, Livr0ns-n0us, Marmotte, Elise, Kelith, Bykiss

Si je reste – Gayle Forman

18/01/2012

If I stay

Éditeur : Pocket

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2009

186 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand, un jour, tout s’arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Commue détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après. Sortir du coma, d’accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste…

Mon avis :

En relisant la 4ème de couverture, je me rends compte que ce roman a de quoi faire peur au premier abord, entre un petit ami “rock star en herbe” (je vous rassure, cette expression n’est pas dans le roman) et l’annotation présente en gros sur fond rouge sur la couverture de mon édition : “Le livre le plus émouvant depuis Twilight” (notons que ce commentaire est d’autant plus pertinent qu’il est écrit par Erik Feig, le producteur du-dit Twilight…). Mais ce serait dommage de se cantonner à cela, car ce serait passer à côté d’un très bon livre qui m’a beaucoup surprise et a surpassé les attentes que je pouvais avoir.

Premières pages… Mia nous raconte son début de journée point par point. La neige qui est tombée toute la nuit, le petit-déjeuner familial dans la cuisine, la joie de son petit frère qui n’aura pas à aller à l’école aujourd’hui, l’odeur du tabac à pipe de son père, les pancakes préparés par sa mère qui ne cuisine d’habitude jamais, la décision de rendre visite à des amis pour profiter de la journée, la vieille Buick qui s’accorde si bien aux vêtements rétros de son père, le trajet en voiture… Puis l’accident. Et Mia qui observe : la voiture, le fossé, le grincement de la voiture, les vêtements, ses parents, la neige… Au milieu de tout ça, la radio qui continue de diffuser la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven, le morceau sur lequel elle devait travailler cet après-midi.

Dès le début de ce roman, nous sommes emportés par les paroles de Mia à travers son accident, nous voyons ce qu’elle voit, ce dont elle a conscience et ce qu’elle observe sans comprendre. Son regard extérieur sur les évènements rend la scène encore plus frappante. Elle observe, note méticuleusement tous les détails de ce qui se passe sous ses yeux, et sous les nôtres aussi.

Si je reste” est un livre que j’ai lu en quelques heures, incapable de le lâcher et d’abandonner Mia à son sort. J’avais l’impression de faire partie de son entourage, attendant son réveil et la fin de ce cauchemar. Les flashbacks qu’elle mentionne au fur et à mesure du récit nous la font aimer plus encore. Elle, son entourage et sa famille si particulière. Son père en notamment, l’ancien rocker devenu professeur et s’habillant à la mode des années 50.

Le personnage d’Adam est également intéressant. J’ai beaucoup aimé tous les passages qui traitaient de leur vie avant l’accident : leur rencontre surprenante au lycée, leurs goûts musicaux parfois opposés, elle la violoncelliste prodige et lui le guitariste d’un groupe de rock, leurs disputes, leurs désaccords, leur vision de la musique. J’espère qu’en lisant ceci vous comprendrez que ce roman n’est pas du tout un roman mièvre ou niaiseux… C’est un livre touchant et très prenant. Certaines scènes sont surprenantes et font même sourire, malgré la situation dramatique dans laquelle les personnages se trouvent.

Ce roman a vraiment été une bouffée d’air frais pur pour moi. J’en suis sortie avec quelques larmes sur les joues, mais totalement ébahie. Il y a surtout une phrase qui m’a touchée au plus haut point, c’est celle que le grand-père de Mia lui souffle à l’oreille à un certain moment. Pour ceux qui l’ont lu, je ne sais pas si vous voyez de quelle scène je parle, mais elle m’a particulièrement émue.

Voilà, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce livre à part qu’il m’a vraiment beaucoup touchée (je me répète je crois..). A noter aussi que ce roman est bourré de petites références culturelles très agréables, j’ai d’ailleurs essayé d’en citer quelques-unes ci-dessous.

Gayle Forman a écrit une suite à ce roman, “Là où j’irai“, dont la chronique arrivera sans doute prochainement..

Autour du livre :

  • Gayle Forman est une écrivaine américaine née en 1970. Elle écrit des articles pour différents magazines et a à ce jour publié trois romans : “Si je reste“, “Là où j’irai” (la suite de “Si je reste“) et “Les cœurs fêlés“.
  • L’adaptation du livre “Si je reste” est actuellement en cours de tournage, avec le réalisateur brésilien Heitor Dhalia derrière la caméra.
  • Dans le roman, le livre que Mia considère comme son préféré est “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur” de Harper Lee.
  • Vous pouvez lire un extrait du roman en anglais sur le site de Gayle Forman, ici (il s’agit des premières pages).

  • Dans le roman, Mia parle souvent de Yo Yo Ma, violoncelliste qu’elle admire énormément. Cet Américain d’origine chinoise, né en 1955 à Paris, a été initié à la musique très tôt par ses parents eux-mêmes musiciens (sa mère était chanteuse et son père violoniste et professeur de musique). Après avoir vécu à Paris jusqu’à ses 6 ans, il part avec ses parents à New-York afin d’étudier dans la prestigieuse école de spectacle Juilliard School (elle aussi largement mentionnée dans le livre…). Après avoir été musicien dans des orchestres français, il sort en 2004 son premier album, sous la direction d’Ennio Morricone (rien que ça), dans lequel il reprend des titres de ce dernier aux côtés du Roma Sinfonietta Orchestra. Il a également beaucoup travaillé avec des musiciens issus du milieu du tango ou du jazz. Il a également travaillé avec le compositeur de musiques de film John Williams (à qui l’on doit la BO de l’essentiel des films de Spielberg et George Lucas, celle de certains des “Harry Potter” ou encore de “Maman j’ai raté l’avion” et “Sept ans au Tibet”), avec lequel il a créé la musique d’investiture de Barack Obama en 2009 (Source Wikipedia). Je vous mets ci-dessous quelques-unes de ses interprétations :
  • Prélude de la 1ère Suite pour violoncelle” de Bach (interprété par Yo Yo Ma) :
  • Libertango” d’Ástor Piazzolla (interprété par Yo Yo Ma au violoncelle, Nestor Marconi au bandonéon) :
  • Gabriel’s Oboe” (extrait du film “The Mission“) d’Ennio Morricone (interprété par Yo Yo Ma) :
  • Improvisation avec Andrew Bird autour de la mélodie “Dona Nobis Pacem” :
  • Hush Little Baby“, berceuse anglophone d’origine inconnue (interprété par Yo Yo Ma (violoncelle), Bobby Mc Ferrin (chant) et Mark O’Connor (violon)) :
  • Les deux personnages principaux, Mia et Adam, étant deux passionnés de musique, celle-ci tient une place importante dans ce roman. A la fin, Gayle Forman cite d’ailleurs quelques titres et groupes de musique qui l’ont inspirée. Sur son site, on peut parcourir la playlist composée par l’auteure autour de ce roman (ici). Je vous mets ci-dessous mes préférées :
  • Cello Sonata No. 3, A major, Op. 69: Allegro vivace” de Beethoven (interprété par Meta Weiss au violoncelle et Emely Phelps au piano) :
  • P.S., You Rock my World” de Eels :
  • Something in the Way” de Nirvana (MTV Unplugged in New-York) :
  • Girlfriend in a coma” des Smiths (chanson de circonstance..) :
  • Three little brids” de Bob Marley & The Wailers :

Top Ten Tuesday n°1 – 10 univers que les livres m’ont donné envie de découvrir

17/01/2012

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog d’Iani.

Voici donc pour ma première participation :

Les 10 endroits ou univers que les livres m’ont donné envie de découvrir :

1°) Poudlard (ou Hogwarts en version originale, je trouve que cela sonne mieux…) et le Chemin de Traverse, dans la série “Harry Potter” de J. K. Rowling :

Le château de Poudlard dans les films Harry Potter

Parce que les différents tomes de la série Harry Potter sont les seuls à ce jour que je peux lire et relire chaque année sans m’en lasser, parce que sans eux je ne pense pas que je lirais autant aujourd’hui, et surtout parce que J. K. Rowling est parvenue dans ses livres à faire de Poudlard un personnage à part entière, avec son histoire (“L’histoire de Poudlard“, livre fétiche d’Hermione…), ses habitants (les elfes, les statues, les armures qui s’animent quand il le faut, les fantômes et même les professeurs, qui ne semblent pas avoir de vie en dehors de cette école…), ses alentours (la Forêt Interdite pas si interdite que ça, le Lac et ses habitants, les pelouses, les serres, le terrain de Quidditch, Pré-au-Lard…), ses pièces merveilleuses (la Grande Salle, les dortoirs dans lesquels je rêve de dormir, les salles communes, le bureau de Dumbledore, la Salle sur Demande, les escaliers qui bougent, la bibliothèque (!)…) et toutes les histoires qui lui sont reliées (la Chambre des Secrets, l’histoire des quatre fondateurs de l’école et des Quatre Maisons, et tout ce que l’on trouve dans les 7 tomes).

2°) L’Angleterre georgienne, victorienne ou édouardienne, dans de nombreux romans (J’ai fait des recherches wikipédiennes pour éviter de dire des bêtises, car je ne suis pas trop spécialiste et que j’ai encore parfois du mal à différencier ces époques.. Je pense quand même être parvenue à cerner la période dont je parle, soit entre la fin du 18ème siècle et les premières décennies du 20ème siècle) :

Sylvia Pankhurst, fille d'Emmeline, une des premières suffragettes

Alors je sais, ce n’est pas vraiment un univers propre à un livre en particulier, mais comme cette période se retrouve dans beaucoup de mes livres préférés, je ne pouvais pas ne pas la citer. J’aime la première de ces trois périodes car elle me rappelle “L’innocence” de Tracy Chevalier, qui se déroule à Londres à l’époque de la Révolution Française, les romans de Jane Austen, publiés entre 1811 et 1818 pour l’essentiel, et “Prodigieuses créatures“, encore une fois de Tracy Chevalier, qui se déroule cette fois-ci sur la côte du Dorset à partir des années 1810.

La seconde période, qui se déroule de 1837 à 1901, évoque pour moi les romans des sœurs Brontë, “Nord et Sud” d’Elizabeth Gaskell et la série “Charlotte et Thomas Pitt” d’Anne Perry.

Enfin, dans les romans “Le récital des anges” de Tracy Chevalier et “Une Anglaise à bicyclette” de Didier Decoin, on observe la fin du règne de la Reine Victoria, et donc le début de la période édouardienne (qui sera courte)… J’aime cette période durant laquelle les suffragettes se sont battues pour obtenir le droit de vote. Emmeline Pankhurst et ses filles, figures du mouvement, sont d’ailleurs présentes ou citées dans “Le récital des anges” et dans “Une Anglaise à bicyclette”. J’aime le fait que tous ces romans décrivent, sur plus d’un siècle, l’évolution lente mais certaine du statut des femmes dans la société britannique.

3°) La Vill’Hervé des sœurs Verdelaine, dans la série “Quatre sœurs” de Malika Ferdjoukh :

La Vill'Hervé dessinée par Cati Baur dans la bande dessinée adaptée du premier tome

La maison des romans “Quatre sœurs” de Malika Ferdjoukh… Pas vraiment un univers là non plus, mais plutôt une propriété perdue sur une falaise face à l’Atlantique, et dans laquelle vivent les cinq sœurs Verdelaine. Cette maison est vraiment un endroit qui donne envie d’y vivre, à la fois douillet et gothique (il y a une sorte de fantôme dans le jardin quand même !). Durant ma lecture du tome 1 et de la bande dessinée adaptée, j’ai adoré partager le quotidien des cinq sœurs dans leur cuisine (dans laquelle il y a toujours quelqu’un en train de cuisiner des confitures, du gâteau aux noix ou encore de la crème de marrons…), leur salon (ainsi qu’Hortense et ses livres, Bettina et son ordinateur, Charlie et ses factures…), leurs chambres auxquelles on accède grâce au superbe escalier rebaptisé le “Macaroni”, ou encore le jardin, lieu de nombreuses péripéties pour la jeune Enid…

4°) Ingary, dans “Le château de Hurle” de Diana Wynne Jones :

Le château ambulant de Hauru dans le film de Miyazaki

Le royaume magique du roman de Diana Wynne Jones (« Howl’s moving Castle » en VO), adapté en film par Miyazaki sous le titre “Le Château ambulant“, et dans lequel on suit Sophie Hatter, jeune créatrice de chapeaux au sein de la ville de Market Chipping, et dont la vie est bouleversée par sa rencontre avec le magicien Hurle/Howl/Hauru (français/anglais/film). J’ai adoré suivre les aventures de ces deux personnages, particulièrement lorsqu’elles se déroulent dans le château ambulant de ce dernier. Il faut dire que ce château est un monde à lui tout seul, permettant aux personnages de se rendre à quatre endroits différents du royaume sans même se déplacer…

5°) Le collège à Oxford, Bovlangar et Svalbard, dans la série “Les Royaumes du Nord” de Philip Pullman :

Lya et Iorek Byrnison dans l'adaptation ciné de Chris Weitz

Bien que je n’ai lu que le premier tome de cette série, j’ai adoré y suivre Lyra dans ses découvertes… Mais l’élément qui reste à mes yeux le plus intéressant dans l’univers créé par Philip Pullman, ce sont sans doute les dæmons, ces êtres représentés sous forme animale, et qui sont associés à la naissance à chaque individu et leur sont attachés par un lien invisible. J’ai beaucoup aimé cette incarnation de l’âme des personnages, du Pantalaimon de Lyra au Stelmaria de Lord Asriel, en passant par le singe horrible de Mme Coutler…

6°) Le Japon imaginaire  de la série de roman “Le clan des Otori” de Lian Hearn :

La carte des Trois Pays imaginés par Lian Hearn

Parce que dans le seul tome que j’ai pour l’instant lu, j’ai déjà pris plaisir à suivre Takeo et Shigeru Otori dans leurs aventures au sein des Trois Pays dirigés chacun par un clan différent : le Pays de l’Est des Tohan, le Pays du Milieu des Otori et le Pays de l’Ouest des Seishuu. Parce que ce Japon, qui s’inspire du Japon féodal du 16ème siècle du point de vue de sa structure en classes, m’a souvent fait penser au film “Princesse Mononoké” de Hayao Miyazaki que j’aime énormément. Parce que j’ai adoré imaginer le plancher rossignol et aller en voir de vrais en vidéo sur internet (ici par exemple).

7°) Le Québec de l’entre-deux-guerres, dans la bande dessinée “Magasin Général” de Loisel et Tripp :

Une planche extraite de la bande dessinée de Loisel et Tripp

Parce que j’ai aimé observer le village de Notre-Dame-des-Lacs évoluer pendant 7 tomes, autour de Marie, Serge et les autres. Parce qu’on y suit Marie pendant une courte durée dans le Montréal des années folles… Parce que j’ai aimé observer en quoi les décisions prises par Marie à la suite du décès de son mari vont petit à petit bouleverser les habitudes du village.

Edit : j’ai un peu de mal à cerner l’époque de cette BD finalement. Sur quelques sites marchands, on parle des années 40, mais sur son site Loisel parle des années 20. Je penche donc vers les années folles…

8°) Eckmül, et plus largement la planète Troy, dans la bande dessinée “Lanfeust de Troy” d’Arleston et Tarquin :

Vue sur la ville d'Eckmül dans la bande dessinée de Tarquin et Arleston

Parce que tout au long de cette série, j’ai adoré suivre Lanfeust et ses compagnons C’ian, Cixi, Hébus et Nicomède dans les rues de la ville d’Eckmül, et plus largement dans tous les territoires de la planète Troy. Ses aventures extraordinaires racontées avec un ton très drôle et toujours beaucoup d’ironie m’ont suivie pendant plusieurs années.

J’aime l’idée que chaque habitant y ait un pouvoir distinct, qu’il soit utile ou non (par exemple avoir le pouvoir de changer la couleur des pierres, comme le dit très bien Tarquin dans cette interview). Pour la petite histoire, sachez que la ville d’Eckmül tire son nom du Phare maritime d’Eckmühl, situé sur la Pointe de Saint-Pierre à Penmarc’h, dans le Finistère. 

9°) Le Delft du 17ème siècle, dans “La jeune fille à la perle” de Tracy Chevalier :

La ville de Delft vue par le peintre Vermeer, dans son tableau "Vue sur Delft"

Parce que j’ai aimé voir vivre cette ville dans ce roman, y découvrir la vie quotidienne des deux communautés principales : les Protestants et les Catholiques. Parce que j’ai aimé suivre Griet dans ses activités quotidiennes au marché, à la maison ou à l’église, et découvrir avec elle l’atelier du peintre Vermeer. Parce que j’ai adoré entrer dans l’univers créatif de ce peintre qui a peint de si beaux tableaux.

10°) Et enfin… La terre du Milieu, dans la série “Le Seigneur des Anneaux” de J. R. R. Tolkien :

Carte de la Terre du Milieu créée par Tolkien dans son œuvre

Parce que même si je n’en ai lu que le premier tome, je suis déjà sous le charme de l’univers créé par Tolkien. Parce que je suis admirative devant le monde qu’il est parvenu à créer, avec ses langues, ses légendes, ses peuples et ses territoires. Parce que je suis quasiment sûre que je vais aimer les deux prochains tomes quand je les lirai…

Hunger Games, tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

15/01/2012

Catching Fire

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution originale : 2009

Date de parution française : 2010

378 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

Mes avis sur le tome 1 et le tome 3

4ème de couverture :

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Mon avis (si vous n’avez pas lu le 1er tome, je vous conseille de ne pas lire mon avis..) :

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Katniss et Peeta après leur victoire aux Hunger Games, vivant désormais dans le quartier du district réservé aux anciens gagnants. La vie semble plus simple pour Katniss, puisqu’elle a un toit, de l’argent, à manger à volonté et sa famille autour d’elle. Elle continue à chasser clandestinement afin d’aider la famille de Gale à se nourrir, mais n’a plus les vies de sa mère et de sa sœur entre ses mains. Katniss ne parvient cependant pas à profiter pleinement de cette vie plus facile, partagée entre la culpabilité qu’elle ressent : envers Peeta à qui elle a menti, envers Gale pour la vie facile qu’elle peut aujourd’hui avoir et envers les personnes qu’elle a vu mourir durant les Jeux…

Sa volonté d’oublier pour toujours les Hunger Games et tout ce qui se rapporte au Capitole n’est cependant pas pour tout de suite, puisqu’elle doit entamer avec Peeta la “Tournée de la Victoire”, au cours de laquelle ils ont pour mission de visiter un à un les 12 districts de Panem. Katniss comprend rapidement que son geste à la fin des Hunger Games, qui les a sauvés Peeta et elle, a été perçu par le Capitole comme une défiance vis-à-vis de son pouvoir. Afin d’assurer la sécurité de ses proches, elle va donc devoir rendre crédible son pseudo-amour pour Peeta…

J’ai pris plaisir à retrouver Katniss dans ce 2ème tome, même si je me demandais un peu comment l’auteure allait pouvoir nous tenir en haleine durant 400 pages, puisque les Hunger Games étaient terminés… J’avoue avoir eu un peu peur en comprenant la solution trouvée par l’auteure. Peur que ce soit répétitif, que ce ne soit qu’une redite du tome précédent. Mais finalement, Suzanne Collins parvient à nous surprendre encore une fois. Même si la situation dans ce 2ème tome est comparable au 1er, les choses différent selon moi dans la façon dont Katniss voit les choses. Alors que dans le 1er tome elle effectuait en quelque sorte ce qu’elle avait à faire par devoir, pour tenir la promesse qu’elle avait faite à sa sœur de revenir saine et sauve, ici on la sent plus détachée de tout cela. Katniss a un nouveau but, lié également à la nature différente de ses sentiments pour Peeta. J’ai trouvé Katniss plus calme, plus résignée, à la limite du sacrifice.

Et même s’il paraît peu probable que je réussisse, il est important que je sois au mieux de ma forme. Ce qui ne sera pas le cas si je passe mon temps à pleurer mes proches. “Laisse-les s’éloigner, me dis-je. Dis-leur adieu et oublie-les.” Je fais de mon mieux, j’évoque tour à tour chaque personne, je les libère comme on sortirait des oiseaux d’une cage et je referme soigneusement derrière eux pour m’assurer qu’ils ne reviennent pas.

Mon avis sur Peeta a également changé dans ce 2ème tome. Alors que dans le 1er, j’avais un cœur de pierre et étais insensible à son personnage que je trouvais un peu mollasson, j’ai trouvé qu’il se révélait totalement dans ce 2ème tome. Il semble plus maître de ses décisions, prêt à tout pour sauver celle qu’il aime. Peut-être que cela était déjà le cas dans le 1er tome, mais personnellement je ne l’avais pas perçu de cette manière.

Si un point m’a un peu gênée dans ce tome, c’est la pseudo-histoire d’amour à laquelle Peeta et Katniss doivent faire croire. Je trouve que l’accent est un peu trop mis là-dessus dans l’intrigue.. Je ne vois pas vraiment comment Katniss peut imaginer une seule seconde que faire croire à leur histoire pourrait les sauver de la haine du Capitole. Elle qui est pourtant toujours sur ses gardes, qui donne rarement sa confiance et qui hait à ce point le Capitole, je n’arrive pas à croire que cette solution lui suffise. En fait, je l’ai trouvée bien naïve pour quelqu’un qui ne fait confiance à personne. J’aurais plutôt imaginer quelque chose de plus direct, et c’est pourquoi j’ai beaucoup cru à un moment à l’idée de l’évasion… Bon, ça c’était une petite divagation sur le fond, je ne sais pas si beaucoup de monde me comprendra !

Pour finir, j’ai encore une fois beaucoup aimé retrouver les autres personnages de ce roman, Cinna et Gale particulièrement. Même si ce dernier est très peu présent dans ce tome, j’espère toujours qu’il pourra trouver la place qui lui convient dans le tome 3. J’ai également aimé la courte tournée dans les districts, qui nous permet de découvrir un peu plus le monde de Panem. Enfin, même si elle est peu présente, le personnage de la mère de Katniss m’a particulièrement touchée, j’ai aimé le changement de direction que prend son caractère. Elle semble plus active, plus forte, plus sûre.

Je dois être forte. Je me redresse sur mon séant, écarte mes cheveux humides de mes tempes douloureuses, et me prépare à ce qui va suivre. Elles apparaissent sur le seuil, avec du thé et des tartines, le visage soucieux. J’ouvre la bouche, prête à lancer je ne sais quelle plaisanterie… et j’éclate en sanglots.
Tant pis pour la force.

Je me rends compte en écrivant cet article qu’il est très dur de parler des différents tomes d’une série de manière séparée. J’ai du mal à dissocier les différents tomes de cette série, d’autant plus que je viens de commencer le 1er chapitre du 3ème.. Je perçois vraiment ce 2ème tome comme un tome de transition, avant “La révolte” promise dans le tome 3…

Pas la peine de vous trouver des arguments pour lire ce 2ème tome, je pense que ceux qui ont lu et apprécié le 1er ne pourront s’empêcher de se jeter dessus ! C’est un livre dont les pages se tournent plus rapidement qu’on ne le voudrait, et qu’il est au final très difficile de lâcher…

Autour du livre :

  • Suzanne Collins est une écrivaine américaine née en 1962. Avant de publier la série “Hunger Games”, elle écrivait essentiellement des scénarios de programmes jeunesse pour la télévision.
  • Elle a également publié d’autres romans destinés à la jeunesse : la série “The Underland Chronicles” (composé de 5 tomes), “Fire Proof Shelby Woo #11“, “When Charlie McButton Lost Power” et “When Charlie McButton Gained Power”.
  • Vous pouvez aussi aller lire les avis sur ce tome de Radicale, Frankie, Sita, Elizabeth-Bennet, Marmotte, Shanaa, Livr0ns-n0us.

Bilan Livres 2011

29/12/2011

En cette fin d’année, il serait bon de faire un petit point sur mes lectures de 2011… Je peux dire que je suis très satisfaite de mes lectures cette année, puisque je ne me rappelle que quelques rares déceptions (en général des livres que je voulais lire depuis des années, que j’étais quasi-sûre d’adorer, mais qui se révèlent du coup un peu décevants, évidemment…).

Cette année donc, j’ai eu le plaisir de lire une cinquantaine de livres (54 pour les puristes.. mais il y en a un petit qui risque d’être fini d’ici le 31 et qui comptera donc sans doute pour janvier), ainsi que 8 bandes dessinées (je suis un peu déçue à ce niveau-là, je ne lis plus beaucoup de BD malheureusement..).

Parmi ces lectures, quelques très très bonnes découvertes, dont voici mon Top 15 (je n’ai pas pu en mettre moins..) :

  • La voleuse de livres de Markus Zuzak : une de mes premières lectures de l’année et sûrement ma plus belle découverte. J’ai été extrêmement touchée par les différents personnages de ce roman, et j’ai particulièrement apprécié le narrateur, qui n’est autre que la Mort.
  • Hunger Games, tome 1 et Hunger Games, tome 2 : L’embrasement de Suzanne Collins : cela faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans une série avec autant d’enthousiasme. Je n’attends plus que de pouvoir lire enfin le tome 3 en 2012.
  • Si je reste de Gayle Forman : je n’en ai malheureusement pas encore fait la critique, mais c’est un roman que j’ai dévoré en quelques heures et pour lequel j’ai versé quelques larmes (et même plus)… Une très belle découverte que j’espère prolonger cette année par la lecture de sa suite, Là où j’irai.
  • Le clan des Otori, tome 1 : Le silence du rossignol de Lian Hearn : j’ai enfin commencé cette série qui me faisait de l’œil depuis de longues années, et j’ai vraiment adoré. Il me tarde là encore de retrouver Takeo dans le tome 2

  • La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano : celui-là, c’est mon chouchou, le livre qu’on ne voit pas assez souvent sur les blogs de lecture et qui m’a profondément marquée. Il est triste, émouvant, et qu’est-ce qu’il prend aux tripes !
  • L’élégance du hérisson de Muriel Barbery : une lecture très agréable, que je ne pensais pas autant apprécier… J’ai été surprise par ce roman, qui m’a beaucoup touchée et m’a souvent fait sourire.
  • Harry Potter : Film Wizardry : il est un peu à part au milieu de ces romans, mais je ne pouvais pas ne pas en parler.. Une petite merveille lorsque l’on apprécie le monde magique d’Harry Potter, pleine d’anecdotes passionnantes sur les costumes, les décors, le choix des acteurs ou encore les effets spéciaux.
  • Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell : je suis ravie d’avoir enfin découvert ce classique de la littérature anglaise. J’ai été agréablement surprise par le discours social présent dans ce roman, ce qui n’a fait qu’augmenter mon plaisir à le lire

  • Auprès de moi toujours de Kazuo Ichiguro : là non plus je n’en ai pas encore parlé, mais ce livre m’a beaucoup plu. J’ai trouvé le film qui en a été adapté très bon lui aussi.
  • Howl’s moving castle de Diana Wynne Jones : l’une de mes seules lectures en anglais de l’année. La découverte du roman qui a inspiré mon film préféré du studio Ghibli (Le château ambulant de Miyazaki) a été un pur régal.. La critique est normalement à venir.
  • Toi et moi à jamais de Ann Brashares : un court livre jeunesse/adolescents que je ne pensais pas autant apprécier mais que j’ai dévoré en quelques heures.
  • Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena : un roman plein de secrets de famille dans lequel j’ai adoré me plonger. Un bonheur pour les sens…

  • L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell : un très beau roman traitant des terrifiants secrets d’une famille, du mensonge et de l’oubli… J’ai beaucoup aimé.
  • La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe : j’ai enfin découvert cet auteur dont on me parlait tant… J’ai énormément apprécié, même si le thème des secrets de famille, très récurrent dans mes lectures comme vous pouvez le voir, finit par me lasser un tout petit peu (mais rassurez-vous, j’en ai encore pleins en stock !).
  • Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer : une très chouette découverte, que j’ai lue avec avidité…
  • Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier : parce qu’il fallait bien que je rajoute un n°16 à mon Top 15, et parce que c’est Tracy Chevalier, et parce que l’une des héroïnes s’appelle Elizabeth…

Voilà, voilà, cela ne veut pas dire que les 40 autres étaient mauvais, mais ils m’ont juste moins marquée. Cela dit, comme je me dois quand même d’en parler, sachez qu’il y avait :

J’espère sinon pouvoir mettre à jour en 2012 mon avis sur les livres qui n’ont pas encore été chroniqués. Si vous voulez plus de détails, n’oubliez pas que vous pouvez toute l’année consulter ma page Livres 2011 en haut de la page (qui va d’ailleurs peut-être être rebaptisée pour la nouvelle année..), qui détaille mois après mois les livres que je lis…

Voilà, 2011 fini !!