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P’tits papiers radiophoniques # 3

27/07/2014

J’essaie de réveiller un peu ce blog avec un nouvel article regroupant les derniers podcasts qui m’ont plu ces derniers temps…

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"Une vie, une œuvre" (le samedi et le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture) :

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"Du côté de chez soi" (le dimanche de 17h à 18h, sur France Culture) :

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"Chronique bande dessinée" (le dimanche à 5h20, 14h10, 17h40, 20h45 et 23h15, sur France Info) :

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"Livre en poche" (le dimanche de 7h25 à 7h30, sur France Inter) :

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"La marche de l’histoire" (du lundi au vendredi de 20h à 20h30 sur France Inter) :

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Les livres dans les livres #1

13/08/2012

Illustration : Quentin Blake

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’adore lorsque les personnages du livre que je lis lisent eux-mêmes des livres… J’aime beaucoup noter au fur et à mesure de ma lecture les titres cités et appréciés par le personnage… Et quand je vois que plusieurs livres se recoupent, je considère cela comme un signe que ceux-ci doivent être lus !

Je vous propose donc dans ce rendez-vous de lister quelques-uns des livres rencontrés lors de mes lectures. Je commence avec les livres lus ces derniers temps :

Lire est le propre de l’homme – Collectif (L’Ecole des Loisirs) :

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Le commander gratuitement ou le télécharger

Cinquante écrivains et illustrateurs pour l’enfance et la jeunesse à l’école des loisirs livrent leurs témoignages et réflexions. Ils rappellent l’importance du livre dans le développement de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que le lien vital qui existe entre lecture, éducation, liberté et, donc, démocratie. Car l’enjeu est bien là : c’est l’éducation du sens critique qui donne aux lecteurs la liberté de choisir et leur assure d’être demain des femmes et des hommes libres.

Les livres ci-dessous font partie des livres cités par les différents auteur participant à Lire est le propre de l’homme :

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Quatre filles et un jean : le deuxième été d’Ann Brashares :

http://a21.idata.over-blog.com/325x500/1/10/54/32/MES-LIVRES/4-FILLES---1-JEAN---TOME-2---LE-DEUXIEME-ETE.jpg

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Au cours de ce deuxième été, les filles se réunissent de nouveau chez Gilda avant leur séparation. A la base, Bridget et Lena devaient chercher un petit boulot toutes les deux, mais Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se rendre en Alabama pour voir sa grand-mère qu’elle n’a pas vue depuis sa toute petite enfance. Lena reste donc à Bethesda et elle travaille chez Basia, une boutique de mode. Carmen reste elle aussi à Bethesda, s’occupe en faisant du baby-sitting régulièrement et en gâchant la vie de sa mère. Tibby s’en va en Virginie, faire un stage d’études cinématographiques pour les deux mois d’été. Lena, quant a elle, son coeur est resté en Grèce.

L’unique (!) livre cité dans ce 2ème tome est le livre que lit Lena à un moment de l’intrigue :

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Quatre sœurs de Malika Ferdjoukh (tomes 1, 2 et 3) :

http://www.culturopoing.com/img/image/cyril/couverture-quatre-soeurs.jpg

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Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier. Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lane, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner ; travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents. Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof…), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne).

Les livres suivants sont les livres lus par les quatre sœurs dans les différents tomes, ou les livres mentionnés par les personnages :

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Papa-longues-jambes de Jean Webster :

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Au début du XXème siècle, aux États-Unis, Jerusha Abbott ne connaît à dix-sept ans que son orphelinat ennuyeux, où elle a toujours vécu. Elle apprend qu’un donateur, qui veut rester anonyme, lui offre quatre années d’études supérieures à l’université de jeunes filles, en échange d’une lettre par mois. N’ayant aperçu de ce monsieur que son ombre portée à la lumière des phares, elle le surnomme affectueusement Papa-longues-jambes et lui écrit très souvent. C’est une nouvelle vie qui commence, pour elle qui découvre la liberté, rencontre la haute société américaine, et s’essaye au métier d’écrivain.

Les livres suivants sont les livres lus ou mentionnés par Judy durant ses quatre années d’université :

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The perks of being a wallflower (Pas raccord en français) de Stephen Chbosky :

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Au lycée, où il vient d’entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige ; pour les autres c’est juste un "freak". En attendant, il reste en marge, jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : le voilà entré dans la danse…et tout s’accélère.

Les livres cités ci-dessous sont les livres lus par Charlie durant son année scolaire :

Au final, les livres les plus cités dans mes lectures semblent être issus de la littérature classique anglophone. Les livres de Charlotte et Emily Brontë, Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent, que j’ai justement déjà lus et appréciés (surtout le premier), sont ainsi cités deux fois. De même que la pièce de Shakespeare Hamlet, et le roman Les quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott. Un classique français est également présent deux fois, Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas.

P’tits papiers radiophoniques # 2

05/07/2012

Afin d’égayer un peu les choses ici, voici un 2ème numéro de mes p’tits papiers radiophoniques, dans lequel je vous parle des podcasts radiophoniques que j’écoute, et des idées que j’ai pu y piocher….

(N’oubliez pas que, pour toutes les émissions dont je parle ici, vous pouvez vous-même vous y abonner en cliquant sur le titre de l’émission, puis sur le bouton dédié sur la page de celle-ci. Pour les épisodes les plus anciens, vous ne les recevrez peut-être pas quand vous vous abonnerez à l’émission, mais vous pouvez en général toujours les écouter dans les archives de l’émission. Bonne écoute !)

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  • La bibliothèque scientifique idéale :
    (France Inter, le mercredi de 14h50 à 14h58)

Par l’auteur d‘Extrêmement fort et incroyablement près, un livre qui nous interroge sur la façon dont sont traités les animaux que nous mangeons. L’actrice Natalie Portman aurait l’intention d’adapter prochainement ce livre.

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer (Points)

Émission du 2 mai 2012

Être carnivore est-il moralement légitime ? Comment traitons-nous les animaux que nous consommons ? Avant de se lancer dans une vaste enquête, Jonathan Safran Foer convoque souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques pour interroger nos comportements vis-à-vis des animaux. Il dénonce ainsi l’abomination actuelle des pratiques d’élevage et d’abattage, tout en se penchant sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle et inattendu.

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  • Livre en poche par Jacqueline Pétroz :
    (France Inter, le dimanche de 7h25 à 7h30)

L’actualité des sorties littéraires en poche…

Folio a récemment publié la version originale du livre culte de Jack Kerouac, écrit par l’auteur sur un long rouleau de 36 mètres.

Sur la route (version originale) de Jack Kerouac (Folio)

Émission du 13 mai 2012

« Avec l’arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu’on pourrait appeler ma vie sur la route. […] Neal, c’est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route… » Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs. La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l’auteur a crépité son texte sans s’arrêter, page unique, paragraphe unique. Aujourd’hui, voici qu’on peut lire ces chants de l’innocence et de l’expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd’hui on peut entendre dans ses pulsations d’origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir. Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l’éphémère. « Quand tout le monde sera mort », a écrit Ginsberg, « le roman sera publié dans toute sa folie. » Dont acte. (Josée Kamoun)

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Chaque jour, après le repas, laissez-vous porter par l’Histoire avec Jean Lebrun et son invité…

Une émission consacrée à J. R. R. Tolkien et à son œuvre phare, Le seigneur des anneaux.

Émission du 26 avril 2012 :

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Tolkien : sur les rivages de la Terre du Milieu de Vincent Ferré (Pocket Agora)

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Précédant de quelques mois la sortie de l’adaptation cinématographique du "Seigneur des anneaux" par Peter Jackson, "Sur les rivages de la Terre du Milieu" est le 1er livre en français consacré au chef-d’oeuvre de J.R.R.Tolkien. Il est destiné aux très nombreux lecteurs déjà acquis à Tolkien, mais aussi au grand public, puisqu’il facilite l’approche et la compréhension du "Seigneur des anneaux" : il entend à la fois montrer que Tolkien n’est pas un auteur pour enfants ou réservé à des initiés, et compléter des textes déjà publiés par Christian Bourgois sur sa vie, et ses oeuvres.

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Tolkien, trente ans après (1973-2003) de Vincent Ferré (Christian Bourgois)

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Ce recueil, comprenant une quinzaine d’articles et des entretiens avec Christian Bourgois et John Howe, est destiné aux lecteurs désireux de mieux comprendre l’univers de Tolkien, ainsi qu’aux étudiants et aux chercheurs intéressés par une œuvre encore peu étudiée en France. Des auteurs venus d’horizons divers (littérature, histoire, études cinématographiques, etc.), dont trois des meilleurs spécialistes actuels (Tom Shippey, Verlyn Flieger, Thomas Honegger), proposent des analyses sur l’histoire de l’œuvre de Tolkien en France, sur le réseau des langues inventées par l’auteur, sur des épisodes-clés (la Moria, le miroir de Galadriel, les énigmes de Bilbo le Hobbit) ou sur des textes moins connus (L’Histoire de la Terre du Milieu ou Feuille, de Niggle), d’autres articles examinent la question du Mal (ses représentations, ses frontières) et le rôle des monstres dans Le Seigneur des Anneaux, la place de Tolkien dans le genre de la Fantasy moderne, anglaise et française, ou encore la transposition du texte en image – par Peter Jackson, pour son adaptation cinématographique, ou par John Howe, le célèbre illustrateur. Ces articles, regroupés en quatre parties, "Confluences", "L’arbre et ses branches", "L’Ombre noire", "Tolkien et les arts", peuvent être lus séparément ou vus globalement comme un état actuel des études en langue française sur l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

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Tolkien et ses légendes : Une expérience en fiction d’Isabelle Pantin (CNRS Éditions)

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Ecrivain, poète, professeur d’université. Qui était vraiment J.R.R. Tolkien ? Que n’a-t-on prétendu sur celui qui est considéré comme l’un des plus grands écrivains du XXe siècle et dont l’oeuvre continue de fasciner des millions de lecteurs. Etudiant de près la vie et les écrits du maître, interrogeant ses amitiés, ses goûts littéraires et ses choix esthétiques, revenant sur les étapes de sa formation universitaire et littéraire, analysant ses réactions aux événements du temps, Isabelle Pantin replace Le Seigneur des anneaux dans le contexte des années de sa création ! Elle analyse aussi la dynamique de l’oeuvre même de Tolkien, l’entreprise d’une vie, entre la Première Guerre mondiale et les années soixante, tout en montrant son caractère singulier et moderne, ses dimensions multiples, de la poésie au mythe, du conte au roman d’aventure. Un essai magistral, le plus complet en français. Une somme passionnante sur le créateur de la Fantasy.

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Tolkien et le Moyen Âge, sous la direction de Leo Carruthers (CNRS Éditions)

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Bienvenue en Terre du Milieu. Entrez à votre tour dans les coulisses du Seigneur des Anneaux, dans les secrets de sa création. Quelle autre œuvre a jamais été l’objet d’un tel culte ? Quelle autre extraordinaire épopée-monde a suscité un genre, nouveau, à part, singulier qui a nourri la littérature comme le cinéma, la peinture comme la BD, les jeux de rôle comme les jeux vidéo ? Voici tout, et le reste, sur le monument génial édifié par Tolkien (1892-1973), professeur d’Oxford à la vie tranquille, à la gloire des puissances de l’imaginaire. Voici, explorées, ses sources d’inspiration, du Kalevala aux romans de la Table ronde, en passant par les légendes germaniques. Voici, décodée, commentée, expliquée sa réalité foisonnante, avec ses monstres, ses magiciens, sa géographie. Voici, décryptées, ses langues imaginaires, avec leur grammaire et leur alphabet, ses musiques inventées, avec leurs chants et leurs hymnes. Voici le plus fantastique des univers jamais créés par un homme.

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Le Seigneur des Anneaux ou la tentation du mal d’Isabelle Smadja (PUF)

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"Le Seigneur des Anneaux" tirerait-il sa fascination de la puissance poétique qui émane de ces vers ? Son succès proviendrait-il de sa capacité à légitimer, en l’universalisant, l’attrait pour la guerre et la mort ? À l’innocence d’Adam et d’Eve, voulant goûter d’un fruit « bon à manger, agréable à, regarder », Tolkien oppose un récit où le mal fascine pour ce qu’il est et non pour le bien que, par ruse, il promet. Pourquoi ? On a souvent reproché au "Seigneur des Anneaux" de véhiculer une idéologie conservatrice, misogyne et raciste. Qu’en est-il exactement ? En créant une "race" si "perfide" qu’il faut l’exterminer, Tolkien l’a-t-il dotée de suffisamment d’irréalité pour ne pas être soupçonné de racisme ? Qui se cache derrière Gollum ? Caïn ? Caliban ? Ou bien encore "l’homme d’en-bas", l’homme du peuple, déchu pour avoir voulu revendiquer le pouvoir et les richesses ? Enfin d’où vient le regain d’intérêt pour un ouvrage écrit il y a près d’un demi-siècle ? S’appuyant sur les analyses de Foucault, Lévi-Strauss et Ricoeur, mais également de jean Cohen, Luc Ferry ou Pierre Macherey, cet essai se propose de répondre à ces questions.

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  • Emmenez-moi par Brigitte Patient :
    (France Inter, du lundi au vendredi, de 5h11 à 5h15)

Un auditeur nous conduit sur un lieu de son choix en France, à l’étranger. C’est le guide du monde des auditeurs de France Inter. (Source : France Inter)

Émission du 5 juin 2012 :

Patchworks parisiens : Petites leçons d’urbanisme ordinaire de Michaël Darin (Parigramme)

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Attirés par les édifices remarquables, les perspectives régulières et le pittoresque, nous courons d’un site exceptionnel à un autre sans porter beaucoup d’attention aux quartiers que nous traversons. Trop ordinaires, sinon trop laids… Et si nous regardions avec davantage de curiosité ce tissu urbain banal ? Ses imperfections -bicoques insolites, décalages de toitures, juxtapositions surprenantes, immeubles en retrait… résultent des interventions d’une foule d’acteurs sociaux qui ont rarement les mêmes intérêts et ne disposent pas des mêmes moyens pour parvenir à leurs fins. Ainsi se fabriquent les villes, l’allure des rues n’étant finalement que la traduction des accords, des compromis ou des brouilles entre architectes, représentants de la puissance publique, propriétaires ou investisseurs, dans un fascinant mélange d’harmonie et disharmonie.

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  • Chronique Bande Dessinée par Jean Christophe Ogier :
    (France Info, le dimanche à 5h20, 7h10, 14h25, 17h45, 20h40 et 22h25)

Le jour où… : France Info, 25 ans d’actualités (1987-2012), Collectif (Futuropolis)

Émission du 3 juin 2012

Le jour où..., 1987-2012 : France Info 25 ans d'actualité

France Info et Futuropolis donnent carte blanche à 35 auteurs de bande dessinée représentatifs des tendances de la BD depuis 25 ans. Chacun illustre l’un des 25 événements retenus pour ce quart de siècle.

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Olympe de Gouges de Catel et José-Louis Bocquet (Casterman Écritures)

Émission du 13 mai 2012

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Mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouzes décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d’histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet,  Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre… En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l’égalité entre les sexes et le droit de vote; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu’au XXe siècle.

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Cinérama : les meilleurs plus mauvais films de Charles Berberian (Fluide Glacial)

Émission du 8 avril 2012

Cinerama, Les Meilleurs Plus Mauvais Fil

"Une sélection des meilleurs plus mauvais films du monde" est le sous-titre de cet album qui se gausse des plus grands nanars du cinéma mondial. Des parodies turques de Star Wars aux sensations du petit Berberian à la vue de la pulpeuse Edwige Fenech à l’origine du goût de l’artiste pour le cinéma, c’est un parcours initiatique entre le bon et le mauvais goût en art qui nous est dispensé ici. (Source : Actua BD)

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  • A livre ouvert par Valérie Expert :
    (France Info, le samedi à 10h45, 12h45, 14h45, 16h45)

"Les libraires, ambassadeurs des livres de qualité, commentent avec passion l’actualité littéraire." (Source : France Inter) Chaque semaine, Valérie Expert et son équipe de libraires sélectionnent 4 ou 5 livres qui les ont marqués et nous les font partager.

Émission du 28 avril :

Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons (Calmann-Lévy)

Le Manoir de Tyneford

Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bourgeoisie viennoise, est contrainte à l’exil. Elle ne sait rien de l’Angleterre, si ce n’est qu’elle ne s’y plaira pas. Tandis que sa famille attend un improbable visa pour l’Amérique, elle devient domestique dans une grande propriété du Dorset, c’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table. Au début, tout lui paraît étranger. Elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l’humiliation du racisme, du déclassement, l’inquiétude pour les siens et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Mais la guerre gronde, le monde change et Elise l’insouciante est forcée de changer à son tour. Elle s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer et provoque même un scandale en dansant avec le fils du maître des lieux lors d’une soirée inoubliable au manoir. Il y a quelque chose d’enchanteur à Tyneford. Elise y apprendra qu’on peut vivre plus d’une vie et que l’on peut aimer plus d’une fois.

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Jack Rosenblum rêve an anglais de Natasha Solomons (Le Livre de Poche)

Jack Rosenblum rêve en anglais

Depuis qu’il a débarqué en Angleterre en 1937, Jack Rosenblum s’emploie à devenir un véritable gentleman britannique. Durant quinze ans, il a rédigé un guide exhaustif des us et coutumes de son pays d’adoption : il sait où acheter la marmelade, écoute tous les jours le bulletin météo de la BBC et ne parle plus allemand que pour proférer des jurons. Malgré toute sa bonne volonté, son désir se heurte à la force d’inertie de son épouse Sadie, qui refuse obstinément d’oublier le monde juif allemand qui était le leur. Jack est pourtant persuadé d’avoir trouvé sa patrie. Il ne lui reste d’ailleurs plus qu’une épreuve à surmonter pour réaliser son rêve : devenir membre d’un club de golf à Londres. On ne veut pas de lui ? Qu’à cela ne tienne, il quittera la capitale pour s’installer à la campagne et entreprendra de construire son propre green…

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Émission du 5 mai 2012 :

C’était en mai, un samedi de David Lelait-Helo (Anne Carrière)

C'Etait En Mai  Un Samedi

Une maison blanche et haut perchée, dans le ciel de Paris. Une femme vit là depuis vingt-cinq ans. Seule. Ce samedi soir, en ce refuge devenu tombeau, elle s’apprête à rompre ses jours. Assise sur le bord de son lit, elle contemple la ville qui lui a tout donné, et beaucoup pris. Sur le chevet, une bouteille de whisky, des somnifères, le téléphone. Elle voudrait enfin parler, dire quelle a été sa vie, dire pourquoi elle lui préfère la mort. Elle compose un numéro au hasard… A une centaine de kilomètres de là, dans son jardin clos, Sophie goûte le silence depuis qu’elle a quitté son mari, la ville pour la campagne. Le téléphone sonne. "Allô, je m’appelle Iolanda. Je vais mourir". Deux heures s’écouleront. Le temps que deux femmes se racontent. Madame Tout-le-monde, Sophie, et Iolanda… Dalida pour la France entière. Un roman intime et poétique où affleure toute la réalité de la vie de Dalida. La rencontre émouvante et troublante de deux femmes que tout sépare, à l’heure, enfin, où se dévoilent leurs secrets.

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Charivari de Nancy Mitford (10/18)

Charivari

Paru en 1935, ce roman n’a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu’elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l’humour anglais, transparaît une critique mordante des mœurs de la bonne société britannique, sur fond d’avènement du fascisme.

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Émission du 12 mai 2012 :

La dernière conquête du major Pettigrew de Helen Simonson (NiL)

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À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…

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L’invisible de Robert Pobi (Sonatine)

L'invisible

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

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Émission du 19 mai 2012 :

Grâce de Delphine Bertholon (JC Lattès)

Grâce

1981. Dans sa maison près de Villefranche-sur-Saône, la très jolie Grâce Marie Bataille, trente-trois ans, vit au rythme des retours de son mari, représentant en électroménager, lorsqu’une jeune fille au pair d’origine polonaise vient perturber une vie qui semblait jusque-là tracée à la craie… En 2010, Nathan, son fils, vient fêter Noël en famille. Mais cette année, tout est différent. Nathan apprend que son père, disparu sans crier gare trois décennies plus tôt, a refait surface. D’inquiétants phénomènes surviennent alors dans la maison familiale.

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London prisoner de Régis Franc (Fayard)

London prisoner

Quand j’ai dit à mes amis (français) que je m’installais à Londres, ils ont été unanimes : Londres ? Cool ! Comparé au swinging London, Paris, c’était la belle endormie. Alors je me suis engouffré dans le boyau obscur du tunnel sous la Manche en me disant, pour me donner du courage, que j’allais faire connaissance avec « Ze » Paul McCartney. Seulement voilà : mon anglais était approximatif, et j’étais persuadé que David Beckham était un joueur de tennis. Comment dire ? Mon intégration s’en est trouvée contrariée. Et puis il y avait autre chose. Non, pas la nostalgie. Mais des fantômes. Surgis d’une enfance passée sous le soleil de plomb du Languedoc. On ne se débarrasse de rien en s’éloignant. Ce serait même plutôt le contraire. Sous la pluie, dans la ville la plus in du monde, je redevenais méditerranéen. Prouvant aux Anglais qu’ils n’ont pas le monopole du sens de l’humour, Régis Franc affronte avec vaillance les prix prohibitifs de l’immobilier londonien, les plombiers de Pimlico, les femmes de traders qui roulent en Porsche, et le destin qui s’acharne à ne jamais lui faire rencontrer Paul McCartney. Tout ça pour se retrouver face à lui-même…

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Émission du 26 mai 2012 :

Zadig et Voltaire et autres perles de librairie de Jean-Loup Chiflet (Chiflet & Cie)

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Dites moi, "Au nom de la rose", c’est bien un livre sur le parti socialiste ? Vous avez "Les Frères Bogdanov" de Dostoïevski ? Non, alors donnez-moi plutôt "Ainsi parlait Haroun Tazieff"… J’aimerais aussi "La Ménopause" de Kafka, "Auchan en emporte le vent", "Omelette" de Shakespeare, et si possible "On ne badine pas avec Zemmour". Ah, j’oubliais, ma femme voudrait aussi "J’attends un enfant" mais elle ne sait pas de qui… Voici quelques exemples de ces perles souvent entendues par les libraires et répertoriées ici pour notre plus grand plaisir. Et ce ne sont pas Zadig ou Voltaire qui nous démentiront…

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Émission du 2 juin 2012 :

Max de Sarah Cohen-Scali (Gallimard)

Max

"19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler !" Max est le prototype parfait du programme "Lebensborn" initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

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Émission du 9 juin 2012 :

Les débutantes de J. Courtney Sullivan (Rue Fromentin)

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Sally, Celia, April et Bree se rencontrent sur le campus de la mythique université féminine de Smith, célèbre à la fois par la qualité de son enseignement et l’esprit féministe et libertaire qui y règne, dont l’ambiance particulière avait déjà inspiré Sylvia Plath ou Joyce Carol Oates. Ce roman d’initiation relate leurs années de formation et leurs débuts dans la vie. Aussi captivant qu’intelligent, ce premier roman drôle et émouvant sur la place et le destin des femmes – entre choix et contraintes – dans la société américaine contemporaine, vu sous le prisme de quatre héroïnes très dissemblables, a obtenu un succès critique et commercial aux États-Unis.

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A table avec la reine d’Angleterre – 75 recettes classiques anglaises de Frédérique Jacquemin, Michel Giorgis-Comte & Fabrice Subiro (Agnès Vienot)

A table avec la Reine d'Angleterre, 75 recettes classiques anglaises

Toute à la fois simple et sophistiquée, royale et populaire, la gastronomie anglaise cultive ce paradoxe so british. Du fish and chips ou du cornish pasty spécialité des mineurs de Cornouailles aux shortbreads, scores et autres petits sandwichs de l’immuable et aristocratique thé de cinq heures, elle raconte à elle seule l’histoire de son pays. L’ouvrage propose de s’asseoir en royale compagnie d’Elisabeth II afin de goûter les recettes typiques de ses soixante ans de règne : bœuf Wellington sauce madère, tarte au lemon curd meringuée, de remonter le temps et d’interpréter les mets des reines historiques : soupe à la queue de boeuf de Marie Tudor, rognons à la diable d’Anne Roleyn, sponge cake de Victoria et de terminer avec les muffins Eat Me de la Reine de Coeur, une reine de légende. Ainsi les pommes de terre roasted, rapportées du Nouveau Monde clans le coffre du pirate Walter Raleigh au château d’Elisabeth Tudor ; le curry de poulet, indissociable de l’avènement de Victoria comme Impératrice des Indes et les jacket potatoes à la Dickens, dark side de l’ère victorienne ; gâteau Lady Macbeth, en l’honneur du plus grand dramaturge anglais ; cocktail SYrerlock Ilolmes pour célébrer le plus élémentaire des détectives ; autant de figures historiques et littéraires pour incarner cette aventure gastronomique avec humour et esprit.

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Les habits neufs de Margaret d’Alice Thomas Ellis  (Points)

Les habits neufs de Margaret, roman

Margaret ne veut plus se marier. L’ennui, c’est que personne ne l’écoute, ni son fiancé, ni sa mère, et encore moins son père. Limpide, drôle et féroce, Alice Thomas Ellis met en lumière tous les non-dits qui entourent l’institution établie du mariage, et les principes d’une éducation anglaise si éprise de bonne tenue qu’elle réprime toute spontanéité.

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La rebelle de Valeria Montaldi (Pygmalion)

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Sous le règne de saint Louis, Caterina exerce la médecine à Paris, à l’Hôtel-Dieu, malgré l’hostilité de ceux qui l’entourent. Libre, devenue enceinte, elle découvre trop tard que son amant est déjà marié, et elle décide alors d’assumer seule son destin. C’est l’époque où la dissection des cadavres, interdite par l’Eglise, se fait en cachette. Mais le groupe auquel elle appartient est dénoncé et ses confrères masculins décident lâchement de lui faire porter l’entière responsabilité du délit. Abandonnée par tous, Caterina parvient à s’enfuir en Italie où, plus passionnée que jamais par son métier qu’elle reprend à l’hôpital, elle lutte jusqu’au bout de ses forces contre la jalousie et la misogynie de ses confrères. C’est une vie extraordinaire qu’évoque ce magnifique roman de Valeria Montaldi qui s’est fondée sur des documents authentiques. Car, contrairement à ce qu’on croit, il y eut bel et bien des femmes médecins au Moyen Age !

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Émission du 23 juin 2012 :

Marie-Blanche de Jim Fergus (Pocket)

Marie Blanche

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d’aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l’a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu’aux États-Unis, en passant par les sables de l’Égypte. D’un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours. En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l’écrivain nous fait entrer dans l’intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

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Service des affaires classées de Roy Vickers (Omnibus)

Service Des Affaires Classees

Ils sont banquiers, agents immobiliers, rentiers, aristocrates, des gens en tout point respectables. Ce sont aussi des assassins. Ils ont préparé leur crime avec le plus grand soin, aucun détail ne semble leur avoir échappé. Comment pourrait-on les soupçonner ? D’ailleurs l’enquête piétine, et le dossier finit par atterrir dans le Service des Affaires classées, où il peut dormir des mois, des années, jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne attirer l’attention de l’inspecteur Rason. Roy Vickers décrit avec un entrain teinté d’ironie – voire d’empathie pour le meurtrier – ces crimes dont on applaudit l’habileté, la quasi-perfection, quasi, en effet : une affaire classée ne l’est jamais tout à fait, et Scotland Yard a de la patience à revendre. Les trente-six nouvelles qui composent ce recueil forment l’intégrale du cycle du Service des Affaires classées ; leur modèle inspirera les enquêtes du lieutenant Columbo.

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  • Le Livre du Jour par Philippe Vallet :
    (France Info, du lundi au vendredi à 10h55, 13h25, 15h25, 16h55, 20h25 et 23h55, le samedi à 6h19, 11h50, 13h42, 16h12, 22h20 et 00h27, le dimanche à 8h25, 14h40, 19h40, 21h20 et 23h25)

Émission du 16 mai 2012 :

L’esprit au féminin de Macha Méril et Christian Moncelet (Cherche Midi)

L'esprit au féminin

Les femmes ont toujours eu de l’esprit à revendre. Pourtant, on oublie trop souvent de les citer. Une telle injustice est, en partie, réparée par cette anthologie, alerte et copieuse, de réflexions en tout genre, d’aphorismes et de réparties.
Cinq siècles d’humour, de gouaille, d’esprit d’à propos, de lucidité acide ont été patiemment explorés. Pour faire rire ou sourire, les femmes n’ont rien à envier aux hommes. Elles ont imposé, au fil du temps, leurs jugements drôles et originaux sur la vie, le monde, les hommes, la société ou la famille, les défauts des uns et des autres, sans oublier les leurs.
Des moralistes qui savent rire sous capeline, des fines langues, des impertinentes stylées et même des effrontées truculentes.

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  • L’histoire du jour par Jean Leymarie :
    (France Info, du lundi au vendredi à 7h25)

Émission du 2 juillet 2012

Alexandre Grothendieck : Le trésor oublié d’un génie des mathématiques

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ef/Alexander_Grothendieck.jpg/220px-Alexander_Grothendieck.jpg

Alexandre Grothendieck est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens du 20ème siècle. A 84 ans, il vit reclus au pied des Pyrénées. Le fruit de ses recherches entre 1970 et 1991 dort dans cartons. La communauté scientifique rêve d’y avoir accès. (Source : France Info)

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  • Jusqu’à la Lune et retour par Aline Pailler :
    (France Culture, le samedi de 20h30 à 21h)

Émission du 21 avril 2012 :

Dans l’ombre de Charonne de Désirée & Alain Frappier (Mauconduit)

Dans L'Ombre De Charonne

Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l’indépendance de l’Algérie devient inéluctable. L’OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d’un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de " OAS assassins ", " Paix en Algérie ". La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l’impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier.

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  • Une vie, une œuvre parMatthieu Garrigou-Lagrange :
    (France Culture, le samedi de 16h à 17h)

Portraits d’hommes et de femmes qui ont marqué leur époque… voilà l’objet d’Une vie, une œuvre. (Source : France Culture)

Émission du 2 juin 2012 :

Zelda Fitzgerald (1900-1948)

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2010/12/06/3466521/zelda.jpgSource

Zelda de Jacques Tournier (Points)

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv62650294.png

En 1930, Zelda Fitzgerald, la "Belle de Montgomery", est admise dans un sanatorium. Malgré L’immense amour qu’elle porte à son illustre époux, le couple sombre: Zelda dans la folie, Scott dans l’alcool. Les extraits de leur correspondance, transmise par leur fille, viennent éclairer le récit du destin tragique et fascinant de ces deux icônes des années folles rattrapées par leurs démons.

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Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald (Robert Laffont)

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Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d’Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en "six furieuses semaines", le manuscrit fut accepté d’emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber’s. S’il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d’un homme doué qui s’autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre "puissante et mémorable" (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions – tragiques – contrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d’Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d’une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d’amour.

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Émission du 26 mai 2012 :

Django Reinhardt (1910-1953)

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2012/05/24/4446027/django_reinhardt1.jpgSource

  • Tire ta langue par Antoine Perraud :
    (France Culture, le dimanche de 12h à 12h30)

Créée au milieu des années 1980 par Olivier Germain-Thomas et Jean-Marie Borzeix, directeur de France Culture, Tire ta langue est sous la responsabilité d’Antoine Perraud de 1991 à 2006. Ce programme explore trois pistes, qui parfois se recoupent : la défense et l’illustration du français et de la francophonie, mais aussi la découverte d’une langue étrangère [...], l’évolution du français contemporain, de ses variantes régionales ou corporatistes [...] et l’analyse d’un auteur ou d’un genre littéraire [...]. (Source : France Culture)

Émission du 10 juin 2012 :

Les messages de Radio Londres :

Melpomène se parfume à l’héliotrope de Michel Roger Augeard (JC Lattès)

Melpomène se parfume à l'héliotrope

Ici, Londres… Le quotidien de la Résistance au fil des messages personnels.
L’oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre avec avidité les messages de Radio-Londres. Bien peu, cependant, étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses annoncées par le rituel «Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels». Seuls les membres des services secrets ou de la Résistance savaient que chacune était porteuse d’une opération spécifique. Identification des agents de la France Libre, parachutage d’hommes ou d’armement, «pick up» de personnalités, actions de sabotage… du printemps de 1941 à la fin de l’automne 1944, près de 50 000 messages personnels passèrent ainsi sur les ondes de la BBC. Emprunté à Verlaine, «Les sanglots longs des violons de l’automne», l’un de ceux qui annonçaient le déclenchement des opérations du débarquement, est resté le plus célèbre. Les centaines de messages retrouvés et patiemment rassemblés par Michel Augeard éclairent de façon inédite le quotidien dramatique et exaltant de la Résistance. Ils ressuscitent des événements parfois oubliés, des icônes de la France combattante comme Pierre Brossolette, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy ou Jean Moulin. Ils évoquent des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, le général de Lattre, René Char, Yves Rocard, Jean Nohain ou Jean Gabin et révèlent le rôle capital joué par les Polonais du réseau F2, les corps francs de la Montagne Noire ou la «plastiqueuse à bicyclette».

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Émission du 17 juin 2012 :

L’art du sous-titrage et du doublage :

Sous-titreur, surtitreur, traducteur de doublage, autant de métiers qui tournent autour de la notion de traduction audiovisuelle… Bienvenue dans un univers linguistique où la rigueur, la clarté et la concision ne sont pas de vains mots… Avec Juliette de La Cruz, Anaïs Duchet (présidente) et Pascale Joseph, de l’Ataa (Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel)

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Émission du 1er juillet 2012 :

Alain Rey : une vie dans les mots :

Avec Alain Rey, lexicologue, figure tutélaire des éditions Le Robert.

Trop forts, les mots ! d’Alain Rey (Milan)

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Voilà l’idée de ce livre. Prendre quelques mots, ceux qu’on dit et qu’on entend souvent, et aller les regarder de près. Voyons les mots comme des oiseaux dans un jardin ou libres dans un petit bois. Écoutons leurs chants, regardons leur envol. Je me suis dit qu’un livre où on raconterait ce que révèlent les signes du langage, d’où ils viennent, comment ils nous montrent les choses, ça serait bien, ce serait sympa, cool, rigolo… et souvent intéressant. C’est un livre à feuilleter, pour se promener au milieu de cette bande, cette troupe de sons et de lettres mis ensemble, ce fameux vocabulaire qu’on emploie sans y penser et sans en profiter vraiment – sauf quand on est poète. Nous avons voulu la retrouver, la réveiller, la magie, avec Trop forts, les mots! Et c’est vrai que c’est très très fort, ce qu’ils font ; c’est un trésor collectif à garder vivant. Merci, les mots !

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http://enpleinelucarne.net/wp-content/uploads/2012/02/Logo-le-mouv1.jpg

  • Chronique Bande dessinée par Philippe Audoin :
    (Le Mouv’, le mardi à 9h15, le jeudi à 11h30 et le samedi à 8h45)

Émission du 15 mars 2012 :

La marche du crabe d’Arthur de Pins (Noctambule Soleil)

La marche du crabe, La condition des crabes, 1

Court métrage récompensé à maintes reprises, "La Révolution des Crabes", avant de connaître une suite sous la forme d’un long, sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet… Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais… Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier ! Cet album fait partie de la sélection officielle d’Angoulême 2011.

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Émission du 16 juin 2012 :

Shelley de Daniel Casanave & David Vandermeulen (Le Lombard)

http://photo.goodreads.com/books/1332007890l/13550460.jpg

Tout le monde connaît Mary Shelley grâce à son célèbre roman "Frankenstein". Mais qui se rappelle des frasques de sa jeunesse ? De la vie débridée du poète Percy Bysshe Shelley, qui lui offrit son nom et qui demeure pour les Anglais beaucoup plus célèbre qu’elle ? Ou encore de la vie incroyablement intense que mena leur ami Lord Byron, le plus grand poète que l’Angleterre ait jamais connu ? Si ces trois-là ont donné leurs lettres de noblesse à la littérature romantique anglaise du début du XIXe siècle, il ne faut pas oublier que les destinées de ces trois immenses poètes furent encore plus exaltées que leurs écrits.

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Émission du 23 juin 2012 :

Esteban de Mathieu Bonhomme (Dupuis)

Esteban T1 Esteban T1 : Le Baleinier

Les aventures d’un jeune indien rêveur et volontaire, engagé comme mousse sur un baleinier. À l’époque où la chasse à la baleine se faisait encore à la voile et à la rame, Esteban, un jeune indien orphelin qui rêve de devenir harponneur, parvient à se faire engager comme mousse à bord du Léviathan. Ce sera pour lui l’occasion de prouver son talent et le début d’une grande aventure…

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  • Portraits par Sandrine Vendel :
    (Le Mouv’, le lundi, le mardi et le jeudi à 13h15)

Émission du 2 avril :

Sylvain Tesson, auteur de Dans les forêts de Sibérie (Gallimard)

Dans les forêts de Sibérie (Février - Juillet 2010)

Sylvain Tesson, pour rassasier son besoin de liberté, a trouvé une solution radicale et vieille comme les expériences des ermites de la vieille Russie : s’enfermer seul dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du Baïkal, pendant six mois. De février à juillet 2010, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste. Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont cinq longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver… Le défi de six mois d’ermitage, c’est de savoir si l’on réussira à se supporter. En cas de dégoût de soi, nulle épaule où s’appuyer, nul visage pour se lustrer les yeux. L’inspecteur forestier
Chabourov qui l’a déposé sur cette grève le premier jour le savait. Il lui a glissé, énigmatique, en se touchant la tempe : « Ici, c’est un magnifique endroit pour se suicider ». La solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux ; le carnet de note, un compagnon poli. C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson. En notant minutieusement, presque quotidiennement, ses impressions face au silence, ses luttes pour survivre dans une nature hostile, ses désespoirs, ses doutes, mais aussi, ses moments d’extase, de paix intérieure et d’osmose avec la nature, Sylvain Tesson nous fait partager une expérience hors du commun. [...]

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Émission du 8 mai :

Adolfo Kaminsky, ancien Résistant spécialisé dans les faux-papiers

Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire de Sarah Kaminsky (Calmann-Lévy)


Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire

« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront… »
Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au cœur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est en-gagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

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http://www.dalbin.com/images/0000/2800/telerama_list.png?1332156411

  • Cercle Polar par Christine Ferniot et Michel Abescat :
    (Télérama)

Émission du 5 mai 2012 :

Ce que porte la nuit de Scott O’Connor (Belfond)

Ce que porte la nuit

Le Kid est un garçon de 11 ans un peu particulier. Souffre-douleur de son collège, il s’entête à ne s’exprimer que par écrit, dessine avec passion tout ce qu’il voit et rêve de devenir un présentateur télé avec des super-pouvoirs. Son père, David, appartient lui aussi à une espèce étrange. Nettoyeur de scènes de crime, il côtoie la mort toutes les nuits pour gagner sa vie et rentre ensuite dormir dans son camion, au fond du jardin. La mort de Lucy, un an plus tôt, a laissé un vide qu’aucun membre de ce duo boiteux n’arrive à combler. David raconte à qui veut l’entendre que sa femme est morte brusquement, en plein cours de géographie, mais le Kid n’est pas dupe : sa mère l’a abandonné. Flanqué de ses comparses, le petit Matthew, rejeton d’une famille ultra-religieuse, et la féroce Michelle "Moustache", la terreur de la cour de récré, le Kid passe un pacte avec le Divin, renonce à la parole et bâtit un sanctuaire à sa mère dans une maison abandonnée. Avec tout ça, c’est certain, Lucy va revenir. C’est alors que David lui-même commence à mettre en doute sa version des faits…

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Émission du 26 mai 2012 :

La mort s’invite à Pemberley de P.D. James (Fayard)

La mort s'invite à Pemberley

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

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Bilan trimestriel n°2 – 2012

02/07/2012

Un petit bilan pour vous tenir au courant de mes lectures de ces trois derniers mois, même si je ne suis pas très en présente en ce moment par ici.. Après un mois d’avril très léger niveau lecture (3 romans), j’ai repris du poil de la bête durant les mois de mai et juin, avec 11 romans et 6 bandes dessinées. Comme je n’ai écrit aucune chronique durant ces trois mois, je vous mets les liens vers les pages Livraddict des livres lus :

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  • "Beignets de tomates vertes" de Fannie Flagg : un livre que je souhaitais lire depuis très longtemps, et que je ne regrette pas d’avoir enfin découvert. J’ai beaucoup aimé déambuler à travers le Whistle Stop Cafe et y découvrir tous ces personnages hauts en couleur. Je pense aussi en regarder l’adaptation un de ces jours.
  • "Hush hush" de Becca Fitzpatrick : une lecture bien distrayante mais qui ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable. j’ai bien aimé suivre l’évolution de la relation entre Patch et Nora, mais je ne suis pas sûre que je lirai la suite de leurs aventures.."
  • D’autres vies que la mienne" d’Emmanuel Carrère : une très belle découverte. J’ai été très touchée par les différentes histoires qui se croisent dans ce roman. Je pense visionner l’adaptation rapidement et lire un autre roman de l’auteur rapidement, sans doute "L’adversaire".
  • "Sally Lockhart, tome 1 : La malédiction du rubis" de Philip Pullman : par l’auteur de la série "A la croisée des mondes", le premier tome d’une autre série prometteuse. J’ai hâte de découvrir les suivants et de retrouver les différents personnages de ce roman jeunesse, tous très attachants.

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  • "True Grit" de Charles Portis : un roman que j’avais gagné lors d’un concours organisé par Leiloona du blog Bric à Book (merci encore d’ailleurs !). Je suis contente d’avoir découvert le livre qui se cache derrière le film des frères Coen (que je visionnerai sans doute bientôt). "Lire" un western est assez particulier, mais j’ai beaucoup apprécié. Les trois personnages principaux et leurs forts caractères respectifs y ont sans doute été pour beaucoup dans mon plaisir à lire ce roman.
  • "Pour toujours… jusqu’à demain" de Sarah Dessen : j’ai enfin découvert un roman de cet auteur jeunesse ! Et bien je ne suis pas du tout déçue de ma découverte. J’ai beaucoup apprécié suivre les aventures de Macy, et je retenterai rapidement l’expérience avec cette auteure, sans doute avec "Cette chanson-là" ou "Ecoute-la".
  • "Rosa Candida" d’Audur Ava Ólafsdóttir : là encore, cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir ce roman dont on me parlait tant. J’ai été très touchée par le voyage initiatique d’Arnljótur, jeune papa qui décide de partir travailler dans la roseraie d’un ancien monastère et y apprendra à être père. La galerie de personnages rencontrée par le personnage principal est sans doute ce qui m’a le plus plu dans ce roman tout en douceur..
  • "La délicatesse" de David Foenkinos : ma petite déception du trimestre. Je crois que j’attendais beaucoup trop de ce roman dont beaucoup de personnes parlaient en bien.. J’ai bien aimé, mais j’ai attendu pendant toute ma lecture une petite étincelle qui n’est finalement jamais venue. Dommage. Ça ne m’empêchera pas je pense de découvrir les autres romans de l’auteur (notamment "Les souvenirs", qui me tente beaucoup). Cela dit, j’ai regardé l’adaptation du roman quelques semaines après, et je l’ai trouvée très réussie. Meilleure que le film même, selon moi..

Bilan 3

  • "Vingt-quatre heures de la vie d’une femme" de Stefan Zweig : après la petite déception qu’avait constitué "Le joueur d’échecs", j’ai commencé ce court roman avec une petite appréhension. Résultat : une superbe découverte qui m’a donné envie de dévorer tous les romans de Stefan Zweig ! J’ai été totalement emportée par cette histoire. Le prochain Zweig devrait être "Le voyage dans le passé", actuellement dans ma PAL, "La confusion des sentiments", "Marie-Antoinette" ou encore "Lettre d’une inconnue".
  • "Millenium, tome 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette" de Stieg Larsson : enfin, je découvre le 2nd tome de cette superbe série que constitue les Millenium ! J’avais oublié comme les personnages de ces romans policiers sont totalement addictifs, notamment Lisbeth et Mikael dont j’ai adoré suivre les aventures. J’ai été ravie que ce tome se concentre plus précisément sur le personnage de Lisbeth, qui fait maintenant partie de mes personnages littéraires préférés. J’ai été totalement prise par ma lecture, totalement tendue par moment, tant les évènements de ce tome sont forts et éprouvants pour les nerfs.. Je lirai le 3ème tome à sa sortie en poche, je préfère en effet ne pas me presser et profiter au maximum de ce dernier tome !
  • "Les compliments" de François Morel : je vous avais montré ici un exemple de chronique radiophonique réalisée par François Morel. Je ne me lasse pas d’écouter encore et encore les chroniques de ce monsieur, dont je trouve le maniement des mots drôle, fin et poétique. J’ai donc lu ce recueil de "compliments" destinés à des invités de France Inter, réalisés il y a une dizaine d’années (notamment lors de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle en 2002). Comme toujours, François Morel sait parfaitement marier les mots pour faire comprendre l’admiration (ou non) qu’il a pour l’invité. Le passage d’un genre à l’autre est impressionnant, François Morel s’adaptant au parcours de l’invité ou à l’actualité pour réaliser ses chroniques.
  • "A Mélie, sans mélo" de Barbara Constantine : après avoir été un peu déçue par un autre de ses romans, "Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom", je ne savais pas à quoi m’attendre avec cet autre livre. Et bien j’ai eu tort de tant repousser cette lecture, puisque j’ai adoré ce court roman ! Les personnages sont vraiment parfaits, le cadre dans lequel se déroule cette histoire également. J’aurais même aimé rester avec eux plus longtemps.. J’aurais aimé avoir une grand-mère comme Mélie, tellement vive et originale. J’ai également beaucoup aimé toutes les petites références disséminées par Barbara Constantine. Maintenant, j’ai vraiment hâte de découvrir son dernier roman : "Et puis, Paulette…".

A ajouter à cela, deux relectures de romans jeunesse lus plus jeune :

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  • "Trois amies" de Judy Blume : une relecture d’un roman qui a beaucoup marqué mon adolescence, comme tous les romans de Judy Blume. Même si j’ai été un peu déçue par cette relecture (et oui, j’ai senti que j’avais grandi..), j’ai été contente de retrouver Stephanie, Rachel et Alison. Je continuerai mes relectures de cette auteure (ainsi que des autres romans de L’Ecole des Loisirs lus durant mon adolescence), en commençant par la suite de ce roman, "Tiens bon, Rachel !".
  • "Quatre filles et un jean, tome 1" d’Ann Brashares : là encore, une relecture d’un livre qui a beaucoup marqué mon adolescence. J’ai beaucoup aimé retrouver Bridget, Lena, Carmen et surtout Tibby (mon personnage préféré depuis cette relecture..). Je continuerai sur ma lancée en lisant les quatre autres tomes la série, ainsi que les autres romans d’Ann Brashares (j’avais déjà lu et chroniqué "Toi et moi à jamais" il y a quelques mois).

Durant ce trimestre, j’ai également lu quelques bandes dessinées :

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  • "Ma vie est tout à fait fascinante" de Pénélope Bagieu : une petite déception pour cette bande dessinée.. Je connaissais déjà le blog de Pénélope Bagieu, mais j’avoue que je n’ai pas été totalement emballée par cet album. Par contre, sa dernière sortie, "La Page blanche" ( (en collaboration avec Boulet), me tente beaucoup !
  • "Transat" d’Aude Picault : une très chouette BD d’une auteure que j’apprécie beaucoup ("Moi je" est une pépite !).. On suit le parcours de la narratrice, graphiste ne supportant plus la routine de son quotidien parisien, qui décide de participer à une transat. Les dessins sont comme toujours bluffants, à la fois pleins de simplicité et de force.

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  • "Mattéo, tome 1 : Première époque (1914-1915)" de Jean-Pierre Gibrat : après la 2nde guerre mondiale présente dans "Le vol du corbeau" et "Le sursis", place à la 1ère guerre mondiale dans cette autre série de Gibrat. Comme toujours, je suis sous le charme des dessin de celui-ci, même si à force, je trouve que tous ses personnages se ressemblent un peu d’un album à l’autre ! L’histoire est passionnante, et on s’attache vite au destin de ce fils d’anarchiste espagnol, Mattéo.
  • "Le combat ordinaire, tome 2 : Les quantités négligeables" de Manu Larcenet : une relecture de cette merveilleuse série, pour la 4ème fois il me semble, je ne m’en lasse pas.. On retrouve Marco et ses questionnements, ici sur fond d’entre-deux tours de l’élection présidentielle en 2002. Toujours aussi passionnant, prenant et drôle à la fois.

Enfin, pour ce qui est de mes challenges en cours, parmi les livres lus durant ce trimestre, "A Mélie, sans mélo" entre dans le cadre du baby-challenge Littérature contemporaine :

8/20

Challenge Livra’deux pour PAL’addict

16/05/2012

Bonjour tout le monde !

Un petit article pour annoncer ma participation au challenge Livra’deux pour PAL’addict, organisé par l’équipe du site Livraddict.

http://img19.imageshack.us/img19/7835/challenge3.png

Le principe est de s’associer avec un binôme, dans mon cas ce sera Touloulou, qui a pour mission de choisir 3 livres présents dans ma PAL et qu’il souhaiterait me voir lire. Sur ces trois livres, je devrai en choisir un, le lire et en donner mon avis dans un délai imparti.

Pour plus d’informations, le sujet est ici. Au niveau des dates, voici les quelques délais à respecter :

  • Clôture des inscriptions : le 20 mai à 12h00
  • Choix de la lecture finale : jusqu’au 25 mai
  • Lecture du livre : du 25 mai au 15 juillet
  • Clôture du challenge : le 30 juillet

Parmi les livres présents sur mes étagères, Touloulou a donc choisi pour moi les 3 suivants :

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  • Sur la route de Jack Kerouac, parce que Touloulou le lit en ce moment et qu’il lui plait beaucoup. Et que le film va bientôt sortir…
  • Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, parce que c’est une pièce magnifique (dixit Touloulou).
  • Les chaussures italiennes de Henning Mankell, parce qu’il est aussi dans la PAL de Touloulou et qu’elle entend beaucoup de bien.

Autant dire que son choix était parfait, puisque ce sont trois livres que je veux vraiment lire en ce moment.. Parmi ces trois livres, j’ai donc choisi de lire Sur la route de Jack Kerouac. Le film qui en a été adapté me tente en effet beaucoup, et j’aimerais donc pouvoir lire le livre avant de voire le film…

De mon côté, j’ai choisi dans la PAL de Touloulou les trois livres suivants :

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  • Orgueil et préjugés de Jane Austen, parce que c’est mon livre préféré de Jane Austen, et parce que je veux son avis sur les trois personnages que j’aime particulièrement dans ce roman : Elizabeth, Darcy et Jane.
  • Tokyo Sanpo de Florent Chavouet, parce que Florent Chavouet est un illustrateur et auteur que j’aime beaucoup, et dont je suis le blog avec plaisir (ses sushis détournés sont vraiment très drôles…). Et parce que j’ai ce livre chez moi, que je l’ai feuilleté mais pas encore lu.
  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee, parce que c’est un de mes livres préférés et que je souhaite justement le relire prochainement en anglais (d’où la couverture utilisée au-dessus..).

Face à ce choix cornélien, Touloulou a finalement choisi Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, et évidemment je ne peux qu’être ravie de son choix ! Pour voir directement son article, ça se passe donc ici !

P’tits papiers radiophoniques

25/04/2012

Cela fait longtemps que je souhaite vous parler des nombreux podcasts que j’écoute de manière régulière depuis quelques années.. La radio est vraiment un support que j’adore, malheureusement, je n’ai jamais le temps ou l’occasion d’écouter les émissions qui m’intéressent en direct. C’est là que les podcasts entrent en jeu.. Les écoutant quand bon me semble, en cuisinant, en mangeant, en surfant sur internet, en conduisant, en travaillant, ils sont vraiment adaptés à mes habitudes. Et je suis sûre que ceux d’entre vous qui ne s’y sont pas encore mis ne pourront qu’y succomber une fois qu’ils y auront goûté. D’autant plus que la diversité est vraiment à l’honneur parmi les milliers de podcasts disponibles sur internet.

Parmi les émissions auxquelles je suis abonnée, beaucoup parlent de littérature, d’histoire, de cinéma, d’actualité ou de culture générale. Je pense donc que ça pourrait en intéresser certains ici.. Voici donc ma liste :

(N’oubliez pas que, pour toutes les émissions dont je parle ici, vous pouvez vous-même vous y abonner en cliquant sur le titre de l’émission, puis sur le bouton dédié sur la page de celle-ci. Pour les épisodes les plus anciens, vous ne les recevrez peut-être pas quand vous vous abonnerez à l’émission, mais vous pouvez en général toujours les écouter dans les archives de l’émission. Bonne écoute !)

  • Le grand entretien par François Busnel
    (France Inter, du lundi au vendredi de 17h à 18h)

Chaque jour, François Busnel accueille une personnalité et évoque avec elle sa vie, son parcours, son œuvre, ses combats. La page de l’émission est ici.

Dernièrement, j’ai beaucoup aimé les émissions consacrées à Marceline Loridan-Ivens, cinéaste rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. L’entretien s’est écoulé durant 5 épisodes (du 16 au 20 avril dernier), et j’ai été particulièrement touchée par le témoignage de cette femme. Son témoignage entrecoupé de ses éclats de rire me suivra longtemps je crois..

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1Épisode 2Épisode 3Épisode 4Épisode 5

Marceline Rozenberg, fille d’émigrés juifs polonais, a quinze ans quand elle arrive au camp de Birkenau – le camp d’extermination du complexe d’Auschwitz. Elle en sort dix-huit mois plus tard, à la fois affamée de vie et blessée à mort. Elle épouse un beau garçon au nom bien français, le quitte, hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, entre au PC, claque la porte, porte les valises pour le FLN, s’engage pour l’avortement, prend risque sur risque… Rencontre le grand cinéaste Joris Ivens : une histoire d’amour et de cinéma commence. La voilà au Vietnam sous les bombardements, à Pékin pendant la Révolution culturelle… Si les camps de la mort ont empêché Marceline de suivre des études, elle a su apprendre de la vie les leçons essentielles, et en a tiré une oeuvre cinématographique pleine d’audace et de poésie. Actrice pour Jean Rouch, coréalisatrice avec Joris Ivens, réalisatrice de La Petite Prairie aux bouleaux, elle a l’estime indéfectible de la critique et des cinéphiles. Petite, rousse et frisée, Marceline Loridan a tout du lutin – feu follet, trublion, cancre… Même dans le camp de Birkenau, elle fait des pieds de nez au Diable, vole une marmite de soupe, raconte des histoires drôles, se fait des amies "pour la vie" dont Simone Veil. Pas vraiment révolutionnaire, plutôt chahuteuse et dérangeante, Marceline n’a jamais cessé de flirter avec la mort. Son rire a parfois les accents du désespoir ; elle s’amuse du bal zazou qui a précédé son départ pour Auschwitz, évoque le suicide de son frère, hanté par la Shoah au point de se prendre pour un SS, rend hommage à Joris Ivens, l’homme de sa vie dont le corps était " beau comme un vieux chêne "… Dans le récit de vie de Marceline, on ne trouve jamais de regrets, mais une infinie lucidité et une autodérision aussi salutaire que savoureuse. (Source France Inter)

A écouter aussi, la rediffusion d’un ancien entretien de François Busnel avec Raymond Aubrac, résistant lors de la Seconde Guerre Mondiale et décédé le 10 avril dernier. L’entretien se compose de 3 épisodes, et avait été originellement réalisé du 13 au 17 juin 2011.

Source : © Radio France – 2012

Épisode 1 – Épisode 2 – Épisode 3

L’un est un héros de la Résistance, l’autre, un jeune homme engagé dans son temps. Raymond Aubrac, nonagénaire à la curiosité intacte, et Renaud Helfer-Aubrac, trentenaire attentif, parlent de l’engagement, de la politique, de la justice, du conflit israélo-palestinien, de la crise économique. Raymond a vu la barbarie nazie, Renaud, les charniers du Kosovo. Raymond a aidé à la décolonisation du Vietnam, Renaud était en Afghanistan en 2001. Raymond a connu la ségrégation aux États-Unis, Renaud, l’ascension de Barack Obama. Leur conversation est traversée par des personnages, Hô Chi Minh et Massoud, de Gaulle et Sarkozy, et bien sûr Lucie. Pourquoi les idéaux du Conseil national de la Résistance sont-ils remis en cause aujourd’hui ? Comment expliquer la montée d’une intolérance que l’on croyait dépassée depuis les années 30 ? La France n’a-t-elle pas honte d’oublier ses jeunes et d’expulser ses immigrés ? Autant de questions que se posent ces deux esprits inquiets, dans un tête-à-tête humaniste. (Source : France Inter)

Dans un autre genre, l’entretien de François Busnel avec le réalisateur Francis Ford Coppola, diffusé les 4, 5 et 6 avril derniers, était également passionnant.

Source : © Radio France – 2012 / Grégoire Louis

Épisode 1Épisode 2Épisode 3

Chaque jour, après le repas, laissez-vous porter par l’Histoire avec Jean Lebrun et son invité… Dernièrement, j’ai particulièrement apprécié les émissions sur :

Le permis de conduire :

Source : © Siren-Com – 2012

Émission du 17/04/12

La Corée du Nord :

Source : John Pavelka – 2012

Émission du 11/04/12

Valéry Giscard d’Estaing :

Source :  © Radio France – 2012

Émission du 03/04/12

Marie-Antoinette réhabilitée ?

Source : © Andreas Praefcke – 2012

Émission du 27/03/12

Émission que j’ai découverte récemment, les sujets traités sont tout aussi passionnants que dans le cas de l’émission précédente. Dernièrement, j’ai donc apprécié les épisodes suivants :

Madame Royale, survivante de l’Histoire :

Émission du 03/04/12

Le naufrage du Titanic :

Émission du 13/04/12

Le Roi Soleil et Dieu :

Émission du 16/04/12

Ces Français nés dans des maternités SS :

Émission du 19/04/12

  • A livre ouvert par Valérie Expert
    (France Info, le samedi à 10h45, 12h45, 14h45, 16h45)

"Les libraires, ambassadeurs des livres de qualité, commentent avec passion l’actualité littéraire." (Source : France Inter) Chaque semaine, Valérie Expert et son équipe de libraires sélectionnent 4 ou 5 livres qui les ont marqués et nous les font partager.

Ces derniers temps, j’y ai noté les titres suivants :

Le fifre d’Eduardo Manet (Éditions Écriture)

La jeune Eva Gonzalès, d’origine espagnole, a 20 ans lorsqu’elle est présentée, en 1869, à Édouard Manet, 37 ans, auteur de ce Déjeuner sur l’herbe qui a fait scandale six ans plus tôt. Elle n’écoute pas les avertissements de son père, feuilletoniste du Siècle, inquiet de la réputation sulfureuse du peintre. Son célèbre Fifre n’est-il pas le portrait d’un de ses fils adultérins ? Convaincue que son talent d’artiste peut éclore grâce à l’appui de Manet, Eva ignore que le peintre Alfred Stevens l’a dépeinte comme « une vraie maja au tempérament de feu, qui ne mesure pas à quel point elle est sensuelle ». Bientôt, elle devient une familière de l’atelier, et l’amante de Manet – mais aussi son élève la plus douée, au désespoir de Berthe Morisot… C’est le début d’une liaison clandestine, orageuse et magnifique, ponctuée de voyages, jusqu’à l’étrange disparition de la jeune femme, en 1872 : elle attend un enfant de cet homme marié qui a horreur du scandale… sauf en peinture. Mariée sans amour, Eva mourra en 1883, alors qu’elle tressait une couronne pour orner la tombe de Manet, décédé six jours avant elle…
Fils d’Eduardo Rafael Gonzalès-Manet, Eduardo Manet met en lumière l’histoire d’une passion méconnue et fait revivre le Paris artistique du Second Empire, où passent les figures de Zola, Monet, Degas, Renoir, Fantin-Latour, Meissonnier, Durand-Ruel…

Villa Diamante de Boris Izaguirre (Presses de la Cité)

Beaux quartiers de Caracas, 1935. Alors qu’Irene et sa soeur Ana Elisa préparent Noël en famille, leur maison est investie et saccagée par la foule qui célèbre la mort du dictateur dont leur père, Alfredo, est partisan. Incapable de surmonter cette humiliation, Alfredo meurt, tandis que sa femme sombre dans une profonde dépression. Les fillettes sont recueillies par leurs voisins, qui rapidement font main basse sur leurs biens. Irene est promise au fils aîné, alors qu’Ana Elisa est cantonnée aux tâches domestiques. C’est tragiquement que celle-ci échappe à sa condition et s’enfuit pour Trinidad. Avec en toile de fond les dictatures militaires de Juan Vicente Gomez et Marco Pérez Jiménez, les combats de la Seconde Guerre mondiale et la corruption politique qui a résulté du choc pétrolier, Villa Diamante dresse le portrait de deux femmes inoubliables.

Melpomène se parfume à l’héliotrope de Michel Augeard (JC Lattès)

Ici, Londres…
Le quotidien de la Résistance au fil des messages personnels.
L’oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre avec avidité les messages de Radio-Londres. Bien peu, cependant, étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses annoncées par le rituel « Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels ». Seuls les membres des services secrets ou de la Résistance savaient que chacune était porteuse d’une opération spécifique. Identification des agents de la France Libre, parachutage d’hommes ou d’armement, « pick up » de personnalités, actions de sabotage… du printemps de 1941 à la fin de l’automne 1944, près de 50 000 messages personnels passèrent ainsi sur les ondes de la BBC. Emprunté à Verlaine, « Les sanglots longs des violons de l’automne », l’un de ceux qui annonçaient le déclenchement des opérations du débarquement, est resté le plus célèbre. Les centaines de messages retrouvés et patiemment rassemblés par Michel Augeard éclairent de façon inédite le quotidien dramatique et exaltant de la Résistance. Ils ressuscitent des événements parfois oubliés, des icônes de la France combattante comme Pierre Brossolette, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy ou Jean Moulin. Ils évoquent des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, le général de Lattre, René Char, Yves Rocard, Jean Nohain ou Jean Gabin et révèlent le rôle capital joué par les Polonais du réseau F2, les corps francs de la Montagne Noire ou la « plastiqueuse à bicyclette ».

Sept femmes contre Edimbourg d’Ely M. Liebow (Baker Street)

Décriées, conspuées, tournées en ridicule par les hommes, tant médecins que professeurs d’université ou étudiants, sept jeunes femmes qui rêvent de devenir. médecins, au milieu du siècle à Edimbourg, se donnent la difficile mission d’ouvrir aux femmes l’accès aux études de médecine en Grande-Bretagne. C’est cette réalité historique qui sert de toile de fond à une enquête menée à un rythme endiablé, mettant en scène notamment celui qui inspira le personnage de Sherlock Holmes : le Dr Joe Bell, qui, par ses fabuleux talents d’observation et de déduction, fait l’admiration de tous ceux qui l’entourent, et notamment de son jeune assistant, un certain Arthur Conan Doyle qui fera de lui plus tard une légende, en le peignant sous les traits de son illustre détective. Né des recherches effectuées par l’auteur pour écrire sa biographie du Dr Bell, ce récit ressemble à s’y méprendre à une aventure de Sherlock Holmes. Meurtres, énigmes, missives anonymes, flèches empoisonnées, émeutes d’étudiants, autant d’éléments qui semblent avoir pour dessein de décourager les jeunes femmes de poursuivre leur projet. Théâtre d’un combat féministe acharné (basé sur des faits réels), et d’une intrigue policière à rebondissements, la ville d’Edimbourg est un acteur à part entière de ce récit, offrant le tableau saisissant des inégalités sociales et du paternalisme qui règnent à l’époque en Grande-Bretagne. Dans cette ville culturellement et intellectuellement riche, une partie de la population vit encore dans l’insalubrité et la misère. Mais le progrès est lent à venir : de nombreux membres de la bourgeoisie et de l’intelligentsia éclairée se cramponnent à leurs privilèges et leurs préjugés, et ne sont pas encore prêts à offrir aux femmes l’accès à cette profession des plus nobles au monde.

Un avion sans elle de Michel Bussi (Presses de la Cité)

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Le passé continu de Neel Mukherjee (Lattès)

Ritwik Gosh, 22 ans, ayant quitté sa ville natale de Calcutta après la mort de sa mère, décide de s’établir en Angleterre dans les années 1990 avec l’espoir de repartir à zéro. Mais pour cela, Ritwik doit commencer par donner un sens à son passé, et surtout exorciser les relations dévorantes qu’il a entretenues avec sa mère, et qui lui ont laissé tant de cicatrices…
Ritwik va tenter sa chance à Oxford, puis à Londres, mais peu à peu son existence se délite dans les bas-fonds incertains de la ville, là où survivent les immigrants illégaux. Pour conjurer sa solitude, il s’évade dans l’écriture, et imagine la vie d’une Anglaise établie au Bengale, Miss Gilby, qui enseigne l’anglais, la musique et les bonnes manières occidentales à l’épouse d’un notable bengali, juste avant la partition de l’Inde. Ritwik est logé chez une vieille dame de 86 ans, Anne Cameron, fragile et blessée, qui lui offre l’hospitalité en échange de soins dont elle a besoin. Une nuit, dans les environs peu sûrs de King’s Cross, Ritwik fait la rencontre du mystérieux Zafar bin Hashm, incroyablement riche, possible marchand d’armes. Ritwik pourra-t-il enfin trouver la rédemption à laquelle il aspire tant ?
Ce roman puissant, plein de compassion, écrit avec une implacable honnêteté, explore avec talent les liens qu’entretient le héros avec le réel et l’imaginaire.

Les règles du jeu d’Amor Towles (Albin Michel)

New York, fin des années 30, entre Grande Dépression et Seconde Guerre mondiale, une ville qui se réinvente chaque jour., celle des grandes comédies américaines où des héroïnes sophistiquées et sarcastiques se lancent à la conquête des beaux quartiers sur un air de Gershwin… Katey (née Katya), la narratrice, dactylo dans un cabinet juridique, dissimule soigneusement ses origines (parents immigrés, Brooklyn). Elle a 25 ans, une intelligence redoutable, des nerfs d’acier, un esprit mordant et de l’ambition à revendre. Un soir de réveillon en compagnie de sa colocataire Eve, elle croise l’aristocratique Tinker Grey, un jeune et séduisant banquier qui n’est pas insensible à son charme. Mais le destin en décidera autrement. Responsable de l’accident de voiture qui a défiguré Eve, Tinker installe la blessée dans son luxueux appartement de Central Park. Katey débute une brillante carrière aux éditions Condé Nast. Trente en plus tard, elle tombe sur deux portraits de Tinker dont on a perdu la trace, et se souvient de celui qui a changé son destin…

L’armoire des robes oubliées de Rikka Pulkkinen (Albin Michel)

Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée.

Madame Hemingway (The Paris Wife) de Paul McLain (Buchet-Chastel)

Chicago, octobre 1920. Sur un air de jazz de la Nouvelle-Orléans, la douce Hadley Richardson, tout juste arrivée du Missouri, rencontre un garçon de vingt ans, grand, svelte, cheveux noirs et yeux noisette. Avec à la joue droite, une irresistible fossette. Il s’appelle Ernest Hemingway et fascine l’assistance par ses récits sur la Grande Guerre dont il est rentré blessé… Hadley succombe aux yeux de braise du jeune homme. Elle a vingt-huit ans, elle ignore tout du jazz mais joue Rachmaninov avec passion… Après un mariage éclair, les Hemingway, follement amoureux, embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour Paris la trépidante. Ils se retrouvent vite au coeur d’une "génération perdue" d’écrivains anglo-saxons expatriés où figurent déjà Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce et Scott Fitzgerald… Rive gauche, entre l’alcool qui coule à flots et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travaille à son premier roman : Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent. Mais à quel prix ? Hadley, la fille du Midwest, droite et fidèle à ses valeurs, saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de l’écrivain le plus important de sa génération ? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse… surtout face à la belle Pauline Pfeiffer au corps de liane ?

  • Livre en poche par Jacqueline Pétroz
    (France Inter, le dimanche de 7h25 à 7h30)

L’actualité des sorties littéraires en poche… Dernièrement, j’y ai repéré :

Le voyage de Lou de M. J. Hyland (Actes Sud)

Issue d’une famille défavorisée de Sydney, Louise Connor, une adolescente de seize ans surdouée et mal dans sa peau, a la chance inespérée de pouvoir, dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, passer sa dernière année de lycée aux Etats-Unis, dans une banlieue aisée de Chicago. Lou compte sur ce séjour pour se réinventer et commencer une vie nouvelle. Son secret espoir est de pouvoir s’inscrire dans une université américaine, afin de ne jamais avoir à retourner en Australie. Mais Lou comprend très vite que nul ne peut faire brutalement table rase de sa personnalité et de ses angoisses quand elle se trouve confrontée à la cruelle tyrannie des lois de l’insertion sociale édictées par les Harding, sa famille d’accueil, typiquement américaine, pétrie d’une inépuisable bonne volonté doublée d’une bonne conscience confinant à la pathologie. Car, si les Harding et leurs deux beaux enfants ne ménagent pas leurs efforts, ils ont, de fait, beaucoup de mal à accepter la différence… M. J. Hyland brosse ici un portrait d’adolescente comme on en a peu lu, dénué de toute complaisance : tiraillée entre sa vulnérabilité et son agressivité, son immense besoin d’affection et son dégoût pour la médiocrité environnante ou pour sa propre maladresse, Lou est un personnage complexe dont la sensibilité suraiguë fait une narratrice brillante. Parsemé d’images lumineuses et de véritables moments de grâce, le récit sans concession de la jeune rebelle se termine sur une note douce-amère qui laisse entrevoir la possibilité, pour une créature blessée, de retrouver un peu de chaleur humaine, d’amitié ou de rêve là où elle les attend le moins.

  • Je lis comme je suis par par Manuelle Calmat-de Gmeline
    (France Inter, le dimanche de 6h26 à 6h29)

"Dans un café, sous un abribus, dans un parc ensoleillé, ils sont des amoureux de la lecture. Ils sont des lecteurs boulimiques ou occasionnels ; libraires éditeurs, auteurs, étudiants, promeneurs solitaires. La tête prise dans un bon polar, l’esprit embarqué dans un roman fleuve, les yeux rivés sur de belles images ou des photos « choc ». A travers leurs coups de cœur du moment, se dessinent peu à peu de belles silhouettes." (Source : France Inter)

Les séparées de Kethevane Davrichewy (S. Wespieser)

Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues.?
Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.?
Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé : leurs premiers émois amoureux, leurs familles, leur passion pour la littérature, la bande-son et les grands moments des "années Mitterrand". Elles ont même rêvé à un avenir professionnel commun.?
Si, de cette amitié fusionnelle, Kéthévane Davrichewy excelle à évoquer les élans et la joie, si les portraits de ceux qu’Alice et Cécile ont aimés illuminent son livre, elle écrit aussi très subtilement sur la complexité des sentiments. Croisant les points de vue de ses deux narratrices, et comme à leur insu, elle laisse affleurer au fil des pages les failles, les malentendus et les secrets dont va se nourrir l’inévitable désamour.?
Car c’est tout simplement de la perte et de la fin de l’enfance qu’il s’agit dans ce roman à deux voix qui sonne si juste.

Obéir ? Se révolter ? de Valérie Gérard (Giboulées)

Les parents commandent, les enfants obéissent : dans ce cas, la relation est naturelle. Mais elle ne l’est pas ailleurs. Pourtant, les hommes obéissent à leurs patrons, aux lois, aux gouvernants : c’est ainsi que se maintient l’ordre social. Mais pourquoi obéit-on et jusqu’où faut-il aller ? Quel type d’obéissance, en société, laisse intacte la capacité de juger, sinon une obéissance réfléchie et librement consentie ? Car on peut obéir et… cesser d’obéir : quand le pouvoir est exercé contre l’intérêt général et que les lois sont injustes et nocives. Résister, c’est faire reconnaître qu’on existe. Se révolter, c’est rappeler aux gouvernements qu’ils ont besoin du consentement des peuples s’ils ne veulent pas s’enfoncer dans la tyrannie.

La page blanche de Pénélope Baugieu (Delcourt)

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

"Des classiques du répertoire de la littérature aux monologues en passant par des pièces de théâtre, Guillaume Gallienne ne s’interdit rien pour ce grand moment de lecture…" (Source : France Inter) Dernièrement, j’ai écouté deux émissions très intéressantes, dans lesquelles Guillaume Gallienne lisait des extraits des œuvres de deux écrivains qui m’attirent beaucoup :

Victor Hugo

Source : © André Gill / La Petite Lune n°44, BNF – 2012

Émission

Virginia Woolf

Source : © Radio France – 2012

Ses grands romansSon œuvre intimiste et son journal

"Deux auteurs, une thématique, un échange. Pendant une heure, deux auteurs échangeront leur point de vue sur un auteur ou sur un sujet de la littérature qu’ils ont en commun ou qu’ils aiment." (Source : France Inter)

Faïza Guene et Cypora Petitjean-Cerf

Source : France Inter

Émission

Kiffe kiffe demain de Faïza Guene (Livre de Poche)

Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan, depuis que son père est parti un matin pour trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s’appelle le mektoub , le destin : « Ça veut dire que, quoi que tu fasses, tu te feras couiller. » Alors autant ne pas trop penser à l’avenir et profiter du présent avec ceux qui l’aiment ou font semblant. Sa mère d’abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité, qui l’a connue alors qu’elle était « haute comme une barrette de shit ». Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des portejarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle, toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul, qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Kiffe kiffe demain est d’abord une voix, celle d’une enfant des quartiers. Un roman plein de sève, d’humour et de vie.

La belle année de Cypora Petitjean-Cerf (Stock)

Tracey, onze ans, rentre en 6e. Elle vit à Saint-Denis avec sa mère, Elisabeth, enceinte et odieuse avec sa fille, et son beau-père, Takashi, un Japonais que Tracey déteste. Son père, infantilisé, n’ose pas prendre les transports en commun et occupe la majeure partie de son temps à manger des Kinder Pingui. Pour échapper à son quotidien, Tracey aime retrouver son meilleur ami Cosimo. Le temps de quatre saisons, d’une belle année, la vie de Tracey va se métamorphoser.
Roman tendre et plein de fantaisie, où s’entend toute la complexité d’une enfant qui devient adolescente, "La belle année" se déploie en scènes drôles, en personnages hauts en couleurs et en situations irrésistibles.

Le pavillon des enfants fous de Valérie Valère (Livre de Poche)

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d’un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. Son livre n’est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d’une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l’ont amenée au comportement suicidaire qu’est l’anorexie. Et son récit est avant tout l’histoire d’une guérison. tout l’histoire d’une guérison.

La bataille d’Occident d’Eric Vuillard (Actes Sud)

Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons. C’est une surprise la guerre, qui se prépare. Les grands fronts se penchent et hochent. La peur épluche les fautes, repasse les plis, trépigne. On prépare son prêche. Le gril est prêt, la truelle racle le mur, on va pouvoir rompre la chair comme du pain.

"La « Librairie » reçoit des auteurs et accueille, en duplex, des libraires de 4 pays francophones pour évoquer leurs coups de coeur et les livres qui font l’actualité dans leurs pays respectifs." (Source : France Inter)

Le sanglot de l’homme noir d’Alain Mabanckou (Fayard)

Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommes nous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ?
J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés… Car par-delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.
Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passeport français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me définir par les larmes et le ressentiment.
A.M.

"Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités.
Le magazine tendance de France Inter qui n’en finit pas de nous parler et de nous faire parler reçoit toutes sortes d’invités. Et tous les jours les billets d’humeur décalés de Nicolas Rey et les chroniques de Pierre Langlais et Bruno Gaccio (mardi), d’Artus de Penguern (mercredi), des Kids (jeudi), de Frédéric Pommier (vendredi), ou encore d’Eva Bettan. La semaine s’ouvre avec « Paroles de militants », « L’édito » d’Hélène Jouan, « Le reportage politique » des Kids… (lundi) – et est ponctuée par un « traitement de choc » (vendredi)"
(Source : France Inter)

Second tour ou les bons sentiments d’Isabelle Monnin (JC Lattès)

Émission du 29 février 2012

« Vous étiez là pour mes vingt ans, accompagnez-moi pour mon passage à la cinquantaine. Nous ferons la fête le 5 mai 2012 à partir de 20 heures, et le lendemain, mes amis, nous GAGNERONS la présidentielle. Jipé »
5 mai 2012. Demain aura lieu le second tour de l’élection présidentielle mais ce soir, dans la fébrilité de cette attente, Jipé fête ses cinquante ans. Pour l’occasion, il a invité les amis de ses vingt ans, ceux avec qui il fêta aussi la victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981. Parmi les hôtes excités par l’enjeu électoral, Pierre et Jeanne. Ils ne se sont pas vus depuis trente ans mais n’ont rien oublié de l’amour qui les avait fait trembler alors. Pierre a été photographe de guerre, il a arpenté la planète comme on erre, pour fuir une famille en morceaux et le souvenir entêtant de Jeanne. Jeanne, la voilà, prisonnière de ses choix de jeunesse et d’un mariage à qui elle a abandonné ses rêves de jeune fille engagée. Tous deux à vingt ans pensaient enchanter le monde. Ils ont cinquante ans déjà et les désillusions parsèment leurs chemins. Lorsque l’aube se lèvera sur une journée où le cours de l’histoire peut changer, auront-ils réussi à renouer avec l’espoir et le romantisme de leur jeunesse ? Ou sont-ils condamnés, à l’image de leur génération, à n’être que les orphelins honteux de ce que les cyniques appellent leurs « bons sentiments » ?
Second tour est un roman politique et un roman d’amour, à moins que ce ne soit l’inverse.

  • On aura tout vu par Christine Masson et Laurent Delmas
    (France Inter, le samedi de 10h à 11h)

"Magazine prescripteur qui fait le tour de l’actualité du cinéma, « On aura tout vu » signale et souligne les événements forts de la semaine, les sorties à ne pas manquer, commentées et racontées par ceux qui font l’actualité." (Source : France Inter)

Dernièrement, cette émission très complète sur l’actualité cinématographique m’a donné envie de découvrir les films suivants :

La terre outragée de Michale Boganim

Fiche Allociné

L’exercice de l’État de Pierre Schoeller

Fiche Allociné

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

Fiche Allociné

Mains brunes sur la ville de Bernard Richard

Fiche Allociné

Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot

Fiche Allociné

inspiré du livre Les Adieux à la reine de Chantal Thomas

Fiche

1810 ; Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s’est enfuie. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée.

38 témoins de Lucas Belvaux

Fiche Allociné

Elena d’Andrei Zviaguintsev

Fiche Allociné

Oslo, 31 Août de Joachim von Trier

Fiche Allociné

Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin

Fiche Allociné

My week with Marilyn de Simon Curtis

Fiche Allociné

  • On va déguster par François-Régis Gaudry
    (France Inter, le dimanche de 11h à 12h)

"«On va déguster», c’est l’émission hebdo qui sort les crocs et passe au grill toute l’actualité de la gastronomie et qui revient cet été. «On va déguster», l’émission hebdo qui passe au grill toute l’actualité de la gastronomie. En compagnie d’Elvira Masson, chroniqueuse tout terrain et Dominique Hutin, chroniqueur vins, François-Régis Gaudry reçoit chaque semaine des chefs, des pâtissiers, des artisans de bouche, des producteurs autour d’un thème gourmand." (Source : France Inter)

N"hésitez pas à aller sur la page internet de chaque émission, de nombreuses recettes et idées culinaires vous attendent (restaurants, livres, vins, liens…).

Émission du 22/04/12 Spéciale Eric Fréchon

A partager d’Eric Fréchon et Clarisse Ferreres (SOLAR)
(A paraître le 26/04/12)

Émission du 15/04/12 Spéciale Saumon

Too saumon de Jacques Le Divellec (La Martinière)

Émission du 18/03/12 Spéciale Japon (depuis le Salon du Livre)

Le Livre de la vraie cuisine japonaise de Wataru Kawahara, Hiromitsu Nozaki,
Koichiro Goto, Hiroshi Pukuda… (Chêne)

Émission du 25/03/12 Spéciale crêpes

Goûter les crêpes et galettes de Bertrand Denis

  • Cercle Polar par Christine Ferniot et Michel Abescat
    (Télérama)

Comme son nom l’indique, ce podcast est consacré aux livres policiers (genre que je lis peu mais qui me réserve toujours de très bonnes surprises…). Dernièrement, quelques émissions passionnantes :

Entretien avec l’écrivain islandais Arnaldur Indridason

Émission sur les sorties poches… J’y ai pioché les idées suivantes :

Le retour de Jim Lamar de Lionel Salaün

Émission

Jim Lamar ? « Quand je dis que c’est pas lui, je veux dire que c’est plus lui. » Voici le commentaire qui accueille après treize ans d’absence le revenant, le rescapé de la guerre du Vietnam. Un pays dont on se soucie peu ici à Stanford : l’interminable Mekong est si loin du boueux Mississippi… Et le retour tardif de Jim – Saigon a été abandonné depuis de longues années par les troupes américaines – n’est plus souhaité par personne. Son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d’ermite dérangent tout le monde. Tout le monde, à l’exception du jeune Billy qui, en regardant et en écoutant Jim le temps d’un été, va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte existence.

Et devant moi le monde de Joyce Maynard

Émission

En 1972, le New York Times Magazine publie l’article d’une étudiante, Joyce Maynard, sur sa génération. Succès. La jeune femme est repérée par J-D Salinger, de trente-cinq ans son aîné. Séduite par l’auteur énigmatique de L’Attrape-coeurs, elle s’enferme avec lui dans une relation aussi brève que destructrice. Vingt-cinq ans après, celle qui est devenue écrivain tente d’exorciser son histoire.

Voilà, c’est fini (si vous êtes encore là). Bon promis, le prochain numéro de ces p’tits papiers radiophoniques sera normalement plus restreint..

Northanger Abbey – Jane Austen

19/04/2012

Éditeur : 10/18

Collection : Domaine étranger

Date de parution originale : Décembre 1817 (achevé en 1803)

Date de parution française : 1824

285 pages

Fiche Dialogues

Fiche Livraddict

4ème de couverture :

Une jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du cœur. L’héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, "Les mystères d’Udolphe" de Mrs Radcliffe.

Mon avis :

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce roman de Jane Austen. "Northanger Abbey" n’étant pas le roman de l’auteure dont on parle le plus, je m’attendais peut-être à être un peu déçue par rapport aux quatre autres romans que j’avais lus, me disant qu’il ne serait peut-être pas aussi bien.. Et bien je dois dire que je me suis trompée, et que pour la 5ème fois, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures des personnages mis en scène par cette chère Jane, et plus particulièrement celles entourant le personnage de Catherine Morland.

Je trouve d’ailleurs que les 4èmes de couverture que l’on peut lire de ce roman sont un peu sévères avec ce personnage principal. Alors oui, Catherine Morland vit dans ses livres et est un peu naïve, oui elle croit aux histoires racontées dans ses romans gothiques et ne rêve que d’une chose, vivre dans une ancienne abbaye en ruine, mais j’ai personnellement trouvé sa naïveté très touchante. Tout au long de ma lecture, je me suis attendue à un retournement de situation qui me ferait ne plus apprécier ce personnage, mais non, il faut bien dire ce qui est, j’ai trouvé cette Catherine Morland droite et honnête, et elle fait même partie des personnages de Jane Austen auxquels je me suis le plus attachée.

J’ai beaucoup aimé mon incursion dans la ville de Bath, dans laquelle la bonne société anglaise de l’époque "prenait les eaux". Comme d’habitude dans les romans de Jane Austen, on observe les journées fort remplies et mouvementées des personnages : on se balade, on va au bal, on discute, on va au théâtre, on critique les autres, on s’esclaffe, et finalement on ne fait rien d’autre… Comment mieux retranscrire cela qu’à travers la tournure de la page 73, "une laborieuse journée d’oisiveté". Au milieu de cela, Catherine découvre pour la première fois la vie mondaine, l’amitié aussi, et les premiers émois amoureux évidemment.. J’ai beaucoup aimé la voir appréhender ce monde mystérieux pour elle, j’ai aussi eu un peu peur pour elle, notamment qu’elle se fasse manipuler par ses nouveaux "amis", mais non, Catherine reste droite dans ses bottines et c’est pour cela que j’ai beaucoup aimé ce personnage.

Comme toujours, Jane Austen égraine son roman de quelques pointes d’humour, que j’ai parfois trouvées un peu moins subtiles que d’habitude, ce qui ne veut pas dire qu’elles soient moins drôles. Dès le début, on comprend que l’auteure se moque gentiment de son héroïne et justement de son caractère de non-héroïne. L’amie de Catherine, Mrs Allen, a elle aussi droit à quelques remarques ironiques très plaisantes, qui m’ont fait apprécier mon irruption dans cette société mondaine aux relations superficielles. Les gens se parlent, mais ne s’écoutent pas.. On s’extasie de se retrouver, mais on préfèrerait être ailleurs. Mais le summum de l’exaspération revient pour moi à Mr. Thorpe (et à sa sœur dans une certaine mesure), symboles de l’hypocrisie et de la fierté mal placée… Comme d’habitude dans les romans de Jane Austen, j’ai été ravie de la fin de ce roman, et du destin dévolu à chacun de ces personnages.

Je vous laisse avec quelques extraits du roman que je trouve particulièrement bien écrits et bien sentis, notamment ceux qui se moquent des romans en général. Après cela, qu’on ne vienne pas me dire que les classiques sont ennuyeux et sans humour..

" Personne ayant jamais vu Catherine Morland dans son enfance ne l’eût supposée née pour être une héroïne. Sa situation dans l’existence, le caractère de son père et celui de sa mère, sa propre personne et son tempérament, tout s’opposait également à ce qu’elle en fût une un jour. Son père était clergyman sans être pour cela ni méprisé ni pauvre, et c’était un monsieur très respectable, bien qu’il eût pour nom celui de Richard*… [...] La mère de Catherine était une femme dotée d’un gros sens pratique, d’un caractère aimable et, ce qui est plus remarquable, d’une bonne constitution. Elle avait eu trois fils avant la naissance de Catherine et au lieu de mourir en mettant cette dernière au monde, comme on pourrait s’y attendre, continua à vivre, et cela pour avoir encore six enfants, les voir grandir autour d’elle et jouir elle-même d’une excellente santé. On dit toujours d’une famille de dix enfants que c’est une belle famille, du moment qu’elle compte assez de têtes, bras et jambes pour chacun, mais les Morland avaient peu d’autres droits pour prétendre à ce titre, car ils étaient dans l’ensemble des plus quelconques, et Catherine fut pendant de nombreuses années aussi quelconque que n’importe lequel d’entre eux. " p.9-10
* Dans mon édition, il est écrit que "ce prénom de Richard que Jane Austen semble reprocher à Mr. Morland serait une allusion à une plaisanterie entre Jane et sa sœur Cassandra au sujet d’un certain Richard Harvey".

"Elle lut tous ces ouvrages que doivent lire les héroïnes pour emplir leur mémoire de ces citations qui s’avèrent tellement utiles et tellement apaisantes dans les vicissitudes de leur existence mouvementée." p.12

"Il faut à présent décrire un peu Mrs. Allen, pour que le lecteur puisse juger dans quelle mesure ses actions favoriseront par la suite le climat de désolation de cette œuvre, et comprendre comment elle risque de contribuer à réduire la pauvre Catherine à l’infortune et au désespoir que peut décrire le dernier tome d’un roman, si elle y contribuera par son imprudence, sa vulgarité ou sa jalousie, en interceptant ses lettres, en ruinant sa réputation ou en la chassant de chez elle." p.17 (cet extrait fait un peu peur à la première lecture, mais rassurez-vous, Jane Austen s’amuse..)

"Mrs. Allen appartenait à cette nombreuse catégorie de femmes dont la société ne peut éveiller d’autre émotion que la surprise à la pensée qu’il s’est trouvé au monde un homme capable de les aimer au point de les épouser. Elle n’avait ni beauté, ni esprit, ni talent, ni distinction." p.17

"Mrs. Allen avait toujours le plus grand désir d’avoir à Bath des relations nombreuses, et elle le répétait chaque jour après avoir eu la preuve qu’elle n’y connaissait absolument personne." p.23

"Il parlait avec beaucoup d’aisance et d’esprit, et il y avait dans ses manières une malice et une gaieté qui forçaient l’attention, bien que Catherine ne s’en rendît pas très bien compte." p.23

"Mrs. Thorpe était une veuve et une veuve sans fortune. Elle avait un excellent caractère ; c’était une femme bonne et une mère indulgente. Sa fille aînée était pour sa part d’une grande beauté et les plus jeunes, en ayant la prétention d’être aussi belles que leur sœur, en imitant son air et en s’habillant dans le même style, étaient tout à fait charmantes.
Cette brève description de la famille Thorpe a pour but de remplacer l’inévitable, interminable et minutieux récit détaillé que Mrs. Thorpe ferait elle-même sur ses aventures passées, ses souffrances… récit que l’on devrait s’attendre à voir occuper les trois ou quatre chapitres suivants ; on y verrait l’indignité des lords et des avoués occuper le devant de la scène et l’on y trouverait rapportées par le menu des conversations vieilles de vingt ans." p.34

"Si une matinée pluvieuse les privait d’autres plaisirs, elles tenaient quand même à se voir au mépris de la pluie et de la boue, et s’enfermaient ensemble pour lire des romans. Des romans, oui, car je refuse d’obéir à cette coutume mesquine et peu politique qu’adoptent si souvent les auteurs et qui consiste à déconsidérer, par une censure des plus méprisantes, le genre d’œuvres même dont ils sont en train d’accroître le nombre. Ils rejoignent là leurs pires ennemis pour octroyer à de tels ouvrages les épithètes les plus cruelles et n’autorisent presque jamais leur héroïne à lire des romans. [...] Je ne saurais défendre une telle attitude. Laissons aux critiques le soin de dénigrer à loisir toute effusion d’imagination, laissons-leur le soin de parler, à propos de tout nouveau roman et en un style rebattu, de la camelote sur laquelle ahanent de nos jours les presses. [...] Bien que nos productions aient offert aux lecteurs un plaisir plus grand, plus sincère que celles d’aucune autre corporation littéraire en ce monde, aucun genre, jamais, ne fût plus décrié. Quelle qu’en soit la cause, la vanité, l’ignorance ou la mode, nous avons presque autant d’ennemis que de lecteurs, et [...] il semble presque correspondre à une volonté générale de décrier le talent et de mésestimer le travail du romancier, de dédaigner des œuvres qui n’ont pour les recommander que le génie, l’esprit et le bon goût." p.37-38 (je m’excuse pour la longueur de celle-ci..)

"Par la force de l’habitude, elle n’était guère dérangée par les remarques et exclamations de Mrs. Allen qui, étant donné le vide de son esprit et son incapacité à penser, ne parlait jamais beaucoup mais ne pouvait jamais non plus rester tout à fait silencieuse." p.65

"Elle souffrit cependant le mercredi soir d’une insomnie de dix minutes [...]" p.80

Et enfin, pour finir, un extrait que je trouve particulièrement bien écrit, et qui m’a fait aimer plus encore le personnage d’Henry Tilney :

"Je dois finir de lire quelques brochures avant de pouvoir aller dormir, dit-il à Catherine, et les affaires de la nation m’occuperont peut-être encore quand vous serez endormie depuis bien longtemps déjà. Pouvons-nous, chacun de notre côté, mieux employer notre temps ? Mes yeux se fatigueront pour le bien d’autrui, et les vôtres, par le sommeil, prépareront les ravages qu’ils feront demain." p. 204

Autour du livre :

  • Jane Austen est une écrivaine anglaise née le 16 décembre 1775 et décédée le 18 juillet 1817. Elle a d’abord connu le succès avec la parution de "Raison et sentiments" en 1811 (publié de façon anonyme), "Orgueil et préjugés" en 1813, "Mansfield Park" en 1814 et "Emma" en 1816. Deux autres de ses romans, "Northanger Abbey" et "Persuasion", ont tous deux été publiés de manière posthume en 1818. Elle a commencé en janvier 1817 son dernier roman, qui sera nommé "Sanditon", mais ne l’a pas achevé.
  • La page Wikipédia qui lui est consacrée est tellement bien faite que je ne peux que vous diriger vers elle pour en savoir plus sur cette superbe auteure.

Cette lecture entre dans le cadre du challenge "Gilmore Girls" organisée par Karine.

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